Salut, je commence à avoir un peu plus de structure et j'ai décidé de décomposer cette fic en parties, et c'est déjà la deuxième qui commence ici. J'ai aussi ajouté des titres de chapitres.


Deuxième partie : Azúcar Culebra

Chapitre sept : Los Machaca

Dumbledore monta sur son bureau pour mieux observer son œuvre, jugeant qu'une vue plus aérienne permettait de mieux apprécier son sens artistique. Cette fois, il avait amélioré la mosaïque en utilisant des bonbons autres que ceux au citron, de façon à avoir plus de couleurs et former un dessin. Satisfait de sa création, il lança d'un ton joyeux :

—Regarde Fumsec, c'est ton portrait !

Bien que le phénix soit dans une période de pleine vitalité et qu'il était trop tôt pour une nouvelle mort, il s'enflamma aussitôt pour laisser place à un tas de cendre.

—Mais pourquoi il se suicide à chaque fois que je fais ça ? Se demanda piteusement le directeur.

Néanmoins, il passa à autre chose : il repensa à son mauvais coup. Il avait trouvé la brochure d'Azúcar Culebra dans les appartements de Rogue et avait de suite décidé qu'Alita et ses deux pères iraient là-bas, de façon à ce que « Tonton Sev' » soit bien en contact avec son futur, et que les deux paternels n'aient plus à assumer leur vie estudiantine. Et pour finir, il avait envoyé Tonks, son espionne de choc sur place (bien qu'il ne savait pas pourquoi Black et Lupin l'y avaient suivie). Il ne restait plus qu'à se pencher sur cet énorme sablier…

Sauf qu'un petit détail n'était cependant pas encore réglé…

—Monsieur le directeur, Dit précipitamment Minerva en entrant et en essayant de ne pas piétiner la mosaïque, Ils sont là tous les quatre et veulent qu'on leur explique le fin mot de l'histoire…

—Vous le leur avez dit ?

—Pas tout, seulement pour le voyage…Je leur ai envoyé un hibou…Mais je n'ai pas dit le plus important…

—Ils n'ont pas besoin de savoir…

—Mais nous leur devons la vérité !

—Pourquoi ?

—Parce qu'Alita est leur petite-fille, peut-être ?

Mais avant que le directeur ne réplique un truc loufoque destiné à irriter son adjointe, une tornade rousse déboula dans le bureau, n'eut aucun égard pour la mosaïque qu'elle ravagea, et sauta à la gorge du directeur.

—Dumbledore ! Cria la petite femme rousse et rondelette, Pendant toutes ces années, je vous ai fait confiance, je croyais en vous comme en un grand homme, je vous ai défendu contre ceux qui vous traitaient de fou sénile, mais maintenant, j'apprends que vous avez envoyé mon petit Ronaldounet-chéri-joli-gentil-à moi-à sa maman-Ronnie-choupinet-adoré en Espagne sans me prévenir, et j'ai bien envie de vous étrangler avec votre barbe !

—Calmez-vous, madame…

A côté d'elle, se tenait une femme blonde éplorée qui beuglait :

—Mon bébé Dracooooooo ! Il est tous seul sans sa maman, mais comment il va faire si je ne lui envoie pas des slips propres toutes les semaines ?

Elle fut écartée par un homme blond également qui frappa sur la table de son poing et assena, les yeux injectés de sang:

—Espèce de vieille antiquité barbue, comment avez-vous pu envoyer mon fils à l'étranger en compagnie d'un petit clodo traitre à son sang ?

—Comment tu parles de mon Ronnie-choupinet-à sa maman, toi, espèce de pifgalette ? Cria la femme rousse avant de frapper le blond avec un rouleau à pâtisserie — l'arme de toute desperate housewife ! — qu'elle venait de sortir de son sac à main.

Un homme roux un peu dégarni se tenait toujours dans l'encadrement de la porte en compagnie de Minerva, il souriait et avait l'air calme.

—Moi, je fais confiance au professeur Dumbledore, ne te fais pas de bile, Molly, je suis sûr que Ron va bien, même s'il est en compagnie d'un bébé furet…

Molly lui assena un regard mauvais avant de lui donner un coup de rouleau à lui aussi, pendant que Lucius fulminait de rage et que Narcissa pleurait bruyamment.

—Alors Minerva, vous voulez toujours tout leur dire?

—Il le faut…

—Dans ce cas, les paris sont ouverts : à votre avis, lequel des quatre va s'évanouir en premier? Moi, je mise sur Lucius…

—Monsieur le directeur !

—Quoi ?

—Mais ils ont bien le droit de savoir qu'une petite fille venue du futur a débarqué et a dit que Ron Weasley et Draco Malfoy étaient ses deux pères homosexuels !

Silence. McGo plaqua sa main sur sa bouche.

—Quoi ? Coassa Arthur.

—Mon…Mon fils…Commença Lucius…Mon fils est un…dégénéré ? Un…contre-nature ? Et avec un Weasley en plus ? Avec un ennemi du clan Malfoy ?

