Bonjour à tous,
Je prends vraiment du plaisir à écrire cette fic et je suis toujours aussi heureuse de recevoir des reviews intelligentes et encourageantes. Je n'en suis que plus motivée pour écrire la suite. Cela doit être ma plus longue fic, et même si le début était un peu bric-à-brac avec plein de clichés, je ne m'en lasse pas. D'ailleurs, je ne suis pas près de me lasser des Ron/Draco, ce couple est merveilleux, tout simplement.
Mais avant de passer au chapitre, je vous rappelle que vous pouvez poser des questions aux OC…Cependant, il n'est pas impossible que les réponses apparaissent dans la fic en elle-même, et non dans les bonus…D'ailleurs, je pense que dans certains cas, c'est évident que je devrai y répondre à un moment où un autre, sinon, je suis vraiment une méchante auteure qui vous fait tourner en bourrique avec un mystère et qui pour finir ne vous dévoile rien ! Quand je parlais de poser des questions, je faisais plutôt allusion à des choses anecdotiques dont l'intrigue peut se passer.
J'ai réalisé des fiches pour chaque OC, avec des détails et des mini-bios et tout, et ça n'est pas destiné à être lu par vous, c'est juste pour moi, pour que je m'y retrouve, que je sache que si Machin agit de telle manière, c'est parce que pour lui, tel truc est une valeur importante etc. Et donc, il y a des éléments que j'ai inscrits sur ces fiches que vous ne verrez peut-être jamais parce que le scénario n'exige pas de les utiliser. Les bonus pourront donc permettre de rattraper un peu ça. Et je pourrais éventuellement à cette occasion révéler ce qui reste, si ça intéresse.
Quatrième partie : Malfoy Manor
Chapitre vingt-trois : Esprit frappé
—Maintenant que vous allez vivre ici, il y a certaines règles à respecter que vous devrez vous entrer dans le crâne…
Voix glaciale et regard hautain. Il ne rigolait pas, le Lucius. A ses côtés, Narcissa toisait Ron en ayant l'air de penser « Les roux sentent mauvais ».
—C'est qui le vilain monsieur pas zentil ? Murmura Alita.
—C'est Papy Lulu, Dit Ron.
—Règle numéro 1 : je ne suis pas « Papy Lulu », vous m'appellerez « Monsieur Malfoy » !
—Je rectifie, Dit Ron à Alita, Ce n'est pas « Papy Lulu », mais « Lulu le Coincé du Slip » !
Draco serra les dents. Non, Ron, arrête de le provoquer, c'est du suicide !
—Vous savez à quel point je suis « heureux » de recevoir un Weasley dans ma demeure ? Poursuivit Lucius.
—Gaspillez pas votre salive, j'ai pas envie d'entendre des détails sur votre « joie » de me voir, Répliqua acerbement Ron.
—Dit Papy Lulu, pourquoi tu ne parles plus avec Pôpa, c'est ton fils quand même ?
Lucius fit passer son regard de Ron à Draco qui se raidit. Tous ses muscles semblèrent tendus à leur maximum, comme des cordes d'arc à flèche. Il ne décrispait pas la mâchoire. Après tout, la réaction de Lucius avait été une de celle que Draco redoutait le plus, et le fait d'avoir vécu pendant trois mois et demi en dehors de ça ne faisait qu'accroître ce sentiment oublié maintenant qu'ils se retrouvaient face à face.
—Tu sais, mon enfant, Ce n'est pas pas moi qui en ai décidé ainsi…C'est lui ! Inventa Lucius.
« Et oui, Draco, nous allons dire que c'est de ta faute à toi…Voyons comment tu t'en sortiras, gamin…Pardonne-moi de te torpiller, mais cela t'apprendra de tomber amoureux d'une racaille ».
Lucius pensa cela en regardant discrètement la main de Draco que celui-ci, sans doute s'en rendre compte, avait glissée dans celle de Ron pour se rassurer.
Après avoir rudement regardé le rouquin pendant quelques secondes supplémentaires, Lucius les invita, avec une joie non dissimulée, à visiter le Manoir. Ron jeta un dernier coup d'œil aux paons qui se promenaient nonchalamment dans le jardin et entra, poussant doucement Alita devant lui, Draco suivant après.
Une Elfe de Maison s'empressa de prendre en charge leurs bagages.
—Je vous présente Dianna, Dit Lucius, Nous avons été obligés de la prendre pour remplacer notre ancien serviteur, affranchi par un pauvre décérébré…
—Je vois que le coup de la chaussette n'a toujours pas été digéré, Dit Ron, narquois, Au fait, on vous a dit qu'Hermione, la marraine d'Alita, lutte contre l'esclavage des Elfes ?
—Si vous croyez que cette chère San…Hermione me fait peur…En attendant, voici le hall…Vous devez trouver cela grand, je crois qu'on pourrais y faire tenir cinq fois la « maison » des Weasley.
—Et ça vous sert à quoi, autant d'espace ? A réunir un club d'aérobic tous les matins ?
Draco resserra encore ses dents, Ron allait-il arrêter ça immédiatement ?
