Hello les amis ! Aujourd'hui, un chapitre un peu spécial car il se centrera uniquement sur l'enquête de Léo et Reyna ! Et oui, je pense avoir laissé assez d'indices pour le moment quant au dernier meurtre, et il serait inutile de déjà tout vous révéler ! Alors je tenais à remercier la personne qui a mis mon histoire en favori, ça me fait très plaisir ! Mais elle peut aussi poster une review ou m'envoyer un Message privé, promis je l'empoisonnerais pas. Juste pour savoir qui c'est et la remercier un peu mieux x) Bon, voilààà, je vous laisse avec nos deux ennemis qui vont commencer à mener leur petite enquête

Reyna en avait sa claque. Voilà, c'était dit. Elle en avait marre d'Octave qui la regardait suspicieusement, marre de Léo qui faisait des blagues atroces, marre des regards en coin, marre d'avoir peur. Parce qu'elle avait peur, oh ça oui ! Elle le cachait, en digne légionnaire qu'elle était. Mais elle était morte de trouille en réalité. Elle mangea très peu, et laissa la moitié de son assiette, avant de se lever et d'aller à sa chambre. Elle avait hâte que cette fichue journée se termine. Elle ôta son plastron, passa sa fine main dans ses cheveux bruns et soupira de fatigue. Elle allait passer son pyjama quand elle entendit quelques coups secs à la porte. Agacée, elle ouvrit, et demanda froidement au visiteur ce qu'il voulait, sans l'observer. C'était Léo. Elle grogna en le reconnaissant, tandis que le fils d'Héphaïstos leva les mains, dans un geste de paix :

« Eh ! Peace and Love ! Faites l'amour pas la guerre ! J'ai encore rien dit me tue pas déjà ! »

Ne pas le tuer ? Pourtant la prêteur en avait plus qu'envie. Il la dérangeait. Il lui sourit et entra dans la chambre sans sa permission. Et merde ! Pensa-t-elle, violemment. Sa chambre, c'était un lieu sacré et inaccessible pour les autres. C'était son jardin secret, le lieu où elle venait se recueillir.

« Pas mal chez toi. Bon. J'suis pas venu pour admirer la déco moi ! Je dors où ? »

Non ! Elle avait complètement oublié ! Avec tout ce qu'il s'était passé, elle n'avait pas eu le temps de lui assigner une chambre ! Elle ressortit et elle demanda si quelqu'un avait de la place. Elle refusait qu'il aille à Nouvelle-Rome, elle ne lui faisait pas encore assez confiance pour cela. Malheureusement, nous étions en plein été, et il y avait eu une vague de demis-dieux qui avaient afflué au Camp Jupiter. Toutes les chambres étaient pleines à craquer, de sorte à ce que l'on ne puisse pas se retourner dans son lit sans écraser quelqu'un. Toutes les casernes menaçaient d'exploser. Il n'y avait que sa chambre, qu'elle ne partageait pas. Elle était prêteur avant tout ! Elle réfléchit à l'envoyer à Nouvelle-Rome, ce qui lui déplaisait fortement quand soudain elle eût une autre idée. Et celle-ci ne lui déplaisait pas, mais la gênait. Réellement. Elle annonça avoir trouvé une solution et empoigna le mécano de l'Argo II pour l'entraîner plus loin. Elle lui énonça son idée, d'un calme froid, le plus sérieusement du monde. Léo ouvrit de grands yeux et se tordit de rire.

« -Tu te fous de moi là ?

-Est-ce que j'ai l'air de rire, Valdez ?

-Non, mais on sait jamais avec toi, tellement tu parais froide. Tu peux pas vivre sans rire ! On te voit même pas sourire. A moins que tu sois un automate. Mais là, tu répondrais à une logique. »

Aïe. Ça, ça fait mal. Mais elle n'en laissa rien paraître. Alors Léo continua de plus belle.

