Un nouveau chapitre. Je précise que j'écris au fur et à mesure que je publie, c'est donc du tout chaud à chaque fois. Je vois beaucoup de passages, mais pas de reviews, c'est dommage je n'ai donc aucune idée de si ça plait ou pas, quoiqu'il en soit, si c'est le cas, bonne lecture

Quelqu'un toqua à la porte. Au début, Hermione ne l'entendit pas, mais la personne insista.

_Hermione, fit la voix de Ginny, étouffée par l'épaisseur de la porte. Ouvres moi, je dois refaire tes bandages ! Et ma baguette est restée en bas…

_Alohomora, murmura Hermione en pointant distraitement sa baguette sur la porte qui se déverrouilla.

Ginny entra, sourcils froncés et vint se poster devant son amie, les poings sur les hanches.

_Arrêtes de fermer, personne ne te dérangera ! Et si tu faisais un malaise, tu serais bien avancée !

_Désolée, un vieux réflexe, répondit Hermione sans quitter son parchemin des yeux.

_Hermione ! Tu veux bien lâcher ce vieux bout de papier une minute ! Tu n'as même pas mangé ! s'écria Ginny sur un ton accusateur en montrant le plateau intact qui avait été posé par terre.

Hermione leva les yeux vers la jeune femme, qui eut un mouvement de recul.

_Hermione, tu…tu n'as pas l'air d'aller bien franchement…

Livide, des cernes noires soulignant son regard, Hermione haussa les épaules.

_Juste un peu de fatigue… Je dois absolument finir de traduire ce passage !

_Mais quel passage ? Je croyais que tu n'avais pas le livre !

_Non, je ne l'ai pas mais lorsque je l'ai feuilleté, j'ai retenu certains passages que j'ai vite copiés une fois rentrée ! Comme quoi j'ai bien fait !

Ginny la dévisagea, stupéfaite.

_Tu as retenu des passages qui n'étaient même pas écrit dans notre langue ?

Hermione haussa les épaules avec un sourire modeste.

_J'ai une bonne mémoire visuelle…

La rouquine regarda son amie avec admiration. Puis elle alla s'asseoir sur la banquette et tapota la place à côté d'elle.

_Allez, viens, tu réalises qu'il fait bientôt nuit ?

Hermione se leva en grimaçant, courbaturée, ses blessures se faisant particulièrement sentir. Elle alla s'asseoir auprès de Ginny et se laissa faire. Elle en profita pour jeter un œil par la fenêtre au-dessus d'elles. Il faisait gris mais en effet, il ne faisait presque plus jour.

_Ron n'est pas encore rentré ?

_Non, tu te doutes bien que tu aurais été la première au courant ! Ils nous ont envoyé un hibou en début d'après-midi, ils viennent dîner ce soir, Kingsley, et certaines Aurors, je me demande pourquoi… Je te l'ai dit quand je t'ai amenée ton plateau !

Hermione eut un sourire navré, mais elle se figea soudain, les yeux écarquillés.

_Hermione ! Que se passe-t-il ? Tu as mal ? s'écria Ginny, en suspendant son geste.

_Mais bien sur…murmura la jeune femme pour elle, avant de se lever d'un bond pour se précipiter à son bureau.

Ginny demeura interdite en regardant son amie écrire frénétiquement, le nez dans son parchemin. Au bout de quelques minutes, celle-ci releva la tête, les yeux brillants, un sourire triomphal sur les lèvres.

_J'ai trouvé ! Il y avait un signe que je n'arrivais pas à traduire ! Mais en fait, je ne lisais pas l'ensemble dans le bon sens ! Quelle idiote ! Mais maintenant, la traduction du passage n'est plus qu'une question de jours !

Ginny haussa un sourcil en rejetant ses longs cheveux roux en arrière.

_Heu… Très bien, mais veux-tu, je te prie, revenir ici que je finisse de te soigner avant que je ne me transforme en ma mère ?

Hermione rit de bon cœur, transportée par sa découverte.

_Tu n'as pas besoin de te transformer, tu peux rivaliser avec elle, fit-elle remarquer.

Ginny lui fit un clin d'œil en riant à son tour.

