Chapitre trente-cinq : Bloody Mary
Blaise Zabini n'était pas parti avec Hermione et les autres à la recherche d'Alita. D'abord parce qu'ils étaient allés avant tout en quête d'indices, et qu'ils ne savaient pas qu'ils auraient bien plus à faire que d'observer…
Ensuite, Blaise n'était pas du genre à se lancer à l'aventure et à la bagarre. Il détestait les conflits. Il détestait la violence. Il préférait écrire, et une nouvelle idée de roman lui était venue. Sur un papier que Keiko lui avait fourni, il gribouillait la silhouette d'un personnage qui deviendrait sans doute son prochain héros. Ou héroïne. Ou anti-héroïne.
—Tu aimes éclile, Dit Keiko en s'approchant de lui avec une tasse de thé.
—Ouais…écrire et raconter des histoires…mais des fois, je me dis que ce serait bien que je les vive…
Il prit la tasse de thé en main et poursuivit :
—Des fois, je me dis que je suis inutile, car je n'agis pas, j'écris. Je reporte souvent des faits réels auxquels j'ai assisté, je fais des histoires qui en sont inspirées, mais je ne participe pas concrètement…
—Je ne clois pas, les éclivains sont nécessailes…
—A quoi ?
—Je ne sais pas, mais je constate seulement que les gens lessentent le besoin qu'il y ait des éclivains dans la société…ton plemier livle, c'est l'histoile d'Alita, hein?
—Oui.
—Tu es une solte de…d'histolioglaphe, d'une celtaine façon!
—Un historiographe? D'une certaine façon, peut-être…
—Cette aventule sela connue glâce à toi!
—Peut-être…
—Tu poullais aussi éclile poul Magie Velte…
—Oui, Intervint Cius, Tu sais, notre magazine écolo ? J'en ai déjà parlé à Hermione, et elle a beaucoup aimé l'idée de parler de son association pour les Elfes de Maison!
—Vous voulez que j'écrive pour ce journal ? Dit Blaise en levant un sourcil.
—Pourquoi pas…au fait, tu dessines qui ?
Blaise montra son croquis.
—Je compte en faire le personnage principal, mais un personnage principal que le lecteur n'aimera pas, parce qu'elle est détestable…elle est tellement parfaite qu'il sera écœuré et comprendra que les défauts de chacun sont ce qui nous rend intéressants…
—C'est quoi son nom ?
—Son nom ? J'espère que vous ne m'en voudrez pas de l'avoir anglicisé mais…elle s'appelle Mary-Sue.
oOoOOOoOo
Ron commençait à ne plus savoir où il était. Par terre, en tous cas. Le saké qu'il avait avalé lui faisait tourner la tête et il n'était pas sûr de s'il arriverait à se relever. A quatre pattes sur la table, Draco continuait à s'emplir de sushis. Marisu les avait piégés, elle avait laissé à boire et à manger en évidence, et ils s'étaient servis alors qu'elle y avait probablement versé une substance addictive.
« Pourquoi je me suis jeté sur cette bouteille comme ça ? » Se dit Ron, « Je suis con ou quoi ? Et Draco qui continue à bouffer…il va prendre quelques kilos si ça continue ! »
Un instant, il s'imagina un Draco sumo et faillit vomir son saké.
« Faut que je l'arrête… »
Après tout, il n'y avait plus de saké, Ron avait tout lampé. Même s'il ressentait toujours la dépendance à la potion addictive, il n'avait plus rien à boire et avait envie de compenser avec autre chose. En mangeant des sushis avec Draco peut-être ? C'est ça, pour enchaîner avec une autre addiction, mais bien sûr! Pourtant, il fallait faire quelque chose. Et il fallait arrêter Draco avant que l'estomac de celui-ci soit trop lourd pour qu'il puisse marcher. Et accessoirement, il fallait en revenir à leur but premier: chercher Alita. Merlin, elle aurait été déçue si elle avait vu ses papas suffisamment cons pour tomber dans un piège pareil et manger et boire plutôt que de la secourir!
« Je voulais juste boire une petite gorgée ! » Se défendit Ron, « Et Draco ne voulait que goûter un sushi parce que ça l'intéresse pour son restau ! Nous pensions que ce serait innocent… »
Ron se retrouva debout par un fabuleux effort de volonté. Il cligna des yeux et remarqua dans un coin de la pièce un rideau d'où semblait s'échapper un peu de vapeur. Il s'y rendit en titubant et souleva la tenture : une petite pièce aménagée de rochers autour d'un bassin d'eau chaude. Ah ouais, il se rappelait l'avoir vu la première fois qu'il avait visité l'appartement, on appelait ça un onsen, un bain thermal.
Il se retourna et lorgna Draco toujours à quatre pattes sur la table, comme un animal, sans se préoccuper du fait qu'il exposait son joli petit postérieur à tous les coups de pied possibles. Ce ne fut pourtant pas une envie de coup de pied que Ron ressentit en observant attentivement les coutures blanches de ses poches sur son blue jeans. Bien que ça n'était pas vraiment ça qui l'intéressait.