« Tu vois ? Si ça avait été une fille normale tu te serais emportée, tu m'aurais giflé, tu m'aurais insulté. Ptêt bien même que tu m'aurais tué. Mais tu te contentes de garder cet air impassible. T'es même pas humaine en fait. »

Reyna serra les poings. Il l'avait touchée en plein cœur. A ce moment là, elle le haïssait de tout son être, plus qu'elle aurait pu imaginer jusque là. Elle voulait le faire souffrir comme il la faisait souffrir à ce moment là. Elle attrapa de nouveau son poignet, si violemment qu'elle enfonça ses ongles dans la peau du fils d'Héphaïstos, étant donné, qu'elle serrait toujours les poings. Elle lui intima de se taire. Elle ne voulait plus l'entendre. Plus jamais. Et il y avait intérêt que cette enquête se termine rapidement. Elle ne le supporterait pas encore longtemps comme ça. Elle revint vers sa chambre, ouvrit la porte et enleva tout ce qui pouvait constituer un appui pour les remarques cinglantes de Léo. Photos, posters, cartes. Tout ce qui faisait d'elle la véritable Reyna, pas la prêteur. Sans s'en rendre compte, elle ne faisait que donner raison à Léo. Qui s'empressa de le lui montrer.

« T'es quoi ? Une sorte de monstre sans sentiment ? Sans cœur ? »

Mon cœur est fermé à double tour, Valdez, et je suis la seule propriétaire de la clé. Mon cœur, c'est zone interdite. Et une avalanche d'insultes suivit ce message dans l'esprit de Reyna. Elle sortit un matelas et le posa au sol. Avec l'aide du forgeron, elle y mit des draps et un oreiller. Puis elle le mit à la porte. Quand elle rouvrit, elle était en pyjama. Mais pas un pyjama moche, hein. Non non, un pyjama d'été. On était au mois de juillet presque ! Elle n'allait tout de même pas mettre un pull non plus ! Elle était donc en short et en débardeur, ses cheveux bruns cascadant sur ses épaules. Léo avait également pris le temps de se changer. Elle ne le regarda même pas, rageuse de toutes les phrases qu'il lui avait dit précédemment et se glissa dans les draps. Elle ne voulait même pas sentir son regard sur son corps. Elle posa sa tête sur l'oreiller, ferma les yeux, sans pour autant trouver le sommeil. Elle commençait à avoir l'habitude. Depuis qu'elle avait accepté son poste à la Légion, il n'était pas rare qu'elle fasse des insomnies. Néanmoins, elle calqua sa respiration sur celle qu'elle avait lorsqu'elle dormait, afin que Valdez ne reste pas éveillé et ne lui parle pas. Elle ne voulait plus l'entendre et aurait été capable de lui faire couper la langue si elle entendait le moindre mot venant de sa bouche.

Léo, lui, avait bien compris qu'elle faisait semblant, mais il ne le fit pas remarquer. Il observa son poignet endolori, où cinq petits croissants sanguinolents semblaient imprimés dans sa chair. Les ongles de Reyna. Il avait frappé fort. Mais il fallait qu'elle arrête les faux-semblants, surtout s'ils étaient destinés à dormir dans la même pièce jusqu'à la fin de l'enquête. Il le voyait. Il voyait à quel point elle était stressée. A quelle point elle était devenue solitaire. Il voyait à la courbure de ses épaules que ça lui pesait. Elle n'était pas la seule prêteur, il y avait Frank désormais. Mais il était parti en mission diplomatique. Pour deux mois. Et elle reprenait donc la direction du Camp, seule, comme avant. Il avait essayé de se rapprocher. Il fallait qu'ils coopèrent, si elle tentait de le tuer verbalement à chaque fois qu'il tentait une approche, ça n'allait pas être gagné. Alors il avait choisi une autre méthode. Elle était directe ? Alors lui aussi. La provocation. Il avait vu qu'il l'avait touchée. La preuve était sur ses poignets. Mais quelque part, il avait trouvé ça jouissif de déstabiliser un temps soit peu la froide prêteur. Il la détestait aussi. Mais pas avec la même intensité. Il al détestait, parce qu'elle ne savait pardonner. Elle était pire que Nico, et ce n'était pas peu dire. Il soupira, se retourna afin de tourner le dos à Reyna et s'endormit. Quelques minutes plus tard, la fille d'Enyo dormait elle aussi, et réellement cette fois.

