Blablablablaba de d'auteur (pas obligatoire de le lire):

Salut les gens ! Alors que cette fic n'est plus qu'à un chapitre de la fin (je ne compte pas l'épilogue et les bonus), j'arrive quand même à éprouver des difficultés à écrire, alors qu'en principe, je ne devrais plus avoir le moindre « trou » dans l'intrigue, tout ce qu'il me reste à faire, c'est répondre aux questions qu'on s'est posées tout au long de l'histoire. Et ben, si, je parviens encore à me prendre le syndrome de la page blanche. Pourquoi ? Je ne sais pas…peur de décevoir en concluant mal une aventure que j'écris depuis près de deux ans ? Ou alors, c'est parce qu'en ce moment, je suis assaillie par des tas d'idées de fics que j'ai toutes envie d'écrire alors que terminer Alita devrait être ma priorité. J'ai des idées de cross-over, de parodie, de deathfic yuri, de mini-fic draron, des OS en veux-tu en voilà, et même un exercice de style en europanto…J'ai même des projets de mini-fics (max 10 chapitres) reprenant l'univers d'Alita sans en être la suite (une sur la jeunesse de Manu et l'autre un truc policier avec Cius en personnage principal)…Et le petit Ron/Hal dont je parle depuis un moment est commencé, soyez-en assurés. Tout ce que je peux révéler pour l'instant est que l'histoire ne tient pas compte d'Alita et de tout ce qui va avec. Ils se rencontrent dans un autre contexte et Draco ne sera même pas mentionné.

Braife, revenons-en à nos moutons, parce que me disperser dans autant de projets, c'est pas bon.


Chapitre trente-six : Wasabi berserk

—Ça fait longtemps, tout de même, qu'ils sont partis, Fit remarquer Théo en regardant sa montre.

Luna hocha la tête et Blaise releva la sienne de son manuscrit.

—Tu suggères que nous allions les rejoindre?

—Oui, ils étaient sensés chercher des indices et c'est tout, mais ils mettent trop de temps…je pense qu'ils sont tombés sur quelque chose…ils pourraient avoir besoin de nous.

Blaise opina du chef à son tour. Tous trois se levèrent dans l'intention d'aller faire part de leur décision aux autres, dans le salon de Keiko. Ils eurent une petite surprise.

Un être humanoïde extrêmement poilu et à la gueule hérissée de crocs menaçants ravageait la pièce, pris dans une sorte de crise de folie. Ce fut quand Tonks cria « Severuuuuuus, la potion marche paaaaas ! » qu'ils comprirent que la bête n'était ni plus ni moins que Remus dans sa mauvaise période du mois.

Le Maître des Potions arriva, suivi par Sirius qui automatiquement se transforma en chien dès qu'il eut enregistré la situation. Rogue semblait médusé, incapable de réaliser que sa potion puisse causer de tels dégâts. Le loup-garou était véritablement en colère, les fauteuils étaient réduits en charpies, les rideaux en loques, et Tonks paraissait une version féminine de Manu au corps à corps avec un tigre aux dents de sabre.

—Je ne sais pas ce qu'il se passe, Dit-elle en rejoignant les autres, Ça lui a pris tout à coup, juste après avoir avalé sa potion…Severus…

Cius et Keiko arrivèrent et constatèrent l'étendue des dégâts. La Nippone aux rastas plaquait ses mains sur sa bouche, horrifiée.

—Sortez tous ! Ordonna Severus alors que Sirius combattait bravement son ami qui semblait avoir le dessus.

Ils obéirent et une fois la pièce évacuée, la porte fut violemment refermée derrière eux. Remus se rua sur celle-ci et on l'entendit griffer furieusement le bois en hurlant à la mort.

—Severus, Reprit Tonks une fois au calme, Je ne voudrais pas remettre tes compétences de potioniste en cause mais…

—Il y a bien quelque chose qui fonctionne de travers, Avoua-t-il en fronçant les sourcils.

—Je ne t'en veux pas, tu l'as préparée alors que tu manquais de sommeil, c'est…

—Ce n'est pas comme si elle n'avait aucun effet, Coupa-t-il, Il est beaucoup plus agressif que d'habitude.

—J'avais remarqué, je ne l'ai jamais vu aussi excité…

Rogue en revint au plan de travail où il avait synthétisé la potion tue-loup, cherchant la nature de l'erreur qu'il avait commise. On entendit Sirius couiner de douleur.

—J'espère qu'il n'a pas été mordu, Murmura Luna.

—Sirius a beaucoup plus à faire que d'habitude…

—Que veux-tu dire ?

—D'après ce que Sirius m'a raconté de l'époque où nous étions étudiants, Poursuivit Severus, Lors de leurs virées hors du château, les trois animagi n'avaient à se battre contre Lupin que lorsque celui-ci s'apprêtait à attaquer un humain, autrement, il ne s'en prend jamais à un autre animal.

—C'est exacte, mais…

—Or tu as bien vu, ici, Lupin ne se contente pas de combattre Sirius parce que celui-ci le gêne en l'empêchant de nous attaquer, il veut vraiment le réduire en pièce, voir le dévorer comme n'importe quelle proie humaine…Lupin s'en prend à n'importe quel être vivant, sans discernement !