Il avait trouvé comment compenser l'addiction…
Il s'approcha de Draco et sauta sur la table, il se mit debout derrière le blond et l'attrapa au niveau des hanches pour tenter de le relever. Draco se débattit, ses bras s'agitant dans le vide en direction des sushis qu'il regardait de manière désespérée, en gémissant.
—Mais…mais…sushi !
Il parvint à se défaire de l'étreinte de Ron qui faillit tomber de la table au vu de son manque d'équilibre en raison de son taux d'éthanol actuel. Il changea de tactique et se mit lui aussi à quatre pattes. Il attrapa un sushi à même la bouche de Draco et tira.
—Ne mange plus ça !
—Grrrr….
—Donne !
—Gnap !
—Aïe ! Sale bête ! Mes doigts ne sont pas comestibles !
—Nyak nyak nyak sushiii !
Ron retira sa main, il saignait.
—Je pense que nous devrions faire un câlin, Finit-il par dire.
—Tu es ivre…miam…par consé-miam-quent, ce que tu dis est débile, miam !
Ron ne se débina pas, et malgré que le décor tournait comme un manège de fête foraine, il entreprit de se déshabiller sous le regard intrigué de Draco qui avait des grains de riz collés autour de la bouche. Une fois nu, le rouquin s'allongea sur la table, en dessous de Draco, au milieu ses sushis, et susurra:
—C'est moi, que tu devrais manger, mon ange!
Draco se pourlécha les babines. Ok, Ron était appétissant, mais, avec les sushis dont son cerveau réclamait la substance addictive, c'était compliqué de choisir.
—Tu crois que je peux manger et baiser en même temps ? Demanda-t-il le plus innocemment du monde.
Ron changea d'expression et fit la chose la première chose qui lui vint à l'esprit: frapper Draco avec son pied dans les parties intimes, histoire qu'il se concentre sur autre chose que sur les sushis. Ensuite de quoi il se releva, prit son futur mari dans ses bras et le jeta tout habillé dans le onsen.
—C'est mauvais d'aller se baigner après avoir mangé! Se plaignit Draco.
—T'as pied ! Et puis, c'est pour faire autre chose que de la natation!
—Tu m'as encore explosé les testicules !
—Un petit massage devrait arranger ça…
Ron entra dans le onsen, s'approcha de Draco, l'enlaça et lui enfonça sa langue dans la bouche. Draco comprit qu'il devait se déshabiller aussi, et garder juste sa baguette pour s'appliquer un sortilège lubrificateur, surtout avec l'eau qui rendait toute pénétration vraiment douloureuse. Les sushis ne lui faisaient plus envie.
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« Il ne faut jamais sous-estimer l'adversaire. »
Harry et Ron avaient joué aux échecs des milliers de fois, et Ron n'avait jamais pris son opposant de haut. Toujours il se comportait comme si potentiellement, celui-ci pourrait se montrer plus doué que lui. « Tu sais pourtant que je suis nul. », lui disait Harry avec un sourire d'excuse. « C'est moi qui serait nul si je te considérais comme tel », répondait Ron, « Il ne faut jamais sous-estimer un adversaire, quel qu'il soit, c'est le meilleur moyen pour perdre. » Et le rouquin poursuivait, tout en prenant malicieusement un pion de Harry: «D'ailleurs, il n'y a pas qu'aux échecs. Tu te rappelles avec Voldemort ? Tu croyais qu'il était trop fort pour toi, tu te demandais comment tu pourrais accomplir ta mission et le vaincre alors que tu pensais les forces si mal équilibrées… ». « Oui », admettait Harry, «Je suis si jeune, et même si je ne dois pas être trop mauvais en duel, je ne suis pas non plus super-talentueux, comme c'était son cas…Il y a des fois où je n'arrive pas à croire que je l'aie vaincu!» C'est pourtant le cas, mais tu te souviens de comment ? » « Et bien,…il m'a sous-estimé…il se croyait tellement plus fort, il était obnubilé par sa propre puissance…alors il n'a pas vu qu'il nous laissait voir ses faiblesses, il n'a pas songé un instant qu'on était assez malins pour les utiliser contre lui…il m'a sous-estimé, il a sous-estimé Rogue, il nous a tous sous-estimés! » «Exact», concluait Ron, «Et c'est pour ça qu'on l'a finalement niqué!»
Ainsi donc, le vainqueur n'était pas forcément le plus fort, mais celui qui était le plus attentif aux failles de l'autre et qui savait comment les exploiter pour les faire tourner à son avantage. Trop d'arrogance et de narcissisme pouvait être fatal.
Et en voyant Marisu s'envoyer des fleurs sur à quel point elle était parfaite avec son QI surélevé et à quel point personne ne lui arrivait à la cheville, Harry comprit que c'était certainement de cette manière là qu'ils allaient la niquer, elle aussi.