—Et ils vont adopter une petite fille…Bégaya Narcissa.

—Et elle a aussi une marraine…vous la connaissez, c'est Hermione Granger, l'amie de Ron qui a des parents moldus ! Dit Albus avec un air malicieux.

Cette fois, Lucius s'écroula sur le parquet en soupirant de malaise.

—Tu vois, Minerva, je t'avais bien dit qu'il s'évanouirait en premier !

—Je ne suis pas dans les pommes, j'ai glissé sur un de vos stupides bonbons ! Maugréa Lucius.

Molly se cramponnait à Arthur et n'arrivait plus à articuler le moindre son. En revanche, elle avait bien envie de frapper Dumbledore avec son instrument de cuisine.

—Et vous…Marmonna Arthur, Vous les avez envoyés…

—En vacances en Espagne pour qu'ils n'aient plus à étudier et puissent apprendre à éduquer correctement un enfant, oui…

—C'est une histoire de dingues, Gémit le grand roux, Je vous fais toujours confiance, Albus, mais là je dois dire que…

—Ta confiance en ce vieux débris gâteux te perdra, Weasley! Assena Lucius, Si t'as pas compris qu'il était complètement siphonné du bulbe, C'est que t'es vraiment irrécupérable !

—Retire ce que tu viens de dire ! Rugit Arthur en brandissant son poing.

Pendant un bref instant, Minerva trouva que cette scène avait un goût de déjà vu, sans doute qu'Arthur et Lucius ressemblaient fort à Ron et Draco quand ils se gueulaient la haine ancestrale voir légendaire qu'il y avait toujours eu entre les familles Weasley et Malfoy.

—Et où sont-ils exactement ? Demanda Molly, Madrid? Barcelone? Séville ?

—Mystère et ballongomme, Murmura le directeur de manière parfaitement agaçante.

—Je vais demander ça à Severus Rogue ! Tonna Lucius en sortant du bureau.

—Oh, il va rejoindre son copain Mangemort ? Railla Arthur. Et Lulu, lis un peu la presse, Rogue était de notre côté et il ne t'aidera pas car il ne t'aime pas !

—Arthur, arrête d'insulter Rogue en le traitait d'ami de Lucius, c'est pas gentil pour lui !

—De toute façon, le professeur Rogue a donné sa démission, et il est parti lui aussi…Dit Dumbledore.

—Où ? S'enquit Lucius.

—En Alaska, pour chasser les caribous…

—Vous foutez de moi ?

—Ah vous êtes moins bête que vous en avez l'air, Lucius…En vérité, je ne sais pas où est Rogue, Mentit Albus, Il a refusé de me le dire…

Lucius soupira et suspendit ses gestes comme s'il se retenait de jeter des avada kedavra à toutes les personnes présentes. Dumbledore s'adressa alors aux deux mères :

—Ron et Draco ne seront pas seuls et livrés à eux-mêmes, je me suis arrangé pour qu'ils bénéficient de toute l'aide qu'ils veulent : d'abord, je leur ai loué un bungalow à une vieille Espagnole de ma connaissance qui était la correspondante de la mère d'un type qui jadis travaillait pour moi…Elle ne sera jamais loin et veillera sur eux. De plus, j'ai envoyé une James Bond Girl sur le terrain pour qu'elle me mette régulièrement au courant de la situation…

—Qui ? Demanda Molly.

—Nymphadora Tonks.

—Mais, Minerva, je voulais faire planer le suspens !

—Désolé, mais il faut bien les rassurer…Et comme Tonks est à la fois un membre de l'Ordre du Phénix et la fille d'Andromeda Black (elle regardait Narcissa en disant cela), elles pourront lui faire confiance toutes les deux…Et il parait que Lupin et Black sont venus lui prêter main forte…

—Parfait…Dit Lucius d'un ton morne, Trois traites à leur sang dont un hybride…

—Ils surveilleront Ron et Draco de près, Assura Dumbledore.

—Pas de trop près j'espère, Dit sèchement le blond, Si jamais Lupin mord mon fils, je…

—Remus ne mange que des bonnes choses, pas des Malfoy, Dit Arthur, Alors, ça n'arrivera pas!

—Arthur, tais-toi, Supplia Molly.

Lucius se renfrogna.

—Viens, Narcissa, nous allons agir par nous-mêmes…

Il la prit fermement par l'épaule et le couple Malfoy sortit dans une ambiance froide du bureau sous le regard consterné de McGonagall et celui furieux des Weasley.

Molly soupira, elle sembla s'être calmée.

—Si Ronnie est avec Tonks et Remus, je ne fais pas de soucis, Dit-elle, En revanche, je me méfie de Sirius Black, on ne peut pas le rapatrier ?