Tonks ouvrit la bouche, mais fut incapable de répondre.

—Il est dans un état appelé « berserk », il pète les plombs, fou de colère, il agit sans réfléchir et ne pense qu'à détruire tout ce qui lui fait obstacle…encore plus qu'un loup-garou normal.

—Mon pauvre Remus…

Elle avait les larmes aux yeux. Sirius couina à nouveau, faisant se crisper Luna.

—Comment c'est arrivé ? Demanda Cius.

—Je ne sais pas…j'ai vérifié trois fois, mais je ne vois pas où est mon erreur…

—Laissez-moi voil, Dit Keiko en s'approchant.

Elle examina le plan de travail, et vérifia chaque instrument, et renifla soigneusement tous les restes d'ingrédients employés. Elle s'arrêta à la purée de cervelle de triton. Elle trempa son doigt dedans et le mit en bouche. Ce que quelqu'un de ne mangeant pas de viande n'oserait normalement pas faire.

—C'est du wasabi, Dit-elle.

Elle tendit la boîte à Rogue, qui goûta à son tour.

—Du wasabi…vous voulez dire, cette espèce de moutarde de raifort japonaise ? Dit Blaise.

—Oui, c'est bien ça, Répondit Cius, J'ai acheté les ingrédients avec Sirius, mais nous n'avions rien remarqué…le pharmacien nous aurait-il joué un tour et serait-il de mèche avec Marisu?

On entendit un grand « crac », suivi d'une bourrasque. Tremblante, Tonks osa ouvrir la porte et trouva une pièce vide. Remus était parvenu à s'échapper dans la rue et Sirius s'était lancé à sa poursuite.

—Il est parti, Dit-elle d'une voix blanche.

—Vers où ?

—Vers le labo de Taitô, on dirait…

—Normal, c'est le seul endroit qu'il connaisse, il est dans un état de grande confusion et c'est son seul repère…

—Il faut le rattraper et vite, Dit Luna, La moutarde de raifort lui est montée au nez!

oOoOOOoOo

Quand l'ascenseur arriva au Laboratoire d'Alchimie, Hal fut le premier à sortir, Draco l'ayant expulsé de la cage d'une manière peu courtoise.

—T'es vraiment obligé d'être tout le temps comme ça avec lui ? Reprocha Ron, Ça commence à bien faire cette jalousie!

—C'est pas grave, Pelirrojo !

—J'aimerais que vous fassiez la paix !

—D'accord ! Dit joyeusement Hal, Bien que moi, j'ai jamais eu de sentiments négatifs vis-à-vis de Draco…

—Oh, la ferme ! Quant à toi, Ron, pour finir, je trouve que tu es aussi coupable que lui !

—Comment ça ?

—Tu le laisses faire ! Tu ne pourrais lui dire une fois pour toutes que tu ne veux pas de lui, histoire qu'il arrête ?

—J'ai pas envie de lui dire quelque chose qui lui ferait de la peine…

Hal grimaça. C'était la première dispute entre Ron et Draco à laquelle il assistait depuis longtemps. La première depuis qu'ils avaient compris qu'ils s'aimaient, ce qui la rendait plus problématique que celles qu'il avait vues du temps d'Azúcar Culebra. Et Hal détestait l'idée d'être la source de cette dispute. C'était de sa faute, car il aimait Ron alors qu'il fallait absolument que celui-ci finisse avec Draco.

—On est dans le fameux labo d'alchimie…vous ne voulez pas explorer? Tenta-t-il timidement.

Il fut parfaitement ignoré.

—Je vais finir par croire que tu l'aimes vraiment!

—Tu sais bien que non ! Et puis, le moment est mal choisi pour se disputer…

—Ce n'est pas à moi qu'il faut dire ça ! J'en ai marre de cette espèce de ménage à trois dont tu es le centre ! Pourquoi tu ne réagis pas ?

Ron baissa les yeux.

—Pourquoi je ne réagis pas, Dit-il, La vérité c'est…c'est que…c'est que j'aime ça, me sentir désiré par plusieurs personnes…

—Quoi ?

Draco fronça les sourcils.

—Vous savez que j'ai toujours été un laissé pour contre, Poursuivit le rouquin, Personne ne faisait attention à moi, je n'attirais personne, filles ou garçons, à part une cruche qui s'est mise à m'aimer parce que j'étais devenu un bon joueur de Quidditch, et puis Hermione, mais…

—Mais elle est tellement moche et tellement chiante qu'elle ressemble à un prix de consolation !

—Draco…Quoi qu'il en soit, j'ai toujours été dans l'ombre des autres, et personne ne faisait attention à moi…mais depuis qu'Alita a débarqué, cela a changé, maintenant, j'ai deux mecs mignons et talentueux amoureux de moi…pardonnez-moi, je sais que c'est un peu du narcissisme, mais j'aime ça et…et en parlant de narcissisme, c'est quoi ce truc au mur, avec Marisu dans une coquille de moule ?