Ils étaient toujours dans la serre et la Nipponne se pavanait en racontant sa vie, ce qui faisait que Manu s'était presqu'endormi. Hermione, au contraire, semblait l'écouter attentivement : Marisu avait même la tare de trop parler, elle allait sans doute finir par dévoiler ses plans à l'avance rien que pour le plaisir de narrer sa future victoire et de se faire des éloges sur son incroyable talent, ce que Voldemort avait tout même évité de faire.
« Gros QI ou pas, cette femme est un peu un boulet ! », Songea le binoclard.
—A quoi ça vous sert, alors, l'ADN des Machaca dans votre plante ? Demanda Hermione en tentant d'avoir l'air le plus neutre possible.
« Mais non, Hermione, demande-lui quelque chose de plus intéressant, comme où elle a enfermé Alita! » S'énerva intérieurement Harry.
—Petite idiote! Dit Marisu en reniflant avec mépris, Et dire que tu comptes devenir une spécialiste de la Magie du Temps, eh ben, ça promet…
—Qu'est-ce que vos manipulations génétiques ont avoir avec la Magie du Temps, c'est en rapport avec le Sablier ou quoi ?
« Peut-être que c'était une bonne question, finalement…. »Songea Harry.
—Pauvre cruche mal peignée…tu n'as donc pas compris que ce Sablier ne fonctionne que si on l'actionne avec sa clef ?
—Sa clef ?
Marisu soupira et regarda Hermione comme si elle était la dernière des abruties.
—Oui, une clef ! Certains artefacts magiques sont verrouillés et seule une clef peut permettre de les utiliser…mais ce ne sont pas forcément des clefs matérielles…il y a différents types de clefs. Les Moldus, par exemple, utilisent parfois des clefs numériques (des combinaisons de chiffres qu'il faut taper sur des touches), ou encore, des clefs qui sont en réalité une empreinte digitale, vocale, oculaire,…
—Je suis d'origine moldue, je connais…
—Une Sang-de-Bourbe ? Beurk ! Mais ça explique beaucoup de choses concernant ton niveau intellectuel ! Quoi qu'il en soit, chez les sorciers, il y a encore d'autres types de clefs : des clefs orales (comme les mots de passe que vous utilisez à Poudlard, si je me souviens bien), des clefs lumineuses (par exemple, seul un rayon de couleur bleue peut actionner l'objet), des clefs sonores, des clefs cérébrales (il faut penser à quelque chose de précis et que l'objet capte l'onde cérébrale de cette pensée pour que ça marche)…
—Et le Sablier, selon vous…
—Une clef génétique. Ou du moins biologique.
—Comment ça ?
—Le Sablier n'a pas fonctionné avec moi, mais avec la garce espagnole…
—T'as dit quoi sur Mamá/Abuela ? S'énervèrent Hal et Manu en même temps.
—Il s'est enclenché car sa tête l'a touché, et alors qu'elle ne cherchait pas spécialement à l'actionner, Poursuivit Marisu sans faire attention à eux, C'est que la clef était présente dans son organisme…De plus, il est probable que le Sablier ait été offert aux Péruviens par un conquistador sorcier, et si les Machaca sont ses descendants, ils ont en eux la clef génétique imposée par son créateur…
—Mais comment les Péruviens comptaient l'utiliser alors?
—Qu'est-ce que j'en sais, le conquistador devait leur avoir remis un échantillon de lui à cet effet…
—Je ne descends d'aucun colonisateur! Répliqua Hal, Et puis, y'a un truc qui cloche dans votre théorie: Lilita aussi, elle peut le faire fonctionner, le Sablier!
—Je sais, c'est pour ça que je pense depuis le début qu'elle est métis…
—N'importe quoi, c'est une Asiatique, point à la ligne!
—Qu'est-ce vous en savez ? Vous connaissez ses parents biologiques, peut-être ? Moi, je pencherais pour une mère vietnamienne et un père hispanique qui se vante de parcourir le monde…
Tous les regards se tournèrent vers Manu.
—Quoi ? Fit celui-ci, estomaqué, Vous sous-entendez qu'en plus du maricón, j'ai aussi une fille ? Vous allez me révéler combien de mes gosses, aujourd'hui ? Et puis, j'ai jamais fait crac-crac avec une Vietnamienne, je le jure!
—Pas encore, si mes calculs sont bons, elle ne sera conçue que dans trois ans, la petite Alita…
—C'est n'importe quoi, Dit le lunetteux, Elle s'appelle déjà Alita Hermione Malfoy Weasley, vous voulez en plus rajouter « Machaca y Vietnamienne Anonyme » ?
—Lilita serait ma petite sœur ? Ah ben, j'espère que non, parce que du coup, Pelirrojo devient mon beau-père, et si je fais des trucs avec lui, ça sera de l'inceste!
—T'es plus à une perversion près, Remarqua Harry.
—Hey! Fit Marisu, Arrêtez de parler entre vous, pendant ce temps vous ne faites pas attention à moi, ce qui est criminel!
—Oh la ferme! Lâcha Hermione, lasse.