—J'espère que tant de luxe ne vous dépayse pas, poursuivit Lucius, Nous arrivons dans le séjour…oui, il y a beaucoup d'écho…
—Comme dans tous les endroits creux, par exemple, dans votr…
Draco le fit taire d'un coup de coude. Lucius continua la visite, Narcissa muette à ses côtés, et Ron agrémenta chaque commentaire d'une remarque sarcastique. Ils évitèrent soigneusement les cuisines, lieu réservé à Dianna. A la fin, Lucius leur présenta une chambre plus petite que les autres : la chambre prévue pour Ron et Alita.
—Pourquoi tous les deux ?
—Draco dormira dans sa propre chambre, comme à son habitude.
—Depuis dix ans, son habitude, c'est de dormir avec moi ! Répliqua Ron.
—Dix ans ?
—Vous êtes mariés depuis dix ans ? Intervint Narcissa.
—Nan, Dit Alita, Ils sont mariés depuis huit ans, mais ils sont amoureux depuis touzours !
—Et dix ans, c'est quoi alors ?
—Ben, je vous l'ai dit, Fit Ron, Ça fait dix ans qu'on dort dans le même lit !
Draco se sentit encore plus tendu, Lucius fixa Ron et Ron fixa Lucius, tous deux jouant à celui qui romprait en premier le contact visuel. Le blond tira Ron par le bras et le força à entrer dans sa nouvelle chambre.
—S'il te plait, ne fais pas d'histoire…
—Mais…
—Allez…
—Nous allons vous laisser vous installer, Dit Lucius en voyant Dianna porter le dernier bagage.
Il prit Narcissa par l'épaule et l'emmena avec lui.
—Huit ans de mariage…les noces de coquelicot, Dit-elle, Peuvent-ils vraiment s'aimer si longtemps ?
—Bien sûr que non…
Alita tira la langue dans leur dos.
—C'est vrai qu'ils sont pas très sympa !
—Mouais…clair…
—Ron, veux-tu bien arrêter de provoquer mon père, s'il te plait ?
—Uniquement si lui, il arrête de me provoquer !
—Tu pourrais accepter mes parents comme j'ai accepté les tiens, ainsi que tes amis ?
—Ecoute, j'ai bien réfléchi, et je me doutais bien que je ne serais pas le bienvenu ici, alors j'ai décidé que le mieux, c'était de prouver que je pouvais être aussi teigneux qu'un Malfoy ! Alors, quand est-ce que tu me les montre ?
—Te montrer quoi ?
—Ben, vos fameux WC en or massif ?
Draco soupira.
—C'est pas vrai, Dit-il alors qu'Alita s'était mise à rire, Les meilleures sont les plus courtes, tu le sais ?
—Ça, ça dépend de quoi tu parles, pour certains trucs, il vaut mieux que ça soit long…
—T'as fini, oui ? Ne dis pas ça devant la petite !
—Ben quoi, je parie qu'elle a compris, pas vrai, Alita ?
—Hi hi !
—Ça veut dire « oui ».
Lucius réapparut, les faisant sursauter :
—J'ai oublier de vous préciser à quoi servait la pièce à côté, Dit-il.
Il s'agissait d'une salle de bain personnelle, directement connectée à la chambre.
—Ça s'appelle une « salle de bain », tous les gens riches en ont une, voir plusieurs, y passer un certain temps tous les jours permet de sentir bon et de ne pas ressembler à un paysan pouilleux.
—C'est quoi, cette insinuation ? Répliqua Ron alors que Lucius s'en allait en se gaussant.
—Tu l'as cherché, Lui dit Draco.
—T'aurais pu me défendre, tout de même !
oOoOOOoOo
—Léon ! Léon !
—Ils sont bêtes les zoziaux, hein, P'pa ?
—Ouais, c'est vrai…
—Léon ! Léon !
—C'est con, un paon !
—Et pis, ils font leur malins avec leurs plumes ! Ils sont ridicules !
—Léon ! Léon !
—Ouais, t'as raison, princesse, ça leur donne un air de folles tordues ! Ils méritent de finir en stylos…Tiens, je me demande, c'est comestible, un paon ?
—Pour les manzer ? Avec de la sauce aux écharlottes ? Faut demander à Pôpa !
—Léon ! Léon !
Narcissa observait Ron et Alita dans le jardin depuis la fenêtre du séjour.
—Ils s'amusent avec les paons ! Dit-elle.
—J'espère qu'ils ne vont pas les importuner, Dit Lucius.
Draco avala sa salive, incapable de retrouver son calme.
—Je te sens tendu, Draco .
—Euh…oui, Père, un peu…
—Ce n'est pas drôle ce qui t'arrive, mon chéri, Dit Narcissa, Quand je pense que…
—Ça ira, Mère, je m'en accommode…
—Un peu trop, d'ailleurs, Siffla Lucius.
—Vous n'allez pas me croire, mais…les Weasley sont supportables.
—Ça reste de la racaille…et puis, c'est à cause de l'un d'entre eux que ta fille n'est pas ta descendante…en tout cas, elle n'est pas une Malfoy…
Draco réfléchit un instant : il avait l'habitude de poser Alita comme cause de sa « romance » avec Ron, mais Lucius suggérait que c'était l'inverse, ce serait à cause de Ron qu'Alita serait là. Comme dans n'importe quel couple sans particularité temporelle, en fait.
