Comme vous le voyez, nous entrons dans la cinquième partie. Bien que j'aie beaucoup hésité concernant ce chapitre à le laisser dans la quatrième. En fait, c'est même ce qu'on pourrait appeler un chapitre de transition entre deux parties. Tout ça pour dire que si vous espériez une ambiance pluôt jap', il va falloir attendre le suivant.
Cinquième partie: Tōkyō
Chapitre trente : L'aventure trop bizarre d'Alita
En 2009, Hermione Granger était devenue une spécialiste de la Magie du Temps. Blaise Zabini, son mari, était écrivain pour la jeunesse. Ils avaient deux enfants, May et Tristan, et tout se passait bien.
Un jour très attendu arriva, Hermione alla jeter un œil à son Sablier ce matin-là.
Elle songea qu'il était temps d'envoyer le Réceptacle à Poudlard, et que quelqu'un le place devant l'ex-bureau de Rogue en faisant comme si c'était une décoration sur le mur.
~oOo~
Alita avait toujours eu droit à un exemplaire gratuit des romans écrits par son oncle Blaise. Et elle avait toujours le plaisir d'y découvrir une note manuscrite sur la page de faux-titre, un petit préface rien que pour elle de la part de Blaise.
Au début, Ron et Draco les lisaient à voix haute, même après avoir appris à lire, elle préférait les entendre, surtout Ron qui mettait toujours beaucoup d'expression dans les voix des personnages.
Le dernier livre qu'ils lui lurent— plusieurs fois chacun— était le premier que Blaise avait écrit. Celui qui raconte l'histoire d'un petit garçon qui remonte le temps pour faire tomber ses deux parents amoureux. Une histoire vraie, avec d'autres noms, et une intrigue simplifiée, pour être à la portée d'une petite-fille de six ans. Même si elle était plutôt vive, Alita n'aurait pas pu comprendre toute l'histoire. D'ailleurs, Blaise avait achevé l'écriture avant le voyage au Japon, et donc, le roman ne portait aucune trace de ce qu'ils avaient vécu là-bas, il avait inventé une autre fin, plus simple.
Alita adorait ce roman, après que Ron lui ai lu cinq fois et Draco deux fois, elle décréta que c'était son préféré, même si ça manquait sérieusement de pirates. Cette histoire n'était pas comme le reste de l'œuvre de Tonton Blaise, elle avait quelque chose de spécial, de…d'incroyablement réel. Et c'était ça qui lui plaisait, même si elle ne le comprenait pas.
Se doutait-elle que les gens qui l'entouraient avaient vécu cette histoire ? Non. Comprenait-elle l'émotion que ses papas mettaient dans chaque ligne de leur lecture ? Non. Se rendait-elle compte que quand elle parlait du livre, les adultes lui accordaient plus d'attention que jamais ? Non.
Ce n'était pas un phénomène intelligible pour elle.
Mais peu à peu, elle finissait par sentir quelque chose. Son sixième sens lui indiquait que c'était bien plus qu'un roman, l'histoire de ce garçon qui voyage dans le temps.
~oOo~
Personne n'avait oublié cette date : le 12avril 2009. Et tous l'attendaient avec impatience, mais avec appréhension aussi.
Ron était fort inquiet, et dans les semaines qui précédèrent le jour J, il posa à Alita beaucoup de questions qui, de l'avis de celle-ci, étaient plutôt étranges :
—Alita, si subitement, tu te retrouvais dans un endroit que tu n'as jamais vu, comment réagirais-tu ?
—Ben, ze suppose que ze trouverais ça rigolo !
—Oui, mais si tu ignores comment tu t'es retrouvée là…
—Marraine me l'expliquera.
—Mais si elle n'est pas là ?
—Alors ze m'arranzerais pour la trouver !
—Mais si l'endroit où tu te trouves était très très très différent du monde que tu connais, et que même si tu vois des gens de ta connaissance, ceux-ci n'ont pas l'air d'être le mêmes et agissent bizarrement…pire, s'ils font comme s'ils ne te connaissaient pas ?
—Pourquoi tu me demandes ça ? Ça ne peut pas arriver, non ?
—Est-ce que tu aurais peur si ça arrivait ? Est-ce que tu pleurerais ?
—Ben non, ze suis pas un bébé !
Ron se mettait alors à la serrer dans ses bras, encore un peu, et c'était lui qui pleurait.
—Oh, ma petite princesse, je ne veux pas que tu pleures et que tu te sentes toute seule !
— Ze ne comprend pas…
—Draco et moi on s'aime, hein ? Et on t'aime aussi ! Jamais on ne voudrait que tu pleures à cause de nous !
—Mais ze sais !
—Mais tu vois, parfois, les adultes ont un comportement étrange, que tu ne peux pas expliquer, mais, je veux que tu saches que rien n'est jamais perdu, tout espoir ne s'est pas encore envolé !
—P'pa…
—Je t'aime, ma petite puce !
—Pôpa ! Y'a P'pa qui pleure ! Viens lui faire un bisou, moi, ze sais plus quoi faire !
