Allez dernier chapitre! (de la deuxième partie)
Chapitre quinze: Des adios en tous genres
—Je n'arrive pas à croire que cette personne que tu voulais éviter au point de fuir en Espagne…c'était moi !
—Hum…le fait que tu aies cette information confirme que Tonks était bien la femme brune qui m'avait demandé du feu le premier jour…
—Et oui, nous étions des espions !
—Et vous n'avez pas tenu longtemps…
—Voyons, tout le monde n'a pas ton talent en matière d'espionnage…d'ailleurs, si tu n'avais pas démissionné, c'est toi que Dumbledore aurait envoyé…mais t'es parti, alors il a eu recours à Tonks…
—Et toi et Lupin ?
—Nous deux…on s'est…euh...imposés à elle !
—Je vois…J'imagine que ça ne la dérange pas trop d'avoir son mari avec elle mais…
—Oui, je sais, je les gêne tous les deux…
—Tu as toujours des sentiments pour lui ?
—Mais comment tu sais que…
—Que tu es sorti avec Lupin quand vous étiez ados ? Ça se voyait, tout simplement. Enfin, je ne sais pas si tout le monde l'a vu, mais moi oui, peut-être parce que moi-même j'étais…enfin…
—Hum…tu peux me rappeler ce que je fais ici ?
—Et bien…tu es venu comme d'habitude, pour me servir d'esclave et de souffre-douleur, tu étais un peu en retard et tu as eu droit à une surprise quand tu es arrivé…
—Oui, tu portais une robe…
Plus précisément, Severus portait une nuisette affriolante, ce qui fit que Sirius avait tiré une gueule à peu près semblables à celles que Scorpius et Hugo avaient tirées dans une autre fic (1)
—Tu as alors remarqué que Tonks était avec moi…
—Oui, elle voulait me venger du fait que tu m'aies fait laver des carreaux habillé en femme en te forçant à te travestir toi aussi. Merci cousine !
—L'air de rien, ça c'est une amie ! Enfin, tu t'es quand même demandé comment elle était arrivée à ses fins, car femme de caractère ou pas, pour me convaincre, moi, de faire une chose pareille, il faut quand même y aller ! Alors une fois qu'elle fut partie, convaincue que le chapitre était clos, tu m'as posé la question personnellement. Je t'ai alors fait part de mon désir de me montrer vulnérable devant toi afin d'attirer ta confiance. Tu as alors essayé de me psychanalyser. Tu n'as pas réussi.
—C'est pas mon truc…
—S'en suivit une longue conversation sur notre euh… «relation», sur les non-dits, et j'ai même réussi à t'arracher des excuses pour toutes les « marauderies » que j'ai subies durant notre scolarité…et comme c'était la dernière chose que j'attendais de toi pour définitivement succombé à ton charme…
—Oui, je me rappelle ce que tu m'as avoué ensuite, et après…
—Et après, tu es d'accord pour dire qu'il s'est passé quelque chose d'irracontable…
—Oui…J'ai faim, je prendrais bien un petit snack…
—Moi aussi…
—Euh…tu sais où est mon caleçon ?
oOoOOOoOo
—Alors, tu vas me quitter ?
Hal pouvait avoir des yeux vraiment larmoyants.
—Je suis désolé, mais demain, nous repartons chez nous, en Grande-Bretagne, Répondit Ron avec un faible sourire.
—Tu vas me manquer, Pelirrojo !
C'était le dernier repas avant le retour du lendemain matin. Ils étaient onze autour de la table : Ron, Draco, Alita, Hal, Sirius, Remus, Tonks, Severus, Satin, Rocío et le Dr Clara.
—Dommage que je n'aie pas eu le temps d'aller plus loin avec vous, Dit cette dernière, Nous n'avons fait que gratter la surface, j'aurais aimé commencer une vraie thérapie avec vous deux !
—Non, merci ! Répliqua Draco à la psy avant de se lever pour aller préparer son dessert surprise à l'orange, qui lui paraissait approprié aux circonstances. Et puis, il voulait éviter qu'on lui propose du rhum, Ron n'avait qu'à garder ses doigts pour lui !