Marisu retroussa son nez avec dégoût, indiquant que l'heure n'était plus à la parlotte. D'un coup de baguette, elle libéra une autre de ses plantes carnivores : la carnem edens, la même espèce qui avait attaqué Emy au saut du lit. Beaucoup plus violente que la ros innodians, et bien entendu incontrôlable, surtout que cette fois, le buisson dépassait de loin le simple bouquet que la romancière avait reçu. Sacha se mit à l'abri alors que les autres se débattaient, tentant de couper tout ce qu'il pouvait à coup de couteau ou de sortilèges. Harry vit que Marisu en profitait pour s'éclipser, et décida de la suivre, certain d'être à présent le seul à pouvoir l'arrêter, songeant que les autres étaient assez doués pour s'en sortir.
Elle courut jusqu'à l'ascenseur, il la vit disparaître entre les portes métalliques. Se résignant à prendre l'escalier, il dévala les marches quatre à quatre et arriva au rez-de-chaussée, où Marisu avait prit place derrière le comptoir de réception. Harry saisit son sac et le fouilla pour trouver sa Cape d'Invisibilité, mais ne la trouva pas. Fichtre, il avait du la laisser tomber dans la serre! Mais il n'avait pas le temps de la rechercher, il resta discrètement dans la cage d'escalier, se collant au mur pour s'approcher le plus possible du hall.
Marisu lorgna sa montre, et ses lèvres ultra-maquillées s'étirèrent en un sourire satisfait, comme si elle avait espéré ce moment. Harry se demanda ce qu'elle attendait à une telle heure.
Les portes s'ouvrirent tout à coup sur un couple qui entra. Harry regarda les deux inconnus, deux Occidentaux à la mine effondrée. Marisu leur sourit de manière cruelle.
—Vous êtes juste à l'heure, j'apprécie votre ponctualité.
—Voilà, nous sommes venus, Dit l'élément masculin du duo alors que sa femme pleurnichait dans un mouchoir.
Harry fut satisfait de constater que la conversation qu'il épiait était en anglais, mais il remarqua que l'homme s'exprimait avec un accent placé dans la gorge, l'accent des Etats-Unis.
—Où est-il ? Demanda Marisu.
—Dehors, dans une caisse.
Elle se leva et se précipita vers la sortie en courant comme une petite fille se jetant sur ses cadeaux d'anniversaire. Elle revint en tirant une lourde caisse avec sa baguette, et d'un mouvement du poignet, elle la fit ouvrir, découvrant un immense sablier doré rempli de sable bleu. Elle étreignit l'objet. On aurait dit qu'elle voulait faire l'amour avec.
—Voilà, nous vous apportons la rançon, maintenant, nous voulons notre fille!
—Bien sûr, Dit Marisu sans détacher son regard amoureux du sablier, Fujiyoshi?
Le serviteur apparut comme s'il était pendu à un clou.
—Va chercher Miss Darling, tu sais à quel étage elle est enfermée…
—Bien madame.
Les parents de Neis, comprit Harry, les parents de Neis possédaient le Sablier depuis le début…Neis aurait pu leur dire…quoi que, le savait-elle elle-même ? Probablement pas, voilà le pourquoi de l'inexistante Nao et de son rapt: Marisu voulait l'échanger contre l'objet de sa convoitise!
Et une minute…Marisu avait pourtant dit qu'elle avait enfermé Neis et Alita hors du labo? C'était une ruse pour les envoyer sur une fausse piste, alors?
Fujiyoshi revint en tirant Neis par le bras, celle-ci semblait vouloir retourner en arrière. Quand elle aperçut ses parents, néanmoins, elle changea d'attitude et courut vers eux, laissant même sa mère la serrer dans ses bras en pleurant.
—Oh, ma petite fille!
—Je vais bien…
Neis remarque le Sablier et ouvrit les yeux de stupeur.
—Mais…qu'est-ce que…
—Tu ne te rappelles pas quand je l'ai ramené du Pérou ? Tu avais sept ans, Dit Ernst.
Neis hocha la tête pour dire «non».
—Nous le gardions dans une partie du musée très sécurisée.
—Il ne faut pas le donner à cette femme, elle est mauvaise!
—Oui, mais tu es notre fille, ton intérêt passe avant tout!
—Mais…
Neis se renfrogna et se tourna vers Marisu qui regardait les trois Darling d'un air narquois.
—Libérez au moins Alita!
—Alita ? Quel rapport ? C'était toi et rien que toi, que j'ai promis de rendre à la liberté, la gamine, je la garde…ma petite clef…Bon, allez, les Yankees, disparaissez, maintenant, je n'ai plus besoin de vous!
Ernst ouvrit la bouche, et ce fut à ce moment-là que Harry décida d'intervenir. Marisu eut l'air dégoûtée de le voir surgir.
—Neis, j'ai besoin que tu m'expliques où vous étiez enfermée, toi et Alita!
oOoOOOoOo
—En plus, on n'a rien trouvé de nouveau, dans son appart! Se plaignit Ron.
—Mais c'était bien ce qu'on a fait dans le onsen, Susurra Draco, câlin, serrant Ron dans ces bras.
—Au moins, le processus d'addiction a disparu.
