Merci encore à toutes d'avoir pris le temps de me lire et de me laisser des commentaires. N'hésitez pas à me dire ce que vous pensez de cette fin.

J'espère revenir bientôt avec de nouvelles fics !

oOo

Il semblait y avoir des voix qui émanaient d'on ne savait trop où autour d'elle. Les paupières de la brunette papillonnèrent et elle sentit alors une pression se resserrer sur sa main. Il fallut que sa vue s'ajuste pour que la jeune femme réalise où elle était et surtout avec qui. Lentement elle tourna la tête vers l'homme qui se tenait à ses côtés.

" - Robin ?

- Chut, vous devez encore reprendre des forces...

- Je vais vous laisser, assura Whale, s'il y a quoi que ce soit, demandez à l'infirmière de me faire biper."

Il fit un signe de tête à l'attention du voleur, nouvellement adjoint au shérif puis sortit de la chambre. Le médecin allait enfin pouvoir prendre une pause bien méritée. Puis son estomac criait famine... Une fois la porte refermée derrière lui, l'archer se tourna vers la blessée. Celle-ci avait un bandage qui entourait son crâne et le docteur lui avait également dit qu'elle avait un pansement et des points sur le côté gauche, il fallait absolument qu'elle ne tire pas dessus. Sinon, elle risquait de devoir retourner au bloc.

" - Vous m'avez fait une de ses peurs... Lorsque j'ai entendu le vacarme provoqué par le carambolage... "

Regina le dévisageait se demandant ce qu'il pensait d'elle au fond de lui. L'inquiétude pouvait en effet se lire sur son visage. Mais que pouvait-il y avoir après si peu de temps ? Pourtant c'était lui qui avait fait le pas, elle s'en souvenait bien. Il l'avait embrassée...

" - Le temps que je trouve à faire garder Roland les secours vous avaient déjà emmenée ici... Ils ont été rapides entre le moment où je les ai appelés et où ils sont arrivés... Vous allez me dire, il s'agit d'une petite ville... Mais cette technologie... Ca continue de me surprendre... C'est ma voisine de palier qui m'a indiqué quel numéro composer et comment ça marchait. Le temps pressait... Ensuite je suis venu aussi vite que j'ai pu mais j'ai dû attendre que Belle soit arrivée pour surveiller Roland durant mon absence."

Robin faisait tout pour mener son récit de manière à ce que la souffrante ne put l'interrompre. Elle avait repris des couleurs par rapport au moment où elle était arrivée en salle de réveil. Mais ce n'était pas encore le joli teint qu'elle arborait lors de leur dîner. Il fallait que madame le maire récupère tous ses moyens. Toutefois un tel raisonnement était fait sans compter l'opiniâtreté et l'entêtement dont pouvait faire preuve Regina. Son esprit était rempli de questions et elle comptait bien avoir des réponses.

Le voleur voulut retirer sa main de celle de Regina mais celle-ci la serra, l'en empêchant. La brunette avait eu peur qu'il ne veuille partir et qu'il la laisse là, seule. L'ancienne reine doutait que quiconque vienne la voir et Robin était la seule personne sui semblait ne pas avoir peur d'elle, voir en elle ce qu'il pouvait rester de bon. Oui sa présence lui était agréable et elle était touchée par l'inquiétude qu'il avait manifestée envers elle. Enfin si elle ne s'était pas fait de films toute seule comme une adolescente... Comme s'il avait lu dans ses pensées, le voleur la rassura :

" - Ne bougez pas, je ne vais aller nulle part."

Il serra délicatement sa main en retour, geste accompagné d'un léger sourire. Afin d'éviter d'avoir une crampe au bras, Robin se leva et s'assit au bord du lit, ce serait quand même plus confortable. Regina ne pouvait détourner ses yeux de lui et le sentir si près d'elle... Son esprit se retrouvait complètement embrumé.

" - Merci, souffla-t-elle.

- Je vous ai dit de ne rien dire, de vous reposer.

- Je ne suis pas en sucre, répliqua-t-elle.

- J'ai cru comprendre que vous étiez une dure à cuire mais même les plus forts d'entre nous doivent parfois lever le pied.

- Parler ne va pas me tuer. " Grommela-t-elle.

La jeune femme voulut se redresser pour mieux voir son interlocuteur, la manière dont elle devait lever la tête vers lui pour pouvoir accrocher son regard quand ils se parlaient était fort désagréable. Cependant une vive douleur l'en dissuada rapidement. Alarmé par la déformation de ses traits, Robin posa sa main sur son épaule afin qu'elle reste allongée.

" - Décidément, vous ne comprenez pas ce que signifie le mot repos."

C'est avec une expression qui se voulait sévère qu'il s'adressait à elle, penchée au-dessus de l'ancienne reine. Ils étaient si proches et pourtant si éloignés... Regina était complètement déstabilisée. Se reprenant, elle finit par poser la question qui lui brûlait les lèvres :

" - Pourquoi m'avoir embrassée ?

- Parce que peut-être, je ne suis pas insensible à vos charmes et que vous me plaisez... Je pensais que cette attirance était réciproque... Mais c'est sans doute pour le mieux.