—Ce n'est plus assassin, Dit Dumby, Il a été innocenté…

—Je sais ! C'est juste qu'il n'est pas un exemple pour la jeunesse, de manière générale…

—Ne vous en faites pas, Molly, tout va bien se passer…

oOoOOOoOo

Azúcar Culebra était une sorte de Pré-au-lard espagnol, c'est-à-dire, un village habité seulement par des sorciers.

Sauf que contrairement à Pré-au-lard, il y faisait chaud, les maisons étaient colorées et il y avait plus de magasins, plus de cafés,…

Tout comme on ne pouvait localiser Poudlard et Pré-au-lard que « quelque part en Ecosse », Azúcar Culebra se situait «quelque part dans la région de Valence». Un autre indice quant à sa localisation, non négligeable, était :

—Wouuuuuuuuhouuuu ! S'écria Alita, Il y a la meeeeeeeerrrrrrrr !

—Et oui, la Méditerranée, Dit Ron en regardant sa fille dévaler la rue pavée à toute allure pour aller rejoindre la plage.

Il la suivit, plantant là Draco avec les bagages, pour aller humer l'odeur fraîche et salée de la brise marine.

—Un ciel bleu sans nuage, un climat méditerranéen, une mer turquoise…en fait, je me demande si ces vacances ne vont pas être plus agréables que prévu, Dit-il, Et puis comme ça, si l'autre fouine me casse trop les burnes, j'irai piquer une tête, ou alors, j'irai boire un cocktail local à une des terrasses de la grand-place…Hum...C'est même un peu "romantique" comme ambiance...J'espère que ce n'est pas ça le plan de Dumbledore...Malfoy et moi, sur la plage avec le coucher de soleil et les embruns, et la brise, et tout le toutim..."

—P'paaa, regarde, z'ai trouvé quelque chose !

Il la rejoignit pour contempler sa découverte.

—C'est le cerveau de Tonton Super-Harry !

—Euh…Alita…c'est une méduse…

—Ah ? Pourtant ze croyais que…bah, c'est pas grave, c'est qu'il a pas dérivé ici…

—Hein ?

—Ben ouais, Pôpa dit touzours que Tonton Super-Harry a perdu son cerveau quand Vilain Voldy a essayé de le tuer…paskeu le sort l'a propulsé hors de sa tête et qu'il a volé zusqu'à la mer du nord…On l'a touzours pas retrouvé et Pôpa dit que c'est possible qu'il soit dans n'importe quelle mer de la terre entière…

Ron ne put s'empêcher d'éclater de rire. Et puis il se rendit compte qu'il venait de trouver drôle une plaisanterie de Malfoy sur son meilleur ami, ce qui n'était pas bien.

« Mais tout de même », Pensa-t-il en regardant la méduse échouée, « Si c'est truc pouvait avoir un jour trainé dans le crâne de Harry…pffhahaha !»

—On va nazer dans l'eau?

—Euh…non, princesse, il faut d'abord qu'on aille au bungalow et qu'on installe nos affaires…

Ils firent demi-tour pour rejoindre le blond qui n'avait pas bougé.

—Mais qu'est-ce que…Commença Ron en voyant ce que son «mari» avait fait durant leur courte absence.

Draco avait ouvert les valises et s'était changé : il portait un pantalon blanc, un tee-shirt à longues manches blanc, un bob, des lunettes de soleil, et il tenait au-dessus de lui…

—Une ombrelle ?

—Oui, il n'est pas question que les UV atteignent ma peau d'albâtre…

—Je vois…aristo jusqu'à la moelle des os…t'as peur de bronzer, c'est ça ?

—Je suis beaucoup plus beau avec mon teint pâle…et tu devrais aussi te protéger du soleil, les rouquins, ça crame vite…

—Rho la la, c'est pas parce que je reste un peu au soleil que je vais cramer…on est à peine arrivés…

—C'est toi qui vois…hum…et maintenant, si on essayait de trouver notre chez-nous temporaire?

—Ouais, Dit Ron en sortant un plan du village de sa poche…

Ils commencèrent alors à marcher dans la bourgade. Quand ils repassèrent par la grand-place, l'homme en noir qui était assis à la terrasse avait mis les voiles, ainsi que la jeune femme brune et les hommes qui discutaient plus loin.

Draco, toujours fidèle à lui-même, ne portait qu'une mince valisette en plus de son ombrelle, laissant Ron porter toutes les lourdes valises— mais celui-ci ne s'en plaignait pas, ravi de prouver sa force physique en jouant les sherpas. Alita se contentait de tirer une légère petite remorque dans laquelle ils avaient disposé les trois cages des hiboux : le grand-duc de Draco, le petit Coquecigrue de Ron, et la nouvelle chouette d'Alita, une petite chevêche qu'elle avait baptisée Nemo.

—Nous devons trouver la maison de Rocío Machaca, Dit Ron, C'est ce que Dumbledore a dit, Cette femme sera notre logeuse…

—On tourne en rond, Dit Draco.

—Hein ?