A l'extérieur, quelques minutes plus tard, plusieurs personnes arrivèrent en transplanant. Ginny aida Hermione à se rhabiller rapidement et elles descendirent toutes les deux. L'entrée était envahie d'Aurors, que Molly dirigeait vers le salon. Hermione aperçut aussitôt la chevelure flamboyante de Ron, en grande discussion avec un collègue…Une collègue… Hermione fronça les sourcils, en détaillant la nouvelle Auror des pieds à la tête. Grande, mince, jolie dans son uniforme, elle la détesta aussitôt. Et lorsqu'elle voulut se raisonner, calmer cette sensation familière qui l'envahissait, l' « autre » se mit à rire, non, à glousser, à ce que disait Ron. Lequel rit de bon cœur avant de lui faire un signe de la tête en faisant demi-tour… Il vit aussitôt Hermione, toujours au pied de l'escalier, son regard croisant celui, courroucé, de la jeune femme. Mais il sembla ne pas s'en apercevoir, alors que ses traits prirent un air soucieux. Il voulut la prendre dans ses bras mais elle recula, le fusillant du regard. Ron haussa les sourcils, sans comprendre.

_Hermione, ça va ?

_Qui est la nouvelle ? répondit froidement Hermione.

Ron se mit soudain à sourire jusqu'aux oreilles, un sourire de fierté qu'Hermione eut envie de lui faire ravaler à grand coup de sortilèges.

_Mais serais-tu jalouse ? demanda le jeune homme en se pavanant.

Hermione croisa les bras et le toisa, yeux mi-clos.

_Réponds moi ! répliqua la jeune femme avec tout le mépris dont elle était capable.

_Lucinda Romwel, elle vient d'être affecter à cette mission !

_Tu ne m'en as jamais parlée… grommela Hermione sur un ton accusateur.

_Hermione, je ne te parle pas de tous mes collègues, nos missions sont le plus souvent secrètes et tu le sais, mon équipier, c'est Harry ! Tu connais déjà Neville et Seamus, je ne vois pas l'intérêt de te parler des autres…

Ron s'approcha de nouveau et la prit dans ses bras, sans recul de sa part cette fois, mais qu'elle demeura crispée.

_Hermione… Ne sois pas jalouse, tu n'as aucune raison de l'être… dit-il doucement en écartant une mèche de cheveux de son visage.

La jeune femme haussa les épaules, elle détestait sentir la morsure de la jalousie dans ses entrailles mais c'était plus fort qu'elle. L'épisode Lavande Brown il y a bientôt 6 ans lui suffisait amplement.

_Et elle est là pour nous aider, lui rappela Ron. Je prendrai tous les renforts nécessaires pour ta protection…

La jeune femme resta silencieuse, elle commençait à se sentir puérile. Mais Ron avait toujours le don d'inverser la tendance. Elle vit ses oreilles prendre soudain une teinte pivoine.

_D'ailleurs, je ne te dis rien moi quand Jack, du service de détections des fraudes aux objets magiques, te suit comme ton ombre !

Hermione poussa un petit cri indigné.

_Il ne me suit pas comme mon ombre ! Il est juste curieux, et je te rappelle que c'est ton père qui nous a présenté ! Il est juste intéressé par ce que je fais.

Ron ricana en relâchant la jeune femme.

_Il est intéressé par ce que tu portes sous ta robe oui !

_Ron ! Tu…Tu…Rhaaaa !

Furieuse, Hermione tourna les talons et voulut remonter à l'étage, mais ce geste brusque lui arracha un gémissement de douleur, elle se plia en deux, la respiration coupée, tandis que Ron, livide, se précipitait vers elle.

_Hermione ! Attends, laisses moi te porter.

Hermione protesta faiblement mais la douleur était trop vive pour qu'elle résiste. Elle releva son chemisier et pâlit. Une énorme tâche rougeâtre s'était formée sur son bandage.

_Par Merlin ! s'écria Ron.

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_J'avais dit pas de gestes brusques, vous ne pouvez pas vous en empêcher hein ! taquina Ginny en achevant le bandage d'Hermione.

Si Hermione sourit faiblement, Ron n'était pas d'humeur à plaisanter.

_Tu es sure que ça va aller Ginny ? On devrait peut être aller à Sainte Mangouste !

