Comme toujours, les droits de la licence dont s'inspirent cette histoire ainsi que les clins d'œil reviennent à qui de droit.



Encyclopédie du Yin

Livre 2 : Virus

Chapitre 4 : Kaze

Palais de la nation du feu, terre de la nation du feu, salle du trône.

Zuko n'avait pas traîné ; lorsqu'Aang et Katara avaient atterris dans la cours, il les avait accueilli et les avaient tout de suite amené dans la salle du trône pour les informer de ce qu'il était arrivé. En soit, ça lui faisait bizarre de revoir Katara après quatre ans. Il n'avait eu de ces nouvelles que par lettre car il était devenu, en quelque sorte, son confident.

Katara fut choquée et exprima rapidement ces condoléances à Zuko pour la mort de Mai et Iroh. Le seigneur du feu accepta les condoléances d'un hochement de tête et regarda Aang qui était perdu dans ses pensées. Compte tenu des dernières informations, l'Avatar était maintenant sûre que tout ceci était dût à Shoj et Azula.

Alors qu'il allait relever la tête pour prendre la parole, le temps s'arrêta et il se retrouva seul au milieu d'un palais quasiment vide d'animation. Katara était figée ainsi que Zuko et les flammes de la pièce.

- Il semblerait que je me rapproche de toi, Avatar Aang !

Aang se retourna et vit l'Antivatar Shoj droit devant lui, adosser à un mur, regardant dans sa direction. D'un geste rapide il se releva et lui rendit son regard.

- Oui… Tu as commis une énorme faute en t'attaquant à Mai et Iroh, maintenant je vais intensifier ma traque et je te trouverais !

L'Antivatar ne répondit rien, il se redressa un peu et s'avança vers Aang. Après avoir marché rapidement, il s'arrêta à trois bons mètres de l'Avatar.

- Et que me feras-tu ? Me tuer ? Est-ce vraiment digne d'un Avatar de ta trempe ?

L'Antivatar fit un petit sourire.

- Pourquoi avoir attaqué Mai et Iroh ? Ils n'ont rien à voir dans cette guerre entre toi et moi !

L'interlocuteur d'Aang refit un petit sourire, plus malsain cette fois.

- Contrairement à toi, je n'ai pas eut de maîtres des éléments pour m'aider à progresser. Alors… Disons que j'ai recopié ta technique qui enlève les pouvoirs et je l'ai modifiée pour absorber la maîtrise des gens que j'attaque…

Aang comprit rapidement, il était venu que pour Iroh et sa maîtrise du feu, Mai avait dût être au mauvais endroit au mauvais moment. Aang commença gentiment à perdre sa patience et ses nerfs malgré le fait qu'il savait que rien de physique ne pouvait arriver aux deux personnages dans cet endroit.

- Pourquoi ne t'en prends-tu pas à moi ? Je te propose une rencontre ! Toi et moi, seul, un face à face décisif !

L'Antivatar ne répondit pas tout de suite, jugeant l'offre.

- Jouons à un jeu ; dorénavant je laisserai des énigmes derrière moi t'indiquant quelle sera ma prochaine destination. Rattrape-moi et tu pourras enfin mettre les choses au clair avec moi en face-à-face…

Aang regarda Shoj, il le toisa d'un regard mesquin, sûre de lui. Il acquiesça d'un hochement de tête. L'Antivatar reprit la parole.

- Comme je ne suis pas un mauvais joueur, je te donne un indice maintenant…

Shoj toussa un peu pour légèrement éclaircir sa voix.

- "Il est interdit, dans notre tribu, d'enseigner aux femmes la maîtrise de l'eau !"

Shoj disparu alors d'un coup et Aang se retrouva debout dans un monde de nouveau vivant. Katara compris en un instant ce qui était arrivé…


Palais du roi Bumi, Oramesh.

Sokka repris peu à peu ses esprits, d'un geste maladroit et hagard il tâta ce qu'il se trouvait autour de lui. Au touché, il se trouvait sûrement dans un lit. Un des doux lits des chambres d'invité d'Oramesh. Il se tourna sur le coté et s'enfonça dans les draps si doux de ce lit. Durant un instant, il s'était cru sur un nuage.

*Un nuage mouillé…* Pensa le guerrier.

Avec un de ses doigts, il vint toucher la peau de mouton vers sa joue pour savoir s'il rêvait que cet endroit était mouillé ou non. Effectivement, la peau était humide et pas qu'à cet endroit.

Gentiment, Sokka ouvrit les yeux, il les avait à peine ouvert que la scène devant lui le fit se réveiller d'un coup. Il agrippa la peau de mouton et l'amena vers son visage comme s'il voulait voiler ses yeux.

Il était seul, seul au milieu de tous ces cadavres. Les quatre servantes qui avaient été mise à sa disposition baignaient dans leurs sangs et les murs anciennement blanc étaient maintenant rouge immaculés. Sokka fit le tour de la pièce avec les yeux, n'osant pas bouger d'où il était.

- Y… Y'a quelqu'un ?