—Ouais, regarde cette enseigne « Dr Clara, Psicomaga », je l'ai déjà vue deux fois…

—Qu'est-ce que tu insinues ? Que je ne sais pas lire une carte ?

—Ben, déjà, si tu la tenais à l'endroit…

Ron devint rouge comme s'il avait pris un coup de soleil instantanément.

—Laisse-moi m'en occuper, Dit Draco en lui retirant le plan des mains alors qu'Alita rigolait, Et puis, chargé comme tu es…

Ron râla encore quand Draco trouva le bon chemin en quelques secondes. Ils arrivèrent devant une maison de pierres blanches. Ron s'approcha de la sonnette de type moldu (une excentricité que son père aurait adorée).

—Et ne fais aucune gaffe, pour une fois ! Précisa le blond.

—Pourquoi j'en ferais ?

—Parce que tu es toi !

—N'importe quoi, je ne suis pas un gaffeur !

Pas très sûr de lui, Ron appuya sur la sonnette (qui avait une mélodie ridicule) et attendit. On vint leur ouvrir : un garçon se tenait sur le seuil.

Ron eut un drôle de frisson en le découvrant, et il attribua ça au fait qu'il ne s'attendait pas à trouver quelqu'un de leur âge ici, ainsi qu'au fait que le garçon était aussi grand que lui, ce qui était assez rare. Il avait également des cheveux noirs mi-longs, le teint légèrement basané et des yeux bleus marines plutôt envoûtants. Il ne fit pas attention au sursaut du rouquin et les gratifia d'un sourire avant de dire :

—Buenos dias, ¿que puedo hacer para vosotros ?

Draco laissa échapper un soupir peu discret.

—Dumbledore nous avait pourtant dit qu'on serait accueillis par des gens parlant anglais…Alors c'est quoi, cet Espingouin?

—Mais Pôpa, c'est Hal, il parle anglais aussi !

—Euh oui, Dit le garçon décontenancé, Ma mère est anglaise, j'ai la double-nationalité mais j'habite ici avec Abuela…Mais comment est-ce que cette petite fille sait que je m'appelle…

—Ah euh…Fit Draco en rougissant de honte.

—C'est qui le gaffeur ? Railla Ron.

—Je peux faire quelque chose pour vous ? Intervint le garçon.

—Nous cherchons Rocío Machaca…

—C'est bien ici, je suis son petit-fils, Hal Machaca y Notcoy…Je vais l'appeler…¡Abuela ! ¡Tenemos visitantes !

— ¿Ingleses ? Répondit une voix.

—Sí, Abuela.

—Entonces son los dos maricas y su niñarona…

Ce qui signifiait "Alors ce sont les deux tarlouzes et leur mouflette", mais Hal préféra éviter la traduction littérale et opta pour la traduction littéraire :

—Vous êtes la famille homoparentale qui loue un bungalow à Abuela ?

—Euh…ouais, on va dire ça, Articula Ron qui ne pouvait pas détacher ses yeux de Hal.

—Alors, entrez donc.

Il les fit entrer dans le hall en les prenant par les épaules d'un geste chaleureux et familier. Trop familier même, de l'avis de Draco qui n'apprécia pas d'être touché ainsi par un inconnu. Alita, par contre, sauta au cou de Hal en pépiant.

—Bonzour Mr. Hal ! Bisouuuu !

Hal la prit dans ses bras en rigolant, bien qu'il ne comprenait toujours pas pourquoi elle semblait le connaître.

—Alita, ne sois pas si familière avec un inconnu ! La gronda le blond.

—Mais c'est juste une petite fille, Dit Hal en tapotant l'épaule de Draco encore une fois.

Celui-ci fronça les sourcils et le repoussa.

—Ne me touche pas, je ne te connais pas !

—Hem…Fit le brun en reculant, Ça va, te fâche pas, tu sais, à Azúcar Colubra, on est chaleureux, c'est dans notre nature…Hum…on m'avait bien dit que dans le Nord, vous étiez froids et distants, mais à ce point-là…

—Oh, mais c'est juste lui, Dit Ron, Moi, ça ne me dérange pas que tu sois « chaleureux »…

—Oh, sí sí sí ! S'exclama Hal.

Et il serra Ron dans ses bras en rigolant, manquant de l'étouffer.

—Mais je te serais reconnaissant de ne pas m'étrangler, Souffla le rouquin.

Alita se joignit à leur étreinte, riant aux éclats elle-aussi. Draco les regardait avec mauvaise humeur.

—Mais c'est qui, ce mec ? Maugréa-t-il.

—Eh ! Dit une voix, le faisant sursauter.

C'était une femme d'un certaine âge, aux cheveux noirs comme l'ébène, de corpulence moyenne et au regard sévère.

—Tiens, ça doit être la Nona, Dit le blond.

—Nona c'est en Italía, aquí, c'est Abuela ! Rugit-elle.

—Ma grand-mère, Rocío Machaca y Juez, Dit Hal après avoir lâché Ron.