_Je sais que je ne serai diplômée que l'an prochain, mais crois-moi, je maîtrise la situation ! répliqua sa sœur, piquée au vif.

_ Je vais bien Ron… protesta mollement Hermione, épuisée.

Le jeune homme secoua la tête, en évitant à tout prix de regarder le sang que Ginny avait sur les mains.

_Je ne comprends pas pourquoi tu saignes encore Hermione, pourquoi la magie ne fait rien…

Sa voix tremblait légèrement, trahissant son inquiétude.

_Ron, il s'agissait d'un sort maléfique, très puissant, dans ces cas, la magie va aider mais ne suffira pas, ces onguents sont là pour compléter et aider à la cicatrisation, encore faut-il se reposer ! répondit Ginny.

Puis elle se tourna vers Hermione.

_Je vais quand même envoyer un hibou à Sainte Mangouste, en attendant, il te faudra éviter la transplanation, et tout déplacement si possible…

Hermione se mit debout, prenant appui sur Ron. Ils descendirent et rejoignirent l'assemblée des Aurors, Kingsley étant arrivé entre-temps. La jeune femme s'installa dans un fauteuil près du feu, regdardant la nouvelle Auror du coin de l'œil. Ron prit place sur l'accoudoir, et attrapa une main d'Hermione pour la garder entre les siennes.

Molly apporta du thé et s'installa près de son époux, l'inquiétude lui marquant le visage, ce qui fit culpabiliser Hermione. Harry lui fit un clin d'œil qui se voulait rassurant, Ginny assise à ses pieds se mordillait la lèvre nerveusement, George et Bill étaient également présents, debout auprès de Neville, Seamus et deux autres Aurors.

_Bien, commença Kingsley. Vous savez tous pourquoi nous sommes réunis ici. Il y a quatre ans, bientôt cinq, Harry Potter a vaincu Voldemort à tout jamais…

Harry se tortilla sur son siège, mal à l'aise.

_NOUS l'avons vaincu, marmonna-t-il.

_Depuis bientôt cinq ans, poursuivit Kingsley, comme vous le savez, des groupuscules de Mangemorts sillonnent le pays, s'attaquant principalement aux Nés Moldus…

Hermione sentit la main de Ron serrer la sienne.

_Alors que nous pensions avoir affaires à de simples « restes » des rangs de Voldemort nous en savons désormais plus, grâce à Miss Granger…

Il adressa un petit signe de tête à la jeune femme.

_Il semblerait que ces attaques soient en réalité une diversion afin d'occuper nos services, pendant que d'autres groupes, plus discrets, tentent de trouver un moyen de ressusciter Voldemort…

Des murmures incrédules s'élevèrent de l'assemblée. Visiblement, certains n'étaient pas encore dans le secret.

_Mais c'est…impossible, n'est-ce pas ? demanda la nouvelle Auror.

_Cela, Lucinda, nous l'ignorons encore, tout comme nous ignorons qui est à la direction de leurs opérations… Ils ont en leur possession un livre qui évoquerait cette possibilité… Et ils cherchent une personne susceptible de le traduire, et cette personne est Miss Granger, qui, comme la plupart d'entre vous le savent, a été victime d'une attaque il y a peu… Ils chercheront à l'enlever par tous les moyens… Aussi devrons-nous assurer sa protection, Miss Granger travaille à la traduction de certains extraits du fameux livre…

_Mais pourquoi ne pas rester au Ministère, elle serait plus en sécurité ! demanda Seamus.

_Nous avons voulu interroger le propriétaire de la librairie, il a visiblement disparu… Nous avons donc procédé à certaines perquisitions, auprès d'anciens sympathisants du même acabit… Les interrogatoires ont fait ressortir que visiblement, une taupe travaille au Ministère, surveillant les moindres faits et gestes de Miss Granger… Nous travaillons actuellement à la démasquer… La maison des Weasley a toujours été garante de la sécurité des personnes combattant Voldemort…

Monsieur Weasley hocha la tête. Hermione déglutit, passant mentalement en revue tous ses collègues, ceux avec qui elle allait déjeuner, avec qui elle plaisantait tous les jours… Une taupe parmi eux ? L'idée lui donnait la nausée…

_Je me renseignerais de mon côté, annonça Bill, les Gobelins sont souvent au courant des choses avant nous…

_Vous pouvez aussi compter sur moi, ajouta Georges, il ne manquerait plus que Voldy revienne !

