Comme toujours, les droits de la licence dont s'inspirent cette histoire ainsi que les clins d'œil reviennent à qui de droit.
Encyclopédie du Yin
Livre 2 : Virus
Chapitre 2 : … Avant la tempête
Temple du vent Ouest, quatrième sous-sol.
Un coup de faiblesse dans sa jambe fit tituber Aang, il essaya de trouver un appui en palpant le vide, ne trouvant rien il vacilla et finit par tomber à terre sa main empoignant son torse au niveau du cœur. La pression était trop forte, ce n'était pas une pression physique mais une pression spirituelle. Le mal l'étreignait, l'Antivatar faisait de nouveau parler de lui et d'une manière violente.
Aang plissa les yeux de douleurs tout en tentant tant bien que mal de ne pas tomber dans les pommes. Il grogna plusieurs gémissements plusieurs fois tout en se roulant péniblement sur lui. Il avait l'impression que quelque chose en-lui allait sortir, comme un immense cocon qu'il cracherait à terre.
Ces mains se crispèrent et une douleur aigüe le prit soudainement au niveau de ses sinus, d'un geste rapide il amena son autre main sur son front et pressa fortement à l'endroit où il avait mal comme si cela pouvait atténuer sa douleur. Il continua à gémir de douleur tandis que plusieurs frissons parcoururent son échine de long en large.
Gentiment il commença à divaguer, entendant des murmures moqueurs tout autour de lui. A l'aide de la main qu'il avait sur son cœur, il fit des gestes dans les airs comme pour chasser les moqueurs qui le regardaient.
- Partez… Partez…
Il murmura avec de la peine tout en sentant sa tête tournée, il perdait ses repères dans l'espace et le temps, il perdait toute notion de réalité. Il resta ainsi en fœtus pendant un bon moment puis, quand la douleur disparue, il continua de rester recroquevillé sur lui-même, sa flèche s'était illuminée et il n'était plus de ce monde.
Il était maintenant dans un de ces jardins luxuriant typique du monde des esprits où il rencontrait les anciens Avatars. Cette herbe verte, ces forêt à perte de vue, ce ciel bleu et cet air frais étaient bien le signe qu'Aang se trouvait dans cette endroit. Ses douleurs avaient disparues instantanément.
Il fit quelques pas en avant et regarda au loin ; plus loin, vers une butes à quelques kilomètres, ce trouvait plusieurs êtres différent qui pervertissaient peu à peu les vertes plaines. Ces êtres, Aang les avaient vus ; les Antivatars. Il les regarda à l'œuvre sachant très bien que cette vision était plus symbolique qu'autre chose.
- Les Antivatars commencent à grandir de plus en plus et l'emprise de Shoj sur toi deviens de plus en plus grande…
L'Avatar Saji, celui qui avait mis au courant Aang à propos de l'Antivatar, se tenait à coter d'Aang, droit comme un I et le visage se perdant dans l'horizon. Aang avait grandit et faisait maintenant presque la même taille que Saji. Il n'était plus un garçon insouciant mais un homme sûre de lui et battant, voir même trop agressif parfois. Il resta un instant sur place puis prit la parole.
- Avatar Saji… Pourquoi ai-je tant changé ? Pourquoi cette agressivité en moi ? Je n'arrive pas comprendre… Il n'y a qu'ici où je ne suis pas agressif…
Saji regarda toujours devant lui sans broncher.
- L'Antivatar et toi faites partis de la même balance, c'est une balance spécial car il n'y a que vous deux dessus et donc les variations de cette balance ce sentent plus que lorsqu'elle est équilibrée par des milliards de personnes.
Aang comprit instantanément ; quand il faisait pencher la balance, Shoj le ressentait et quand l'Antivatar faisait bouger la balance, c'est lui qui le ressentait.
- Mon agressivité soudaine vient donc de ça ?
Saji désapprouva de la tête. Il leva une de ses mains et le symbole du Yin-Yang apparu dans les airs devant les deux Avatars.
- Dans le Yin comme dans le Yang se trouve une petite part de l'autre, en toi se trouve une petite part de méchanceté qui était amenuisée lorsque l'Antivatar était encore emprisonner. Tu pouvais t'énervée mais cela durait peu de temps et était rare…
Aang comprit et termina le cheminement à la place de Saji.
- Et donc ça venue sur terre à augmenter mon point négatif… Mais pourquoi est-ce que je réagis aussi extrêmement ?
Saji regarda Aang avec un sourire.
- Tu es autant extrême car ton esprit, ne connaissant pas réellement ce genre de réaction et sentiment, ce focalise uniquement sur ça…
Aang se tût, il avait raison. Il ferma un instant les yeux puis les rouvrit pour parler à Saji. Il ne trouva pas l'Avatar, tout ce qu'il trouva fut le béton froid et blanc de la salle du temple de l'air où il se trouvait.