Il désigna le tableau de Boticelli que Marisu avait modifié pour figurer à la place de la Vénus.

—Une coquille de moule ? J'aurais dit une huître, elle se prend pour une perle ?

—Non, une coquille Saint-Jacques!

—Je ne mangerais plus jamais de fruits de mer!

Les trois garçons semblaient avoir convenu de laisser de côté leur problème de concubinage pour enfin s'intéresser au décor, notamment à la galerie de peintures célèbres massacrées par la bobine hautaine de Marisu.

—Mais qu'est-ce qu'elle fiche avec tout ça ?

—Je crois que nous avons trouvé l'endroit où Ginny et Emy ont été attaquées…mais cette fois, Marisu n'a pas l'air d'être là pour nous faire subir ce qu'elle leur a fait subir…

—Oui, regardez…c'est le chapeau d'Emy !

Draco se rua vers l'endroit qu'il indiquait et saisit le haut-de-forme de la romancière.

—Et voilà sa baguette…je ne sais pas où est celle de Ginny, par contre…

—Elle l'avait sur elle quand nous l'avons retrouvée, Rappela Ron, Souviens-toi qu'elle était cassée, c'est sans doute pour ça que Marisu ne la lui a pas confisquée…

—Ce tableau-là a été en partie arraché, Annonça Hal en montrant l'œuvre de Van Eyck, Les époux Arnolfini, sur lequel Emy et Ginny s'étaient déjà interrogées la veille.

Tout comme les deux filles avant eux, ils conclurent que si le visage de l'homme représenté aux côtés de Marisu avait été arraché, c'est parce qu'il devait s'agir de celui qu'elle avait aimé et qui l'avait trahie.

—Mon père, Dit Draco, Le visage de Lucius Malfoy était autrefois représenté ici…

Il s'approcha et effleura la toile éraflée de ses doigts, comme fasciné par ce que cela représentait, une romance passée entre son père et une folle mégalomane. Son père…La vision que Draco avait de Lucius avait bien changé, ces derniers mois…Il passa négligemment ses mains sur les bords du cadre. Ses doigts se crispèrent. Comment Lucius avait-il pu leur cacher ça, à lui et à Narcissa ? Et comment avait-il pu continuer pareil manège une fois l'arrivée d'Alita ?

Sans le faire exprès, il fit bouger le cadre.

—Attention, tu vas le décrocher ! Prévint Ron.

Mais Draco continua, comme mu par une soudaine idée. Il décrocha le tableau du mur et recula. Ron et Hal ouvrirent grand la bouche.

Il y avait une inscription sur le mur, suivie de touches sur lesquelles étaient écrits les chiffres de 0 à 9.

—Une porte secrète, Souffla Hal, Et je parie qu'elle mène à Lilita!

—Mais je suppose que pour l'ouvrir, il faut résoudre une énigme, Dit Ron, Qu'est-ce qui est écrit ?

Draco passa son index sur l'inscription et déchiffra:

« ăpertūra mea mălum est »

—Encore du latin!

—Bordelus de merdum, il fallait qu'elle nous mette une énigme dans une langue parlée par des morts! S'énerva Ron.

Ils restèrent tous trois à se demander comment régler le problème en silence pendant une minute, puis Hal tenta le tout pour le tout:

—Bon, et bien, puisque je parle une langue romane…l'espagnol, c'est un peu du latin…

Il s'approcha de l'inscription et la fixa en plissant les yeux comme si ça pouvait y changer quoi que ce soit.

—Qu'est-ce que tu fais ? Lui demanda Ron.

—Il espère que l'esprit ses ancêtres celtibères traverse les siècles et s'exprime à travers lui, sans doute…

—Nous utilisons beaucoup le latin pour les formules de sortilèges, Remarqua Ron, Bien sûr, ça aurait été plus facile s'ils nous avaient donné des cours de latin à Poudlard pour nous aider, mais nous avons peut-être acquis des bases malgré nous, non ?

—Mhhh, Fit Hal, Je peux déjà vous dire qu'en une vingtaine de siècles, le mot « ăpertūra » n'a pas bougé en espagnol, c'est juste que nous, on l'écrit avec moins de lettres bizarres: una apertura. Ça veut dire «ouverture». Et le « mea » qui vient après m'a tout l'air d'être un adjectif possessif, ça ressemble à «mía»…

—Quant à «est», je pense que c'est le verbe être, Dit Ron, Je crois même que c'est resté comme ça en français, Fleur m'avait appris une fois: Je suis, tu es, il est…

—«Mon ouverture est mălum», Reprit Draco, Je crois que cela veut dire que pour ouvrir la porte, il faut qu'on fasse mălum…

—Et tu sais ce que signifie ce mot ?

—Le Mal ? Suggéra Hal, Ça ressemble à «malo» que je connais, mais…j'ai pas envie de faire le Mal!

—Non, il y a aussi les chiffres, ils ont une signification ayant un rapport avec ce mot, sinon ils ne seraient pas là.

—666! C'est le chiffre satanique, le chiffre du Mal!

—Et Marisu est satanique, ça c'est sûr!

Draco tapa nerveuse trois fois sur le 6. Rien ne se produisit.

