Comme toujours, les droits de la licence dont s'inspirent cette histoire ainsi que les clins d'œil reviennent à qui de droit.



Encyclopédie du Yin

Livre 2 : Virus

Chapitre 5 : L'armée Antivatar

Palais de la nation du feu, terre de la nation du feu, salle mortuaire.

Les trois personnages s'étaient arrêtés devant la porte qui amenait à la salle mortuaire. Une drôle d'impression les avaient saisis tout trois. Une boule au ventre avait tétanisé Zuko et Katara tandis que la tête d'Aang semblait vouloir exploser.

Ces effets durèrent plusieurs longues minutes puis disparurent d'un coup. Chacun des trois personnages se regarda et sembla communiquer par la pensée et par de simple regard.

- Vous avez aussi sentit ça ? Demanda Zuko

Katara acquiesça d'un hochement de tête.

- C'est le signe que Shoj continue encore et toujours d'avancer et d'accroître sa puissance… Dieu sait ce qu'il va arriver…

Aang avait franchement fait remarquer que cela l'ennuyait beaucoup de passer voir les deux corps des ses anciens amis plutôt que d'aller retrouver Pakku qui était, d'après la phrase de Shoj, la prochaine cible. Bien qu'il ne faille pas réellement le croire, le fait qu'il ait mentionné une phrase que lui avait dit le vieux maître de l'eau prouvait que Shoj s'était renseigné.

Malgré tout, il avait cédé aux yeux de Katara et avait suivit sans faire de bruit ni de vague. Bien que son cœur et son esprit lui disait régulièrement de faire de mauvaise chose, il essayait tant bien que mal de repousser cette influence de Shoj sur lui.

La porte à double battant s'ouvrit gentiment et dévoila la pièce mortuaire au deux visiteur. Une salle quasi vide où siégeait, au centre de la salle, deux cercueils de bois aux gravures d'or. Les trois compères entrèrent dans la petite salle en silence et s'approchèrent des cercueils ouvert pour se recueillir.

Aang et Katara allèrent vers le cercueil d'Iroh pour laisser Zuko seul vers celui de sa bien aimée. Katara s'avança vers le cercueil et regarda le visage d'Iroh si calme. Elle essaya de retenir quelques larmes en repensant à tout ce que le vieil homme avait fait pour elle. Elle ne put en retenir une puis deux puis plusieurs. Elle amena alors simplement une de ses mains vers sa bouche comme si elle voulait ne pas réveiller les deux morts avec ces pleures.

Doucement et amoureusement, Aang prit délicatement la main de Katara dans la sienne et se tint à ses coter. Cet élan amoureux surpris à la fois la maître de l'eau et l'Avatar lui-même. Il semblait que son cœur s'était allégé et qu'il redevenait lui-même. L'emprise de Shoj était-elle nul ici ?

Heureuse, Katara voulut faire un petit sourire à Zuko et faire remarquer au seigneur du feu qu'Aang lui reprenait enfin la main. Mais lorsque ces yeux se posèrent sur le seigneur du feu, son cœur faillit s'arrêter ; la main de Mai sortait du cercueil et avait attrapé Zuko au cou.

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Mai voulait criée, Mai voulait desserrer cette étreinte mortelle qu'elle était en train de faire à Zuko. Mais ce corps ne voulait pas répondre et aucun son ne sortait de sa bouche.

- Crois-tu sérieusement que je vais te laisser me surpasser ?

Une voix lui parla comme si elle pensait elle-même. Elle pensa en réponse.

- Qui êtes-vous et comment …

- …Comment je contrôle ton corps et parle à ton esprit ? Je suis une Antivatar, sache-le.

- Une Antivatar ? Je ne compr…

- … Comprends pas ? Je vais t'expliquer alors ; en envoyant ton corps dans le monde des esprits, Shoj à alors transférer une partie de mon esprit d'Antivatar gardé en lui dans ce corps.

Mai fut choquée. Pendant qu'elle pensait, son corps se mouvait rapidement hors du cercueil ainsi que celui d'Iroh du sien.

- Mais alors comment …

- …Tu vois ce que je fais ? Dans sa bonté, Shoj a permis à ton esprit de revenir dans son enveloppe charnelle mais ne te donne le droit que d'être une spectatrice et non une actrice.

C'était la torture ultime, voir tout ce qu'il se passait, ressentir tout les sentiments et les douleurs du corps et ne pas pouvoir gérer le tout. Elle risquait même de voir ce corps qu'elle aime tant tuer d'autres gens qu'elle aime. L'Antivatar était un réel enfoiré.