—On devrait commencer à chercher…réfléchissons…il y a un étage manquant, le fameux Labo d'alchimie…et ta sœur a marmonné un truc à propos d'un passage secret dans un vide-linge…
—Je n'ai vu aucun vide-linge ici…mais j'avoue que ce qui concerne les fringues de Marisu n'est pas mon intérêt premier…
—Bah, on peut toujours essayer…
Draco ouvrit la penderie, des dizaines de robes dignes d'un grand couturier y étaient alignées.
—Apparemment non…
La porte de l'appartement s'ouvrit.
—Tiens, Pelirrojo…
Draco émit un sifflement de cobra royal en colère et se tourna vers Hal qui venait de faire irruption dans la pièce et tirait une mine pas terrible.
—Qu'est-ce que tu fous là, toi ? Feula le blond.
—T'as pas l'air d'aller bien, Dit Ron, Où sont Harry et Hermione ? Vous avez trouvé quelque chose d'intéressant ?
Hal haussa les épaules, l'air désespéré.
—Est-ce que ça va ? Dit Ron d'un air inquiet.
Draco leva les yeux au ciel.
—Ben moi, je vais très bien, Dit-il en se campant devant Hal, Et tu sais ce que je viens de faire là ? Je viens de faire l'amour avec Ron, mon Ron, à moi, et c'était merveilleux!
—Ta mère a débarqué avec Manu et Sacha Vilen, Dit Hal sans prêté attention à la provocation.
—Ma mère ?
—Ouais, elle est venue te chercher. Mais Marisu a débarqué alors qu'on était dans la serre, elle a voulu nous donner à manger à une drôle de bestiole, puis elle a libéré les carnem edens, les plantes carnivores qu'Emy avaient reçues. Je me suis échappé, et j'ai vu que c'était aussi le cas de Gary même si je ne sais pas où il est passé. Quant aux autres…ah bah ¡no sé !
—Ma mère…
Draco devenait de plus en plus pâle, mais il était difficile de dire si la cause de ce teint maladif était de l'inquiétude pour Narcissa ou de la bouillie de sushi qui lui remontait l'œsophage.
—Puis, on a appris des choses pas cool…Manu contrôle aussi les ros innidians, vous savez, les fleurs dont je suis le « maître »? En fait, tous les Machaca le peuvent, parce que Marisu l'a créé à partir de l'ADN dans les cheveux qu'elle avait arrachés à Abuela dans le souvenir qu'on a vu à l'hôpital, parce qu'en fait, elle a dit qu'on était des clefs du Sablier…D'ailleurs, c'est là que j'ai compris que…
Il adressa à Ron un regard de chien battu et serra le rouquin contre lui.
—Manu est mon père, je crois que j'ai envie de mourir!
—Allons, allons, Dit Draco en tapotant affectueusement les épaules de Hal, Ne t'inquiète pas, je sais comment te consoler…
—C'est vrai ?
—Mais oui, mon petit Espingouinounet, pour te faire oublier la douleur de ton âme, rien de telle que la douleur physique: je vais te frapper très fort! Non, ne me remercie pas, je fais ça de bon cœur.
—Euh…une seconde, Dit Hal en se détachant de Ron pour s'éloigner de Draco, Tu es bien gentil, mais…
—Mais fallait pas pleurer contre mon mari! Et puis tu…tu…euh…
—Draco, ça va ? Tu es tout pâle.
—Oui, ça va, je vais juste…
—Tu devrais t'allonger…
—Mais non, tout va bi…
Draco plaqua sa main sur sa bouche et s'appuya contre le dossier du fond de la penderie. Il tenta de se retenir, mais la plaque de bois céda, révélant le passage vers l'ascenseur secret, et il tomba en avant dans le conduit. On l'entendit vomir.
—Ça y est, il a quiché sur les robes de Marisu!
—Je savais qu'ils allaient faire leur come back, ces sushis…mais c'est quoi ça, il y a un trou derrière le mur?
—On dirait une cage d'ascenseur, Gémit Draco.
—C'est de ça dont Ginny parlait! Comprit Ron, Il faut qu'on y aille, c'est sûrement là qu'on trouvera des indices sur où elle détient Alita et Neis!
Draco se releva en prenant soin de ne pas marcher dans son vomi.
—Un ascenseur, je confirme, et il permet apparemment d'aller dans le Labo d'alchimie, Dit-il en lisant le cadran.
—Allons-y! Enfin, d'abord, faudrait peut-être nettoyer…
—Je m'en occupe, Dit Hal en sortant sa baguette, Oh, Dios mío, de la bouillie avec des morceaux de poisson cru qui flottent, on dirait du ceviche!
—Merci pour les détails.
Une fois le vomi disparu par magie, les trois garçons prirent place dans l'ascenseur qui était très étroit. Le fait d'être collés par le manque de place sembla redonner à Hal sa bonne humeur et à lui faire momentanément oublié qu'il était le fils de Manu.
—Caliente, caliente…
—Ta gueule! Hurla Draco.
—Lequel de vous deux m'a mis la main aux fesses? Interrogea Ron.