Durant toute la soirée, Sirius et Severus cherchèrent une façon de prouver que les Gryffondors et les Serpentards pouvaient bel et bien se mettre en couple en annonçant le début de leur liaison. Sauf qu'il aurait d'abord fallu qu'Alita devienne momentanément sourde, puisqu'elle devait déjà le savoir. De plus, Severus était assez perturbé par la vieille Machaca qui ne cessait de le regarder avec des yeux de merlan frit et soupirait sans lui adresser la parole.
Alita, pendant ce temps-là, tenait le crachoir et racontait des choses que ses auditeurs ne comprenaient qu'à moitié, voir pas du tout :
—Vous voyez, z'aime pas mes cousins Albus et Zames et Tristan paskeuh ce sont des garçons et que les garçons sont souvent bêtes…sauf Edward !Ze préfère mes cousines Lily Luna et May, mais Lily elle est embêtante des fois, paskeuh quand ze veux zouer aux pirates avec elle, elle est zamais d'accord pour faire Nami pask'elle veut pas être une pirate, elle veut être une princesse, alors ze lui dit de faire Vivi, mais elle aime pas les cheveux bleus et elle finit touzours par me tirer la tronche…Puis, elle veut zamais construire un bateau avec des caisses, elle préfère les châteaux…'reusement, P'pa veut bien zouer avec moi, il fait Zoro…
—Mouais, Dit Hal en se tournant vers Ron, Je t'imagine bien habillé en noir, sur un cheval…
Ron haussa les épaules en riant.
—Nan, pas ce Zorro-là, Mr Hal, tu sais bien, Ron-Ronoa Zoro, le pirate aux cheveux verts qui dort tout le temps et qui boit de la bière !
—Zorro est un pirate aux cheveux verts ? Depuis quand ? Sourcilla Remus.
—Tu es sûre que ce n'est pas Teddy ? Renchérit Tonks.
—Ben nan, même que Mr Hal, quand il regarde la télé avec moi, il dit tout te temps que quand on les regarde pas, Zoro et Sanzi font des trucs…Et moi ze suis Luffy quand ze zoue…
—Bien, bien, Dit Draco en arrivant avec du dessert, Qui en veut ?
Un « Mooiiii ! » général lui répondit.
—Et, si je vous faisais de l'Agua de Valencia ? Proposa Hal alors que Draco distribuait son œuvre, votre dernier verre avant de partir ?
—Ze peux le faire avec toi ?
—Oui, allez, viens, Lilita !
Et sans attendre l'approbation des autres, ils s levèrent de table et s'engouffrèrent dans la cuisine.
—Alita ne nous entend plus, Souffla Sirius, C'est donc le moment pour…
Severus lui jeta un regard d'appréhension : « Non, attends encore un peu, please ! »
Sirius eut un regard gêné, mais se lança :
—Il faut que je vous annonce à tous que…
—Vous sortez avec Rogue, ouais, on sait…Remus, du dessert? Dit négligemment Draco.
—Qui ne le sais pas…merci Draco, j'adore ton dessert…tout le monde l'avait plus ou moins deviné…Répondit Remus.
—Même moi je l'ai remarqué!
—Quoi ? Même Ron ?
Sirius n'en revenait pas. Severus non plus. Satin éclata de rire.
—Ouais, Poursuivit Draco, Quand Alita a eu son problème de Polynectar, il y avait quelque chose de perceptible entre vous…
—Surtout qu'elle a dit « Tonton Sev' veut toujours Tonton Patmol », Compléta Ron, A ce moment-là, je me suis imaginé ce que ça ferait si vous étiez ensemble…
—Alors comme ça, vous vous en doutiez ? Dit Sirius, Même toi, Tonks ?
—Tu rigoles ? Répliqua celle-ci après avoir avalé une bouchée, Moi, je vous ai même aidés en forçant Rogue à porter une robe…
Severus rougit, elle n'était pas obligée de préciser ça ! Satin rigola encore plus fort, la vieille pouffa doucement en rougissant et le Dr Clara se fit la réflexion qu'elle avait là des spécimens intéressants à étudier.
—Et euh…ça ne vous choque pas ? Demanda Sirius.