—D'autres chiffres seraient des symboles maléfiques selon vous? Interrogea-t-il les deux autres.

Hal haussa les épaules. Ron fronça les sourcils, mais son visage s'éclaira.

—Et si «mălum» signifiait plutôt «malheur» ? «Mon ouverture est le malheur». Essaie le 13, il est réputé porté malheur!

Draco s'exécuta. 13. Toujours rien.

—C'est fichu, Se désola Hal.

—Tu es sûr que «mălum» n'évoque rien d'autre pour tes ancêtres fraîchement romanisés?

—Désolé, j'ai essayé, mais je ne vois pas. Faut dire que langue espagnole a beaucoup évolué depuis, et qu'on n'a pas été envahis que par Rome, d'abord, il y a eu les Wisigoths, et puis les Arabes…

—«arabes», Répéta Draco, soudain perdu dans ses pensées, Rome…Arabes…Romains…Arabes…

Il regarda à nouveau l'inscription, puis les chiffres.

Romains…Arabes…

Un détail lui sauta aux yeux: une inscription en latin accompagnée de chiffres arabes. La logique aurait voulu des chiffres romains, et Marisu ne se serait pas privée d'étaler sa culture en employant des chiffres romains pour montrer comme elle connaissait bien la Rome Antique, sa langue et ses chiffres. Mais elle avait préféré des chiffres arabes, et cela pouvait être un indice.

Il n'en fit pas part aux deux autres et poursuivit sur sa lancée: les Romains et les Arabes avaient été deux civilisations brillantes, et le fait d'avoir intégré leurs deux savoirs avait été d'un grand bénéfice pour la Connaissance Humaine. Le choc des cultures. Il fallait chercher un chiffre symbolisant le Mal ou le malheur…dans une autre culture. Or Marisu…

Draco appuya sur le 7. La porte se mit en branle et pivota. Hal et Ron sursautèrent.

—Le 7 porte malheur au Japon, Expliqua Draco, Après vous, messieurs…

oOoOOOoOo

—Neis, où étiez-vous enfermées, Alita et toi ? Demanda encore Harry.

Neis ouvrit la bouche pour répondre, mais Marisu la coupa:

—Si tu parles, je vais être obligée de me débarrasser de toutes les personnes ici présentes, alors réfléchis bien, jeune-fille!

—Vous débarrasser de moi ne va pas être facile, La défia Harry, baguette levée.

—Pfft, je crois que si, pauvre garçon pathétique!

—Nous sommes quatre et vous êtes seule, vous pensez vraiment que vous avez une chance de vous en sortir ?

—Mais c'est qu'il me menace, ce jeune présomptueux!

—Si vous croyez qu'on va vous laissez nuire…

—Comment ça nuire ? Je suis nuisible, moi ? Alors que je fais tant de chose pour faire du bien aux gens?

—Vous parlez de vos huiles de bain débiles?

—Comment oses-tu me parler sur ce ton? Tu n'as aucun argument objectif ni scientifique! Je suis une grande patronne d'entreprise, tu ignores toutes les responsabilités qui pèsent sur mes épaules, alors, tu es prié de ne pas juger si vite, petit ignorant!

—Oh, arrêtez un peu votre petit numéro deux secondes: vous avez torturé un homme jusqu'à la folie, rendues malades ma fiancée et une de nos amies, et vous avez aussi enlevé deux personnes, dont une que vous détenez toujours et l'autre que vous venez d'échanger contre une rançon, cette rançon étant un puissant artefact magique que vous comptez utiliser pour devenir immortelle! Alors, à qui voulez-vous faire croire que vous êtes innocente?

—Pffft. Et dire que tu pourrais être en train de faire quelque chose de tes mains pour construire le futur de l'Humanité mais qu'à la place tu préfères me lyncher en public avec tes paroles blessantes, moi qui ai tant œuvré pour rendre le monde meilleur grâce à mes produits révolutionnaires! Tu n'es qu'un sale gamin de merde, Harry Potter! Pauvre jeunesse…tu n'as aucun respect!

Harry soupira. Il avait tout bonnement envie de lui arracher la langue et de lui faire ravaler ses paroles.

—Allez, va, Ajouta-t-elle d'un ton dédaigneux —encore plus que d'habitude—, Tu n'en vaux pas la peine, je vais vous laisser, je n'ai plus le temps de m'intéresser à vous car j'ai beaucoup de travail.

Elle leva sa baguette pour faire léviter le Sablier.

—Une minute ! Cria Harry, dont la figure devenait rouge.

Il n'eut cependant pas le temps d'en dire plus. Un loup-garou berserk déboula en défonçant la porte d'entrée. Neis et ses parents se cachèrent dans un coin, terrifiés par ce nouveau danger.

—Remus, Murmura Harry, le sang glacé.

—Harry, éloigne-toi! Cria Sirius en arrivant, Sa potion a des ratés.

—Il est devenu berserk! Dit Tonks en entrant après Sirius.

Harry regarda le reste de la bande arriver en courant.