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Alors que les plantes allaient probablement la dévorer, Narcissa se sentit saisie par des bras puissants.
Sacha Vilen lui évita de finir en repas pour plante carnivore et la hissa sur son épaule comme un sac à patates. Hermione apparut rapidement sur l'autre épaule.
Marisu semblait avoir disparu, et il était impossible de savoir ce qu'étaient devenus Harry, Hal et Manu dans cette jungle de tiges et de gueules végétales. Sacha sortit de la serre et descendit d'un étage, ses deux « protégées » sur le dos. Il entra dans la première pièce, qui par hasard était leur ancien appartement. Il les jeta sur le canapé et referma violemment la porte. Il n'avait pas l'air de savoir quoi faire alors.
—Vous nous avez sauvées, Bafouilla Hermione.
—Jé né vous veux pas dou bien, né crrrois pas ça, Miss-Jé-Sais-Tout!
Sa voix n'avait plus une seule once de féminité, il avait besoin des pilules magiques de Marisu et vite.
—Pourtant, vous auriez pu laissez ces plantes nous tuer, Objecta Hermione.
—Jé trrrravaille pour Madame Taitô!
—Oui, vous l'avez connue à Poudlard il y a près de trente ans, et elle vous avait promis de régler votre…problème d'identité sexuelle?
Les yeux de Sacha brillèrent.
—Je comprends…elle l'a fait, n'est-ce pas ? Elle a trouvé un moyen de vous rendre femme, tout comme elle vous a fourni les plantes pour éliminer votre rivale Emy Douçamère,…mais en échange, vous devez lui obéir…juste une question: une petite fille débarque du futur et décrit un énorme Sablier que vous avez déjà vu, ensuite de quoi, Severus Rogue démissionne, et qui trouve-t-on pour le remplacer au poste de Maître des Potions ? Vous. Vous pourriez m'aider à expliquer ça ?
Sacha poussa un râle qui devait correspondre à un soupire de résignation.
—Madame Taitô m'a offerrrrt cé que j'ai toujourrrrs voulu…enfin, ce n'est pas parrrrrfait mais ça marrrrchait bien, mes attrrrribouts virrriles disparrraissent et…
—Pas de détails, s'il vous plait.
—Un jourrrr, elle m'a demandé d'aller enseigner à Poudlarrrd, pourrrr espionner Rrrrronald Weasley et Drrrrraco Malfoy, mais ils n'étaient pas là, alorrrs j'ai continoué avec vous autrrrres.
—Comment a-t-elle su pour Alita ?
—Quelqu'un lé loui avait dit, mais jé né sais pas qui…
Hermione resta songeuse. Qui avait prévenu Marisu de l'arrivée d'Alita ?
—Lucius…,Murmura Narcissa.
—Mais oui ! Bien vu, on lui a raconté ce qu'il arrivait à son fils, ça a fait «tilt» alors il a recontacté son ancien amour, et c'est comme ça que Marisu a pris des mesures ! Narcissa, vous n'auriez rien remarqué d'autre, de suspect dans le comportement de votre mari depuis quelques mois ?
La femme blonde renifla d'un air méprisant.
—Non…Môssieur Malfoy ne m'a jamais laissée intervenir dans ses petites affaires… «Sois belle et tais-toi!» et puis c'est tout!
—Vous ne devriez pas être aussi soumise, on est tout de même à l'aube du vingt et unième siècle, et une femme moderne en devrait pas…
—J'ai traversé l'Europe et l'Asie sans Portoloin, j'ai volé une voiture, attaqué des Moldus, abandonné un gosse sur le bord d'une route, j'ai fait la connaissance d'une prostituée, j'ai fui une pauvre petite vieille sans la remercier, j'ai fait voler une voiture au su et vu des Moldus, je me suis soulée au Tokay, j'ai arbitré un pari…et, ah, oui, j'ai couché avec Hal ET Manu…
Hermione resta bouche bée.
—Je me suis assez libérée de l'emprise de Lucius à ton goût, Hermione Granger?
Narcissa avait pris un air narquois qu'on n'avait jamais vu sur son visage, et qui la faisait drôlement ressembler à son fils ou à son mari.
—Bon…Et bien, à moins que nous ne vouliez un double-meurtre sur la conscience en plus de tout ça, je vous conseille de ne rien dire à Draco…
—Pas de risque que je l'embête avec mes propres problèmes conjugaux…Lucius…
La rage pointait dans sa voix.
—Quand je pense qu'il était tombé amoureux de cette…Marichose Trucmuche, je regrette d'avoir eu des remords quand j'ai commis mes adultères! Mais il n'avait pas qu'à pas m'abandonner!