—Pourquoi ? Dit Remus en haussant les épaules, Trop bon, ce dessert, quoi qu'il faudrait rajouter encore plus de chocolat…
Hal et Alita revinrent avec le cocktail et tous trinquèrent aux vacances et à Draco qui avait fini par bronzer un peu, contre sa volonté, malgré son ombrelle.
La soirée se poursuivit dans la bonne humeur, on joua au jeu de société avec des pirates que Ron avait offert à Alita pour son anniversaire, on but beaucoup, et Sirius se remit à casser les oreilles de tout le monde avec sa guitare, ce qui fit rire Severus tellement fort que tout le monde trouva cela surréaliste.
Ron alla déguster un autre verre dehors avec Hal pendant que Satin harcelait Draco pour qu'il lui envoie par hibou un autographe d'Emy Douçamère quand il irait la voir à la Foire du Livre Sorcier.
—Dit Pôpa, Intervint Alita, Ça fait longtemps que z'ai plus vu Cius…
« Merde » Pensa Draco, « Encore ce type mystérieux au nom bizarre, mais qui est-ce, pour finir ? »
—Cius…Commença Satin.
—Vous l'avez dézà rencontré ? La coupa Alita.
—Non, évidemment…
—Ben, il est trop marrant, avec tout plein de piercings, encore plus que P'pa !
—Et toi, tu le vois souvent ? Questionna Satin comme si de rien était.
—Ben vi, voyons, c'est normal puisqu'il est le collègue de P'pa et Mr Hal.
Draco et Satin haussèrent les sourcils. Ron, Hal et ce Cius avaient donc le même métier— toujours inconnu— alors ? Voilà une information qui apportait de nouvelles réponses et de nouvelles questions.
—Je suppose que tu trouves que c'est un métier très intéressant, Susurra Satin.
—Oh, ça vi ! Ça leur prend beaucoup de leur temps, mais P'pa s'arranze touzours pour en passer beaucoup avec nous, comme Pôpa avec son restaurant…Pôpa même qu'il est peu zaloux, quand P'pa est trop souvent avec Mr Hal ou Mr Cius…
Draco avala de travers.
—Note que y'a pas que lui qui le pense, tous les gens qui les voient faire pensent qu'ils sont ensemble…
« C'est quoi pour un métier ? »
—C'est sûrement quand ils font leurs trucs où ils se frottent un peu l'un contre l'autre…
« Comment ça, Ron se frotte à l'Espingouin ? Mais c'est quoi ce métier ? »
Draco se mit à imaginer les pires réponses possibles à cette question.
—Neis aussi on se demande si elle n'est pas avec l'un des trois, Poursuivit Alita.
« Neis ? C'est qui encore celle-là ? Et merde, encore un personnage sorti de nulle part, il va y en avoir encore combien comme ça ? »
—Mais moi, Neis, ze l'aime pas, ze trouve qu'elle fait ça mal et qu'elle se contente de hurler comme une truie !
« Mais enfin, c'est quoi ce métier bizarre…oh, non, je crois deviner : ce sont des acteurs pornos, ils ont monté un spectacle érotique avec trois mecs pour une nana, et plein de gens viennent les voir…euh non, Draco, là t'abuses, Ron ne ferait quand même pas ça ! »
—Même que P'pa, il dit des fois qu'à la limite, ze devrais remplacer Neis paskeuh ze fais ça mieux !
« Ouais, là c'est sûr, je suis entrain de m'imaginer n'importe quoi…j'ai trop bu, à mon avis… »
—Draco, ça va ? Tu es tout pâle, Fit Satin.
—Oui, Pôpa, ton bronzaze est dézà parti !
« 'tain, pourquoi il faut que je m'imagine un truc cochon ? C'est sûrement la même chose qu'avec cette histoire de cigarette aux toilettes : j'invente n'importe quoi !»
oOoOOOoOo
Ron était assis à côté de Hal dehors, ils profitaient d'une légère brise qui rendait l'air ambiant moins étouffant de chaleur. Hal vida son verre et demanda :
—Et donc, Sirius s'est mis avec Severus…
—Ouais…
—Ça ne te fait rien ?
— Non. Si moi, je suis vraiment le mari de Draco, je ne vois pas en quoi ce serait bizarre que Sirius se fasse un autre Serpentard…
—Serpentard…ça veut dire quoi exactement ?