Ron savait ce qui allait arriver. Il savait aussi comment cela allait se passer, qu'Alita en reviendrait indemne. Mais il savait que tout n'allait pas être rose entretemps, qu'elle se sentirait seule, qu'elle aurait peur, qu'elle pleurerait malgré ce qu'elle affirmait, qu'elle souffrirait dans les moments où elle penserait que lui et Draco ne s'aimaient pas.
Et il avait mal pour elle, il se sentait coupable.
~oOo~
En 2009, Luna Lovegood était devenue une naturaliste, elle était mariée à Théodore Nott, qui dirigeait une garderie pour enfants sorciers. Tout comme Ron et Draco, ils avaient adopté, leur fils s'appelait Edward, et Alita revendiquait que c'était son amoureux. Mais ils ne se faisaient que des bisous sur la joue. Sur la bouche, ils n'étaient pas assez grands.
Un jour, Luna annonça qu'elle partait pour l'Afrique :
—Mais naon ! Ze veux pas que tu t'en ailles ! Et Tonton Théo et Edward, alors ?
—Mais enfin, Alita, je ne pars pas pour toujours ! J'ai juste entendu dire qu'il y avait un Ronflack Cornu près des chutes Victoria, avec un peu de chance, cette fois, je vais pouvoir étudier cette fascinante créature!
—Alors, tu vas revenir ?
—Mais bien sûr. Ce n'est pas la première fois que je pars seule de la sorte en plus, mais la dernière fois tu étais trop petite pour t'en rappeler.
—C'est que…c'est bizarre sans toi !
Luna sourit. « Bizarre », d'habitude, le monde semblait l'être quand elle était là, justement, pas quand elle s'en allait.
—Les zens sont bizarres avec moi en ce moment, Précisa Alita.
Luna savait bien entendu ce qui allait arriver.
—Tu es la seule personne qui croit toujours quand on lui raconte un truc bizarre, t'es la seule qui ne va pas me dire que c'est zuste mon imazination…c'est pour ça que z'ai pas envie que tu partes !
—Ne t'inquiète pas, même si nous sommes séparées par la distance, je peux quand même être là quand tu as besoin de moi, il suffit que tu m'écrives…
—Quoi ? Un ze-mail ? Comme avec P'pa quand il est en tournée ?
—Non, les ordinateurs, c'est pas mon truc, et puis, les engins moldus ont besoin d'électricité pour fonctionner, or, au fin fond de la jungle ou de la savane, je ne suis pas sûre de trouver ce qu'il me faut.
Luna voyageait léger : sa baguette, un sac-à-dos rempli de provisions et de vêtements de rechange, une gourde, son carnet de croquis et son matériel.
—Je te parle de m'écrire une lettre par hibou postal. Ces oiseaux savent toujours trouver leurs destinataires…mais je peux te donner l'adresse de l'arbre dans lequel je vais construire ma cabane !
—Oh vi vi vi !
Luna prit un bout de papier et écrivit.
Curieusement, l'Afrique était à présent située dans le dortoir de Serdaigle qu'elle occupait lorsqu'elle était adolescente.
—Voilà, ma chérie, quand tu auras besoin de me parler de quelque chose de bizarre, c'est là que tu devras me l'envoyer !
~oOo~
—Z'aimerais voyazer, comme Tata Loufoca !
—Tu vas bientôt le faire, Lilita !
—Z'aimerais aller dans ton pays, et aussi dans celui de Mr Cius !
—Mais oui, tu vas y aller, et je crois bien que c'est pour bientôt…très bientôt !
—Cool ! Au fait, les zabitants de la Nespagne, c'est les Nespagnols…
—Oui, Lilita.
—Et les zabitants de l'Allemagne, c'est les Allemagnols ?
—Euh…
—Moi, en fait, je suis une Grande-Bretagnole !
—En fait…
—Et les zens qui vivent à la campagne, ce sont des campagnols !
—Lilita…Tiens, en attendant que Cius t'invite chez lui, je t'offre un petit morceau de Japon sur mon ordi magique !
—Ah vi ?
—Ouais…ça charge !
A ce moment-là, Neis déboula.
—Hal Machaca y Notcoy ! Dit-elle en le tirant par l'oreille, Tu es encore en train de télécharger illégalement des mangas !
—Tu veux les regarder avec nous ?
—Laisse-le tranquille, vilaine truie ! Cracha Alita.
—Toi, tu te tais, mini-crevette ! Et toi, arrête ce téléchargement tout de suite ! Tu n'aurais pas mieux à faire, d'ailleurs ?
—Tu parles de la fic que j'écris ? Mais ouais, je vais la finir, quand j'aurais de l'inspiration ! T'es vraiment une accro du slash, toi !
~oOo~
Le 12 avril arriva. Ron, Draco et Alita rendirent visite à Blaise et Hermione. Draco l'avait bien habillée, ce jour-là, avec une des robes de gothic lolita qu'il trouvait mignonnes, il l'avait même autorisée à mettre du parfum. Une fois arrivés, Hermione prétexta un nouveau tapis-plein dans son atelier pour amener ses invités à le visiter.
Sauf Alita.
—Il y a des choses dangereuses de la Magie du Temps dans mon atelier, ma puce, je ne veux pas que tu y entres ! Va plutôt jouer avec May !