—Abuelaaaaaa ! S'écria joyeusement Alita en courant vers elle.

—Qui es tou, chiquita ? Ah! La pétite fille qué Deumbeuldorrr il a parrrlé! ¡Hal, preparale Agua de Valencia!

—Sí, Abuela.

Le jeune-homme se retira dans la cuisine.

—Ça craint, Murmura Draco à Ron, Apparemment, ces gens feront partie de notre entourage dans le futur, puisqu'Alita les connaît…

—Tu crois qu'ils sont au courant qu'elle vient du futur ?

—Je sais pas, mais si c'est pas le cas, il va falloir qu'on le leur explique…

—Quand j'y pense…Depuis le début, je trouve curieux que nous ayons choisi un prénom comme « Alita », ce n'est ni le genre de ma famille, ni de la tienne…Et ça sonne assez hispanique, comme un mélange d' « Alicia » et de « Lolita »… Donc, je pense qu'en fait, il y a un lien entre cet endroit et ce qui nous arrive…

—N'importe quoi…On est victimes d'un phénomène de voyage dans le temps, ce qui signifie qu'on va faire beaucoup de choses rien que parce qu'on sait qu'on l'a fait dans le futur, et non parce qu'on en avait vraiment envie...Quand on ira l'adopter dans le futur, on l'appellera Alita uniquement parce que c'est le nom qu'elle nous a donné maintenant, tu comprends ?

Pendant ce temps-là, Hal était occupé à préparer de l'Agua de Valencia, un cocktail typiquement valencien, à base de cava (une sorte de champagne), de jus d'orange, de vodka et de gin. Bien que dans la version sorcière, la vodka était parfois remplacée par du whisky de feu et le jus d'orange par du jus de citrouille, Hal utilisait la recette traditionnelle moldue. Il faut dire que sa grand-mère possédait une orangeraie et qu'il valait mieux en profiter.

Seul hic, il ne restait plus beaucoup de vodka, car ils avaient reçu d'autres invités la veille, dont un certain Sirius Black qui avait une sacrée descente.

—Je n'ai pas mis de vodka dans celui de la petite, Dit-il.

—J'espère bien, Dit Draco, Pas d'alcool pour elle !

Ils s'installèrent dans le living, verre à la main. Rocío se mit à marmonner des trucs à Hal en espagnol, et celui-ci ouvrait grand les yeux en regardant Ron et Draco, apparemment, c'était quelque chose d'aussi important qu'incroyable.

— ¡Dios !

—Aprrrés Hal va a vous faire visiter votrrre maisonn…Dit la vielle en s'adressant aux Anglais.

—C'est super, Dit Alita, D'habitude, c'est Mr. Hal et Abuela qui viennent chez nous, mais là, c'est nous qui sommes venus à la Nespagne ! Enfin, Mr Hal vient tout le temps…

—Donc…vous connaissez Dumbledore ? Demanda Ron.

—Un poco…Marmonna la vielle, J'avais oun correspondanté anglaisé dans votrrrre école, et c'était loui lé dirrrectorrr…

—Ah, c'est pour ça qu'il vous a contactée…Et bien, nous vous remercions de nous accueillir chez vous…Et aussi…c'est très bon…c'est quoi?

—Agua de Valencia.

—Et ben, c'est muy bueno…c'est tout ce que je sais dire en espagnol, désolé…

—Je vous apprendrai quelques mots, si vous voulez, Proposa Hal.

Draco ne parlait pas, il se contentait de boire son verre jusqu'à la dernière goutte en silence.

Après cet interlude, Hal les mena à leur bungalow, qui faisait partie d'un pâté de maisons appartenant toutes à la vieille logeuse.

—C'est ici ! Dit le jeune-homme en introduisant la clef dans la serrure.

—C'est grand, Dit Ron.

—C'est petit, Dit Draco.

—C'est cool ! Dit Alita.

—Venez, entrez…

C'était une maison spacieuse, propre, bien aérée, avec peu de fenêtres pour garder l'endroit frais par temps de grande chaleur.

—Là, la cuisine, la salle à manger est ici, mais vous avez une terrasse couverte pour manger dehors, c'est très agréable, ça donne sur le jardin, il est petit mais il y a beaucoup de fleurs, et quelques orangers…Ils sont très populaires ici…Alors, là, un petit salon…on vous a mis une télévision, c'est un drôle d'appareil moldu qu'Abuela aime bien…

—Mon père m'en a déjà parlé, Dit Ron, Il aimerait bien en avoir une, mais j'ai une amie qui a des parents moldus, et elle n'arrête pas de dire que cet engin rend les gens stupides…

—Les chambres sont à côté, il y en a deux, une pour la petite, et une pour vous deux…

—Avec un lit pour deux, évidemment…Maugréa Draco.

—Là, une petite buanderie, Poursuivit Hal, la porte de derrière mène sur un patio. Et voilà, on a fait le tour.

