Pour me faire pardonner j'en poste deux dans la journée je sais qu'ils restent bien court désolé, n'hésitez pas à venir vous plaindre \reviews/ ^^
Répit
Cela faisait maintenant une bonne demi-heure que le lieutenant avait fait renvoyer Zoro dans sa cellule, les gardes l'y avait jeté la tête la première dans ce qui semblait être un mélange de boue, de paille et de déjection. Encore il pouvait s'estimer heureux car il possédait une cellule à lui tout seul, le reste des prisonniers n'avaient pas cette chance et étaient entassé les uns sur les autres, parfois à cinq dans une cellule aussi grande que la sienne. Zoro était une sorte de prisonnier VIP, avec une grosse prime sur la tête et un capitaine avec une prime encore plus grosse, pas étonnant que ces foutus marines cherchent à lui mettre la main dessus. Le grincement d'une porte se fit entendre à l'autre bout du couloir et des bruits de pas de plusieurs personnes suivirent. Ils s'arrêtèrent devant la porte de la cellule de l'épéiste, l'offrirent et y poussèrent quelqu'un à l'intérieur avant de refermer et lancer :
- Profitez bien la nuit sera courte.
Et les marines repartirent d'où ils étaient venu, accompagné de leur propre éclat de rire. Zoro se précipita vers la personne recroquevillé sur elle-même, qu'ils venaient de jeter à terre. C'était Nami. Le bretteur voulu la prendre dans ses bras mais dès qu'il essaya de la toucher, elle poussa un gémissement de douleur qui le fit hésiter. Ils faisaient beaucoup trop sombre pour qu'il ne voit l'état dans lequel elle était, il ne distinguait juste qu'une forme roulé en boule sur le sol, il s'enquit donc de son état :
- Nami, est ce que ça va ? Que t'on-t-il fait ?
- Ce n'est rien ne t'inquiète pas. Je suis plus coriace qu'il ne le croit.
Elle émit un petit rire, qui se fini en toux grasse qui lui fit cracher du sang.
- Te fous pas de ma gueule ! Et dit moi ce qu'il-t-on fait ces fils de chienne !
- Rooooh ça va arrête de jouer les protecteurs comme ça ! Je n'suis pas devenue toute fragile depuis que je t'ai embrassé.
Zoro en resta sans voix, à quoi jouait-elle ? Avait-il dit quelque chose de mal ? Aucune idée mais il ne se laisserait pas marchait sur les pieds sans rien dire bien longtemps, il resta calme comme si elle n'avait rien dit :
- Arrête de jouer la femme forte Nami, montre-moi ton doigt… C'est pas beau à voir et dans un lieu comme ça, ça risque de s'infecter, il faudrait au minimum le bander.
Nami ne dit rien et se laissa faire. Le Bretteur avait déchiré un bout de son tee-shirt, il n'était certes pas très propre mais c'est tout ce qu'il avait. Alors qu'il lui bandait le doigt, il mit discrètement le bras de Nami à la pale lumière qui filtrait à travers la porte, et put voir que quelques ecchymoses étaient sur le point de sortir au niveau de boursouflure. La rage monta en Zoro, ces marques n'étaient pas là lorsqu'il était dans la salle de torture, il attrapa le bas de son tee-shirt dans l'intention de le relever mais la main de Nami vint l'arrêter. Il leva les yeux vers les siens, et sans qu'aucun mot ne soit dit, il lui fit comprendre qu'il pouvait voir confiance en lui et elle lui donna son consentement. Alors tout doucement, en y mettant toute la délicatesse qu'il pouvait avoir, il souleva le haut de la navigatrice, et découvrit des tas de coup de blessure parcheminant son ventre plat, lui qui d'habitude est pale et donne du fil à retordre à sa propriétaire pour le faire bronzer, était devenu rouge, enflé, et bleu/violet à certain endroit plus malchanceux.
Zoro bouillonnait de rage fasse à cette bande d'enflure, lui qui avait pensé qu'ils ne s'en prenaient pas aux femmes. Il passa le plus délicatement qu'il put ses mains au niveau des cotes de la jeune femme. Celle-ci gémit et hurla presque lorsque ses doigts entrèrent en contact avec sa peau, au moins trois de ses cotes étaient cassés. Les mains froides de Zoro sur sa peau la faisaient souffrir et la soulageait à la fois, le contact de ses doigt lui faisait mal dans un premier temps, puis la fraicheur l'envahissait et lui faisait du bien, c'est pourquoi elle le retint lorsqu'il voulut les enlever. Il leva alors une seconde fois ses yeux vers elle, elle souriait, ils étaient tous les deux enfermés dans une cellule crasseuse sur une île entourée d'ennemi, elle venait d'être tabassée et torturée et elle, elle souriait.
Zoro ne comprenait pas, mais il s'en fichait car ce simple sourire lui fit oublier tout ce qui s'était passé et tout ce qui allait se passer. Pour lui en cet instant il n'existait que ce magnifique, sourire, accompagné de ces yeux pétillants qui le regardaient. Et alors sans qu'il ne sache vraiment pourquoi, lui aussi se mit à sourire, aussi surprenant que cela puisse paraitre pas un de ces sourires en coin dont il avait l'habitude, ni un sourire béat comme son capitaine arborait. Non ce sourire-là était tendre, plein d'amour, jamais Zoro n'avait souri comme cela auparavant, pour personne d'autre qu'elle. Nami elle-même en fut surprise, mais elle n'en était pas moins heureuse, elle posa ses mains de chaque côté de la mâchoire du bretteur, ferma les yeux et déposa délicatement ses lèvres sur les siennes.
Il répondit à son baiser, en faisant attention à ne pas trop lui faire mal, cela faisait deux semaines qu'ils n'avaient pas été en contact l'un avec l'autre et malgré que leur retrouvaille ai été si douloureuse, cela leur avait permis de créer un lien plus fort, de se découvrir sous un autre jour.