La fille d'Hermione, une petite métis à la tête recouverte de mini-tresses, adressa un sourire à Alita. Celle-ci le lui rendit et la suivit. Mais à cet instant précis, elle pensait : « Ze crois que je ze vais quand même aller zeter un coup d'œil dans l'atelier de Marraine, si elle me l'interdit, c'est que il y a là quelque chose de p'tête très intéressant ! »
Hermione, quant à elle, échangea un regard complice avec Ron et Draco : tous trois savaient qu'Alita ne résisterait pas à la tentation, après tout, ils voulaient qu'elle aille voir ce qu'on lui cachait, il le fallait, pour la boucle temporelle s'accomplisse.
Leur demi-sourire s'effaça la seconde suivante. Ils avaient le cœur serré.
Blaise servit l'apéritif, et les quatre adultes firent de leur mieux pour avoir l'air décontracté. Le jour J, l'heure H…
—Alita, Annonça Draco, Sais-tu ce que nous allons faire ce soir ?
—Non.
—Nous allons te faire visiter Poudlard, et puis nous feront du camping dans la forêt interdite !
—Super-top-méga-cool ! C'est pour naniversaire en avance ?
—Non, Répondit Ron, Pour ça, tu auras une autre surprise, mais nous te la dirons demain matin !
—Cool !
—Blaise, je peux encore avoir du mousseux ? Demanda le rouquin, particulièrement nerveux.
—Ze vais faire pipi !
Le jour J, l'heure H, la minute M…
—Vas-y, ma puce !
Tristan voulut la suivre, toujours prêt à lui jouer un sale tour, mais May s'interposa devant son jumeau.
—Rappelle-toi ce que M'man a dit ! Lui souffla-t-elle.
Une fois hors de vue, Alita, dont la vessie était légère, s'engouffra en catimini dans l'atelier d'Hermione. Tiens, le tapis plein avait l'air tout vieux, tout usé…hum…il y avait plein de grimoires…normal, c'est Marraine!
Et un énorme sablier, ouvragé d'or, rempli d'un sable fin de couleur bleu électrique.
Alita se rappela alors d'une illustration du livre de Tonton Blaise. Sans doute s'en était-il inspiré pour le design. Peut-être…
Elle s'approcha, sur le socle, il y avait une série de chiffres dorés : 12/04/1999. Hum…Et qu'est-ce qui se passait si on touchait, hein ?
L'expérience se révélerait intéressante !
Le jour J, l'heure H, la minute M, la seconde S…
Dès que la petite main d'Alita poussa un peu fort sur la partie inférieure du Sablier, celui-ci se renversa et le sable se déversa comme une pluie bleue. Elle se rendit compte alors que le monde se mettait à changer, il bougeait, les murs bougeaient, et le sol, et les livres… !Cela se gondolait, comme du papier sous la pluie. Et puis, cela tournait, la tête d'Alita tournait, tout tournait de plus en plus vite, cela donnait la migraine.
Alita ferma les yeux et attendit que cela s'arrête.
Quand elle les rouvrit, elle n'était plus dans l'atelier d'Hermione, ni même dans la maison d'Hermione.
C'était un grand couloir, avec un parquet en bois, les murs étaient recouverts d'armures et de tableaux animés.
Elle se rappela les mots de Ron : « si subitement, tu te retrouvais dans un endroit que tu n'as jamais vu… ». Elle ne trouva pas ça si rigolo, en vérité, c'était surtout intrigant. Oui, intrigant, telle fut sa première sensation. Ensuite, elle prit conscience qu'elle était toute seule, qu'elle ne connaissait personne, qu'elle serait incapable de se débrouiller. « …si tu ignores comment tu t'es retrouvée là… », en effet, elle l'ignorait.
Mais elle était Alita Malfoy Weasley, la princesse des pirates, la fille de Ron Weasley, l'homme le plus courageux de tous les temps, et de Draco Malfoy, le plus rusé. C'était une nouvelle aventure, elle allait relever le défi !
« Mais si l'endroit où tu te trouves était très très très différent du monde que tu connais… »
Une porte derrière elle s'ouvrit. Un teint blafard, un nez crochu, des cheveux sombres. Un visage tant honni en ces lieux, mais pour elle, c'était un visage adoré, car ce visage faisait partie de son monde.
—Tonton Sev' !
—Gneuh ? Répondit l'homme interloqué qui la dévisageait comme s'il la voyait pour la première fois.
—Bonzour, comment tu vas, Tonton Sev' ?
—Qui es-tu, petite ?
« …si tu vois des gens de ta connaissance, ceux-ci n'ont pas l'air d'être le mêmes et agissent bizarrement…pire, s'ils font comme s'ils ne te connaissaient pas ? »
— Ben…Tu m'reconnais pas, Tonton ? Ch'suis Alita !
—Je ne connais pas d'Alita !
Impossible. Allez, non, c'était pour de faux, hein ?
—Tu zoues au zeu de l'annézique ? C'est marrant, ze peux zouer aussi ?
—Que fais-tu ici ? Rétorqua Severus avec mauvaise humeur.