Avec peine il prit appui sur une de ses mains et se releva gentiment. Il tituba quelques pas à cause de sa tête qui tournait puis, avec une cadence de pas de nouveau normale, il s'en alla rejoindre Appa.
Maison glacière du maître de l'eau Pakku, Pôle Sud
Une foule compacte se tenait, de nouveau, autour de la maisonnette de Pakku. Le cri cinglant avait ameuté tout les curieux du village, qui de part sa grandeur aurait put être appelé ville, qui comptait maintenant plus de mille âmes. Une bonne moitié de ces milles âmes formait un bloc compacte devant et autour de la maisonnette, la curiosité l'emportait toujours sur les peuples de l'eau, c'était ainsi.
Katara s'était péniblement tracée un chemin dans la foule jusqu'à l'entrée de la maison. Une fois arrivée sur le pas de la porte, elle prit la parole.
- Retourner tous chez vous, maître Pakku est tombé malade et tout ceci est normal.
Normal… Non ça ne l'était pas, du moins du point de vue de Katara. Une fois son petit discours prononcé, elle entra dans la maisonnette où elle trouva le corps de Pakku tout muscle tendu. Elle s'approcha rapidement du corps et celui-ci retomba à terre, respirant d'abords d'une manière saccadée puis plus normalement, le corps de Pakku se détendait enfin.
Katara posa une main sur le torse de Pakku et resta attentive. A travers sa maîtrise elle écouta l'écoulement du sang dans le corps puis passa ensuite aux divers organes vitaux. Rien, Pakku était en parfaite santé, il avait juste une crampe au mollet droit, sûrement à cause de la tension musculaire qu'il venait d'avoir.
Katara resta un moment à réfléchir car tout cela n'avait aucun sens ; Pakku avait un corps en pleine forme et faisait pourtant de la fièvre, avait la langue bleue et venait de subir une crispation musculaire totale.
Katara fit encore une fois une rapide analyse des organes, du sang et vérifia si la fièvre tombait. Rien n'avait changé, la fièvre avait même augmentée. Katara ni comprenait plus rien, bien qu'elle donnait tout les soins adéquat la maladie ne semblait pas vouloir s'en aller. Le fait qu'Iroh avait la même chose l'inquiétait. De plus Aang était en retard et ça, ça ne lui ressemblait pas non plus…
Elle réfléchit un instant, la meilleure des choses à faire était d'écrire à Zuko pour prendre des nouvelles d'Iroh, la nation du feu à des moyens que ce petit village n'a pas et donc un remède à peut-être été trouvé. La cheffe du village se leva, donna quelques ordres aux personnes se trouvant au chevet de Pakku et s'en alla jusque chez elle.
Une fois arrivée dans sa maison, qui n'avait presque rien de comparable avec la villa d'Iroh à Ba Sing Se, elle entreprit d'écrire une lettre à Zuko pour lui demander des nouvelles. Elle prit une plume, une feuille de papier puis commença sa lettre.
Palais Royale de la Nation du Feu, Chambre d'Iroh, Nation du feu.
Mai avait de nouveau cette sensation si étrange, cette boule dans le ventre qui lui annonçait que quelque chose n'allait pas, que quelque chose clochait. Elle détestait ce sentiment car à chaque fois cette boule annonçant de mauvais présages s'avérait avoir raison. Que ce soit lorsque Zuko s'était fait bannir, lorsqu'Azula allait tenter de tuer Zuko a Boiling Rock ou encore lorsqu'elle était arrivée proche d'où se trouvait l'Antivatar.
Cette fois-ci cette étrange sensation s'était déclarée en pleine nuit et sans crier gare. Mai avait fait un saut subitement au milieu de son sommeil et s'était réveillée sur le coup. Transpirante et encore un peu étourdie d'être passé d'un statut de repos à un statut d'excitation tel, elle mit un petit moment avant de se rendre compte de ce qu'il se passait.
Une fois qu'elle ne fut plus sonnée, elle réveilla Zuko d'un geste énergique. Celui-ci bougea un peu en marmonnant sans réellement se réveiller. Mai répéta le mouvement et Zuko marmonna une phrase intelligible et se rendormit. Mai comprit que son seigneur du feu de copain n'allait pas se réveiller de si tôt et qu'elle devrait se débrouiller seule, mais pour faire quoi ? Elle-même ne le savait pas réellement.
Elle se leva délicatement du lit et enfila une robe de chambre plus couvrante. Elle avança lentement vers la porte et l'ouvrit doucement en faisant bien attention que le crissement de celle-ci ne réveille par Zuko. Celui-ci avait beaucoup de travail et se devait de passer des nuits complètes et tranquilles.