Le corps de Mai tendit le bras vers Zuko et une bourrasque de vent violente frappa directement le seigneur du feu qui alla s'écraser contre le mur adjacent.

- Bien… On dirait que quelques-uns de mes pouvoirs d'Antivatar sont avec moi aussi…

Mai ressentit alors la boule au ventre qu'elle connaissait tant.


Ville de Dresnae, hôtel du Lion D'Or.

Leï avait aidée Toph à rentrée à son hôtel le soir du théâtre et était resté avec elle tout le lendemain. C'était un garçon aimant et toujours serviable. Il avait été là pour la ramassée lorsque Shoj l'avait brisée et il avait prit soin d'elle sans rien demander en retour. Un homme parfait… Trop parfait. Cela exaspérait Toph, à force de le côtoyer, elle avait beaucoup changée.

Au début, elle s'était réfugiée dans ses bras et à force de sortir avec lui, a force d'être avec un homme parfait, tout ces côtés imparfait semblaient lui exploser au visage et elle avait donc décidée de changer. Elle n'était plus une petite fille de bourgeois et devait commencer à se comporter en femme. Par chance, Leï ne semblait pas attirer par les relations charnelles et elle pouvait donc se préparer à tout cela gentiment et ne pas être forcée comme une certaine maître de l'eau…

- Tout va bien petite princesse ?

Toph se réveilla à peine un peu plus. Il était là… Avait-il veillé toute la nuit à ses cotés ? Ca serait bien son genre en tout cas. Toph fit un petit marmonnement tout en se grattant les yeux. Leï, attendrit par la scène, déposa alors un petit baiser sur son front. Il se leva, ouvrit les rideaux pour laisser entrer la lumière et amena un plateau repas sur le lit de Toph. Celle-ci le regarda en le touchant ; deux jus de fruits différent, tartine beurrée et petite fleur dans un pot. Elle eue un petit sourire et embrassa Leï en retour, celui-ci lui rendit son baiser et la regarda manger avec un petit sourire.

Elle avala rapidement son déjeuner et resta un moment assise dans le lit. De nouveau elle pensait à Shoj mais surtout à comment en parler à Leï. Depuis qu'elle le connaissait, elle n'avait pas encore osée aborder le sujet et elle pensait qu'il était temps pour elle de lui en parler.

- Leï… Tu sais je t'aime de tout mon cœur et je tiens vraiment très fortement à toi… Tu m'as sortie de mon trou et tu m'as fait retrouver le sourire… Aujourd'hui je suis une autre femme grâce à toi !

Leï vint s'asseoir sur le coin du lit.

- Si tu veux encore me parler de sex, sache que je serai encore et toujours patient, le temps ne presse pas et je préfère que tout se fasse comme il se faut. De plus on est peut-être encore jeune, non ?

Toph fut quelques peu gênée, elle l'était toujours avec ce sujet, et elle eue durant un instant les joues qui rougirent.

- Je ne veux pas te parler de ça… Je veux te parler de ce qu'il s'est passé avant que je te connaisse… Je veux que tu saches pourquoi j'étais si mal

Leï prit un air un peu sévère et dur, il se leva et alla vers la porte.

- Attends ! Je dois te parler de…

- Shoj…

Toph regarda où se trouvait Leï, elle était désemparée et en même temps c'était comme si elle s'y attendait.

- Comment tu sais pour lui ?

- Tu sais… Je n'ai pas été totalement honnête avec toi…

Toph mit un pieds à terre pour se rapprocher de Leï, lorsque son pied toucha le sol en terre, elle "vit" des dizaines d'autre personnes attendant derrière la porte et encore plus attendant à l'extérieur.

- Leï… Qu'as-tu fait ?



Bassin d'Aliec, Île Kyoshi, Nation de la terre.

Des débris et de la fumée… Voilà ce qu'il restait des rêves et des espoirs de la pauvre Suki. Assise au milieu des gravats, la tête posée dans ses mains, la jeune mère essayait tant bien que mal de pleurer mais n'y arrivait pas, la faute à son éducation de guerrière Kyoshi.

La destruction de sa maison et la disparition l'avait beaucoup marquée et le désespoir avait gagné son cœur. Au fond d'elle, elle espérait bientôt recevoir un message avec les mots de son Sokka qui saurait la réconforter, elle espérait qu'il reviendrait au plus vite la voir et la calmée.

Ses mains serrèrent son cuir chevelu, elle voulait pleurée, elle voulait exprimer ses sentiments et se soulagée ainsi mais rien ne venait. Dans un murmure, elle maudissa le fait qu'elle soit devenue une guerrière qui devait réussir à cacher ses émotions.