- Que voulez-vous dire par là ?"

Les derniers mots marmonnés par Robin l'avaient fait réagir vivement. Son cœur battait la chamade, elle pouvait le sentir, bien à sa place dans sa poitrine. Il avait décidé de jouer du tambour.

- Eh bien... Vous vous êtes enfuie... Comme quoi, il faut croire que je ne suis pas autorisé à avoir une autre chance... Que la femme de ma vie était Marianne et que je ne pourrai jamais tenter de construire quelque chose avec une autre... J'ai presque cru que je pourrais avoir cette seconde chance...

- Bien sûr que si vous pouvez ! S'exclama Regina qui avait subitement réalisé le lien avec les paroles de la défunte.

- Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

- J'ai aussi perdu celui que j'aimais... Ma mère l'a tué, c'est une histoire compliquée... "

Madame le maire ne lui avait même pas laissé le temps de prononcer le moindre mot, à peine avait-il ouvert la bouche à la mention de l'acte odieux commis par Cora. Cherchant comme une réponse, les yeux de la brunette essayaient de lire en Robin afin de savoir si elle pouvait lui dire... N'allait-il pas la prendre pour une folle ?

" - On peut avoir une seconde chance et j'ai la conviction que vous pouvez l'avoir aussi.

- Qu'est-ce qui vous rend aussi sûre ?

- Parce que c'est la conviction que je peux en avoir un moi aussi qui me permet d'avancer malgré tous les souvenirs douloureux que je porte, tous ceux que j'ai perdus... Roland le mérite, vous le méritez, assura-t-elle.

- Je crois que votre fuite de ce soir dit plutôt le contraire et que j'ai été remis dans le droit chemin alors que j'allais trahir ma femme...

- Elle n'est plus là et veut que vous trouviez quelqu'un pour vous rendre heureux. J'avais peur, pour les mêmes raisons !"

Robin avait l'air plus que surpris, choqué serait sans doute un terme plus proche de la réalité. De quel droit cette femme osait-elle parler pour Marianne ?! Jusque là il n'avait rien eu à reprocher à Regina mais là, elle allait trop loin. Il se leva, préférant revenir quand son interlocutrice ne serait sans doute plus sous l'effet des médicaments, de la morphine. C'était pour lui la seule explication plausible à un tel culot.

" - Attends Robin, je l'ai vue, je te l'assure. Ta Marianne."

Alors qu'il allait poser la main sur la poignée de la porte, il suspendit son geste avant de se retourner vers elle. L'organe vitale de Regina allait finir par transpercer sa cage thoracique s'il continuait à battre aussi fort. Le tutoiement lui avait échappé. Elle ne pouvait le laisser partir, se mettre en colère contre elle. Il était comme sa bouée de sauvetage, elle allait couler sans lui. La trentenaire avait besoin de croire ce que Blanche disais toujours, qu'il fallait croire, qu'on avait tous une fin heureuse qui nous attendait quelque part si on se donnait la peine de la chercher. Le voleur était en train de réaliser que jamais il ne lui avait dit comment la mère de son fils s'appelait. Il retourna près du lit et s'assit.

" - Qu'a-t-elle dit d'autre ?

- De ce dont je me souviens... Qu'elle savait que tu l'aimerais toujours, à ta manière mais que ça ne devait pas t'empêcher d'aimer une autre. Que tu en avais besoin. Et Roland aussi...

- Que s'est-il passé ? Où l'as-tu vu ?

- Je ne sais pas... C'était... Bizarre, commenta-t-elle sans conviction, elle n'avait jamais aimé l'inexplicable, comme une sorte de songe."

Robin reprit ses mains, touché par ses paroles. Il la croyait. Sans hésitation. Il avait déjà vu tellement de choses bizarres permises par la magie. Comment Regina aurait-elle pu connaître son prénom si ce n'était de toute manière pas la vérité ? Son rythme cardiaque s'accéléra alors qu'il pressait ses mains dans les siennes.

" - Et est-ce qu'il y aurait une chance que je puisse tenter d'avoir cette seconde chance avec toi ?"

Pour toute réponse, Regina céda à toute cette tension et prit les lèvres de Robin. Oui, elle aussi voulait prendre ce risque, tenter de construire avec lui quelque chose sur cette attirance réciproque et ces sentiments amoureux grandissants entre eux. Le baiser rompu, la brunette vint poser sa tête contre son épaule. Elle n'avait aucune idée de ce que l'avenir leur réservait mais elle allait finir par être complètement convaincue par l'optimisme sans faille de Mary-Margaret et de son L'issue n'est pas forcément celle que l'on pense être. De plus, Marianne lui avait donné espoir quant à ses retrouvailles un jour avec Henry. Si madame le maire savait qu'en ce moment même une Coccinelle jaune venait de franchir la limite de la ville, alors elle s'abandonnerait complètement à cette idée d'un bonheur possible pour elle malgré le fait qu'elle soit la méchante. Ensemble, unis, les habitants de Storybrooke pourraient par la suite briser la malédiction, défaire la sorcière de l'ouest, Zelena et accéder à leur fin heureuse tant désirée.

The END