—Serpentard ? C'est l'une des quatre Maisons de Poudlard…si tu veux, il y a quatre « classes » dans notre école, portant chacune le nom d'un des fondateurs…Mais le truc, c'est que c'est devenu un peu des clans qui se disputent…Les Serpentards, dont font partie Draco et Rogue, ont du mal à s'entendre avec les Gryffondors, où il y a moi, mes amis, Sirius et Remus…c'est même carrément la guerre ! C'est pour ça qu'on a du mal, Draco et moi…
—Je croyais que c'était à cause de vos familles... vos pères qui ne peuvent pas se sentir…
—Aussi…y'a plein de raisons à notre mésentente, en fait…
—Tu arrivas quand même à devenir le chéri de Draco, hein ?
—Ben, je sais que c'est ce que je suis supposé faire, mais je ne suis pas encore prêt à ça…c'est sûr que maintenant, ça fait plus d'un mois que je me le farcis et je le connais mieux, et j'ai même réussis à passer de bons moments avec lui, mais…voilà quoi…
—Ouais…Dis-moi, tu as toujours su que tu étais gay ?
—Ben…euh…en fait, je suis plutôt bi, mais jusqu'à l'arrivée d'Alita, j'étais persuadé que mon âme sœur était une fille, alors, j'ai un peu nié le côté homo de ma personnalité…bien que…il y avait…hum…un joueur de Quidditch qui me faisait phantasmer sans que je ne l'avoue…
—Ouais, enfin, maintenant, tu sais que tu es homo, quand même…
—On peut dire ça…mais j'ai encore pas mal de doutes dont j'ai du mal à me défaire, c'est comme ça…je ne sais pas ce que ça fait d'embrasser un garçon, par exemple, alors que les filles, je sais ce que ça fait…
—Dans ce cas, Dit Hal, il ne me reste qu'une chose à faire…
Ron ne le vit pas venir, le brun lui saisit le visage dans les mains et lui administra un baiser sucré et enivrant comme de l'Agua de Valencia. Une vague d'exotisme le submergea quand la féérie prit fin.
—Alors, t'en as pensé quoi ? Souffla Hal.
—Mais…Je croyais que tu étais hétéro ?
—Je le suis.
—Alors pourquoi as-tu fait ça ?
—Ben, c'est rien qu'un baiser volé…
« Rien qu'un baiser? Il plaisante ou quoi ? » Songea Ron.
—J'ai fait ça pour que tu saches ce que ça fait d'être embrassé par un garçon…C'est bien ce que tu voulais, non ? Ne me remercie pas, dans ce cas…
—Mais…
—J'aimerais aussi savoir ce que ça t'a fait…J'embrasse bien?
—Ben, mais…Pourquoi…
—Parce que je ne sais pas ce que pensent les gens que j'embrasse…J'aimerais savoir si je fais ça bien…
—Pourquoi tu ne demandes pas à une de tes très nombreuses petites amies ?
—Parce qu'elles mentiraient toutes ! Toi, tu vas me répondre avec sincérité, je le sais bien !
—Tu embrasses bien.
—Ah ouais ?
—Ouais. J'ai trouvé ça très bien, ça aurait été encore mieux si j'avais été amoureux, mais ce n'est pas le cas. Mais j'ai bien aimé.
—Tant mieux. Et je t'interdis de tomber amoureux de moi pour de bon. Je suis hétéro !
—Tu m'excuseras, mais il faut que je sorte un instant…pour prendre l'air…
Ron devenait plus rouge que ses cheveux.
—Mais enfin, Pelirrojo…on est déjà dehors !
—Ah, euh…oui, il faut que je rentre, dans ce cas…
Il rentra à toute vitesse, bousculant le Dr Clara au passage.
—J'ai tout vu, Dit-elle, Par Freud, Hal, tu es incorrigible !
—Un vrai séducteur, je sais…
—Tu vas perturber ce pauvre garçon…
—Mais non…je suis même sûr qu'il est déjà amoureux de Draco !
—Et sur quoi tu te bases pour dire ça ?
—Ben euh…
—C'est bien ce que je pensais, tu as dit ça comme ça !