Mais quand il regarda à nouveau dans la direction de Marisu, elle avait disparu avec le Sablier.

oOoOOOoOo

Hermione était peut-être par moments une petite féministe casse-pieds et pédante, il n'empêchait que ses paroles agissaient sur Narcissa.

Une femme soumise, était-ce ce qu'elle avait été pour Lucius pendant toutes ces années?

Elle lui en voulait à Lucius, elle lui en voulait de ne jamais lui avoir parlé de Marisu et du Sablier, même après avoir connu Alita. Elle méritait pourtant d'être au courant, il s'agissait de Draco, bon sang! De son fils, de son futur gendre et de sa future petite-fille, mais il ne lui en avait pas révélé un seul mot!

Pendant un instant, elle s'imagina qu'elle quittait Lucius. Et pour quoi faire? Pour Manu, peut-être? Allons, c'était le genre de type qui aimait les aventures d'un soir, mais qui ne se fixait jamais. Il se lasserait d'elle, tout comme elle se lasserait de lui. Cette petite escapade avec lui lui avait le plus grand bien, cela lui avait permis de voyager, d'expérimenter de nouvelles choses, et de sortir du carcan dans lequel elle avait toujours vécu. Mais ce n'était pas une vie pour elle. Ce que Narcissa voulait, c'était une existence calme et confortable, avec de temps en temps un peu de piment pour briser la routine. Manu avait été une distraction bien plaisante, mais définitivement, ce n'était pas ce à quoi elle aspirait vraiment...

Enfin, pouvait-elle encore faire confiance à Lucius? Lui pardonnerait-elle un jour?

Hermione était en pleine discussion avec Sacha. Elle jouait les moralisatrices, une fois de plus, elle lui demandait de renoncer aux pilules magiques de Marisu pour se joindre à eux et combattre celle-ci.

—Je sais que je ne peux pas me mettre à votre place, je ne sais pas ce que cela fait de sentir femme dans un corps masculin, mais...Mais Madame Taitô est mauvaise, et d'ailleurs, elle ne se soucie pas vraiment de vous. Si c'était le cas, elle aurait inventé des pilules aux effets définitifs, et vous ne seriez pas condamné à en prendre régulièrement, à être...dépendant! Elle vous tient grâce à ça, et elle vous demande d'œuvrer pour le Mal en échange. J'imagine que pour vous, laisser tomber ces pilules est un énorme sacrifice, mais vous devez bien réfléchir à ce qui est le mieux: votre bonheur personnel, ou celui de tout le monde? Je sais que vous avez un bon fond, que vous avez tourné un mal parce que vous n'avez jamais eu beaucoup de personnes pour vous soutenir...j'ai vu les lettres que vous avez échangées avec...Camille...Madame Taitô l'a rendu fou, vous le savez? Voilà comme elle traite les autres, voulez-vous rester de son côté?

Hermione n'obtint pas de réponse, car Harry apparut dans la pièce.

—Ah, c'est ici que vous êtes!

—Harry, tu vas bien?

—Je suis soulagé, je croyais que ces plantes vous avaient dévorées!

Harry lança un regard de méfiance à Sacha, mais après réflexion, celui-ci ne représentait pas la plus grande menace du moment.

—Comment vont Manu et Hal? Demanda Narcissa d'une voix inquiète.

—Je ne sais pas, je ne les ai pas vus.

—Et Draco? Demanda-t-elle encore, un peu plus inquiète.

Harry nia silencieusement.

—Hermione, Reprit-il, Nous avons un problème...

—Oui, et à part ça, quoi de neuf? Tenta-t-elle de plaisanter.

—Marisu a obtenu le Sablier, c'était les parents de Neis qui l'avaient...

—Comment ça?

—Je t'expliquerai plus tard en détails, mais si maintenant, on a récupéré Neis, elle détient toujours Alita.

—Et si elle a aussi le Sablier, ça ne me dit rien qui vaille, il faut que nous l'arrêtions!

—Oui, l'Equipe Sablier s'en charge...

—L'Equipe Sablier?

—On s'est séparés en deux groupes, l'autre s'appelle l'Equipe Wasabi, et son but est de maîtriser Remus devenu berserk à cause de sa potion qui était mal préparée!

—Fantastique, dis donc!

—L'Equipe Wasabi est plus réduite, pour l'instant, il n'y a que Sirius, Rogue, Tonks et Cius...

—Cious? Beugla soudainement Sacha, Jé m'inscrrrrit dans l'Equipe Wasabi! Tiens bon, mon petite cosaque!

Et sans plus, il se leva et sortit de la pièce.

—D'un côté, son immense force physique ne peut-être qu'utile, face à un loup-garou berserk, Dit Harry sur un ton qu'il voulait pragmatique.

—Si ça ne te dérange pas, je m'ajoute dans l'Equipe Sablier, Dit Hermione.

oOoOOOoOo

Hal ouvrait la marche dans le conduit secret derrière le tableau. Ron avait décidé de lui laisser un peu d'avance, pour parler discrètement à Draco:

—Dis...Je suis vraiment désolé...

Draco mit quelques secondes à se rappeler de quoi il parlait.

—Je me rends compte maintenant que ça ne doit pas être facile pour toi de voir Hal me tourner autour, avec moi qui me laisse faire...