Mai ferma délicatement la porte et s'adossa contre le mur tout en regardant la lune. Que devait-elle faire ? Elle ne savait pas où aller ni quoi faire et cela n'était pas réellement un bon début. Tout ce qu'elle savait c'était que quelque chose allait arriver. La boule dans son ventre lui fit une petite douleur pour lui rappeler qu'elle était toujours là. Mai eu un petit moment de réflexion avant de prendre une décision : elle allait voir Iroh pour lui demander conseil.
C'est ainsi que rapidement et comme flottant dans les airs, Mai traversa presque la moitié du palais pour se retrouver devant la porte d'Iroh, elle allait l'ouvrir lorsque la poignée se baissa et que le pan de la porte s'ouvrit devant elle.
Bassin d'Aliec, Île Kyoshi, Nation de la terre.
La vie de femme au foyer ne différait pas réellement de la vie de guerrière, seuls les objectifs à remplir changeaient. A la place de surveiller un haut dirigeant, il fallait surveiller la compote de légume. A la place d'apprendre à faire de l'apnée maritime, il fallait apprendre à garder sa respiration lors des changements de langes de Toria. En soit, la vie de femme au foyer n'était pas si longuet et serein que ça…
Suki avait même, des fois, de la peine à suivre le rythme imposé par le temps et Toria. Ce n'est pas que physiquement elle n'arrivait pas suivre, c'est qu'elle n'avait pas encore l'habitude de devoir tout coordonné en même temps et en un temps restreint. Auparavant elle prenait le temps de faire à manger pour le Gaang avec l'aide de Katara et Toph, maintenant elle devait faire un repas délicieux rapidement tout en gardant un œil sur son aventurière de fille et sur le reste des tâches ménagères.
D'ailleurs, Suki était de nouveau en train de courir après sa fille. Toria était une charmante enfant qui avait un goût très prononcé pour l'aventure, ou du moins pour les balades sauvages. Il ne se passait pas un instant sans que Suki doive lui courir après ou encore la rechercher pendant des heures, tout cela n'aidait aucunement la jeune mère dans son avancée des diverses tâches ménagères.
- Toria ? … Toria ?!
Suki tourna au coin de la maison et fit face au petit jardinet où Sokka tentait, tant bien que mal, de faire mûrir des légumes divers. Bien que le guerrier de la nation de l'eau ne soit pas souvent à la maison, il arrivait tout de même à faire pousser quelques légumes verts que Suki prenait plaisir à cuisiner avec amour. Ce jardinet représentait, pour elle, que son couple ne faisait qu'un ; Sokka faisait des légumes, elle les cuisinait et son ange de Toria les dévoraient avec plaisir. La famille faisait un tout homogène qui se suffisait en quelques sortes à lui-même.
Elle passa alors, avec grande précautions, le petit jardinet pour se retrouver dans la cours arrière de la maison. Suki faisait toujours le même chemin lorsqu'elle recherchait sa fille ; d'abords elle vérifiait la chambre de la petite, ensuite le salon, le jardinet, l'arrière-cour puis la lisière de la forêt. Bien que Toria soit une aventurière dans l'âme, elle devait tenir ça de Suki, elle ne partait jamais réellement trop loin de la maison, ça, elle devait l'avoir hérité de son père.
Comme à son habitude, Suki vérifia les divers buissons qui formaient la barrière entre la propriété privée et la voie public. Rien. Le cœur de Suki commença à se resserrer, elle savait que si sa fille n'était pas dans les buissons, c'était qu'elle les avaient passés et étaient partis à la lisière de la forêt. Bien que l'endroit soit sûr, Suki ne pouvait s'empêcher d'avoir une grande crainte lorsqu'elle savait Sokka ou Toria hors de la propriété privée. Elle avait fait de cette maison son bastion, son château impénétrable ; elle s'était donnée et ouverte à Sokka dedans, elle avait rangée son uniforme de guerrière dans le grenier de la maison, elle avait donnée naissance à Toria sur le sol du salon et c'est pourquoi cet endroit avait beaucoup de valeur pour elle. Elle s'y sentait bien, comme la marmotte-souris qui retrouve son terrier douillet loin des yeux des prédateurs.
Suki lâcha un petit soupir et enjamba les buissons, d'un pas rapide elle se dirigea vers la petit forêt et rechercha d'abords du regard avant d'accentuer son inspection de la zone en vérifiant derrière les buissons, arbres et talus si sa fille s'y cachait. Rien, aucun bruit, aucun mouvement.