—Mais il finira par lui tomber dans les bras…sinon Lilita se mettrait tout à coup à ne plus nous reconnaître, puisque s'ils ne s'aiment pas, ils ne l'adopteront jamais…mais ils s'aiment, tout comme moi, je vous aime, Evelina mía ! Vos yeux me font mourir d'amour !
—En attendant, ce n'est pas sur mes yeux que tu as posé les tiens…oui, Hal, mon visage est plus haut, là ce sont mes seins que tu regardes !
oOoOOOoOo
Lorsque Ron et Draco se mirent au lit, le rouquin, éméché, rougissait de plus belle.
« Hal m'a roulé un patin, Hal m'a roulé un patin, Hal m'a roulé un patin »
Draco, lui-même légèrement soûl, se demandait pourquoi Ron restait planté à côté du lit, raide comme un piquet alors que lui prenait place sous les couvertures.
—Qu'est-ce tu fous ?
—Ben je…
« Hal m'a roulé un patin, oh Morgane !
« Pourquoi je me mets dans cet état ? »
Il se glissa dans le lit, sans se rendre compte d'à quel point il se tenait proche de Draco. Extinction des feux.
« Non d'un gnome au poivre ! Encore heureux que demain on s'en aille, je serais bien fichu de tomber amoureux de lui ! »
—Bonne nuit, Murmura Draco.
—Bonne nuit.
« Tiens, il m'a souhaité bonne nuit, celui-là ? Je vais faire une croix dans le calendrier !
« Non, mais ça devient grave, là, je vais être sous l'emprise de Hal jusqu'à la fin de mes jours…c'est qu'il embrasse bien, en plus…
« Il faut que je fasse quelque chose pour que cette sensation s'arrête…mais quoi ? J'ai trop aimé ça, embrasser un mec ! »
Il était très embarrassé. Certes, il ne disait pas non à une preuve de son attirance envers le sexe masculin, mais il était supposé succomber au charme britannique de Draco, pas à l'exotisme latin de Hal.
« Peut-être que si j'embrasse Draco, ça va conjurer le sort ? Ouais, je pourrais essayer ça ! Sauf que…pas sûr qu'il va être d'accord… »
—Hem…Draco ?
—Ouais ?
—Euh…tu ne crois pas qu'on devrait s'embrasser, pour essayer ?
Draco se redressa et alluma la lumière, il fixa Ron resté couché et tellement rouge qu'il risquait l'hémorragie dans les joues.
—Mais t'as vraiment trop bu, cette fois, toi ! Dit le blond. Pourquoi on devrait s'embrasser ?
—Ben, pour essayer…pour voir ce que ça fait ! Et si on survit, si on s'habitude à le faire même si on ne s'aime pas, on pourrait le faire devant Alita et elle y croira encore plus, qu'est-ce que t'en dis?
—J'en dis que je vais te foutre une claque pour te rendre tes esprits !
—Euh…ne te donne pas cette peine…j'ai peut-être effectivement trop bu ! Mais euh…tu veux vraiment pas essayer ?
—Nan.
Il éteignit la lumière. Ron se remit à cogiter.
« Mince, j'ai l'air ridicule, maintenant. Bah, demain, je lui expliquerai bien que c'est l'alcool qui m'a fait dire des conneries pareilles. N'empêche, je me demande ce que ça fait de l'embrasser… »
Il songeait au baiser de Hal, et à ceux de Lavander…et à ceux qu'il avait imaginé venant d'Hermione. A quoi ressemblaient ceux de Draco ?
« Ça fait quoi si je l'embrasse ? Quel goût ont ses lèvres ? Comment utilise-t-il sa langue ? Mince, pourquoi je pense ce genre de truc, je ne l'aime pas !
« Je crois définitivement que je suis bourré. »
oOoOOOoOo
La matinée du lendemain fut consacrée aux bagages et au nettoyage du bungalow avant de partir. Draco en fit bien entendu le moins possible, détestant toujours autant les travaux ménagers, mis à part la cuisine, à laquelle il avait pris goût. Curieusement, Ron ne le rappela pas à l'ordre pour qu'il fasse sa part, ce matin-là. Curieusement, Ron était taciturne ce matin-là, et avait un regard très rêveur. Curieusement, Ron rougissait quand Draco lui parlait. Curieusement, Ron devenait complètement muet si Hal se pointait pour aider à la manœuvre et évitait de regarder soigneusement le jeune Espagnol.