Draco opina. Bien. Il était vrai que cela l'énervait légèrement. Il eut envie de répliquer quelque chose d'assez corrosif, mais il se souvint des motifs pour lesquels Ron agissait ainsi, et sans les cautionner, il les comprenait. Ron avait vraiment été quelqu'un que tout le monde mettait sur le côté. Depuis quelques mois, ils avaient beaucoup parlé de leur vie «d'avant Alita», et Draco avait découvert tant de choses à propos de Ron...peut-être ces choses étaient-elles en partie responsables du fait qu'il soit tomber amoureux de lui. Plus on comprend quelque chose, plus on l'aime. Ça marchait peut-être aussi pour les personnes...

—Depuis qu'elle est là, ma vie a tant changé, Dit Ron avec un sourire faible, Et surtout depuis que je suis avec toi...D'un moins que rien, je suis passé à un père parfait que sa fille prend pour un héros sans peur, un mari aimé...

«Et doué au pieu», voulut rajouter Draco.

—...un guitariste adulé par ses fans...et le fantasme ambulant d'un autre gars...Je ne me suis jamais senti aussi apprécié de toute ma vie, et surtout, je suis apprécié pour des choses très différentes, aussi bien pour mes qualités physiques, intellectuelles et morales...C'est pour ça que je te demande pardon, car tout ça me monte à la tête, et j'aime tant être apprécié, félicité, récompensé, que je n'ose pas arrêter les autres, même quand ce serait pour leur bien, ainsi que le mien, et surtout le tien...Pardon, je ne mesurais pas à quel point ça te gênait, je me sentais tellement flatté que tu te battes pour moi...

Draco sourit et hocha la tête, riant presque.

—Mais je sais tout ça, Ron, je sais que tu as un besoin de reconnaissance flagrant, vu que depuis que tu es né, peu de gens ont daigné t'en donner quand tu le méritais...En ce moment même, d'ailleurs, tu le mérites, je n'ai jamais vu quelqu'un aussi prompt à vouloir réparer ses erreurs que toi. Alors, tu as ma reconnaissance, car je vois que tu veux mon bien...

—Dites, les parlottes, Coupa Hal, J'ignore de quoi vous causez, et si c'est à propos de moi, je vous avoue tout: oui, j'aime les strings pour homme! Mais je crois qu'il y a plus important, comme le fait qu'on est arrivés au bout du tunnel, et qu'il y a une porte qui n'attend qu'une chose: qu'on la défonce!

Draco haussa les épaules. Il approcha son visage de celui de Ron et déposa un baiser léger sur ses lèvres, en affichant une expression de sérénité.

—Pour conclure cette conversation en beauté, Dit-il, Allez, viens...allons voir cette fameuse porte.

Le rouquin lui rendit son sourire et tous deux rejoignirent Hal, pour régler son compte à la porte. C'était une excellente idée, car dès qu'ils passèrent la tête par l'entrebâillement, une petite chose leur sauta au cou.

—P'pa! Pôpa!

Ron n'eut pas le temps de réaliser ce qu'il se passait qu'Alita était déjà serrée contre lui. Il sentit une petite larme chaude couler contre sa clavicule.

—Ouf! Fit Hal, Je suis soulagé...on a trouvé Lilita!

La petite quitta Ron pour se cramponner à Draco. Hal s'apprêta à ouvrir la bouche pour signaler l'absence de Neis qui aurait du se trouver là, mais l'arrivée de la super-vilaine de service l'en empêcha.

—Quelles retrouvailles touchantes! Fit Marisu d'un air dégoûté, sans se rendre d'à quel point sa phrase était stéréotypée.

Draco resserra instinctivement son étreinte sur Alita. Tous quatre la défièrent du regard. Ensuite, ils remarquèrent ce qu'elle traînait derrière elle, le faisant léviter par magie. Ron cligna des yeux, bien qu'il ait déjà vu le Sablier dans le souvenir d'Hélium, et que les souvenirs de Pensine plongeaient tellement bien les spectateurs dans leur univers que le moindre détail semblait acquérir une réalité déconcertante, il éprouva une curieuse sensation à l'idée de le voir en vrai. Cet objet était le symbole parfait de tout ce qu'ils avaient vécu, lui et Draco, depuis qu'ils avaient pénétré le bureau de Dumbledore le 12 avril 1999, tout: Alita, l'Espagne, le Japon, la Magie du Temps, l'amour, les complots, les gens qu'ils avaient rencontrés, ceux qu'ils avaient redécouverts, et tous les bouleversements de leurs vies...tout ça pouvait être représenté par cet alliage de verre et d'or dans lequel coulait du sable d'un bleu électrique. Difficile de ne rien ressentir dans pareilles circonstances, c'était comme rencontrer son idole en personne et avoir droit de lui serrer la main.

—Je vois que décidément, vous êtes les pire fouineurs que je n'aies jamais rencontrés! Comment osez-vous forcer mes appartements? Ceci est une entrée par effraction, je vous poursuivrais en justice!