—Il…il n'est pas si mal que ça, Dit-il timidement.
—A cause de lui, tu deviens le point mort de la lignée, est-ce que tu t'en rends compte ? Est-elle de sang-pur au moins ? Ou même simplement sorcière ? Ou ce traitre à son sang t'a-t-il convaincu d'adopter une Moldue ?
—Je n'en sais rien, je ne l'ai jamais vue utiliser la magie, mais elle n'en a jamais eu besoin…Et je ne peux pas le lui demander comme ça, avec elle, chaque question doit être grandement pesée…
—Mais Draco, n'éprouves-tu aucune gêne à être redevenu…décadent ?
—« Redevenu » ? J'ai toujours été comme ça, Père, et ça n'est jamais parti pour revenir maintenant !
—Mais pourtant, pendant un moment, tu…
—Je mentais.
« Non », Songea-t-il, « Je sais que je vais le décevoir, mais je ne peux plus prétendre être ce que je ne suis pas. Plus maintenant que Ron… »
—Comment ça, tu mentais ? Et l'argent que nous avons dépensé pour que tu guérisses de ton problème ?
—Ça n'a servi à rien.
—Peut-être va-t-on devoir lui demander de revenir s'occuper de toi.
Le jeune-homme sentit un frisson désagréable. Il n'était pas question qu'il revoit ce type.
—Au fait, Repris Lucius, Tu es responsable d'eux. Si cette gamine ou la racaille qui te sers de pseudo-mari font le moindre faux pas, c'est toi qui en paieras les conséquences, c'est clair ?
—Oui, Père.
—Bien…
—Euh.. . Père ?
—Oui ?
—J'ai oublié de vous dire que…peut-être que Ron voudra inviter des amis et…
—Il s'en passera pendant un mois.
—C'est qu'il aime être entouré, il a besoin…
—Son bien-être n'est pas ma priorité, et ne devrais pas être la tienne non plus !
—Mais…il y a au moins un de ses collègues musiciens, ils ont un groupe et…
—Il s'en passera !
oOoOOOoOo
—Par Amaterasu! Je suis face à un terrible choix ! S'écria Cius au milieu du super-marché.
—Qu'est-ce qu'il y a ? Soupira Emy.
—Et bien, je ne sais pas ce qu'il faut acheter…
Il tendit deux boîtes de sachets de thé noir de marques différentes.
—Thé bio ou thé fair-trade ?
—La vie est pleine de dilemmes, pfft…
—C'est ça, moque-toi ! Mais j'ai vraiment du mal à choisir !
—Dans ce cas, n'achetons aucun des deux…tiens, on va prendre celui-ci: du thé tibétain extra-fort qui rend l'eau semblable à de l'encre de Chine dès qu'on le trempe dedans…
—Mouais…
—Humpf…
—Quoi ?
—J'ai mon nez qui me gratte…
—Bah, tu sais ce que ça veux dire : il y a quelqu'un qui pense à toi.
—Ouais, d'ailleurs, je perçois une odeur inaccoutumée…
—Ah bon ? Et ça sent quoi ?
—Le safran…le jus d'orange…et le soleil…
—Le soleil ?
—Oui, enfin, tu m'as comprise.
—Je te prends en flagrant délit de métaphore!
—Et alors ?
—Et ben la métaphore, c'est de la mauvaise foi, c'est ce que tu as écrit dans…
—Des fois, je me dis que tu ne devrais pas lire mes romans.
oOoOOOoOo
Hal était entrain de lire Placide Sulfurique.
—Tu t'essayes à Emy Douçamère ? Lui demanda Satin.
—Ben ouais, le blondinet, il aime bien…
—Ah, au fait, merci pour les oranges, c'est gentil de m'en apporter un plein panier…
—Y'a pas de quoi, Abuela en a plein.
Elle s'installa à côté de lui sur le canapé.
—Ah, je suis contente que tu viennes chez moi, ça n'était plus arrivé depuis longtemps…
—Ben t'es quand même ma maman…Et puis, tu fais trop bien les cookies !
Il leva les yeux et passa son regard sur l'entièreté du petit appartement.
—Tu « reçois » souvent des hommes ces temps-ci ?
—Non, pas trop...Et toi, tu as nouvelle petite copine ?
—C'est un peu le désert pour moi aussi…
—Ton petit pelirrojo te manque alors tu n'as plus le cœur à ça ?
—Ouais…Dis, M'man, ça t'est arrivé d'aimer une femme...je veux dire, depuis Nana ?
—Non…avec Nana, c'était spécial…enfin…je ne suis plus amoureuse de qui que ce soit depuis longtemps…et le seul homme dans ma vie, c'est toi, hijo.
—Mama…
oOoOOOoOo
« Comme si j'ignorais ce qu'était une salle de bain ! » Maugréa mentalement Ron en ouvrant le robinet de sa baignoire.
—Alita, je prends un bain, tu as de quoi t'occuper ?
—Ben, y' a bien cette poupée que Mamie Cissy a mise là, mais elle est moche et pis, Severina elle est plus belle !
Ils étaient tous deux dans leurs quartiers du mois et venaient de défaire leurs valises. Ron remarqua un grand pot au bord de la baignoire, rempli de grosses boules bleues et noires.