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—Hey, Remus, devine un peu de qui vient cette lettre? De Xeno. Il nous a répondu. Il a interrogé Mr Aubin, et apparemment, il a effectivement aidé Taitô quand elle s'est retrouvée dix ans dans le futur...mais c'est pas tout. Figure-toi que les Portoloins qui ne marchaient plus, c'était bien elle. Comment elle a fait? Et bien, elle a dit qu'une partie de la marchandise d'Aubin&Marie a été contaminée par un virus... le virus dont elle s'est probablement servie pour rendre Hélium fou, mais rien d'autre! Voilà un mystère de résol...Remus? Tu n'as pas l'air d'aller bien...Vite, prend ta potion...c'est vrai, il commence à faire nuit, bientôt, la lune se lèvera et...allez, ouvre la bouche...t'as vraiment l'air mal en point, on aurait du te la donner plutôt...oh, t'es trop mignon comme ça, on dirait Teddy quand je lui donner son biberon! Voilà...Remus. Remus? Tu me fais peur. Quelque chose ne va pas? Severus aurait-il loupé quelque chose dans sa potion?
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Un étrange tissu traînait par terre. Manu le ramassa, il avait échappé de peu aux plantes carnivores, mais ne savait pas ce que les autres étaient devenus. Il se surpris à s'inquiéter pour Hal. Bizarre, il avait ignoré son existence pendant vingt ans, et depuis le peu de temps qu'ils se connaissaient, il s'en était toujours tamponné la nouille avec une pelle, de ce gamin.
Drôle de tissu, sinon. C'était quoi ça? Un manteau? Une pashmina? Mais non, mais c'est...une cape qui rend invisible! Plutôt marrant, ce bidule. Manu l'essaya. Ça tombait bien car Marisu arrivait. Tiens, elle avait changé de vêtements, maintenant, elle ne ressemblait plus à Cléopâtre, mais à euh...à quoi en fait? Elle portait une robe intensément rouge, et était tellement maquillée de cette couleur qu'on aurait du du sang. D'ailleurs, ses mitaines, motifs rouges sur fond couleur chair, donnait l'impression qu'elle avait du sang sur les mains et les bras. Bloody Mary.
Profitant de son invisibilité, Manu décida de la suivre. Elle sortit hors de son labo et se dirigea vers un café. Un café sorcier, si on en jugeait par l'accoutrement des gens que Manu observait.
Marisu prit place face à un homme de race blanche aux longs cheveux blonds. Sans doute un rendez-vous galant, songea Manu. Il était occupé à manger quelques nigiri. Mais il ne l'aurait pas déjà vu quelque part, celui-là ?
—Bonjour, Lucius…
Ah ben ouais, c'était le paternel du petit blond, Manu se rappelait l'avoir vu au procès, mais…et donc, c'était le mari de Narcissa?
Il ricana intérieurement. Cocu le Lulu!
—Finalement, tu es venue, Dit Lucius avec un sourire.
—Ça doit pourtant faire une décennie ou deux que tu m'as abandonnée! Répliqua amèrement Marisu.
—Je t'ai déjà expliqué que…
Elle le coupa d'un geste impérieux de la main.
—Tu sais qui est venu ici au Japon?
—Qui?
—Et bien, d'abord, il y a le psy avec un nom de fille…
—Camille Hélium? Mais qu'est-ce qu'il vient foutre?
—La merde, j'imagine…Je l'ai trouvé en train de fouiner dans mes appartements…c'est lui qui m'a prévenue de ton arrivée…mais il m'a aussi dit pour quelle raison tu es revenu vers moi…
Elle appuya un regard courroucé dans les yeux de Lucius.
—Mais…tu sais bien que…
—Quand cette gamine a débarqué du futur et que tu m'as écrit pour me dire que tu avais du nouveau concernant le Sablier, j'ai cru si naïvement —elle prit alors un regard larmoyant— que tu en profiterais pour larguer ta femme et me rejoindre pour de bon! J'étais prête à te laisser une seconde chance, je te le jure, Lucius !
—Et tu…
—Mais j'ai changé d'avis quand Camille m'a appris que tu ne revenais que parce que ta situation était en plein déclin! Ton fils est devenu un sale petit sodomite et veut épouser un traite à son sang immonde, et le peu de prestige et de crédibilité qu'il te restait malgré la chute de Lord Voldemort, tu l'as flingué dans un procès ridicule que tu as perdu! Oui, Lucius, tu es en pleine disgrâce, tu es confus, tu ne sais plus où tu en es…alors tu as pensé à revenir vers moi, la seule qui mérite ton amour, tu as pensé que je te sortirais de la fange dans laquelle tu t'es embourbé, mais…mais tu es revenu pour cela et non parce que tu m'aimes vraiment! Comment veux-tu que j'accepte une chose pareille?
—Je t'en prie, Mary…
—J'ai inoculé un virus de ma création à Camille, cela l'a rendu fou, et je l'ai jeté dans une benne à ordures…Je ne sais pas ce qu'il est devenu, mais ton fils et ses amis sont ici aussi…eux aussi ils fouinent!
—Oui, j'ai remarqué, et je me suis moi aussi amusé à leur jouer un petit tour, regarde!
Lucius sortit une petite boîte de sa poche. Il espérait ainsi détendre l'atmosphère, mais Marisu le lorgnait d'un air maussade, comme pour lui faire comprendre que ce n'était pas ça qui allait l'amener à lui pardonner.
—Qu'est-ce que c'est? Fit-elle, dédaigneuse. Du wasabi?