Ils furent réveillés en sursaut par un hurlement. Qui fut coupé tandis que les sons arrivaient à l'apogée de leur puissance. Un cri de désespoir, mêlé de terreur et de colère. Les deux demis-dieux se levèrent précipitamment. Léo passa un T-shirt et Reyna, elle, était déjà dehors, à humer l'air, et à tenter de se souvenir de quelle direction provenait le son. Elle courut et son collègue enquêteur eût du mal à la suivre. Lorsqu'elle arriva, elle vit une ombre s'enfuir au loin. Elle partit et la suivit. Personne. Il n'y avait personne. Alors elle revint sur ses pas et observa Léo. Il se tenait là, debout, les bras ballants. C'était de là que provenait le hurlement. C'était une impasse, tout juste assez large pour qu'ils puissent se tenir tous les deux côte à côté. Et il observait, impuissant, le visage d'une autre jeune fille. Egorgée elle aussi. Du sang perlait encore de la plaie. Une goutte s'en échappa, glissale long du cou délicat et alla rejoindre ses comparses au cœur d'une mare rougeâtre. Léo s'approcha. Les yeux de la fille étaient presque vides. Mais pas éteints. Reyna savait qu'il était trop tard. Léo repoussa une mèche de la victime qui tombait devant ses grands yeux bleus.

« Qui t'a fait ça ?

-C'est... »

Elle fut secouée d'une quinte de toux. Elle cracha du sang, puis s'écroula. Elle était morte. Léo se sentit coupable et recula d'un pas. Puis il regarda Reyna, durement. Il voulait lui montrer que lui non plus ne la portait pas dans son cœur.

« Tu ferais mieux d'aller calmer la foule avant qu'Octave ne te devance. C'est jamais bon quand Octave prend les choses en main. Moi, je me charge d'emmener... ?

-Alice.

-Je me charge d'emmener Alice à ton bureau pour que nous puissions chercher un indice sur son corps. »

Reyna hocha la tête, tandis qu'elle remarquait déjà que les casernes se vidaient des curieux petit à petit. Il fallait qu'elle leur donne une explication rationnelle. Et qu'elle les convainque que ce n'est qu'une coïncidence avec le meurtre de l'après-midi. Reyna pensa à Alice. A ses beaux cheveux blonds, qui retombaient toujours autour de son visage avec grâce, à ses grands yeux bleus, emplis de bonté et de gentillesse. Elle aurait aimé lui ressembler. Reyna avait toujours voulu être blonde. Il se dégageait une sorte de candeur de ces jeunes femmes, de sorte qu'elles avaient l'avantage de la surprise, lorsqu'elles se révélaient être de redoutables combattantes. Et puis elles semblaient avoir une vie amoureuse bien plus remplie. Et bien plus simple. Elle soupira, et parla d'une voix claire, calme et posée, et lorsqu'elle eût terminé, la foule se divisa en groupes, qui discutaient vivement, réveillant ceux qui ne l'étaient pas auparavant. Elle marcha d'un pas rapide et assuré vers son bureau, où Léo l'attendait. Il observait tristement le corps de la jeune fille, mais reconstitua son masque d'impassibilité quand son regard hyperactif croisa celui, froid et dur, de Reyna.

« Egorgée, comme l'autre, mais pas avec la même lame. Celle-ci était plus épaisse. Et j'ai trouvé quelque chose au bord de la blessure mortelle. »

Il sortit des petites pinces de sa ceinture à outil qu'il avait dû aller prendre dans la chambre de Reyna qu'elle avait laissée ouverte et atrappa quelque chose, aux lèvres de la plaie. La prêteur s'approcha et observa.

« On dirait du coton... »