—Elle est grande, la maison de Papy Lulu et Mamie Cissy, hein ?
—Ouais…
—Tu serais capable de te perdre, hein, P'pa ?
—N'exagère pas ! Je suis pas le roi des empotés non plus !
—Hi hi hi ! Ben moi, ze suis sûre que tu vas te perdre !
—C'est ça !
Il referma la porte et commença à se déshabiller, repensant à l'ambiance houleuse au dîner, où il avait l'impression d'avoir passer son temps à jouer au lancer de poignards virtuels avec Lucius.
C'était vrai que Draco avait fait de gros efforts pour lui, pour vivre en paix avec sa famille et ses amis, et que maintenant c'était à son tour d'être correct avec Lucius et Narcissa. Mais ça ne promettait pas d'être facile, surtout que Draco et Lucius semblaient parfois cacher des allusions qui lui échappaient dans leurs paroles.
Il entra dans le bain et saisit une des étranges boules bleues, intrigué. Les traces noires étaient en réalité des plantes collées à leur surface. Il sentit alors des crépitements sous ses doigts mouillés : apparemment, cela fondait au contact de l'eau. Surpris, la boule lui échappa des mains et tomba entre ses genoux en l'éclaboussant. Après avoir essuyé ses yeux, il constata que la boule fondait en provoquant bulles et remous, colorant l'eau en bleu turquoise, et dégageant un parfum de sel et de sable. Les plantes noires se gorgèrent d'eau et devinrent des algues.
Il eut soudain l'impression de se baigner nu dans l'océan, avec la chaleur de l'eau et un soleil radieux qui n'était autre que la lampe principale de la salle de bain. Il ferma les yeux et respira pleinement la fragrance marine, laissant ses muscles se détendre. Il avait presque l'impression de sentir le mouvement des vagues, d'entendre les pépiements d'oiseaux de mers. Il s'affaissa et ses cheveux se mouillèrent. Il faudra prendre une douche après, songea-t-il, parce que l'eau de mer, ça abîmait les cheveux, c'était ce que Draco lui avait dit chaque fois qu'il avait été se baigner à la plage d'Azúcar Culebra. Quoi que lui, il s'en fichait, mais bon…D'ailleurs, c'était complètement con de prendre une douche après bain…bah, il allait se faire un shampooing, mais avant il allait encore un peu profiter de cette sensation de relaxation…
—Je vois que tu as découverts les balistiques de ma mère ! Dit la voix de Draco en le réveillant.
Ron sursauta. L'eau était froide.
—Je…ça fait combien de temps que je suis là-dedans ?
Il sortit sa main de l'eau et contempla ses doigts ridés. Longtemps, sans doute. Il prit ensuite conscience du fait que Draco était agenouillé avec un coude sur le rebord de la baignoire, et qu'il lui adressait un grand sourire.
—Mais qu'est-ce que tu regardes ! S'écria le rouquin en piquant un fard.
—Rien.
—Comment ça, rien ?
—L'eau est d'un bleu opaque et tropical, je ne vois donc rien.
—Tu me mates dans mon bain et quand je dors !
—Je ne te matais pas, je viens d'arriver, et d'ailleurs, c'est dangereux de dormir dans son bain…
—Je parie que tu en as profité pour vérifier si j'avais un piercing !
—Même pas !
—…
—Ce sont des balistiques « Océan », elles apportent un ambiance de plage dans la salle de bain…
—Du colorant bleu et des algues lyophilisées peuvent vraiment faire ça ?
—Ouais, mais tu devrais les laisser pour Alita, elle qui adore le monde marin…Si tu veux, dans ma salle de bain à moi, j'en ai d'autres, de couleur orange, appelées « Soleil ».
—C'est une invitation ou quoi ?
—Pas du tout ! Elles sentent l'orange et le safran, comme ça, tu auras l'impression de prendre un bain avec ton Espingouin !
—Ta voix suinte de bile et de fiel, tu t'en rends compte ?
—Pff…Alita est partie, elle a laissé un mot pour toi.
—Hein ?
—Oui, elle y dit qu'elle est allée prendre des mesures du Manoir pour dessiner un plan parce qu'elle a peur que tu te perdes dans les corridors !
Le rouquin grogna de mécontentement.
—Vous avez fini de vous foutre de moi, tous les deux ? Et puis, sorts d'ici toute de suite, toi, je vais me sécher !
Draco s'en allant en rigolant. Quand il eut refermé la porte derrière lui, son rire se fit plus nerveux, rougissant de l'effet qu'avait eu sur lui la vision de Ron étendu dans bain, ses cheveux roux flottant comme des algues fines sur les côtés de son visage, sans parler des millions de taches de rousseur qui constellaient sa peau claire. Ce fut une image qu'il tenta de chasser de son esprit.
oOoOOOoOo
Vers deux heure du matin, Ron se réveilla, ayant envie d'aller se soulager, il du se lever et sortir de la chambre pour trouver des toilettes.