—Vous avez kidnappé notre fille, sans parler de l'état dans lequel vous avez mis ma sœur! Répliqua Ron, Je doute qu'un juge trouve ça moins grave que le fait que nous nous soyons introduits chez vous...

Il se plaça devant Draco et Alita dans un geste protecteur. Hal se rapprocha également du trio, comme si les trois garçons cherchaient à créer une cellule de protection autour d'Alita.

—On verra ça! Et maintenant, dégagez, j'aimerais tester mon Sablier.

Ils ne bougèrent pas d'un milipoil, ils continuaient à la toiser d'un air menaçant.

—Hal, tu peux rester, Reprit Marisu, Car toi aussi, tu es une clef, mais tu ne m'as pas l'air très docile, alors, si tu veux venir avec moi, il faudra que tu me respectes!

—Pourquoi je vous respecterais?

—Parce que...parce que je suis plus âgée et que tu dois obéissance à tes aînés qui sont plus intelligents et plus sages que toi!

—Cet argument est bidon!

—Alors dégage!

Voyant que ses opposants n'en démordaient pas, elle leva sa baguette et s'approcha d'eux.

—Alita, ça ne te dis pas, de retourner dans ton époque? Tenta-t-elle.

—L'écoute pas, Murmura Draco à sa fille, Elle est sûrement en train de te tendre un piège...

—Viens, Alita, je ne vais pas te faire de mal, tu es une clef, je prends soin de mes clefs...

—C'est quoi cette histoire de clefs? Demanda Draco.

Hal entreprit de leur résumer ce qu'il avait appris un peu plus tôt, à savoir que Marisu pensait que l'ADN des Machaca était une clef biologique qui permettrait de contrôler le Sablier, et que, toujours selon elle, Alita serait la fille de Manu, et par conséquent aurait la clef en elle.

—C'est n'importe quoi, Dit Ron, Alita n'est pas métis, Manu ne peut pas être son géniteur!

—Qu'est-ce que tu en sais?

—Elle ne lui ressemble pas!

—Ce n'est pas suffisant, la génétique, ce n'est pas aussi simple que ça!

—Je vous interdis de la toucher!

Tout à coup, Marisu abaissa le bras qui tenait sa baguette et fit apparaître un immense nuage de fumée noire et épaisse, qui en plus de leur brouiller la vue, les fit tousser et suffoquer. Ron sentit Alita lui échapper, il espéra que Draco ou Hal la tienne toujours, mais quand la fumée noirâtre se dissipa, il constata que tous trois avaient lâché prise et qu'Alita était dos au Sablier. Mais il y avait pire...

A la place de Marisu se tenait un jeune-homme de grande taille, avec des cheveux roux, des yeux bleus et des taches de rousseur. Il portait les mêmes vêtements que Ron, sans doute apparus par magie, et la robe de Cléopâtre de Marisu avait été jetée par terre. Le jeune-homme prit un air étonné et montra Ron d'un doigt accusateur:

—Oh! Marisu a pris mon apparence pour vous tromper! Dit-il en prenant une voix qui imitait la sienne à la perfection.

—Je suis le vrai Ron! Se défendit Ron.

Mais Hal et Draco le regardaient interloqués, ils n'avaient pas l'air de savoir qui croire.

—C'est cela, Dit Marisu, Ne les prends pas pour des cons, ils savent que je suis le seul et unique Ronald Weasley de cette pièce!

Ron jeta un œil à Alita, elle avait escaladé le Sablier pour se réfugier au sommet. Elle regardait les deux Ron dans un air de confusion totale, ses yeux devenaient humides, annonçant qu'elle s'apprêtait à pleurer.

—Alita, je suis ton papa!

—Non, c'est moi!

La situation semblait désespérée.

—Vas-y, blondinet, Dit Hal, S'il y a quelqu'un qui devrait être capable de reconnaître le vrai Ron, c'est toi, non?

Draco inspira un grand coup. Marisu triompha intérieurement. Cette idée de l'Amour Véritable Qui Reconnaît Son Amour Entre Mille, elle la trouvait ridicule. Draco marmonna quelque chose à l'oreille de Hal, puis commença son inspection des Rons.

Il s'approcha d'un des deux et lui caressa les cheveux. Il glissa ses doigts entre les mèches rousses, et approcha son visage de l'une d'elle. Il huma. Ensuite, il recommença ce manège avec l'autre Ron. Puis, il se tourna vers Hal et lui cria:

—Maintenant!

Draco décocha un coup de genou dans l'entre-jambe du Ron devant lui et le jeta sur le sol. Hal appuya sur les commandes du Sablier, qui aussitôt se programma pour un voyage de dix ans vers le passé. Alita sauta dans les bras de Draco, et le temps que Marisu se relève et constate sa défaite, ils étaient déjà tous les quatre en train de se ruer dans le couloir alors que le décor commençaient à se gondoler. Elle hurla qu'ils étaient tous des sales petits cons stupides et impolis, mais il était trop tard...

Ron ouvrait la marche dans le tunnel. Ils coururent en silence, et ce fut quand ils émergèrent de derrière le tableau et eurent replacé celui-ci sur la porte secrète que le rouquin daigna parler.