Alita chercha à rester calme. Une pirate digne de ce nom ne craquerait pas. Mais…même les pirates ont parfois besoin de leurs papas, non ? Parfois ?
—Ze cherche mes parents…Mais c'est où ici, d'abord ?
—Nous sommes à Poudlard, la plus réputée des écoles de sorcellerie du Royaume-Unis ! Mais vas-tu me dire ce que tu fais-là, à la fin ? Cette école n'est pas pour les petites filles, mais pour les adolesc…
« Est-ce que tu aurais peur si ça arrivait ? Est-ce que tu pleurerais ? »
Non, avait-elle pensé. Mais elle devait bien s'avouer qu'en réalité, elle avait de moins en moins envie de rire. Tonton Sev' était trop bizarre, cet endroit était trop bizarre, tout était trop bizarre ! Pourquoi était-elle là? Qu'est-ce qui s'était passé ?
C'était de sa faute, elle avait désobéi à Hermione, et voilà, elle était dans de beaux draps !
Bien sûr qu'elle avait peur, bien sûr qu'elle avait envie de pleurer, après tout, elle n'était qu'une petite fille de six ans (enfin, bientôt sept). La valeureuse petite princesse des pirates déchanta : elle n'était pas encore prête pour l'aventure ! Tout ce qu'elle voulait à cet instant précis, c'était que Ron la borde dans son lit et que Draco lui apporte une tasse de chocolat chaud avec une tonne de chantilly !
—Bouhouhou ! Z'ai pas fais essprès ! Eclata-t-elle subitement en sanglots.
—Pas fait exprès quoi ?
Mais elle ne semblait plus capable d'articuler la moindre parole et alla vider ses glandes lacrymales sur le bas de la robe de Severus qui eut un regard dégoûté. Décidément, il n'aimait pas les mômes !
Il l'emmena dans le bureau de Dumbledore, un type avec une grande barbe qui n'inspirait pas confiance. Surtout qu'il lui proposa un bonbon. Ron disait toujours que c'était ce que les salpédofildemerde faisaient.
Elle du leur raconter ce qui lui était arrivé. Elle retrouvait peu à peu son calme : même si Tonton Sev' avait oublié qui elle était, il restait Tonton Sev' et elle pouvait avoir confiance en lui. Elle était prête à collaborer.
Puis, Severus s'est en allé, mais heureusement, peu de temps après, trois autres personnes arrivèrent :
—Papas ! Marraine!
Ron, Draco et Hermione réagirent comme leur professeur : ils avaient oublié qui elle était. Que ce passait-il ? Voyons, elle était leur Alita, ils devaient bien le savoir non ?
Et puis, ils étaient différents, ils portaient tous les trois des tenues très semblables qui les faisaient ressembler aux adolescents dans les mangas. Et P'pa n'avait plus de piercings.
« Mais tu vois, parfois, les adultes ont un comportement étrange, que tu ne peux pas expliquer, mais, je veux que tu saches que rien n'est jamais perdu, tout espoir ne s'est pas encore envolé ! »
Elle ne savait pas encore ce qu'elle devait faire, mais c'était eux : P'pa, Pôpa et Marraine, et c'était tout ce qui comptait. Elle courut se jeter dans leur bras, ignorant leur surprise.
~oOo~
Elle ne mit pas beaucoup de temps à deviner ce qu'il lui arrivait, même si elle n'était jamais sûre à cent pour cent. P'pa et Pôpa avaient l'air à la fois changés et les mêmes qu'avant. Pôpa était très froid, et P'pa encore plus maladroit qu'à l'accoutumée. Tout le monde semblait étonné parce qu'elle racontait, alors que pour elle, c'était l'évidence même.
Malgré cela, tout se passa quand même comme ils le lui avaient prédit : elle visita Poudlard et ensuite ils partirent camper dans la forêt. Ron lui prouva, sans doute inconsciemment, qu'il était bel et bien le père courageux qu'elle vénérait, après tout, il combattait des araignées géantes.
Draco fut plus décevant au début : il disait des choses méchantes, et Alita pleura, car elle ne comprenait pas pourquoi il se comportait comme ça, jusqu'à ce que Ron lui explique la vérité : Draco avait perdu son cœur dans la forêt et André Cornichon l'avait dévoré ! Ah, cet André Cornichon, il n'en ratait jamais une pour lui pourrir la vie ! Un jour, elle aurait sa revanche, mais pour l'instant, elle en avait trop peur, ce qu'il pouvait être terrifiant ! En attendant, acheter un nouveau cœur en chocolat blanc pour Pôpa et l'affaire était réglée ! La preuve, après, il était redevenu gentil comme avant !
Et puis, la surprise pour son anniversaire : le voyage à la Nespagne, pour ça non plus, on ne lui avait pas menti, tout se passait comme prévu !
Mr Hal et Abuela eurent un peu de mal eux aussi à la reconnaître, mais ils mirent moins de temps que les autres. Le réflexe « Lilita » s'acquérait vite !