L'esprit de Suki vagabonda rapidement entre toutes les pires possibilités possibles qu'il ait put arriver à son rayon de soleil. Son cœur sembla soudainement se serrer et son souffle se coupa un instant à l'idée que Toria… Non, elle ne voulait pas y repenser, tout mais pas ça !
Aidée par l'énergie de l'espoir et de la peur d'une mère, Suki commença à dégager les arbustes énergiquement tout en priant au fond d'elle que rien ne soit arrivé à sa Toria. Elle mettait tellement d'énergie dans ses recherches que plusieurs arbustes furent totalement déraciné. La mère qu'elle était en devenait presque folle ; une partie d'elle était éloignée et une autre venait de disparaître.
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Toria attrapa la sucrerie rouge et l'enfila directement dans sa bouche, il ne fallut pas longtemps avant qu'elle fasse un grand sourire de contentement face à la douceur sucrée qu'elle suçait allégrement.
- Tout est en place ?
La voix grasse et légèrement niaiseuse d'un des soldats de l'armée du Roi Phénix brisa le silence de la maison maintenant vide. Un des soldats se mit au garde à vous malgré tout le matériel qu'il portait sur lui.
- Oui mon commandant, tout est en place et près à fonctionner !
Le commandant eu un petit sourire. Il regarda Toria qui semblait vouloir manger sa sucette avec son nez et donne un dernier ordre.
- Bien… Faites-moi tout sauté !
Le soldat ne semblait pas s'attendre à cette décision. Il sembla surpris ce qui fit enrager le commandant.
- C'est un ordre direct de l'Antivatar ! Pas de question !
Lieux inconnu, Endroit inconnu.
Iroh se réveilla dans un sursaut. Un tel sursaut eu effet de flouter sa vue et de le rendre ainsi aveugle temporairement. Après avoir attendu patiemment un petit instant que sa vue revienne, il regarda autour de lui un instant et vit qu'il n'était pas dans sa chambre mais dans un paysage désertique fait de sable blanc comme la neige.
L'air n'était pas sec et n'était pas humide non plus, pas de chaleur ni de froid, rien de climatiquement normal opérait dans cette endroit. Cet endroit était vide de tout ; d'émotions, de vent, de sentiments et de sensations. Seul un arbre se levait vers une oasis, perdue au milieu du désert. Iroh se serait cru au purgatoire si cette oasis n'était pas là.
Il avança, d'abords prudemment puis tout simplement, vers cette oasis et une fois arrivé sur place il s'assit à l'ombre de l'arbre et attendit, quoi ? Il ne le savait pas.
- Vous devriez boire… L'eau de cette oasis ne se tarit jamais et même si aucune sensation de soif interviendra, la déshydratation vous tuera si vous ne faites pas attention…
Iroh se retourna rapidement et vit, accouder à l'arbre, le même garçon que celui qui était avec Azula. Il vit enfin l'Antivatar lui-même. Son premier réflexe, dans la situation présente, fut de tendres deux doigts rapidement vers le garçon pour l'attaquer, mais rien ne sortit.
- Ici vous ne pouvez pas utiliser vos pouvoirs… Bienvenue dans mon ancienne prison !
- Mais que…
Shoj fit un petit sourire.
- Comment est-ce possible ? Sachez que rien n'est impossible à l'Antivatar !
Iroh se calma un peu, tout ceci avait une logique imparable et il ne pouvait rien y faire.
- Mais vous aussi vous êtes ici ! Vous ne pouvez plus vous enfuir, les dieux eux-mêmes…
- Les dieux ? Laissez-moi rire ! Ils ne peuvent plus rien contre moi ! Je peux venir ici et en sortir comme bon il me semble !
Iroh se tût, avec sa ruse il en avait appris bien assez sur sa condition.
- Vous vous êtes échappé d'ici… Je trouverais comment faire pareil ! Et lorsque je serais de retour sur terre…
- Vous ferez quoi ? Vous essayerez de me capturer ? Rappelez-vous ce que l'Avatar a fait à Osaï… Hé bien j'ai copié sa technique et l'ai améliorée ! J'ai volé vos pouvoirs et j'ai enfermé votre esprit ici !
Iroh resta bouche bée. Shoj reprit.
- Mais ne vous inquiétez pas, vous aurez bientôt de la compagnie !
Puis son image disparut, laissant le vieil homme seul dans se désert semblant sans fin.
NA : On continue gentiment avec la transition de style.
En effet, j'avais dit dans les dernières notes d'auteur du Livre 1 que je changerai mon style d'écriture pour l'améliorer, c'est chose fait et dans ce livre 2 les trois premiers chapitres feront office de transitions entre l'ancien et le nouveau style.
En espérant que vous aimez toujours autant me lire et que l'histoire vous captive autant que le Livre 1.
N'oubliez pas de commenter ou de m'écrire ! =)