Draco le détestait plus que d'habitude, surtout depuis qu'il savait qu'il allait être le collègue de Ron.
Une fois les valises bouclées, Alita mit une feuille d'oranger dans son sac en souvenir et ils partirent vers la place, là où les attendaient les autres et leur Portoloin.
—Nous ne prenons pas le même que vous, Annonça Tonks, Vous comprenez, on n'était pas supposés être démasqués et...
—Ouais...
—Je me demande ce que Dumbledore va penser de votre échec, Dit Draco, Vous deviez lui faire un rapport sur nous, c'est ça?
—A peu près...
—Je me demande pourquoi il veut nous surveiller, celui-là, enfin soit...
—Oui, allons dire au revoir à tout le monde, Fit Ron.
Il se dirigea d'abord vers la vieille Machaca, Satin et Evelina. Il termina par Hal qui le prit dans ses bras et le serra très fort. Personne ne put entendre ce qu'ils se chuchotèrent:
—Pitié, n'en rajoute pas...
—Tu vas tellement me manquer, je sens que je vais pleurer, Pelirrojo!
—Nan, steuplait, tout le monde trouve ton comportement envers moi bizarre, et je suis bien placé pour leur donner raison! Maintenant lâche-moi ou Draco va encore criser...
Hal lâcha Ron et alla saluer Draco en lui serrant la main, puisque celui-ci ne supporta pas les accolades. Alita, en revanche, lui réclama un câlin.
Ensuite, la presque-famille Malfoy-Weasley s'en alla prendre le Portoloin et disparut alors qu'Alita disait "'Revoir Azúcar Culebra!"
—Le nôtre, de Portoloin, c'est maintenant, Soupira Sirius, Severus, est-ce que tu...
—Je viens avec vous...Dit Rogue avec un sourire.
—Attends, Sévérrrouss! Dit soudainement Rocío Machaca.
Sirius et Severus s'entre-regardèrent.
—Euh...
—Jé peux té parler oun peu? Insista-t-elle.
Severus haussa les épaules.
—Partez sans moi, je prendrai le Portoloin prévu pour moi à la base et je vous rejoindrai après...
—Ok...
Sirius grommela un truc comme "Mais pour qui elle se prend la vieille, il est trop jeune pour elle!" et disparut avec Remus et Tonks.
—Bien, que me voulez-vous, madame...euh...señora?
—Yé lonntemps hésité, Répondit-elle, Mais mainténant jé souis soure...c'est toi!
—Euh...c'est moi quoi?
—Tou es son fils!
Rogue dévisagea la vieille qui trifouilla la poche de son tablier pour en sortir une photo.
—Dumblédore, il t'a dit qui j'étais non?
—Euh...non. Il l'a probablement dit à Black, Tonks et Lupin mais moi, je ne...
—Il m'a contacté pour lé boungalows parcé qué j'étais vénoue à Poudlard quand j'étais jeune...pour oun échange linguistique...j'étais la correspondanté dé oun élève inglèsé...
—Ah...Et qui...
Mais il n'eut pas le temps d'en dire plus qu'elle lui avait collé la photo sous le nez. Photo la représentant, elle, souriant aux côtés d'Eileen Prince.
—Ah...vous êtes...
—Tou as lé même né qu'elle! Jé souis contente qu'elle ait eu un fils qui soit aussi intelligent, j'ai vou comment tou as soigné Lilita!
—Ah, euh...merci!
—Jé croyais qué Eileen avait épousé oun hijo de puta!
—Ben, c'est vrai, moi, je suis un hijo de hijo de puta...hem...
—Oh, tou es...
—Abuela, laisse-le tranquille! Intervint Hal qui oublia de s'adresser à elle en espagnol.
Rocío voulut encore asticoter Rogue et se mit même à pleurer sous le coup de l'émotion, mais l'heure de son Portoloin était réglée à l'avance et il dut partir.
oOoOOOoOo
Quand ils arrivèrent à Pré-au-lard, une surprise les attendait, et une surprise de taille ! Les Weasley au grand complet étaient là, accompagnés de Harry, Hermione, Fleur et Audrey, la nouvelle petite amie de Percy. La jeune Française portait la petite Victoire dans ses bras.