—Trop bien ! Déclara Alita, On va ranger nos affaires ?

Et ils se mirent en tâche de tout aménager. Alita courrait partout, même après avoir arranger sa chambre pour bien signifier qu'elle allait être maîtresse de cette pièce pendant un bout de temps, elle refit le tour du propriétaire avec sa chouette, prétextant que celle-ci n'avait pas eu droit à la visite, elle imitait d'ailleurs les commentaires de Hal (« Tu vois, Nemo, il y a des orangers dans le jardin, ils sont populaires ici… »)

—Je ne sais pas si tu le sais, Dit Ron à Hal, Mais elle vient…

—Du futur, je sais…Et toi et le blond glacial, vous êtes ennemis en réalité…Abuela me l'a expliqué…

—Ouais…C'est dingue, comme affaire, moi aussi j'en revenais pas…

—On peut dire, oui…La petite a l'air de me connaître en plus…

—Au fait, tu ne saurais pas si « Alita » signifie quelque chose en espagnol ? Parce que je me casse la tête pour trouver l'étymologie…

—Ça ressemble un peu à « Alida », mais ce n'est pas très courant…

—Je crois que le suffixe « ita » sert à former des diminutifs affectifs et que ça signifie « petite »…

—Oui, « Lolita », c'est « Petite Lola »…

—Et est-ce que « Ala » signifie quelque chose ?

—Ça veut dire « aile ». Donc, ta fille s'appelle « petite aile ». Mignon.

—Oui. Bon, il faut que je fasse une liste de courses…

—Pourquoi faire, Demanda Draco en arrivant.

—Ben…pour qu'on puisse avoir à manger ce soir…

Le blond le regarda avec étonnement.

—Oui, Malfoy, tu n'es plus dans ton manoir, ici, il n'y a pas d'Elfe pour faire la cuisine et le ménage, nous allons devoir nous débrouiller nous-mêmes pour tenir ce bungalow!

—Ça va, t'énerve pas !

—Ouh, en effet, vous ne vous aimez pas trop, Commenta Hal.

—Tu veux bien aller à l'épicerie avec moi, Demanda Ron au jeune Ibérique, Je ne parle pas espagnol…

—Et tu as un sens de l'orientation tellement déplorable qu'on risque de ne pas avoir à manger du tout si on te confie cette tâche, puisque tu ne retrouveras jamais ton chemin ! Railla le blond.

—Ferme-la, Malfoy !

—Je veux bien venir avec toi, Pelirrojo…Dit Hal.

—Peliquoi ?

—Ça veut dire « rouquin », on peut y aller maintenant ?

—Oui, on y va…

Ron se tourna vers Draco.

—Je peux espérer retrouver Alita en un seul morceau à notre retour ?

—Pour qui tu me prends ? Répliqua le blond.

—Allez, allons-y…

Ron fourra sa liste dans sa poche et partit avec Hal, tous deux avaient l'air de bien s'amuser.

Ils s'amusaient même un peu trop, songea Draco qui détestait la façon dont Hal abordait les gens, cette façon si familière et si chaleureuse. Ron semblait s'en être fait un ami en quelques minutes…Tout comme il ne lui avait fallu que quelques heure pour s'attacher à Alita.

En y réfléchissant, Draco se demanda comment le roux pouvait s'en sortir aussi bien. Il avait été aussi décontenancé que lui lorsque Dumbledore leur avait présenté Alita, mais en très peu de temps, il avait endossé son rôle de père sans trop de difficultés d'adaptation…C'était sans doute parce qu'il venait d'une famille nombreuse, il devait avoir l'habitude de devoir intégrer des gens dans son univers où la place manquait déjà…Potter, Granger…et maintenant Alita et Hal. Draco se reprit à penser au mystérieux Cius couvert de piercings qu'Alita avait cité…était-ce encore un nouvel ami de Ron ?

« Comment fait-il ? Comment a-t-il autant de facilité, alors que moi je me sens encore très étranger à Alita…bien sûr, je la trouve craquante et je trouve chouette d'avoir une gamine comme ça, mais…ça cloche…je n'arrive pas à me montrer aussi affectueux avec elle que Weasley l'est… »

Il entra dans la cuisine.

« Dire que je vais devenir restaurateur…Je n'ai jamais cuisiné de ma vie…Tout ce que j'ai mangé depuis ma naissance a été préparé par un Elfe…Je vais devoir m'y mettre, sinon Alita va se poser des questions si je ne suis même pas capable d'éplucher une pomme de terre… ».

Il ouvrit en grand les armoires, les tiroirs, examina les ustensiles, fit l'inventaire des choses comestibles laissées dans les placards.

« Du sucre, du café, du thé, un pot de confiture d'oranges, des clous de girofle, deux boîtes de conserve avec des tomates effilées, une boîte de pignons de pin, des pots d'épices, cannelle, gingembre, poivre, curry, safran, herbes de Provence …du chocolat noir en barres, et quelqu'un a oublié de la Bièrreaubeurre dans le frigo…Bah, de toutes façons, je ne peux rien préparer tant qu'ils ne seront pas revenus de leurs courses…à moins que… »

Il se précipita dans le jardin où Alita regardait un oiseau.