Sa voix emplit fortement la pièce où il se trouvait puis alla se perdre dans un couloir via l'ouverture de la seule porte de sa chambre. Le regard de Sokka se fixa sur cette porte ouverte, plus il la regardait, plus une sorte de pleure semblait en venir. Le pleure d'une femme qu'il connaissait ; Suki.

Retrouvant sa force et son courage d'antan, le guerrier de l'eau jeta énergiquement la peau de mouton tout en mettant un pied à terre. En deux temps trois mouvements, Sokka était devant la porte qui était maintenant fermée. Il amena une main tremblante mais sûre à la poignée et essaya d'ouvrir la porte. Rien.

Il essaya plus fortement, rien. Il essaya même de défoncer la porte, rien. Désespéré après plusieurs essais, il laissa tomber et planifia de retourner au lit. Lorsqu'il se retourna, il se retrouva dans un couloir aux allures rouillées. Des murmures venaient caressée ses oreilles. Il essaya d'avancer, il courut mais fit du surplace.

- C'est… C'est quoi cet endroit ?

//

Une sorte de traînée fantôme sortait de la bouche de Sokka, visiblement endormis et entrait dans celle de Shoj. A chaque seconde, les pouvoirs et capacités de Sokka étaient drainées.

- Dépêche-toi…

Azula attendait dans le fond de la pièce. Elle n'aimait pas voir cette scène ; Shoj montrant ô combien il était fort et terrible. Au fond d'elle, elle savait que le jour où elle perdrait le contrôle sur lui, elle risquait de finir ainsi.

Terrée dans son coin, elle se remémora rapidement tout ce qu'il c'était passé depuis Dresnae. Elle se remémora les débuts compliqués avec Shoj, il voulait à tout prix et rapidement aller combattre de nouveau l'Avatar et Azula avait eue beaucoup de peine à l'en dissuader.

- Connais d'abords tes ennemis avant de vouloir les détruire…

C'est cette phrase qui calma l'Antivatar et c'est cette phrase qui le mit à ses pieds. Il voulait alors connaître et savoir tout ce qu'il y avait à savoir sur le Gaang et sur la maîtrise des éléments. C'est ainsi que, peu à peu, Azula avait réussie à mettre Shoj à ses pieds.

Le pauvre Antivatar avait vécu toutes ses vies dans un désert, seul. Il était alors simple pour Azula de gentiment modeler Shoj en lui présentant les délices de la vie comme la nourriture en abondance, l'amusement, le dépassement de soit et l'amour.

Les dieux devaient être de son côté ; Shoj venait de sortir d'un genre de flirt qui l'avait brisé émotionnellement. Bien qu'il soit l'Antivatar, il avait une partie humaine très sensible. Ainsi, Azula était devenue la femme parfaite pour lui, elle était devenue son échappatoire et ses bras étaient devenus le seul endroit sûr pour lui.

En soit, elle était devenue une drogue à laquelle Shoj était addicte. Ainsi elle pouvait le modeler à sa guise, modeler son côté humain pour forcer le coter Antivatar à agir. Elle jouait avec le feu car elle savait que le jour où Shoj deviendra un Antivatar, il ne la reconnaitra plus et ira même jusqu'à la tuer.

Elle l'avait vue en action, elle l'avait vue en Antivatar lors des entraînements intensifs. Elle l'avait vue faire disparaître une île et ses habitants en un clin d'œil. Rien que de repenser à une telle force la fit frissonnée.

Elle regarda alors les façades de la chambre, plus précisément les peintures murales qui retraçait les éléments importants d'Omaresh, anciennement Omashu.

- Qu'elle idée stupide de tout vouloir renommer pour oublier l'ancien temps…

Le murmure que la princesse lâcha n'attira pas l'attention de Shoj qui venait de finir son transfert. Celui-ci se releva et revint vers Azula en essayant de tituber le moins possible. Elle lui fit un sourire qu'il lui rendit avec peine. Elle le surmenait trop, il devenait très faible lorsqu'il volait les pouvoirs des autres et les tuaient. Cependant, le temps jouait contre eux et les choses devaient être vite faites.

- Donc tu as lancé l'Avatar sur Pakku ?

Les deux compères marchaient dans les couloirs vides d'Omaresh. De temps en temps, un corps de soldat morts brûlé vif jonchait le sol.

- Oui, du moins s'il a compris mon message…

Shoj s'arrêta sur place et se colla contre le mur caché dans l'ombre, Azula fit de même et après un instant une patrouille de garde passa devant eux à une vitesse folle. Partout où allait l'Antivatar, des liens se créaient entre lui et chaque personne présente dans un certains rayon. Ainsi il pouvait savoir où ces personnes étaient et les influencés. Il avait utilisé la même technique pour rendre malade ces futures cibles. C'est pourquoi chaque victime faisait d'étrange rêve ou changeait de personnalité, plus Shoj était proche d'eux, plus leur démence ressortait.