—Non. Enfin, c'est une boîte de wasabi, mais j'ai remplacé son contenu par de la purée de cerveau de triton…
—Et qu'est-ce que tu comptes faire avec ça?
—En fait, j'ai surpris Sirius Black et l'autre mangeur de verdure en acheter dans la pharmacie, sans doute pour faire une potion, alors, j'ai fait l'échange avec du wasabi…
—Et quel genre de potion selon toi?
—Et bien, je n'en suis pas sûr, mais ce soir c'est la pleine lune, et Remus Lupin, le type aux cheveux châtains et aux vêtements encore plus loqueteux que ceux de Weasley, ce n'est ni plu ni moins qu'un lycanthrope!
Les yeux de Marisu s'illuminèrent.
—Vrai? Un lycanthrope? Oh, j'ai toujours rêvé d'en être une! Je lui demanderai de me mordre!
Lucius et Manu se firent la même réflexion: elle était complètement dérangée!
—C'était une bonne idée, j'avoue…mais je ne t'ai pas encore annoncé le meilleur, mon cher Lucius…
—Comment ça ?
—Ta femme aussi est ici!
—Quoi ? Narcissa ?
—Oui. Narcissa. Pourquoi, tu en as une autre ?
—Que fait-elle ici ?
—Tu n'as qu'à le lui demander toi-même…mais devine un peu qui l'accompagnait? Manuel Machaca!
—Le môme de huit ans qui avait essuyé sa morve sur moi le jour où tu as disparu?
—Oui, le fils de l'autre salope de langue-de-plomb!
Manu n'y tint plus et surgit de sa cachette.
—Ma mère n'est pas une salope!
Lucius et Marisu sursautèrent.
—Quand on parle du loup…
—Alors t'es là, toi! Dit Manu en dirigeant son index vers Lucius.
—Petit garçon de huit ans…il a bien grandi, Marmonna celui-ci en lorgnant les biceps de l'aventurier.
—Qu'est-ce que vous mijotez encore avec l'autre morue?
—Qui tu traites de morue, espèce de macaque ibérique et mal rasé? Répliqua la Nippone.
Lucius reprit de sa contenance et se leva, se dressant devant Manu.
—Vous êtes donc le fils de la langue-de-plomb…mais nous n'avons pas été présentés…Je suis Lucius Mal…
—Blablabla ! La politesse, ça sert à rien! Moi, je suis venu pour empêcher cette Japo-niaise de faire du mal à la petite et de dominer le monde avec son sablier de merde, et si tu essaies de m'en empêcher, je te réduis en Miamibou!
—Essayez un peu, grossier personnage, vous et moi, on ne joue pas dans la même cour!
—Mais pourtant, nous avons quelques points communs…
—J'en doute!
—Pour commencer, nous avons tous les deux un fils tarlouze qui bave en pensant à Ron Weasley, et deuxièmement, on a tous les deux couché avec Narcissa…
—Quoi ?
Lucius était alors devenu pâle comme un linge blanc sorti du tambour par Maïté.
—Et ouais, sauf que moi, je l'ai faite jouir !
Le poing de Lucius atterrit dans la mâchoire de son vis-à-vis, qui recula d'un pas pour encaisser.
—Ça tu vas le regretter! Maugréa l'aventurier.
Il sortit son couteau et l'actionna pour le faire rougeoyer. Lucius sortit sa baguette de sa canne-serpent.
—Sale…euh…sale Espingouin !
—P'tite bitte!
—Arrêtez! Intervint Marisu.
—Te mêle pas de ça, morue!
—Je ne suis pas une morue ! Je suis la plus belle et la plus intelligente femme de tout l'univers, tu n'as pas le droit de me…
Manu lui coupa la parole en lui enfonçant un nigiri dans la bouche. Elle le recracha et pesta. Humiliée, elle sortit son rouge à lèvres «Jessica Rabbit» et se l'appliqua alors que les deux hommes s'affrontaient sous l'air médusé des clients. Elle posa trois doigts sur sa bouche et envoya un baiser volant qui décolla vraiment et alla se plaquer sur la joue de Manu. Aussitôt, celui-ci se figea, son expression changea et il tourna la tête vers Marisu en affichant un air crétin.
—Qu'est-ce qu'il a, l'ahuri ? Fit Lucius.
Manu s'avança alors vers Marisu et se jeta à ses pieds pour les lui baiser.
—Oh, ma déesse !
—Je vois, Dit Lucius, Encore l'amortencia…
—Manuel, tu vas obéir à mes ordres, n'est-ce pas ?
—Oui, maîtresse !
—C'est bien ça, mon petit !
—Pourquoi tu fais ça ? Râla Lucius, Il m'a déjà pris Narcissa, je ne vais pas le laisser te prendre aussi !
—Relaxe, j'ai juste besoin d'un esclave soumis…et d'un Machaca…comprends-tu, Manuelito est une des clefs du Sablier…il va me permettre de le faire fonctionner!
Lucius soupira et son regard passa par terre. Tiens, une cape...
