Sacrifice
- Je t'aime Nami.
Ca y est, il le lui avait dit, il avait dit merde à sa fierté, il lui avait avoué ses sentiments. Nami n'avait pas réagit, aucun mouvement, aucun bruit. Zoro décida donc de la retourner de façon à ce qu'ils soit face à face, une fois qu'il vit son visage, il ne put s'empêcher de lui sourire tendrement, des larmes perlées à ses yeux qu'elle gardait baissé.
Zoro vint poser sa main délicatement sur la joue de la navigatrice, lui faisant lever ses beaux yeux marrons jusqu'à ce qu'il rencontre ceux du bretteur. Ils se fixèrent un moment, puis Zoro approcha lentement son visage de celui de la rousse, ils fermèrent les yeux, et leurs lèvres se scellèrent en un tendre baiser.
Zoro avait longtemps attendu l'union de leurs bouches, il profita au maximum de la douceur des lèvres de la navigatrice caressant les siennes. Zoro pouvait ressentir à travers ce baiser, tout l'amour que Nami lui portait, il ne put se résoudre à se séparer de ces lèvres au gout de mandarine, il était comme envouté.
Mais Nami rompit le baiser, elle s'écarta du bretteur, ils se regardèrent amoureusement un instant, aucune parole n'était nécessaire pour qu'ils communiquent. Nami put lire dans le regard profond du bretteur la sincérité de ses sentiments, cela la rassura, elle su dès cet instant que Zoro, lui appartenait, qu'il aimait et n'aimerait qu'elle. Zoro posa ses mains sur les hanches de la navigatrice, et l'attira contre son torse, sa présence l'apaisait, auprès d'elle il se sentait calme et reposé comme si rien n'avait d'emprise sur eux, comme s'il n'existait que le moment présent, ce moment passé dans les bras de l'être aimé, à simplement toucher son corps, gouter sa peau, sentir son odeur, regarder son sourire écouter les bruits de sa respiration qui se faisait de plus en plus lente. Nami qui avait callé sa tête dans le creux du cou du bretteur, avait fermé les yeux et s'était finalement endormie. Après avoir regardé sa navigatrice endormi dans ses bras, Zoro ne mit pas longtemps avant de la rejoindre dans les bras de Morphée.
Le réveil de Zoro se fit plutôt brutalement, il venait de se prendre un violent coup dans le ventre lui coupant la respiration, il ouvrit les yeux avec peine, toujours recroquevillé sur lui-même, devant lui se tenait un marine au sourire sadique. Il sauta sur ses jambes, ignorant la douleur qui lui labourait les entrailles et dégaina ses 3 sabres. Il abattit l'auteur de ses douleurs et un autre marine, puis entendit un cri, celui de Nami, il l'avait momentanément oublié. « Quel idiot ! ». Lorsqu'il se retourna dans la direction du cri, il vit qu'elle était prise d'assaut par une dizaine de marine mais qu'elle avait l'air de se débrouiller avec son climat tact, il décida tout de même à aller lui portait secours. Il n'avait pas fait deux pas dans sa direction qu'un contingent de marine se dirigeait vers leur position, Zoro couru à leur rencontre et s'attela à les exterminer.
Alors qu'une cinquantaine de cadavre gisaient à ses pieds, Zoro entendit quelqu'un le hélait derrière lui, il se retourna et vit un marine habillait différemment des autres, il devait être plus haut gradé, il tenait Nami contre lui, poing lié un sabre sous la gorge. A cette vu, le sang du bretteur ne fit qu'un tour : « Nami est en danger ! ». Il allait se jeté sur le lieutenant des marines quand celui-ci resserra son sabre contre le cou de la navigatrice et laissa perler quelques goutes de sang sur sa peau, et il dit d'une voix autoritaire :
- Un pas de plus et je l'égorge.
- Libère la ! Espèce de lâche !
- Pose tes sabres au sol et rend toi.
- Jamais chien ! Viens te battre comme un homme au lieu de prendre une femme comme bouclier !
- Je connais ta prime Roronoa Zoro, je sais ce que tu vaut, alors maintenant rend toi.
- Tu as peur de te battre contre moi ? Où sont passé tes couilles ? Tu les as oublié dans la cabine de ton supérieur ?
Durant l'échange le reste des soldats avaient entouré Zoro et le tenait en joug avec leurs fusils.
- Ca ne sert à rien de me provoqué, tes insultes ne m'atteigne pas par contre si tu t'obstines, je me verrais dans l'obligation de te faire abattre.
- Jamais je ne renoncerai ! Tue moi s'il le faut ! Mais laisse la partir !
Le lieutenant eu un sourire satisfait, il leva son bras et dit :
- Dans ce cas. En joug…
- NON !
Nami venait d'interrompre l'ordre, elle regarda Zoro les larmes au yeux et lui dit :
- Zoro, je t'en supplie pose tes sabres et rends toi, fais le pour moi…
Et Zoro attendit quelques minutes, tout le monde croyait qu'il allait s'entêter, le lieutenant s'apprêter à redonner l'ordre quand le bretteur s'exécuta, il laissa tomber ses sabres au sol, des marines vinrent les chercher et un autre vint lui attacher les mains dans le dos avec des menottes en granit marin, il n'esquissa aucun mouvement, fixant Nami en pleur toujours prisonnières de cet homme, elle avait les yeux baissés, elle avait honte il le savait, honte d'avoir demandé à l'homme qu'elle aime de renier sa fierté, son honneur pour elle. Il l'avait fait pourtant, lui prouvant du même coup à quel point il l'aime.
Ils furent amenés tout deux par les marines, comme les prisonniers qu'ils étaient vers un endroit inconnus dont eux seuls allaient connaitre les atrocités et d'où ils ne sortiraient peut être jamais… vivant.