Il s'élança dans le couloir sombre, faiblement éclairé par des rayons de lune qui filtraient à travers les rideaux des fenêtres et de quelques chandelles. Le Manoir, froid le jour, devenait sinistre la nuit. La décoration d'armures et de tableaux inquiétants au mur rappela au rouquin certains passages de Poudlard réputés pour flanquer la frousse aux jeunes élèves qui s'y aventuraient la nuit. Mais Ron n'était pas du genre à en avoir peur, car c'était bien connu, il n'avait peur que d'une chose : qu'une araignée lui tombe sur la tête, encore que depuis sa confrontation avec l'acromantule de la Forêt Interdite, il se sentait l'âme plus hardie à la vision de ces arrogants arachnéens (même qu'il avait une astuce en réserve pour se faire rire s'il en voyait une : Alita lui avait un jour raconté qu'elle avait lu dans un livre que les araignées étaient des « arachides » , ce qui les apparentaient aux noix et aux cacahuètes!)
Il lui sembla parcourir une certaine distance avant de trouver les cabinets, ce qui lui avait laissé le temps de découvrir quelques endroits que Lucius avait négligés, les jugeant sans importance, entre autres une collection d'une dizaines de statuettes assez moches, et une toile représentant un petit garçon blond, qui le fit sourire et puis s'attendrir quand il alluma une lampe pour mieux l'observer et vit que le gamin ne souriait pas et avait un regard triste.
Il entra dans les toilettes et fit son affaire en regardant par la fenêtre ouverte le jardin des Malfoy qui devenait particulièrement inquiétant la nuit, les paons avaient disparu et laissaient une désagréable sensation de vide dans l'immensité de la cour, entre la masse obscure de la sapinière et la pelouse dégagée au milieu de laquelle trônait un arbre dont l'écorce du tronc rappelait un visage humain.
En sortant des WC, il se trouva face à une poupée laide qui ressemblait comme deux gouttes d'eau à celle que Narcissa avait mise dans leur chambre, assise sur un appui de fenêtre. Il ne se rappelait pas l'avoir vue là mais passa outre, il devait regagner sa chambre.
Cela n'était cependant pas une mince affaire. Il se rendit compte que le plan d'Alita aurait pu lui être utile : au bout d'un quart d'heure, il n'avait pas retrouvé son chemin, ayant oublié les détours qu'il avait empruntés à l'aller.
Au bout de vingt minutes, il commença à perdre patience et à s'énerver : cette maison était un labyrinthe? Ou quelqu'un caché dans l'ombre d'un angle lui avait-il jeté un sort ? Il croisa à nouveau la poupée, ce qui lui indiqua qu'il tournait en rond…Quoi que, le pantin ne se trouvait pas toujours sur l'appui de fenêtre, parfois il était par terre, parfois en haut d'un meuble de couloir, parfois dans une mezzanine ou une niche dans le mur. Les dernières bougies s'étaient éteintes et laissaient des filaments de fumée blanche autour de leur mèche noire. Par les fenêtres, il apercevait les branches des arbres ballottées par un vent soudain. Il ressentit une vive excitation : cette ambiance lui rappelait les longues nuits qu'il avait passées à marcher sous une cape d'invisibilité, avec Harry qui surveillait Rusard et Miss Teigne sur la Carte du Maraudeur et Hermione qui pestait à chaque fois qu'on lui écrasait les orteils. Il ne manquait plus que Peeves, pensa-t-il, oui, Peeves à la place de Lucius, un esprit frappeur à la place d'un esprit frappé !
Après une errance qui lui sembla longue, il s'arrêta au beau milieu du chemin et soupira de rage. Pour une première nuit au Manoir, on pouvait mieux faire que de se perdre comme le dernier des boulets ! Il s'assit en tailleur par terre et ferma les yeux pour essayer de visualiser mentalement pour la trentième fois au moins l'itinéraire qu'il avait emprunté pour venir.
Il sursauta quand une porte s'ouvrit brusquement à quelques mètres de lui. Il tourna la tête et se releva en vitesse, contemplant la silhouette blanche de Draco en pyjama qui se découpait dans la pénombre.
—Mais qu'est-ce que tu fous là ? Demanda le blond, qui dans la nuit prenait un aspect fantomatique, Ça fait dix minutes que je t'entends errer dans les couloirs !
—Désolé de t'avoir réveillé…Je me suis perdu en revenant des toilettes...
Il était honteux d'avoir une fois de plus à avouer son manque de sens de l'orientation.
—Des toilettes ? Mais pourquoi tu n'as pas été dans celles de ta salle de bain ?
Ron rougit dans le noir.
—C'est maintenant clair : je suis l'abruti de l'année, j'avais oublié ça, c'est que j'ai pas l'habitude d'avoir ce luxe…Euh…tu peux m'aider à retrouver ma chambre, s'il te plait ?
Draco s'avança vers lui et ils commencèrent à marcher.
—C'est drôle, ça me rappelle en première, le duel à minuit dans la Salle des Trophées, tu te souviens…sauf qu'il est pas minuit mais au moins trois heures et que cette fois, tu es bien là…
Draco s'arrêta tout à coup.
—Tu es sûr que tu veux dormir dans ta chambre ?
—Ben oui, je vais pas dormir dehors !
—Tu ne veux pas dormir dans la mienne… ?
—Tu as un lit de rechange ?