Azula et Shoj traversèrent toute la citée sans un bruit et sans attiré l'attention. Une fois à l'extérieur, ils partirent à pieds vers les grandes montagnes proches d'Omaresh. Ils marchèrent une bonne heure, voyant même plusieurs oiseaux messager partirent d'Omaresh pour sûrement avertir de la mort de Sokka et Bumi.

Après avoir marché une bonne heure, Shoj, grâce à la maîtrise qu'il venait de s'accaparer, créa une grotte d'un geste de paume et s'y engouffra avec l'ex-princesse, un mur de pierre vint se refermer sur leur pas les enfermant dans la grotte.

Shoj se mit en tailleur et Azula alluma un feu. Elle le regarda avec des yeux inquiets.

- Tu es sûre que c'est le bon moment pour ça ? Tu es encore faible physiquement et si tu n'as pas assez de force pour aller jusqu'au bout, il te faudra longtemps avant de pouvoir récupérer assez…

Shoj fit un sourire à Azula.

- Ne t'inquiète pas… J'y arriverai !

Il joignit alors ces deux poings et entra en méditation après avoir créé avec sa maîtrise de la terre un fauteuil quelques peux confortable pour Azula.


Lieu inconnu, endroit inconnu

Sokka frappa fortement le sable avec son poing.

- Je ne comprends rien ! Je suis mort ou pas ?!

Iroh le regarda avec un petit sourire.

- Ton esprit à quitté ton enveloppe charnelle et à rejoint cet endroit… Donc pour ceux sur terre tu es mort mais en réalité tu es juste enfermé ici…

Sokka s'assit et se mit à réfléchir un instant.

- Ya sûrement un moyen de sortir d'ici…

Il se leva, plein de courage et sembla chercher une sorte de porte de sortie dans le ciel.

- S'il y avait une sortie, serions-nous encore là ? Demanda Iroh.

Sokka s'arrêta de chercher et vint s'asseoir à l'ombre où ce trouvait déjà Bumi, Iroh et Mai.

- Bon… Alors on fait quoi ?

Bumi regarda le guerrier de l'eau.

- On ne peut rien faire dans cet endroit, nous ne pouvons qu'attendre sur ceux sur terre de trouver un moyen de nous sortir d'ici…

- Mais pour eux, nous sommes morts… Au pire ils nous enterreront…

La vérité que venait de dire Sokka glaça le sang de chacun et rendit silencieux l'endroit déjà sans aucun bruit.

Mai regarda Sokka et se rapprocha de lui pour essayer de le réconforter.

- Ne t'inquiète pas… Après tout Suki saura, elle, que tu n'es pas mort…

- Et comment le saurait-elle ?

Mai lui fit un petit sourire.

- Appel ça l'instinct amoureux féminin.

Sokka fit un petit sourire à Mai, même si elle ne lui avait pas dit grand-chose, ce petit quelque chose avait réussit à lui faire oublier sa condition bien rapidement.

Cependant, il fut surpris et horrifié en regardant Mai. Il recula un peu sur place sous l'œil interrogateur de la femme.

- Qu'est-ce qu'il y a Sokka ?

Le guerrier balbutia quelques mots inaudibles puis forma une phrase audible.

- Tu disparais !

Surprise, Mai regarda ses mains ; elles n'étaient plus visibles et pourtant elle les sentait toujours. Rapidement, tout son corps commença à disparaître.

- Qu'est-ce qu'il m'arrive ?!

Personne n'eu le temps de lui répondre qu'elle avait disparue définitivement.

- Mai ? Mai !

Sokka commença à creuser où se trouvait Mai comme espérant la retrouver enterrée sous le sable. Rien, il releva la tête et vit Iroh disparaître, lui aussi, devant ses yeux.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ?!!

Bumi était lui aussi debout et recherchait autour de lui quoique ce soit. Il vérifia partout ; dans le sol, dans l'eau, dans l'arbre et dans l'air. Rien.

Sokka et Bumi étaient maintenant seul dans cette prison de l'esprit. Iroh et Mai s'étaient-ils enfuis de cette prison sans eux ? Impossible. La seule explication possible était que leurs corps avaient été incinérés ou alors enterrés…

Sokka déglutit à l'idée de mourir ainsi.


NA : L'étau se resserre sur nos héros.

Ne croyez pas que j'ai mis de coter Toph et Suki, toutes deux auront aussi droit à leurs lots de rebondissement.

Nefer : Un immense merci à toi pour ta review, en vrai j'attendais avec impatience que tu fasses cette review. Sur le livre 1 tu m'as beaucoup aidé et guidé.

Sur ce livre 2 j'attendais tes avis et conseils avisés pour voir si je ne faisais pas fausse route dès le début.

J'ai essayé de répondre au maximum à tes questions de la reviews dans ce chapitre sans trop tout donner d'un coup =) D'autre réponse suivront, n'hésite pas si tu as des questions.

Aussi les quatre ans de latence entre le livre 1 et 2 sont voulus. C'est pour laisser un vide assez conséquent pour de futures histoires qui se dérouleraient durant ces quatre ans (histoires venant de moi ou d'autre lecteurs qui ont apprécié l'histoire de l'Antivatar).