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« Chaire Tata Loufoka,
Bonjour ! Ces Alita ! Je t'écrit pace que, il marive kelquehause de bizare et que tu dis que je doi le dire a toit. J'é di a Papa (Draco) que cétait pour Edward, mai non enfait ces toit, hihi ! Ce que je vai dire, il faut pas le dire a persone, d'acords ? Bon, allais, a ton mari Tonton Théo, d'acorrds ! Je croi que je vit la venture la mêm que dans le livre de Tonton Blèze ! Si tu veu, je t'esplikerai mieux quend on serra revenu de la Nespagne. Je sai que tu est pas ancore marié avec ton mari, mai enfaite, ces bein lui Tonton Théo, votre fisse es adopté comme mois. Ces Edward. Ne dis rien, ces mon plu gran secrai ! Bisous, tata , on serreverra beinteau !
Alita
Posecripomme : Tonton Théo di que la fie qui sapelle Pansi a di quil te manque dé clou dans la charpante, et ces une méchente ! »
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Malheureusement, il y avait toujours des mauvaises choses dans la vie. Grandir, par exemple.
Alita eut sept ans, elle entra officiellement dans l'âge de raison. Et une des première choses sur lesquelles elle raisonna fut le fait qu'elle n'était qu'une enfant adoptée, pas la vraie fille de P'pa et Pôpa.
Ce fut horrible, et elle ne trouva rien de mieux à faire qu'une grosse bêtise, en avalant du Polynectar mal préparé. Enfin, le point positif, c'était que Tonton Sev' était revenu, et aussi Tata Dora, Tonton Lunard et Tonton Patmol (même si pour eux, elle savait déjà, parce qu'ils faisaient croire à tout le monde qu'ils étaient Nespagnols et qu'ils s'appelaient Raúl et Saúl !).
Il y avait aussi des trucs encore trop bizarres : Madame Satin ignorait qui était Mr Cius ! Bah, elle allait sans doute corriger le tir un jour…
Et puis, P'pa et Pôpa commençaient à s'entendre, c'était bien.
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Foire du Livre Sorcier :
—Bon, va avec Alita du côté des enfants, Dit Draco, Moi, je vais…
—Je peux peut-être m'occuper de votre fille, Dit une voix derrière eux.
Ils se tournèrent et virent Théodore Nott, souriant.
—Tonton Théo !
—Théodore ? Qu'est-ce que tu fais là ? S'écria Draco.
—Luna est raide dingue de cette Emy Douçamère…elle a lu tous ces livres et a fait dédicacé le dernier.
—Je viens pour ça aussi !
—Dans ce cas, dépêchez-vous, il y a une sacrée file ! Si vous voulez, je vais m'occuper d'Alita pendant que vous y allez, elle risque de s'embêter à attendre…
—Et qu'est-ce que tu ferais avec elle ? Demanda le rouquin, méfiant, d'ailleurs, où est-elle, Luna, justement ?
— Elle est avec Edward.
—Edward est là ! Dit Alita, les yeux brillants, Ze veux le voir, il est où ?
—Tata Loufoca est allée avec lui pour lui acheter des livres au rayon des enfants, une histoire d'orphelines qui essayent d'échapper à un méchant qui veut leur voler leur héritage…ça t'intéressera peut-être !
Il tendit une main cérémonieuse vers elle, elle la prit sans hésiter. Théo jeta un coup d'œil aux deux pères et Draco lui fit un signe de tête pour l'autoriser à l'emmener. Ils s'éloignèrent tous les deux.
—Alita ! Dit Luna en la voyant arriver, bien que c'était la première fois que la jeune-femme la voyait.
—Tata Loufoca !
—Ma puce, Dit-elle en la serrant dans ses bras, Je suis désolée…
—Pourquoi ?
—J'ai menti, Dit Théo, Edward n'est pas là…
Alita eut un pincement au cœur, être privée de son amoureux était désagréable, mais après tout, elle s'en doutait.
—Il est pas né, hein ? Pas encore ?
—Non.
—J'ai lu ta lettre, Dit Luna, Et comme promis, je suis là pour toi si tu veux parler d'une bizarrerie !
—Tu le sais, Alita, que tu as voyagé dans le temps, pas vrai ?
—Vi, Tonton, comme dans le livre…Ze vis une aventure trop bizarre !
—Et qu'est-ce que tu ressens ?
Alita réfléchit longuement.
—Z'ai peur, Finit-elle par dire, Ze croyais que ce serait cool, mais en fait, z'ai peur…
—Peur de quoi ?
—Peur que mes papas ne s'aiment pas ! Peur que ça marche pas!
—Ne t'inquiète pas, Dit Luna, Tout va bien se passer, je ne connais pas le futur, mais je sais que tout finira bien, sinon, pourquoi serais-tu là, hein ?
—Il va falloir que tu sois courageuse, d'accord ? Ajouta Théo.
—D'accord. Ze n'ai zamais dit à personne que ze savais, et ze sens que ze ne devrais pas le dire, enfin, pas maintenant…
—Nous non plus n'avons rien dit à personne jusqu'ici, et nous ne vendront la mèche que quand tu estimeras que c'est le moment. Mais au fait, pourquoi ne pas le dire, ça faciliterait peut-être les choses ?