—Non, mais il y a assez de place dans le mien…
—…
—…
—Tu sais que c'est bizarre comme proposition ?
—Mais...ça ne serait pas la première fois ! Et puis, c'est pas parce que mon père n'est pas d'accord que…
—Oui, mais tu es le premier à dire qu'on ne s'aime pas, et je ne vois pas l'intérêt de dormir avec quelqu'un qui ne m'aime pas, tu as une excuse en or pour refuser ma compagnie nocturne : ton père nous l'a interdit, alors, pourquoi tu veux lui désobéir pour faire quelque chose que tu n'aimes pas ?
—Mais…euh…j'aime bien dormir avec toi, moi…et je sais que toi aussi tu aimes ça.
—Ça me met mal à l'aise.
—Tu ne veux pas ?
—Non.
—Dans ce cas, trouve le chemin tout seul !
Draco tourna les talons et rentra dans sa chambre.
—Attends ! Je…c'est d'accord, j'ai pas envie de dormir dehors!
—Tant mieux.
Draco referma la porte derrière eux une fois qu'ils furent entrés et prit place dans son lit. Mais Ron passa outre et alla se coucher sur le tapis.
—Je dors dans ta chambre, mais pas dans ton lit !
—Mais…
—Quoi ?
—Je…
Le blond n'osait exprimer trop ce qu'il voulait.
—Je ne sais pas si je t'aime, Finit-il par avouer, Mais je suis…attiré physiquement par toi…
Ron ne put s'empêcher de sourire et de sentir son cœur s'emballer.
—Tu veux qu'on baise pour de bon ou quoi ?
—J'irai pas jusque là mais…
Le rouquin sentit ses pommettes chauffer sous le rougissement. En peu de temps, ils étaient passé du stade de répulsion l'un de l'autre à celui d'envie irrémédiable de se rapprocher. C'était un peu comme avec la télécommande de la télévision moldue du bungalow en Espagne : depuis le baiser, c'était comme si on avait appuyé sur un bouton et que tout s'était allumé en eux.
Draco respira profondément et on entendit un froissement de tissus. Il sortit de son lit et alla s'installer près de Ron sur la carpette. Il le serra contre lui.
—Je t'en prie, j'ai envie de ça, Murmura-t-il se son souffle chaud dans le cou du roux.
Ron se tourna vers lui pour l'embrasser. Après tout, il avait bécoté Lavander des milliards de fois de la sorte sans l'aimer vraiment, et avait été amoureux d'Hermione sans jamais lui dévorer la bouche, cela ne comptait pas, donc. Et les relations sexuelles, ça pouvait aussi se faire sans amour?
Doucement, il glissa ses doigts dans les cheveux de Draco, tout en continuant à l'embrasser. Le blond resserra ses bras dans son dos, s'agrippant à lui. Ron descendit ses mains dans la nuque du blond, puis sur ses épaules, et l'attira contre son torse.
—Tu vois que tu aimes ça ?
—Oui, et alors ?
Ron hissa Draco sur lui alors qu'il se mettait sur le dos, ses mains descendirent encore plus bas, jusqu'à arriver à la jointure des jambes et des fesses.
—Tu es entrain de me peloter le cul!
—Tu as remarqué?
—Dis-moi, c'est un pyjama avec des poches?
—Non.
—Alors, comment tu fais tenir ta baguette dedans? Tu l'as mise dans ton caleçon?
—Tu le fais exprès ou quoi? Comme si tu ne te doutais pas que c'était autre chose que ma baguette...pas plus que ce que c'est la tienne que je sens contre ma hanche.
—Hé hé...
—Draco, tu portes à gauche, maintenant, je le sais!
—Hé hé...
—Tu veux qu'on le fasse? Chuchota Ron.
—Euh...
—Tu veux qu'on le fasse?
—...
—...
—...
—Oui.
—Ok. Mais... comme ça?
—Je sais pas.
—Attends, remets-toi à côté de moi.
—C'est drôle, mais je ne suis pas sûr de savoir comment on fait...
—Tu as le trac?
—Un peu, et toi?
—Je l'ai à fond! Euh...attends...Qu'est-ce que ça fait si je te touche là?
—J'aime bien.
—Et là?
—J'aime.
—Et comme ça?
—Ouh! J'adore!
—Ouais?
—Ouais...Ron...je vais te faire la même chose!
—D'accord!
—...
—...
—J'aime aussi. J'adore aussi!
—Je suis déçu, tu n'as pas de piercing...
—Il y a trop de terminaisons nerveuses, ça aurait fait atrocement mal!
—Tu es douillet?
—A cet endroit-là, oui.
—...
—...
—Et là, tu crois qu'on s'aime?
—Non. Tu le crois toi?
—Non plus.
« Menteur...maintenant, je le sens nettement... J'aime Draco Malfoy. Et lui ment peut-être aussi. Il semble si pudique à propos de ses sentiments. Peut-être que si je vais jusqu'au bout, ça lui déliera la langue.»
—Draco, je...
—Chut!
—...
— Maintenant, le problème est le suivant: qui sera l'actif?
—Moi, Affirma Ron.
—Euh...non! Répliqua Draco.
—Les débats stériles ont tendance à me faire débander, alors je suggère qu'on essaye chacun à notre tour.