Alita sourit et se rua vers eux joyeusement pour leur dire bonjour. Quand aux deux pères, ils se demandaient à quoi tout cela rimait. Ron était tout de même content que sa famille soit là, et passer l'étonnement, il alla les saluer chaudement. Draco resta de marbre et regarda Molly Weasley serrer son fils dans ses bras, geste strangulatoire mais néanmoins chargé d'une affection que Draco aurait aimé voir plus souvent chez Narcissa. Mais ni elle ni Lucius n'étaient là…
Il ressentit comme un froid.
Tous les Weasley, Potter et Granger affichaient un visage joyeux.
Une famille. Des amis.
Lucius pas là. Narcissa pas là.
Ni Blaise, ni Pansy, ni Crabe et Goyle, ni personne…
—Tonton Buffalo Bill ! C'est Dominique ? Demanda Alita en désignant le bébé de Fleur.
Celle-ci fut tentée de répondre « Mais non, c'est Victoire ! », mais Bill lui donna un coup de coude.
—Oui, oui !
Alita sourit et alla se faire câliner par Ginny.
—Rappelle-toi que dans son monde à elle, Victoire et déjà une adolescente, Souffla Bill à sa femme.
—Moi ? Mère d'une adolescente ? Je suis beaucoup trop jeune !
—Joue le jeu, s'il te plait…On va dire que Victoire n'est pas elle-même mais sa petite sœur…ou son petit frère…C'est quel genre Dominique ?
—C'est un prénom mixte, si tu veux mon avis, on n'est pas sortis de l'auberge, Soupira Fleur.
Le reste des frères Weasley, ayant entendu leur aîné se faire traiter de cowboy, se demandaient avec appréhension comment Alita pouvait bien les surnommer. Il s'avéra que Percy et Charlie échappaient aux sobriquets saugrenus, mais en revanche, en s'approchant des jumeaux, elle déclara :
—Tonton Dingo et Super-Dingo !
—Quoi ?
—Euh…C'est lequel Tonton Dingo et lequel Super-Dingo ? Demanda Harry.
—Ze sais pas, Dit Alita, Mais c'est pas grave, c'est pas important, vu qu'ils sont tous les deux mabouls !
Fred et Georges avaient l'habitude de provoquer le rire, mais c'était la première fois que c'était à leurs dépends.
—Mais bon, moi ze suis zentille, paskeuh Pôpa, il vous appelle « Ducon et Ducon », et P'pa, c'est « Les zaffreux siamois » !
Ron et Draco virèrent pivoine alors que les jumeaux les foudroyaient du regard, et cela faisait tellement bizarre de voir ces deux-là afficher autre chose qu'un visage hilare que ça rafraîchissait instantanément l'ambiance.
Hermione s'avança alors vers Ron.
—Tu vas bien ? Demanda-t-il.
Elle rougit et dit timidement :
—Oui…Est-ce que tu…t'entends mieux avec lui ?
—Ouais…On peut dire que je m'habitude peu à peu à lui…
—Mais…tu n'es pas amoureux ?
—Ça non ! Répliqua-t-il presque furieusement.
Elle sembla soulagée. Draco les regarda un peu et se plaça un peu en retrait. Il n'aurait su dire ce qui le tracassait exactement, mais il se sentait mal à l'aise.
Il fut étonné quand Arthur vint s'approcher de lui avec un regard grave. Le chef de la tribu Weasley semblait être celui qui goûtait le moins à l'allégresse des retrouvailles.
—Je peux te dire un mot ?
Draco hocha la tête et le suivit un peu plus loin.
—Ton père…
Draco haussa un sourcil. Arthur allait fustiger Lucius, cela ne faisait aucun doute. Après tout, la haine entre eux était inimaginable, et c'était bien à cause de ces deux crétins que lui et Ron avaient autant de mal à se sacquer.
—Ton père, ta mère, ma femme et moi avons eu une discussion à propos de cette curieuse histoire qui vous arrive à Ron et à toi…
—Une discussion ? Demanda Draco qui ne pouvait pas imaginer Arthur et Lucius avoir des interactions communicatives autres que le duels de sorciers…ou une bonne vieille empoignade à mains nues.