Tous savaient qu'il pensait à Fred, tous pensaient à Fred, à Lupin, à Tonks.

_Et ma conférence à Edimbourg ? demanda soudain Hermione.

_Annulée, évidemment ! répondit Ron.

Hermione s'affaissa tristement contre le dossier.

_Londubat, Finnigan, vous serez chargés de la protection rapprochée de Miss Granger, votre amitié pour elle sera un bon stimulant… La maison sera protégée au maximum, le courrier filtré… Les autres, nous avons plusieurs pistes à explorer… Demain à la première heure, nous nous retrouverons au QG…

Kinglsey se leva, imité par ses hommes.

_Cette mission doit rester secrète, personne, absolument personne d'autre ne doit savoir… Pas même vos autres collègues… Sur ce, Molly, Arthur, merci de votre hospitalité…

_Comme au bon vieux temps, fit Arthur en serrant la main de l'Auror.

_Restez donc dîner, s'exclama Molly.

_Non merci Molly, j'ai encore beaucoup à faire !

Tous le suivirent à l'extérieur à l'exception d'Harry, Ron, Seamus et Neville.

_Au revoir, lança Lucinda, en regardant furtivement Ron, qui ne l'entendit pas, occupé à aider Hermione à se lever, laquelle ne manqua pas de fusiller la jeune Auror du regard.

_Cet homme travaille trop, lança Molly en les regardant transplaner.

Georges et Bill partirent rejoindre leurs épouses respectives. Hermione observa ses amis bavarder, comme si de rien n'était, et se sentit étrangement seule.

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Ron s'éveilla aux premières lueurs de l'aube… Lui qui était capable de dormir 20 heures d'affilée, la vie d'Auror avait radicalement changé son rythme. Il s'étira, avec précaution pour ne pas réveiller Hermione. Le visage caché par une avalanche de boucles brunes, elle dormait paisiblement. Ron se tourna vers elle et écarta doucement ses cheveux. Il observa ses longs cils posés sur sa joue, sa bouche entrouverte, son petit poing serré près de son visage. Par Merlin, il aimait tout en elle. Il aurait voulu rester là, ne pas avoir à partir, mais il devait trouver qui voulait lui ravir sa raison de vivre. Il l'embrassa tendrement et se leva.

Lorsqu'Hermione se réveilla à son tour, Ron était déjà parti. La jeune femme plongea son visage dans l'oreiller du rouquin et respira à pleins poumons son odeur, si masculine, si douce, si lui.

_Tu es accro on dirait !

Hermione poussa un cri et sursauta en se recouvrant précipitamment.

_Ginny ! On ne t'a jamais dit qu'il fallait frapper avant d'entrer ! s'écria la jeune femme, écarlate.

_Ah mais j'ai frappé, tu ne m'as pas entendue c'est tout ! Tu dois prendre tes potions et je dois refaire tes bandages ! J'ai un saut à faire à Sainte Mangouste et je voulais m'occuper de toi avant !

Hermione lança un oreiller à son amie, laquelle éclata de rire en l'évitant.

_Non ça va, je ne suis pas accro à l'odeur de mon frère personnellement !

Hermione regarda le ciel au-dessus d'elle, d'un bleu laiteux, et elle pensa au bleu si clair, si pur, des yeux de Ron. A ses taches de rousseur, à ses grandes mains protectrices, à son torse sculpté, à sa voix, à son sourire espiègle lorsqu'il redevenait le Ron de Poudlard.

Assise dans un rocking chair, Hermione se reposait. Elle n'en revenait pas elle-même, mais Molly avait su se montrer très…persuasive. Hermione la voyait encore débouler dans le bureau, baguette en avant, sourcils froncés. Elle n'avait eu guère le choix, mais elle devait avouer que cette pause était plus que bénéfique. Il était à peine 15h, le temps serait encore long avant le retour de Ron. Elle jeta un œil par-dessus son épaule. Neville et Seamus, droits dans leurs uniformes, mains derrière le dos, scrutaient le jardin avec attention.