—Ok. Mais je commence.
—Si tu veux, Mr le Borné. Tu as du lubrifiant?
—Euh...non.
—...
—...
—Ah ben...alors...euh...de la salive fera peut-être l'affaire.
—Euh...tu vas...?
—Oui.
oOoOOOoOo
—Draco...tu ne comprends pas l'espagnol, hein?
—Non.
—Et quand t'allais faire les courses alors?
—J'ai appris par chœur les trois phrases dont j'avais besoin. Mais pourquoi tu me demandes ça?
C'était le matin. Ils étaient tous les deux nus sur le tapis, le lit de Draco défait à côté d'eux. Les bruits du jour emplissait le jardin, tout revivait.
—Draco, creo que estoy enamorado de tú.
—Hein?
—Te amo.
—Qu'est-ce que tu racontes?
—Laisse tomber.
« Yes ! Je l'ai dit, yes ! Tant pis s'il s'obstine, il craquera bien un jour ! »
Ron se mit sur les coudes puis se releva, hissa Draco contre lui.
—Je regrette pas de te voir nu, tu es splendide!
—Merci!
Le blond s'enthousiasma et émit un sourire radieux, rosissant à vue d'œil et baissant les yeux de gêne.
—Comment aurais-tu réagi si c'était pas moi qui t'avais dit ça...je sais pas...euh, si c'était Harry?
—Je l'aurais baffé, je lui aurais craché dessus, et puis j'aurais vomi!
« Normal, lui tu t'aimes pas ! »
—On se rhabille et tu me reconduis dans ma chambre avant que ton père ne remarque quoi que soit?
—Oui, il faudra que tu apprennes à t'y retrouver dans le Manoir!
—...
—...
—Ça te fait mal, à toi, quand t'essayes de t'asseoir?
—Oui.
—Moi aussi.
Une fois qu'ils furent habillés et qu'ils eurent fait un brin de toilette, Draco reconduisit Ron dans sa chambre. Ils y découvrirent la poupée décapitée, de la ouate sortant de son cou tranché.
—Elle a essayé de m'assassiner pendant la nuit! Se défendit Alita, Sinon, où t'étais passé, P'pa?
oOoOOOoOo
Un type traînait dans le salon du Terrier, affalé sur le canapé comme s'il était chez lui.
—Qui êtes-vous ? Hurla Molly à l'individu qui squattait ainsi sa maison, Et comment êtes-vous entré ici ?
—Je suis Manu et je suis venu chercher Hermione, Répondit-il simplement.
Il était assez grand, avait des cheveux noirs en bataille, le teint hâlé, une barbe de trois jours (date à laquelle devait remonter sa dernière douche d'ailleurs) et des yeux noirs. Mrs Weasley plissait le nez de dégoût et semblait visiblement mécontente de le trouver là.
—Je ne sais toujours pas qui vous êtes vraiment ! Répliqua Molly, Je ne sais pas ce que vous lui voulez, à Hermione, mais je vais devoir vous demander de ficher le camp d'ici tout de suite ! On n'entre pas chez les gens comme ça !
—C'est que je suis venu par la cheminée, Répondit Manu en désignant l'âtre.
—Quoi ? Mais qu'est-ce que… ?
Elle fit le tour du canapé pour constater que Manu ne s'était pas essuyé les pieds et avait laissé des traces de suie qui indiquaient l'itinéraire qu'il avait suivi avant de s'asseoir. Il avait de toute évidence fait un détour par le bar.
—Ah oui, comme vous n'étiez pas encore levés, en vous attendant, j'ai emprunté un peu de whisky pour patienter !
—Sortez de chez moi, vil individu répugnant !
—Et mais…attendez…il faut que je parle à Hermione…et si je pouvais avoir les deux gays et la mouflette aussi, ça serait tip-top !
—C'est ça, dites plutôt que vous êtes un vagabond et un clochard qui vient piquer nos vivres et empuantir la maison ! Maintenant, ouste !
—Attendez, madame, vous ne vous demandez pas comment je connais Hermione et les autres ?
Molly ne l'écouta pas et se rua à la cuisine.
—Je ne suis pas un vagabond, je préfère le terme « aventurier » et…
—Mon cul ! S'écria Molly en revenant armée de son rouleau à pâtisserie dont elle martela la tête de l'individu avec rage, Sortez de chez moi, malotru !
—Je viens de la part de Xenophilius !
—Hein ?
Molly cessa un instant son pugilat.
—Mmmhh, c'est quoi ce boucan d'enfer ? Maugréa Ginny en déboulant en chemise de nuit, les yeux endormis.
—Wow, regardez-moi ça ce joli petit lot ! Bien roulée, la petite !
—C'est ma fille, espèce de sac à vin ! Aboya Molly avant de frapper une fois de plus.
—Maman, c'est qui ce type qui sent l'alcool ?
—J'en sais rien !
—Je suis Manu, tu es Hermione, ma jolie ?
—Euh…non…
—Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Harry en arrivant derrière Ginny.
—Eh ! Fit Manu en l'apercevant, Tu serais pas le petit mec qui…
—Oui, c'est moi, Répondit Harry gêné.
—Enchanté petit gars, mais je viens pas pour toi !
