Prise de tête

On était en plein milieu de la nuit, quand Zoro entendit du bruit venant de la grotte, il se douta que Nami venait de se réveiller alors il se dirigea à sa rencontre. Lorsqu'il arriva, elle essayait de se lever en vain.

- Ne t'agite pas, tu risques de rouvrir les plaies, lui dit-il en venant s'accroupir près d'elle.

Nami ne l'avait pas vu arriver et lorsqu'il fut à sa hauteur elle se jeta dans ses bras et commença à pleurer à chaudes larmes. Zoro ne savait plus où se mettre et la serra doucement pour ne pas lui faire mal.

- Nami ? Ca va ?

- Je suis si contente que tu sois là, que je ne sois pas toute seule, j'ai eu si peur…

Zoro ne le dit pas mais il était heureux lui aussi qu'elle soit là, toujours en vie, à ses cotés, dans ses bras, il avait eu peur lui aussi, peur de la perdre. Maintenant elle était là, à pleurer dans ses bras, il ne put s'empêcher d'enfouir son visage dans ses cheveux pour humer son odeur de mandarine. Ils restèrent un moment ainsi collé l'un à l'autre ne voulant en aucun cas se séparer mais Nami rompit le charme et s'éloigna de l'épéiste quand elle s'aperçut qu'il était torse nu et elle sans son tee-shirt, Zoro remarqua qu'elle avait rougit.

- J'ai dut t'enlever ton tee-shirt pour te soigner, je suis désolé garde le mien en attendant, le tiens est plein de sang, dit-il.

- QUOI ? Tu m'as déshabillé ? SALE PERVERS ! Cria-t-elle en lui assénant un point sur la tête.

- Sale sorcière ! La prochaine fois je te laisserai crever. T'a cru que j'étais l'autre bouffon de cuisinier pour te mater, je suis pas comme ça puis c'est pas comme si il y avait quelques choses de vraiment intéressant à mater.

- Quoi ? Tu te fou de moi ? Comme si t'étais pas intéresser ! Puis qu'est-ce que Sanji viens faire dans l'histoire ?

- Oh ! Fait pas comme si il t'intéressait pas avec sa galanterie à deux balles !

- Quoi ? t'es jaloux peut être ?

-Pff… Moi ? Jaloux ? De lui ? Tu prend tes désirs pour des réalités ! Toute façon tes histoire de cul ne me regarde pas !

- C'est vrai qu'il a certainement plus de classe que toi ! Mais c'est pas de lui que je suis amoureuse !

- Et qui est le pauvre type qui a eut la malédiction de ce faire aimer de toi ?!

- C'est toi abruti !

- Abruti ?! T'a peut être raison, qu'est-ce qu'il m'a pris de sauter du Sunny pour toi ! J'aurai dut te laisser crever, espèce d'ingrate ! J'ai la bonté de te soigner et qu'est-ce que j'ai en retour ? Rien ! Ah si, excuse moi, une baffe et des injures ! Alors tu sais quoi ? Démerde toi seule ! Je me casse !

Sur ces mots, il se précipita vers la sortie, laissant une Nami décontenancé et au bord des larmes. Une fois dehors, il se dirigea vers la sylve, il marcha pendant un moment à travers les arbres, tournant et retournant dans sa tête la dispute avec la navigatrice, il en avait après elle, elle aurait dut le remercier au lieu de le frapper, mais bizarrement il lui en voulait moins que ce qu'il s'en voulait. Il savait qu'il n'aurait pas dut s'énerver, qu'elle avait raison, qu'il était jaloux du cuisinier, qu'elle ne lui était pas indifférente, mais jamais il ne lui aurait avoué, il était bien trop fier por ça. Et pourtant elle, elle en avait eu le courage, elle lui avait dit qu'elle l'aimait, mais comme un idiot il avait préférer faire comme si il n'avait rien entendu.

Il arriva à cet instant même dans une petite clairière dégagée, traversée par un cours d'eau, non loin de l'eau, la terre se surélevait, un chêne trônait sur le monticule de terre. Zoro se dirigea vers lui et s'apprêta à commencer un sieste à l'ombre du chêne quand un pensée lui vint, lui et Nami n'avait pas mangé depuis qu'ils avaient quittés le Sunny. La rivière avait l'air d'abriter certain poisson, il décida donc d'en pécher quelques uns et de rentrer ensuite. Nami avait dut se calmer, elle devait avoir faim et être faible, il devait rentrer avant que les marines ne la découvre, elle ne pourrait pas se défendre dans son état. La panique commença à le prendre : « Mais quel idiot ! Pourquoi je l'ai laissé seule ? ». Il se dépêcha d'attraper 4 poissons et une fois fait, il courut jusqu'à la grotte aussi vite qu'il le put.