—Non, z'ai trop peur qu'il se passe quelque chose de mal si ze parle de ça…ils pourraient croire que c'est moi qui le fait essprès !
—Je vois…c'est ta décision, nous la respectons.
—Vous direz rien alors ?
—Non. Et toi, tu pourras raconter que tu as bien vu Edward même si c'est pas vrai ?
—Vi.
—Bien, et maintenant, si on allait s'acheter des livres ? Je connais une chouette série avec trois orphelines qui veulent empêcher un vilain pas beau de voler leur héritage !
~oOo~
17 avril 2009:
—Tu sais, Weasley-san, les onigiri, c'est pas de baballes anti-stress...
—Euh...
Ron réalisa alors ce qu'il était en train de faire subir à la boulette de riz parfumé qu'il malaxait, la main mue par l'anxiété.
—Pardon, tu voulais la manger? Dit-il en tendant la boulette à Cius, boulette qui se décomposa aussitôt en pluie de grains de riz collants.
—Non, merci...
—Désolé, c'est l'anniversaire d'Alita aujourd'hui, et elle n'est pas là, elle est séparée de nous par dix années complètes.
—Je sais que c'est râlant, mais en même temps, cet anniversaire-là, vos "moi" du passé en ont profité à votre place, c'est un peu un juste retour d'une certaine façon...
—C'est vrai, mais ça me rend nerveux, et aussi parce que j'ai peur que quelque chose ne se passe pas bien, même si je sais bien que c'est idiot puisque j'ai vécu ça...
—J'aurais bien voulu assister à cet anniversaire, moi...Mais vous ne me connaissiez pas encore...
—C'était très drôle, mais un peu angoissant...c'était ce jour-là que j'ai été me faire percer...quand je suis revenu, Draco a dit que je ressemblais à une rockstar...
—Une rockstar...ça alors...
—Il était déjà jaloux de Hal, surtout que celui-ci était encore parvenu à l'énerver, même si quelque part, c'était un peu ma faute.
—Comment?
—Draco voulait qu'on fête l'anniversaire rien que nous trois, mais j'ai invité Hal et sa grand-mère, et Hal à son tour a invité quelques amis...sauf que nous n'avions pas la même définition de "quelques", pour moi, c'était pas plus de trois, pour lui, c'était pas moins de quinze...Alors, Draco qui espérait avoir la paix et qui voit débarquer toutes une bande d'Espagnols qui n'ont que "fiesta" à la bouche...
—L'invasion espingouine, la conquista du bungalow! Oui, j'imagine sa tête...mais j'imagine aussi la tienne quand Hal t'a embrassé!
—Chut, moins fort, Draco est dans la pièce à côté! D'ailleurs, ça aussi ça m'inquiète...on a eu de la chance ce jour-là, seule Evelina Clara nous a vus...mais imagine un moins bon timing, si Alita avait surpris son père embrassant un autre...Plus j'y pense, plus je me dis que finalement, on y échappé de peu, à cette possibilité, et ça me fait peur, car même si elle devinait avec perfection qu'elle avait voyagé dans le temps et que Draco et moi ne nous aimions pas encore, elle aurait été vraiment déroutée...je veux dire, à son âge, on imagine qu'on ne tombe amoureux que d'une seule personne à qui on est destiné, et qu'on l'aime pour toujours et qu'on a jamais aimé avant...qu'il puisse y avoir des complications, des gens qu'on cesse d'aimer et des aventures à gauche à droite, elle n'en tient pas encore compte...Si je lui dit que j'ai un jour aimé Hermione, que je suis sorti avec Lavender Brown, que je fantasmais sur Viktor Krum quand j'étais adolescent, que j'ai embrassé Hal et qu'il m'a troublé pendant longtemps, elle ne le croirait pas!
—Ouais, on ne peut pas dire à une gamine de sept ans que sa vision pure et idéalisée de l'amour est illusoire en ce qui concerne 99% des humains...Je me suis souvent demandé si Edward Nott pourrait un jour devenir ton gendre, ou si ce n'était que son amour d'enfance...
—Les amours d'enfance, y'en a qui marchent et d'autres pas, y'a pas de règle avec ça...En attendant, Draco, Luna, Théodore et moi, on ne les contredit pas, on a même joué à les marier une fois...May et Albus étaient les témoins et Hal le marieur...
Cius ne pu s'empêcher d'éclater de rire en s'imaginant la scène.
—T'as raison de rire, Dit Ron, Il fallait l'entendre: "Je vous déclare mari et femme, Eddy, tu peux embrasser Lilita, et maintenant, on va tous boire de la sangría!"
—Vous parlez encore de l'autre débile hispanique? Dit Draco en arrivant derrière eux.
—Arrête, il est pas débile!
—Il doit vraiment être un bon bassiste pour que vous puissiez le saquer et que vous le gardiez!
Cius eut un petit rire.
—Oh, c'est sûr qu'il est franchement casse-pied des fois, mais avec le recul, c'est plus divertissant que vraiment énervant...et puis, étant donné qu'il y a un pourcentage non-négligeable de yaoistes parmi nos fans, on les perdrait si on virait notre précieux petit latino au comportement ambigu qui se frotte de manière si sensuelle sur son petit pelirrojo d'amour...
