Toti

Cela faisait une semaine, peut être plus Zoro n'aurait su dire depuis combien de temps il était enfermé ici, entre ces quatre murs. Il aurait aimé savoir depuis quand il croupissait ici mais l'obscurité totale de la pièce et ses constants états d'inconsciences faisait qu'il ne pouvait pas savoir. Il était là simplement, dans cette cellule, ses sens qui étaient autrefois développés avaient commencer à en pâtir, il était plongé constamment dans la noirceur la plus totale, l'odeur de moisissure, d'excréments, de sang, de sueur, de cadavre en décomposition irritaient ses narines, les plaintes des prisonniers, les hurlements des torturés, le grincement des portes des cellules à n'importe quelles heures du jour ou de la nuit nuisaient à ses oreilles, les séances de torture quotidiennes et les frottements des menottes retenant ses bras au dessus de la tête lui avaient entamés les poignets d'une telle sorte que son corps n'était plus que souffrance. Il avait l'air pitoyable, avec ses cernes, son regard vide, il n'était plus que l'ombre de lui-même, il avait perdu le gout de vivre, une seule pensée lui permettait de rester en vie, l'empêcher de sombrer : Nami. Il la revoyait endormi dans ses bras, paisible. Qu'était-elle devenu ? Il ne l'avait pas revu depuis qu'il était dans cette cellule, depuis qu'ils l'avaient amené.

Flash back

Après être sorti de la grotte, le lieutenant avait ouvert la marche gardant Nami prêt de lui, Zoro avait marché derrière encerclé par une trentaine de marine prêt à tirer sur lui au moindre mouvement suspect. Ils avaient marché durant près de deux heures dans la forêt, jusqu'à rencontrer des escaliers s'enfonçant sous terre gardé par deux marines, ils l'avaient l'emprunté et étaient descendus pendant de longues minutes dans les profondeurs de la terre. Lorsqu'ils arrivèrent devant une gigantesque porte en métal forgé, celle-ci s'ouvrit dans un grincement sinistre, ouvrant la voie menant à un grand hall d'où partait trois tunnels. Ils s'arrêtèrent dans le hall et le lieutenant lança :

- Bienvenu à Toti, les enfants c'est ici que vous allez vivre les pires jours de votre vie.

- Pfff.. Toti, tu parles… C'est vachement impressionnant comme nom, vous l'avait trouvé où ? On dirait un nom de fabrique de bonbon, avait dit Zoro.

- Ha Ha Ha ! Toti signifie torture en haïtien, rien à voir avec des bonbons n'est-ce pas ?

Zoro avait vu Nami frémir à cette annonce, il mourait d'envi de la prendre dans ses bras pour la réconforter mais le destin en décida autrement.

- Amenez le dans une cellule et menotté le, on le testera demain à la première heure, avait lancé le lieutenant à ses subordonnés.

- Non ! Zoro !

Zoro s'était retourné en entendant la voix de la navigatrice, elle s'était précipité vers lui mais le haut gradé l'avait intercepté et la tenait par la taille de façon à la retenir.

- Lâche la, fils de chienne ! Enlève tes sales pattes de là ! Avait crié férocement Zoro.

- Ha Ha Ha ! Mais c'est qu'il mordrait.

Le lieutenant l'amena avec lui vers le couloir de gauche tandis que Zoro était trainait vers celui de droite.

- ZORO !

- NAMI !

- Je t'aime !

Et sur ces mots la porte se ferma derrière elle, ce fut la dernière fois qu'il la vu.

Fin du flash back

Maintenant, il était là, seul, à attendre la mort et ses seules pensées étaient tournés vers elle. Des bruits de pas retentirent dans le couloir sortant le prisonnier de ses réflexions, les soldat venaient sans doute chercher une énième victime pour leurs abominables tortures. Les pas s'arrêtèrent non loin de lui et la porte de la cellule de Zoro grinça.

- Allez le raté, c'est l'heure !

Zoro sentit qu'on le détachait de ses liens, il fut poussé vers la sortit, il connaissait ce chemin par cœur, le chemin qui mène à la salle de torture, il n'essaya même pas de se débattre comme les premières fois où on l'avait amené, il n'en avait plus la force.

Lorsqu'il franchit la porte, rien n'avait changé, c'était une pièce sombre creusé à même la roche, la seule lumière était produite par des torches allumés accrochés ça et là accentuant l'aspect sinistre du lieu. Des étagères ornaient les murs, toutes étant remplient d'objets nécessaire au séance, tous aussi dangereux les uns que les autres. Mis appart les étagères, le seul mobilier présent restait cette immense table trônant au milieu de la pièce, à l'origine celle-ci devait être en bois de chêne mais au jour d'aujourd'hui le bois avait pris une teinte rougeâtre dut au sang de ses victimes, Zoro pensa que le sien devait avoir mis son grain de sel dans cette décoration macabre.

Alors qu'il se rapprochait du centre de la pièce, il s'aperçut que contrairement à d'habitude la table était déjà occupé par une personne.

« Le pauvre, pensa-t-il, est-ce que cela signifie que j'aurai un peu de répit ? ».

Il vit que par contre le lieutenant Nobu, lui ne manquait pas à l'appel ainsi que le bourreau. L'épéiste se fit amener près du mur et attacher à celui-ci de sorte qu'il put voir le visage de la personne étalé sur la table.

- Maintenant, tu vas être forcé de nous dire ce que l'on veux savoir sur ton équipage, dit le lieutenant un sourire sadique sur les lèvres.

La future victime du bourreau n'était personne d'autre que Nami.