Note : Hahaha... Non, je n'ai pas brisé ma promesse. Le sous-entendu n'en est pas un, puisqu'il est inspiré directement par le Talk CD (dans lequel Izaya dit que Shizu-chan est le jouet qu'il a le plus envie de briser, et en même temps celui avec lequel il a envie de jouer le plus longtemps (par jouets, comprendre humains... ^^")).
Ouïe
- Shizu-chan, je comprends que tu m'aimes, mais tu devrais arrêter de me poursuivre comme ça. C'est assez embarrassant, tu sais ?
Shizuo détestait cette voix moqueuse, ce ton supérieur que prenait Izaya pour lui parler – non, pour parler à tout le monde, en fait. Quelques petits mots dits avec ce qui aurait pu sembler être de l'innocence. Mais le blond avait appris à décoder le sens véritable des paroles de son ennemi, il savait parfaitement qu'il ne restait plus aucune once d'innocence dans l'âme de l'informateur. Uniquement de la folie. Et il pouvait ressentir cette folie, rien qu'en écoutant ces mots. Ces mots qui disaient combien il le haïssait, combien il l'enviait, combien, ô combien il souhaitait le voir mort. Combien il souhaitait être responsable de ce décès. Et combien il souhaitait, paradoxalement, que Shizuo continue à vivre, histoire de lui éviter de s'ennuyer.
Le blond pouvait entendre tout ça, et il ne pouvait s'empêcher de répondre à la dernière demande. La seule qui remettait en cause leur lien de haine. La seule aussi qui lui permettait de perdurer.
Parce que, une fois morts, ils ne pourraient plus se haïr, n'est-ce pas ?