_Le jardin aussi est protégé vous savez ! lança Hermione.

_Tu sais très bien qu'on ne doit pas te quitter des yeux, répliqua Seamus.

_Neville, si tu veux tu peux aller voir Luna et les jumeaux, vous vivez si près !

Neville fronça les sourcils.

_Hermione, nous avons une mission !

La jeune femme soupira et se leva.

_Où vas-tu ? demanda Neville.

_Juste par là, vous me verrez tout le temps rassurez-vous…

Hermione avait beau savoir que cette protection était plus que nécessaire, c'était assez agaçant de ne pas avoir de moment de solitude. Elle s'avança lentement vers les arbres, au-delà desquels la protection, qui les dissimulaient des regards et des oreilles, n'agissait plus. Elle laissa son regard courir sur l'horizon, au-delà des champs qui entouraient le Terrier.

_Hermione…

La jeune femme fronça les sourcils et regarda autour d'elle. D'où venait cette voix ?

_Hermione…

Elle jeta un œil à ses amis, qui n'avaient pas bougé et ne la quittaient pas des yeux. La voix se fit plus forte.

_Hermione ! Rho bon sang je croyais pourtant que c'était par ici !

Hermione ouvrit de grands yeux en reconnaissant la voix. Daphnée ! Que faisait-elle ici ? Elle apparut à quelques mètres d'Hermione. La jeune femme ne sut pas quoi faire, elle n'avait pas le droit de franchir cette limite, les Aurors avaient été formels, et Ron serait plus que furieux si elle transgressait les règles mises en place pour elle. Lorsque Daphnée fut tout près, Hermione tendit soudain le bras, attrapa celui de son amie et la tira brusquement à l'intérieur. Daphnée poussa un cri puis se figea en dévisageant Hermione, tandis que Seamus et Neville accouraient.

_Que fais-tu ici ? demanda Hermione.

_Je te cherchais, je…

Elle se tut, effrayée, quand Neville et Seamus arrivèrent à leur niveau, pointant leurs baguettes sur elle.

_Tout va bien ! s'interposa Hermione, c'est une amie !

Les Aurors échangèrent un regard. Puis finirent par baisser leurs baguettes.

_Nous devrons en informer le QG… Et interdiction de pénétrer à l'intérieur, trancha Neville.

Daphnée les regarda tour à tour.

_Des Aurors… Par mes aïeuls, que se passe-t-il ?

Hermione l'entraina vers les sièges dans la pelouse tandis que les Aurors reprenaient leur position.

_Je ne peux pas t'expliquer, disons que j'ai eu quelques ennuis, et que pour l'instant je dois rester ici…

_C'est pour ça que je ne trouvais pas le fameux Terrier ! Tu as disparu d'un coup, j'étais terriblement inquiète, et là, je reçois un message du bureau des Aurors m'informant que je devrais aller à Edimbourg seule… J'ai aussitôt transplané pour essayer de te trouver, m'assurer que ça allait !

Hermione sourit, touchée par sa sollicitude.

_Ne t'inquiète pas ça va ! Tu trouveras toutes les notes pour la conférence dans le premier tiroir de mon bureau au Ministère…

Daphnée ne répondit pas. Hermione l'observa alors de plus près. Elle était plus pâle que d'habitude et ses mains tremblaient. Hermione sentit ses poils se lever. Quelque chose clochait.

_Daphnée, je…je suis désolée mais tu vas devoir partir…

La jeune femme leva un regard vide sur elle.

_Daphnée ?

Horrifiée, elle vit sa collègue sortir une baguette et la pointer sur elle avec un mauvais rictus.

Elle se leva précipitamment, renversant son siège dans l'herbe. Le regard de Daphnée se fit noir.

_Maintenant, Sang de Bourbe, tu vas venir avec moi bien gentiment.

Hermione regarda, terrifiée, Neville et Seamus qui ne réagissaient pas.

_Tes amis ne voient rien, ils ne voient que toi et moi en train de bavarder, ricana Daphnée.

Hermione sentit son rythme cardiaque s'accélérer. Elle devait réfléchir, et vite.