—ParlepasdeçadevantDraco...Marmonna Ron entre ses dents.
—Comme lors de la dernière tournée, quand il a arrêté de jouer pour te prendre dans ses bras par derrière et...
—Ciiuuuuuuuss!
—Voilà pourquoi je refuse de vous accompagner en tournée, Se contenta de commenter Draco.
—D'ailleurs, Weasley-san, ça t'a tellement troublé que tu as loupé ton cinquième accord...
—Pourquoi il a fait ça pendant mon solo, hein? C'était un passage difficile et...
—T'inquiète, je crois que personne n'y a fait attention à part Neis et moi...
—Pfffft, Dit Draco, et à part ça, Cius, ça ne te dirait pas d'être un peu plus mis en avant dans le groupe? Je veux dire, c'est sûr que Ron et l'autre grippe espagnole ont la cote avec leur petit numéro, et Neis est appréciée pour sa voix, son look et son charisme, mais toi...
—Je le fais exprès d'être en retrait, c'est reposant...
—Et puis, Cius, c'est lui qui a la groupie la plus assidue!
—Nan, pitié, me parle pas d'elle!
—Faut la voir, toujours au premier rang, surplombant la foule de son immense silhouette, quand elle te voit elle hurle, avec son accent russekof: "Cious dé mon coeurrrr, tou es mon petit cosaque, ya lyoublyou tibia!"
—Pitié...
Ils s'arrêtèrent tous trois de parler et restèrent en silence un moment.
—T'inquiète pas, Weasley-san, je crois qu'Alita va bien...
—Quoi, il s'inquiète encore pour ça? S'exclama Draco.
—Je sais qu'elle va bien, j'ai juste du mal à me défaire de cette drôle d'impression...
Les traits de Draco s'adoucirent et il passa ses bras autour des épaules de Ron.
—Allez, Dit-il, Pourquoi s'inquiéter...elle est avec nous en ce moment!
~oOo~
Il fallait bien pourtant qu'elle leur avoue un jour qu'elle savait. Mais en même temps, comment leur dire sans être trop abrupte? Et puis, il était pas mal non plus, ce "monde parallèle", ce monde du passé...Tellement différent du monde du présent, de son présent, tout en en étant très ressemblant. C'était comme regarder des vieilles photos qui avaient été prises avant sa naissance, et d'observer avec amusement ses parents rajeunis...Et puis, il y avait des choses biens, comme d'avoir pu rencontré Pépé Weasley, il était mort quand elle avait deux ans, elle ne s'en rappelait pas, et c'était bien dommage, un pépé si rigolo...
Mais dans le livre de Tonton Blaise, on disait aussi que c'était dangereux de trop jouer avec le temps...Alors, il ne fallait pas rester pour toujours dans le monde du passé, le présent lui manquait...Il fallait trouver un moyen de rentrer.
~oOo~
Assis dans les divans de la suite offerte par la compagnie Taitô, ils firent un grand silence quand Alita annonça qu'elle avait fini son aveu. A ce moment-là, tous (excepté Luna et Théo, les deux privilégiés) ne pensaient plus qu'à cette révélation, et avaient oublié tout le reste.
Oui, tout. Même le goût du saké!
—Alors tu le savais...Dit Draco au bout d'un instant.
Alita avait peur, car elle n'était pas sûre d'avoir bien fait. C'est une fois de plus vers Luna qu'elle tourna son regard. Celle-ci se leva et la prit dans ses bras.
—Oui, Dit-elle pour répondre à Draco, Elle l'avait deviné...mais elle ne voulait rien dire et je la comprends. Si nous n'avions pas été forcés de jouer la comédie, tout aurait été trop artificiel...et pourtant, regardez tout ce qui nous est arrivés depuis...
Elle échangea un regard avec Théo qui en disait long sur la manière dont cela avait évolué entre eux, même s'ils étaient trop réservés sur ce point pour qu'on sache exactement comment ils étaient tombés amoureux. Pour les autres aussi ça avait fonctionné: Ron avec Draco, Hermione avec Blaise, Harry avec Ginny...ASHEs s'était constitué, Draco avait commencé à apprendre la cuisine,...même les choses les plus négatives s'étaient accomplies: Lucius et Draco ne se parlaient plus. Tout ce qu'Alita avait annoncé était subvenu.
—Mais ça veut dire aussi que nous avons programmé nous-mêmes son voyage dans le temps, Dit Ron à voix basse, Et que nous allons devoir le faire dans dix ans...
—Et alors, tu vois bien que tout se passe bien, non? Le rassura Draco.
—Oui, mais...
Le rouquin jeta un œil à Alita.
—Mais je te le dirais plus tard, Déclara-t-il finalement à Draco.
—Il faut voir le bon côté des choses, Intervint Théo: Maintenant, nous ne seront plus obligés de faire comme si nous étions en 2009!
—Ouais, Approuva Neis, Nous sommes seulement en 1999...C'est bizarre d'ailleurs, de se dire que le monde ne va pas tant changer en dix ans...j'imaginais toujours que le nouveau millénaire marquerait l'apparition de tas de nouveaux trucs étranges...