Reyna fronça les sourcils. Quelque chose la perturbait. Mais elle n'aurait su dire quoi, alors elle se tut et conserva le silence. C'était de toute manière, ma meilleure des choses à faire pour rester concentré continuèrent d'inspecter le cadavre. Les bords de la plaie étaient irréguliers, et moins nets. La carotide n'avait pas été entièrement tranchée. Mais ils ne trouvèrent rien d'autre. Alors, en désespoir de cause, ils retournèrent se coucher. Ils ne s'étaient pas adressés une seule parole, juste des regards froids dépourvus de tout sentiment et de toute émotion. On pouvait dire que c'était plutôt tendu, en effet. Ils s'endormirent tous les deux, mais ce fut d'un sommeil agité. Reyna hurla. Léo aussi. Reyna se souvenait. Et jamais elle crut que des souvenirs pourraient lui arracher des cris de douleur et de désespoir. C'était le cri du loup blessé. Pas de la peur. Juste du désespoir et de la douleur Elle se souvenait vaguement de son passé, un passé lointain, loin de Circé. Une maison en flammes. Des ombres démoniaques. Deux filles. Une qui courait et pleurait. Et l'autre qui avait une sorte d'aura de guerrière. Elle avait dans ses cheveux d'onyx, de la poussière d'or. Ça la rendait encore plus irréelle. Cette fille la portait dans ses bras, la tenant d'une main, contre sa hanche. Et dans l'autre main, elle avait un couteau. Il y avait quelque chose d'étrange en elle. Son visage était baigné par l'obscurité, mais Reyna se souvenait de l'étrange éclat dans ses yeux. Elle rappela l'autre fille. Sa voix était forte mais tremblante également. Chargée d'une sorte de colère et peut-être d'un peu de tristesse.

« On a pas le choix ! Dépêche toi ! Suis nous ou péris ! »

La prêteur du Camp Jupiter se réveilla en sursaut, le front perlé de sueur, la respiration saccadée et son cœur battant à cent à l'heure. Elle se rallongea et tenta de se calmer. Elle regarda le réveil. 7h. L'heure de se lever. Elle bouscula Léo, volontairement et lui ordonna de se lever. Puis elle alla s'enfermer dans la salle de bains. Elle se passa de l'eau sur le visage. Elle s'observa dans le miroir. Ce n'était pas la première fois qu'elle faisait ce rêve, mais la dernière remontait il y a quelques années déjà. Elle se déshabilla, et entra dans la douche. Et comme tous les matins, elle prit sa douche à l'eau froide, pour se sortir de ses pensées et de la torpeur de culpabilité qui s'abattait sur elle à cahque fois qu'elle tentait d'y trouver un sens. Elle se lava les cheveux, les rinça, sortit, se sécha le corps, enfila une tenue simple comportant un T-shirt pourpre du Camp. Elle se sécha les cheveux et ne mit pas de maquillage, comme à son habitude. Elle mit ses vêtements dans le panier à linge sale et sortit de la pièce. Là, Léo l'attendait pour pouvoir aller se préparer aussi. Elle lui adressa un regard foudroyant, tandis qu'il allait faire une remarque. Elle s'assit sur son lit, s'empara de sa brosse à cheveux et tenta de démêler sa chevelure soyeuse. Et elle repensa à la Guerrière de son rêve. Ses cheveux à elle n'étaient pas démêlés. Ils étaient ébouriffés, volaient en tous sens sans dégager réellement son visage de l'ombre. Elle semblait se fondre dans l'obscurité, véritable assassin. La prêteur repensa à sa première hypothèse qu'elle avait rejetée, pensant qu'elle était invraisemblable, et reprit les éléments qui fondaient cette pseudo-vraisemblance. Elle aurait pu penser à la vérité, si Léo ne l'avait pas interrompue en ouvrant brusquement la porte, les cheveux trempés, à peine habillé, et s'il n'avait pas couru pour sortir de l'appartement de Reyna.

Etonnée, elle le suivit, du regard, comprenant vers où il allait. Elle n'aurait pu le rattraper. Il filait, louvoyait entre les personnes, en bousculait malencontreusement d'autres et rien ne semblait pouvoir l'arrêter. Il avait l'air d'être sûr de chacun de ses pas et énormément empressé. Il fallait qu'il aille voir quelque chose dans le bureau de Reyna, et cela intriguait cette dernière. Lorsqu'elle arriva, à bout de souffle, dans son bureau, elle y trouva un Léo victorieux. Il souriait et avait des yeux fous. Il observait la plaie et se mit à rire. Reyna eût soudainement froid dans le dos.

Alors alors mes amis ? Vous en pensez quoi ? Qu'est-ce qu'il a notre petit Léo pour devenir aussi psychopathe que ça en voyant une simple plaie (qu'il a vue avant d'aller se coucher) ? Et à quoi rime le rêve de Reyna ? Qui étaient les trois filles ? Pourquoi il y avait le feu ? Pleeeein de questions x) Ah oui, et que pensez-vous de ce deuxième meurtre ? Des hypothèses ?

J'vous fais pleeeein de bisous les gens ! Oubliez pas de reviewer !