—Vous avez tout de suite l'air plus sympathique, Bâilla Harry, J'en avais marre d'être spécial…
—Hermione…
—Laissez-la tranquille ! Coupa Molly.
—Que voulez-vous à Hermione ? Demanda Ginny.
—Xenophilius a besoin d'elle pour une histoire de Sablier…
—J'ai entendu le mot « sablier » ? Hurla Hermione du haut des escaliers.
Elle ne prit pas la peine de descendre à pied et transplana directement dans le canapé aux côtés de Manu.
—Bonjour, ma belle ! Dit-il en lui faisant un baisemain.
—Euh…b…bonjour, Bégaya-t-elle en rougissant, Mais donc, vous…
—Hermione, t'es dingue ? Ce type est peut-être dangereux !
—Vous venez de la part de Monsieur Lovegood ?
—Ouais, mon pote Xeno…enfin, j'ai déjà travaillé pour lui…
—Au Chicaneur ?
—Ouais…comme pigiste, enfin…
—Ah oui ? Dit Hermione.
Manu se leva et prit un air théâtralement calculé de hors-la-loi romantique.
—Je suis un aventurier si on peut dire, je voyage tout le temps, je n'ai pas d'attache fixe…J'ai visité des dizaines et des dizaines de contrées aussi exotiques que dangereuses, j'explore des mystères que les sorciers contemporains ne soupçonnent même pas…Et de temps en temps, quand je passe par ici, je scribouille un petit quelque chose pour le canard à Xeno, un article sur un truc que j'ai découvert, ça l'intéresse toujours…z'avez lu ce que j'ai écrit sur l'Eldorado ?
—L'Eldorado n'est qu'une légende, ça a été prouvé ! Dit Hermione.
—Ben moi, je te dis que je l'ai trouvé ! Répliqua Manu.
—Vous avez une preuve ? Demanda Miss Saint-Thomas.
Manu ouvrit la bouche mais la ferma.
—Enfin, soit, Reprit Hermione, Vous parliez de sablier…
—Oui, un Sablier Retourneur de Temps énorme, c'est la fille de Xeno— jolie blondinette d'ailleurs, mais elle a déjà un petit ami, c'est ballot — qui m'a dit que ça t'intéresserait et qui m'a dit que tu étais ici…
—Bien sûr…les Lovegood ont fait des recherches de leurs côtés ?
Elle se rappelait comment Luna semblait en connaître un rayon sur le sujet. Molly, voyant qu'il lui était désormais impossible de chasser Manu, alla préparer le petit déjeuner en râlant.
—J'ai trouvé le Réceptacle du Sablier, Dit Hermione, Mais je n'arrive pas à l'identifier…
—Et la gamine a dit que ton moi du futur possédait le Sablier…D'ailleurs, elle est où la gamine, et les deux papas ?
—Ils sont partis au Manoir Malfoy, Dit Ginny, C'est dans le Wiltshire, mais vous aurez du mal à y entrer aussi facilement qu'ici, Lucius Malfoy, c'est pas un marrant…
—Enfin, c'est pas grave, c'est juste que Xeno a décidé de rassembler au plus vite tous les gens qui semblent avoir un lien avec cette histoire pour mettre les infos en communs…
—Ça, ça irait plus vite si Luna et Nott se décidaient à nous dévoiler ce qu'ils cachent, Fit remarquer Harry.
—Ça ils veulent rien dire, Se désola Manu, Luna prétend que de toutes façons ça ne nous aidera pas…
—Tous les gens qui semblent avoir un lien avec cette histoire, ça veut dire…Commença Hermione.
—J'sais pas trop, Xeno a dit que je devais te chercher, toi, Hermione, et ton Réceptacle, lui il va chercher un mec et une nana japonais, Luna va en chercher un en Espagne, et l'amoureux à Luna va en chercher une chez les Yankees…J'sais pas pourquoi il m'a pas demandé d'aller tous les chercher moi-même, voyager, c'est ce que je fais de mieux…Et puis, c'est trois pays où j'ai été à plusieurs reprises.
—Pour les Japonais, y'aura pas besoin, ils sont à Londres…Luna et Théo le savent en plus, ils étaient à la Foire du Livre Sorcier…
—Mais ils sont peut-être retourner chez eux, depuis…
—Non, puisque les Portoloins vers toutes les destinations asiatiques sont en rade…
—Comment ça ? Des Portoloins en rade ? C'est possible ?
—Vous êtes un grand voyageur et vous ignorez ça ? Sourcilla Hermione.
—Je voyage jamais par Portoloin, c'est pour les gens normaux ça, pas pour les aventuriers !
Hermione leva les yeux au ciel.
—Enfin, soit, il faut que je vienne avec vous ?
—Oui, ma belle.
—Pense à manger avant ! Dit Harry, ne connaissant que trop bien l'enthousiasme d'Hermione pour la résolution d'énigmes.
—Et va t'habiller, aussi, Renchérit Ginny, Ce type mate tes jambes depuis tout à l'heure.
—Quoi ?
Hermione eut soudain envie d'emprunter le rouleau à pâtisserie de Molly.
Hum...faut-il que je change le rating? T suffit ou vaut-il mieux passer à M?