—Moi, je m'imaginais des voitures volantes, quand j'étais petit, Dit Harry, Et pour finir...j'ai découvert que le père de Ron en avait une alors qu'on n'avait pas encore passé le cap de l'an 2000!
—Le cap de l'an 2000? Fit Alita.
—Et ouais, nous sommes des dinosaures par rapport à toi, nous appartenons au millénaire précédent et...comment dire, ça va te sembler stupide à toi, mais nous, l'an 2000, on s'imagine des tas de trucs dessus!
—Tous les ordinateurs des Moldus vont disjoncter en même temps!Dit Hal avec un air très sérieux...mais attends, tu as dit que j'en aurais un dans le futur, donc, c'est qu'ils marcheront toujours!
—Et d'après le récit de la petite, tu t'en sers pour faire un truc illégal, Dit Neis en fronçant les sourcils.
—Ze suis pas petite! Et pis, d'abord, t'y connais rien, il veut zuste téléchercher des animes manga sur l'internet!
—Ow, Dit Cius, A ce propos, Alita, il faut que je te dise...
—Quoi?
—Tu vas devoir être forte.
—Mais quoi?
—Et bien, tu vois...One Piece n'est pas encore sorti en animé...
—Nooooonnnn!
—J'en suis navré...(1)
oOoOOOoOo
La journée avait semblé longue, et Draco se sentait très fatigué au moment de se coucher auprès de Ron dans leur chambre.
—Tu sais...ce que je voulais te dire tantôt, Commença celui-ci.
—Oui?
—Je ne voulais pas le dire devant Alita parce que...enfin, tu vois, il y a des choses que nous ne savons toujours pas...et qu'elle ne sait pas non plus...
—Oui, des zones d'ombres mineures, elle est trop jeune pour avoir tout compris dans le détail.
—Le livre de Blaise s'arrête avec ce voyage au Japon et il a inventé une autre fin. Une fin heureuse, je suppose, je ne l'ai pas encore lu. Mais le fait est qu'il ne sait pas comment se termine l'histoire vraie de laquelle il s'est inspiré. Il ne sait pas comment ça va se terminer pour nous. Et Alita doit croire à la fin qu'il a inventée pour combler le trou. Mais si c'était différent?
—Je ne suis pas sûr de comprendre où tu veux en venir...
—Pourquoi est-ce que le moi du futur était si anxieux à la voir partir? Et si c'était parce que je savais que ça allait mal finir...
—Comment ça pourrait mal finir? Tout ce qu'il nous reste à faire pour conclure cette histoire, c'est trouver le Sablier, la renvoyer dans le futur, nous marier, aller la chercher au Vietnam dans sa version bébé, l'adopter, l'élever, lui faire lire le livre de Blaise, aller chez celui-ci et chez Granger en la défiant discrètement de toucher le Sablier pour que justement elle le fasse, et puis attendre sagement qu'elle revienne, et continuer à être une famille heureuse, Alita va grandir, devenir une adolescente insupportable, on va s'inquiéter pour elle quand elle reviendra d'une soirée complètement pétée et qu'elle sortira avec un type qui nous plait pas, puis elle va finir ses études, se trouver un boulot, nous quitter. Elle se trouvera un mari, ou une femme, hein, on s'en fout. On va se retrouver grand-pères. Et puis, ben...on va mourir de vieillesse, et ainsi s'achève un cycle de vie, mais les générations futures seront là pour nous succéder...
—Ouais, mais ça, c'est juste une possibilité! Qui te dit qu'il ne va pas se passer un accident? Qu'Alita ne reviendra jamais dans son époque, parce qu'elle va mourir durant notre dernière aventure? Et que c'est pour cette raison que je ne voudrai pas l'envoyer dans le passé?
—Ron...voyons, réfléchis...si elle meurt maintenant, tu ne seras pas le seul à ne pas vouloir l'envoyer dans le passé pour casser sa pipe...moi aussi je serais anxieux...d'ailleurs, je pense que nous n'oserions jamais l'envoyer vers sa mort...
—Mais si nous y étions obligés, pour clore cette maudite boucle temporelle?
—Voyons, tu sais bien qu'aussi bien toi que moi serions prêts à enfreindre une loi temporelle rien que pour la garder en vie, même si ça entraîne la destruction de l'univers!
—Dans ce cas, ça revient au même, car si l'univers n'existe plus, elle est morte!
—Ron...
oOoOOOoOo
Il y avait bien un danger qui les menaçait, mais ils ignoraient qu'ils avaient déjà plongé dedans tête la première. Danger qui les observait, grâce à une surveillance magique.
—Ça alors...j'ai bien fait de mettre faire installer ces miroirs ensorcelés dans les chambres...mes clients me réservent bien plus de surprises que prévu!
La compagnie Taitô avait prétendu que la suite était un cadeau pour le célèbre Harry Potter et ses amis, mais en réalité, le Survivant n'avait pour une fois rien à voir avec cette histoire.
(1) En vérité (mais Cius ne peut pas le savoir) il va sortir en octobre 2009 au Japon, mais là où en est l'histoire, nous sommes en septembre.