—Les orangers !

Elle sursauta.

—Tu viens m'aider à cueillir quelques oranges ?

—Ze veux bien, mais c'est trop haut pour moi !

—Euh…comment on va faire, alors ?

« Mais enfin, Draco, espèce d'idiot, prends-la dans tes bras !»

—Euh…Allez, grimpe !

Il la fit monter dans l'arbre.

—Attention, ne tombe pas…

—Mais vi mais vi, ze fait attention!

oOoOOOoOo

—C'est petit, comme appart', Fit Sirius, un peu dépité.

—Normal, j'étais sensée venir toute seule, Répliqua Tonks, Mais maintenant, on va devoir se caser à trois là-dedans, qu'est-ce qui vous a pris de me suivre ?

Elle se rappela comment, au moment où elle allait partir avec le Portoloin, Sirius et Remus avaient débarqué en la suppliant de les prendre avec elle, et en voyant qu'ils avaient déjà fait leurs bagages, elle n'avait pas pu refuser.

—Je ne peux pas vivre sans toi, Dit Remus.

—Et moi, je ne peux pas vivre sans Remus, Dit Sirius.

—Quand tu n'es pas là, mon cœur dépérit, Dit le loup.

—Quand Remus n'est pas là, ma libido dépérit, Dit le chien.

—Patmol, ça suffit…

Sirius se mit à rire et Remus poussa un soupir. Il regarda Tonks avec un pauvre sourire d'excuse.

—Encore, une fois, je suis désolé…Je sais bien que c'est un peu ma faute, mais il ne comprend pas que maintenant…Enfin, je suis désolé de t'imposer tout ça, Nymphadora, je me demande d'ailleurs comment tu peux m'aimer malgré tout…

—Ça y est, il est lancé en mode « Remus-je-culpabilise-pour-tout-Lupin », Commenta Sirius.

—Il ne faut pas, Dit Tonks, Voyons, Remus, si je peux supporter le fait que tu sois plus vieux que moi et que tu deviennes un peu plus poilu tous les mois, je peux aussi supporter que tu sois bisexuel et que tu aies fait des trucs pas catholiques avec Sirius quand vous étiez ados…

—Mais maintenant, c'est toi que j'aime, Dora ! Et on est mariés !

—Snif, tu m'as brisé le cœur, mon Lunard, tu n'aimais donc que mon cul…Je suis triste.

—Sirius, arrête de l'embêter !

—Bah, de toute façon, on sera bien obligés de dormir tous les trois dans le même lit, ça risque d'être intéressant…

—Tu dors sur le canapé ! Hurlèrent Tonks et Remus en même temps.

Sirius fit une moue triste.

—Je peux même pas dormir au pied du lit, comme tout bon chien-chien ?

—Nan ! Décréta Remus…Oh, Dora, je suis désolé, mais en m'épousant, tu as aussi épousé mon ancien amant…

—Vous êtes méchants ! Dit Sirius, Il ne me reste plus qu'à aller jouer tout seul dans mon coin!

Il s'en alla en boudant dans la pièce à côté. On entendit des notes de guitare.

—Oh, non, c'est pas vrai, il l'a prise avec lui…Soupira Tonks alors que Sirius commençait à réciter le répertoire de Cure en se donnant des airs sombres.

—Tu es sûre que Rogue ne t'a rien dit de plus, Demanda Remus pour changer de sujet.

—Oui, il a dit qu'il voulait éviter quelqu'un de notre pays, rien de plu…oh, regarde…

Elle désignait un dessin accroché au mur.

—C'est le plan du pâté de maisons louées par la vielle Machaca, Dit Remus.

—Oui, là, c'est notre appartement…là, le bungalow de Ron et Malfoy…et le passage secret pour les espionner !

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Draco eut juste fini sa première création culinaire quand Ron et Hal revinrent les bras chargés de courses. Tous deux avaient encore l'air de bien rigoler et Draco se fit la réflexion qu'il n'aimait pas Hal, bien qu'il ne le connaissait qu'à peine.

—P'pa ! Mr Hal !

—Salut, princesse, nous apportons plein de choses pour manger…

—Je vais cuisiner, Dit Hal.

—Hum…C'est moi qui me charge de ça ici, Répliqua sèchement Draco.

—Mais vous êtes nos invités, c'est votre premier jour…alors, je vais cuisiner pour vous souhaiter la bienvenue, en quelque sorte…

—Vous n'avez qu'à cuisiner ensemble, Proposa Ron, Malf…Draco est un grand restaurateur, mais il est sans doute curieux d'apprendre la cuisine typique d'Azúcar Culebra…

—Ouais…c'est ça…Dit Draco.