—Oui, une discussion, et je suis très étonné que nous n'ayons pour une fois pas eu envie de nous égorger…Maintenant que vous êtes rentrés de vacances et que Poudlard est fini— si Ron et toi voulez passer vos ASPICS, vous devrez attendre qu'Alita soit repartie dans son époque — , il vous faut un endroit où habiter tous les trois…Et nous avons décidé, tous les quatre, que vous passeriez le mois de juillet chez nous, au Terrier, et le mois d'août chez toi, au Manoir…
—Pourquoi on commence par votre…maison ?
—Ton père est d'accord, c'est même lui qui a eut l'idée…Moi aussi cela me surprend et je donnerais cher pour savoir ce qu'il mijote !
—J'ai beaucoup de mal à le croire.
Arthur soupira et sortit un papier de sa veste.
—Il avait prévu que tu ne me croirais pas, alors, il t'a écrit ceci…
Il tendit la lettre à Draco qui la lut en silence. Pas de doute, c'était bien l'écriture de Lucius. Alors, il allait devoir loger dans le « taudis » des Weasley ?
—Vous avez vraiment de la place pour moi et Alita ?
—Ben, vous dormirez tous les trois dans la chambre de Ron…d'ailleurs, nous devrons déménager Harry, sinon ce serait trop bizarre…
—Quoi ? Lui aussi ?
—Oui…oh, Molly ne va pas aimer, mais on devra sans doute le mettre avec Ginny…alors qu'Hermione dort déjà avec Ginny…
—Granger aussi ? Mais comment faites-vous pour caser toutes ces personnes ?
Arthur renifla de façon méprisante et approcha son visage de celui de Draco pour lui assener :
—Je sais que ce cher Lucius doit t'avoir raconté des tas de choses sur notre famille et je ne veux pas que tu me les répètes, mais je te jure que nous te trouverons de la place parmi nous…Et si tu te sens à l'étroit, ce sera uniquement de ta faute parce que tu auras tout bonnement refusé de profiter de notre hospitalité !
Draco déglutit avec difficulté.
—Nous avons même trop de place, Intervint Molly en arrivant derrière son mari.
Draco leva les yeux vers elle. Les Weasley, trop de place ? Impossible !
—Nous avons quatre chambres à coucher pour nos enfants, et maintenant que Bill, Charlie, Percy, Fred et Georges habitent ailleurs, il y en a deux d'inoccupées…Tu seras avec Ron et Alita dans la chambre de Ron et Harry et Ginny partageront celle de cette dernière…Mais je tiens à ce qu'Hermione soit aussi avec eux, afin qu'ils ne…
—Arrêt de t'inquiéter pour ça, Molly…Ils sont grands !
—Comment cela se fait-il que Gran…qu'Hermione ne soit pas avec Blaise Zabini ?
—Elle ne semble pas y tenir…Alors nous avons inventé que Blaise Zabini est parti en vacance tous seul avec leurs enfants…et on a décidé aussi que les enfants de…Harry et Ginny sont en France avec…leur « grande » cousine Victoire…Bill, Fleur, Charlie, Percy et Audrey , Fred et Georges dînent encore ce soir chez nous et après ils repartiront chacun de leur côté, même si les jumeaux devraient souvent repasser nous voir…
Molly aurait voulu en dire plus, mais Alita fit irruption entre elle et Arthur en gazouillant « Papy Thuthur ! Mamie Momo » Draco se demanda ce que les parents Weasley pouvaient bien penser de l'idée d'avoir une petite-fille qui n'avait pas de cheveux roux…et portant aussi le nom de Malfoy qui plus est. Quant à l'avis de Lucius et Narcissa, il essayait ne pas y penser pour éviter de se faire des cheveux blancs avant l'heure.
(1) Vérone pour ne rien vous cacher, dans laquelle j'avais écrit :
« Derrière leurs bégonias, Hugo et Scorpius s'étaient redressés en silence, mais également en stupéfaction, affichant à peu près la même tête que Sirius Black surprenant le professeur Rogue en nuisette sexy dans une autre fanfic que j'ai prévu d'écrire prochainement. »
Et depuis que j'avais lâché ça, il fallait bien que je tienne parole en plaçant ça quelque part. C'est chose faite