—Draco...comment tu as fait?

—Tu veux quelle version? La romantique ou l'autre?

—La romantique?

—J'ai reconnu l'odeur de tes cheveux, personne ne peux imiter ce genre d'odeur...or, c'est l'odeur que j'ai tant de fois humé sur ton oreiller ou dans ton col de chemise...

—Oh, c'est...merci, Draco...et l'autre version?

—Bah, elle n'a pas imité ton corps à la perfection, je ne sais pas si les femmes métarmorphmages sont incapables de se faire pousser un kiki ou si elle pensait juste qu'on ne vérifierait pas, mais mon genou n'a rien rencontré qui y ressemblait.

—Ce qui m'étonne, Dit Hal, C'est que je croyais que les femmes n'avaient pas mal quand on leur faisait ça, alors que pour nous, c'est horrible...

—Je sais pas, je crois que ça leur fait moins mal qu'à nous, mais c'est pas non plus comme si elles n'avaient aucune terminaisons nerveuses à cet endroit...

—C'est sûr!

—Juste une question, Dit Ron, Et si tu t'étais trompé et que tu m'avais vraiment explosé le service trois-pièces?

—Ben, ça aurait été ma vengeance pour ce qui s'est passé tout à l'heure!

—Ze comprends pas de quoi vous parler...

—Oui, et c'est mieux comme ça...oh, ma petite princesse, je suis tellement heureux de te revoir!

—On a battu la vilaine madame?

—Je crois bien, oui!

—Et Neis? Demanda Hal

—Elle l'avait dézà libérée.

—On devrait essayé de retrouver les autres...

—Oui.

Ils se dirigèrent vers l'ascenseur, où ils furent particulièrement serrés.

—Comment elle a fait, l'autre, pour faire entre le Sablier là-dedans?

—Un sort de réduction, je suppose...

—Autre question: pourquoi le Sablier n'a-t-il pas fonctionné quand Lilita a grimpé dessus, si vraiment elle est une clef?

—Ze suis une quoi?

—Je sais pas, peut-être qu'il faut toucher les commandes, comme tu l'as fait...la tête de ta grand-mère avait effectivement heurté les commandes dans le souvenir d'Hélium, si je ne me trompe pas...

—Moi, je pense plutôt que c'est parce qu'elle n'est pas la fille de Manu, voilà tout!

—Mais comment elle a fait, la première fois, alors?

—Comment z'ai fait quoi?

L'ascenseur arriva à son port, l'appartement de Marisu situé au premier étage. Ils furent accueillis par l'Equipe Sablier.

—Mais c'est quoi tout ça? Demanda Ron.

—Je pourrais vous demander la même chose, Dit Harry, Ron, Marisu a récupéré le Sablier, et...

—T'inquiète, mon vieux, nous l'avons mise hors d'état de nuire!

—Comment ça?

Alors que Narcissa se jetait sur Draco pour l'étouffer sous ses baisers de mère inquiète, Harry remarqua la présence d'Alita.

—Tonton Super-Harry!

—Vous l'avez retrouvée?

—Et ouais!

—Mais comment?

Neis présenta ses parents aux nouveaux-venus, qui se firent un plaisir de raconter aux autres ce qui s'était passé dans la cellule.

—C'est merveilleux, Dit Hermione en serrant sa filleule contre elle, Ma petite puce, nous avons eu si peur!

—C'est pas grave, Marraine, ze suis une pirate, z'ai pas peur de la vilaine madame!

—Je suggère que nous allions tous prêter main forte à l'Equipe Wasabi, Dit Harry.

Après explication, ils y allèrent, excepté Ernst Darling qui voulait récupérer son Sablier. Neis connaissant le chemin vers la cellule où elle avait été recluse, elle y mena ses parents.

oOoOOOoOo

Quelques instants plus tard, tous goûtaient à l'allégresse de la victoire, à la notable exception de Remus qui avait été immobilisé. Vu qu'ils s'y étaient mis à dix-sept pour le maîtriser, c'était plutôt heureux, Hal avait utilisé ses ros innodians pour l'empêcher de bouger sans le blesser jusqu'à ce que les deux spécialistes des potions trouvent une solution. Neis et ses parents étaient revenus avec le Sablier, et tous songeaient à retrouver le repaire de Keiko où celle-ci était restée pour veiller Ginny et Emy.

Si Rogue réfléchissait ardemment au problème de Remus, ce n'était pas le cas de Sacha qui pour l'heure préférait reluquer Cius comme s'il s'apprêtait à le dévorer comme un zakouski.

—Je me sentais plus en sécurité quand j'affrontais le loup-garou, Avoua-t-il.

—En tous cas, Déclara Draco, Ce qu'on peut dire, c'est qu'on a gagné!

—Ouais!

—Marisu, on l'a bien eue!

Un froissement de tissus se fit entendre.

La Cape d'Invisibilité était tombée, et elle dévoila trois personnages.

Un Manu ensorcelé, un Lucius anxieux, et une Marisu tout de rouge vêtue.

Elle étira ses lèvres en un sourire sadique.

—Ah ha! Je vous ai bien eus!