—Et toi, Alita, va prendre ton bain, moi, je vais écrire à Harry et Hermione pour dire que tout va bien…

—D'accord…tu sais quoi, Pôpa a préparé une surprise…

—Quoi comme surprise ?

—Ben si ze te le dis, ce sera plus une surprise !

—Ah…oui.

Draco se retrouva avec Hal dans la cuisine.

—Je sais que c'est la première fois que tu cuisines en réalité…

—C'était vrai jusqu'à il y a une heure…

—Ah oui ?

—Oui.

Le blond n'appréciait vraiment pas de devoir partager la cuisine avec cet intrus. La surprise en question était un dessert qu'il avait confectionné avec les oranges, le chocolat et les diverses épices trouvées dans les placards et la bière qu'il avait fait flamber par magie. Il n'avait suivi aucune recette, seulement son instinct. Après tout, on n'était pas au cours de Potions, la cuisine était une forme d'art, alors forcément, créativité était un maître mot. Peut-être que c'était de cette manière qu'il était devenu un grand cuisinier: en osant tout. Il espérait néanmoins que ce premier essai n'était pas un ratage total.

Hal se contenta de lui apprendre à confectionner les mets typiques espagnols, tels que la célèbre paella.

Plus tard, ils dînèrent tous les quatre et à chaque bouchée, Draco sentait le stress monter en lui. Et si son dessert n'était pas bon ? Il serait ridiculisé dans un domaine qu'il était supposé maîtriser. Alita se poserait des questions, Ron le raillerait. Quant à Hal…

Enfin, le moment fatidique arriva, il se leva pour aller chercher son œuvre. Au moins, cela était joli à regarder, la présentation, cela comptait beaucoup se disait-il en repensant aux plats qu'on lui servait au Manoir qui étaient toujours arrangés de manière à ce que cela soit d'abord un plaisir pour les yeux. Il servit d'abord Alita qui avait le regard gourmand, puis il amena l'assiette de Ron.

Cela aussi cela lui déplu : le fait que lui, Draco Malfoy, était entrain de poser un dessert devant Ron Weasley assis à une table comme s'il était son serviteur. Ron lui envoya un regard en coin qui signifiait « Voyons si tu n'as pas trop merdé, le fils de riches qui ne sait rien faire de ses mains! » et commença à manger. Draco était tellement nerveux qu'il oublia de servir Hal et lui-même, préférant rester planté comme un poireau à côté de Ron dont il attendait le verdict.

« Mince, il doit avoir un réel talent, ce fouineux. » Songea le rouquin, reconnaissant que le blond avait réussi son coup.

—C'est pas mal, Dit-il, avec un brin de mauvaise foi.

—C'est trop bon ! S'exclama Alita qui avait vidé son assiette en moins de deux, Je peux en avoir encore ?

—Euh…oui, prends l'assiette que j'avais prévue pour moi, j'ai trop mangé au plat et j'ai plus faim.

La vérité était qu'il avait l'estomac noué par l'appréhension.

—Et moi ? Dit Hal que Draco avait ignoré.

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—Et voilà, nous allons devoir dormir dans le même lit…

—Ouais… au moins, dans la tente, on était séparés par les sacs de couchage, mais là…

—On était surtout séparés parce que tu m'as enfermé dehors !

Draco esquissa un sourire narquois et Ron lui envoya un regard furieux.

—Bon allons-y…

Ils prirent place dans le lit, se mettant tous deux éloignés le plus possible de l'autre.

—T'as pas intérêt à me sauter dessus pendant la nuit.

—Pourquoi je ferais ça ? Je te déteste toujours autant, y'a pas de raison…

—Oui, mais tu sembles avoir découvert le côté agréable des contactes physiques avec des garçons…

—Hein ?

—Pour dire au revoir à Hal, vous vous êtes embrassés sur la joue…

—Et alors ?

—Les garçons ne se saluent pas de cette façon, les filles font comme ça, et à la rigueur une fille avec un garçon, mais deux garçons échangent une poignée de main !

—Ça dépend de l'endroit où on se trouve, ici, on est plus chaleureux qu'en Grande-Bretagne, et alors ? D'ailleurs, t'aurais pas du repousser Hal quand il a voulu t'embrasser aussi…c'était malpoli…

—Tu sembles beaucoup l'apprécier, cet Espingouin…Un peu trop d'ailleurs…

—Et alors, qu'est-ce que ça peut te foutre que je me sois fait un pote ?

—Tu as un drôle de comportement en sa présence.

Pourquoi Draco détestait-il autant Hal? Ron eut soudain une hypothèse :

—Tu sais, Hal est complètement hétéro, t'aurais du le voir à l'épicerie, comme il draguait la vendeuse…

—Quoi ? Répliqua Draco en virant pivoine, Qu'est-ce que tu insinues ?

—Rien du tout…Oh, et merde !

—Quoi ?

—J'ai choppé un coup de soleil !

—Je te l'avais dit…