Après s'être lamentée sur sa situation un instant, Suki se releva et entreprit de retrouver sa fille et de faire payer la destruction de sa maison à ceux qui avait monté le coup. Elle regarda autour d'elle et choisit d'aller directement en direction du village le plus proche, avec un peu de chance elle y trouverait des informations.

Elle ramassa dans les débris tout ce qui pouvait l'aider et être encore sauvé, elle trouva ses éventails, quelques vêtements et des vivres. Le tout fut placer dans un sac et Suki quitta sans se retourner l'endroit où se dressait tout sa vie de femme.

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Deux longues heures de marche rapide avaient suffit à Suki pour atteindre le premier village de la région. Le village s'appelait Baming Se, le nom lui-même s'inspirait de la capitale Ba Sing Se. Toph avait d'ailleurs eue plusieurs remarques très amusantes sur cela.

Le petit village ne contenait qu'une dizaine de maison. Vivant principalement de la pêche, les poissonneries étaient plus nombreuses que des hôtels. Suki pénétra alors dans la "rue principale" du petit village et commença tout de suite à regarder autour d'elle. Elle ne mit pas longtemps à retrouver un groupe de personne étranger au village et décida de s'en approcher discrètement.

- Bien… Le bateau pour Ming Se partira dans deux heures, vous êtes sûre que la petite va bien ?

Suki serra le poing lorsqu'elle entendit la conversation que deux personnes habillées en civile. Elle attendit tout de même tout en contrôlant sa colère avec plusieurs techniques qu'elle avait apprises plus jeune.

Plusieurs hommes sortirent du petit hôtel accompagnant une petite fille aux cheveux longs violets qui était habillée dans une salopette verte. Le cœur de Suki ne fit qu'un bond. Elle n'espérait pas retrouver sa fille aussi rapidement.

Elle suivit alors le groupe d'homme et attendit que la petite soit un peu à l'écart pour l'attraper et lui parler.

- Toria… Est-ce que ça va ?

La petite regarda la femme d'un air étrange.

- Bonjour madame, je ne suis pas Toria…

Suki regarda la jeune fille, qu'est-ce que les gardes lui avait fait ?

- Que dis-tu ? Tu es Toria…

- Non… Je suis Pino !

La fille fit un petit sourire à Suki qui ne put s'empêcher de laisser couler une larme. Qu'avaient-ils fait à sa fille ? En entendant quelques bruissements de feuille, Suki attrapa Toria et partit en courant. La chasse était lancée.


Grotte de l'Antivatar, Près d'Omaresh.

Azula regarda attentivement Shoj et la flaque de sang qui se trouvait autour de lui. Son cœur se serra lorsqu'il cracha de nouveau du sang à terre. Bien qu'elle soit froide et manipulatrice avec lui, dans les moments où elle était seule face à lui, elle éprouvait ce sentiment si étrange qu'est l'amour.

Quand personne ne pouvait la regarder et qu'elle était seule avec Shoj elle revivait, elle redevenait la fille qu'elle était avant avec le sentiment de colère et de haine en moins. En ce moment, elle ne voulait que venir poser sa tête sur les genoux de Shoj et le sentir caresser ses cheveux du bout de ces doigts. Elle voulait que tout ce qu'il se passait autour d'eux s'arrête et qu'elle puisse goûter à cet homme qu'était Shoj… Pas l'Antivatar mais l'humain.

Durant toutes ces années à le côtoyer, elle avait remarqué ces deux personnalités totalement différente ; Shoj l'humain et Shoj l'Antivatar. Shoj l'humain était quelqu'un de doux et posé, il réfléchissait avant d'agir et prenait en compte tout les paramètres. Shoj l'Antivatar était plus direct et plus franc, il n'allait pas par quatre chemin pour expliquer ou faire quelque chose, rapide, puissant et mesquin, il affligeait toujours des coups là où ca faisait mal et lorsqu'il n'arrivait pas physiquement, il s'amusait à briser les gens mentalement.

Azula aimait ce coter Antivatar mais préférait ce coter humain. Elle le retrouvait toujours lorsqu'il s'occupait de son corps nu ou encore lorsqu'il s'occupait d'elle durant les voyages. Il avait toujours cette douceur à son égard, ces yeux brillant d'amour et cette manie de la placée avant lui.

En soit elle ne se plaignait pas, elle avait un homme aimant à ses cotés et une majorité de femme, à son âge, n'avait pas expérimenté la moitié de ce qu'elle avait fait et cherchait toujours un homme aimant avec qui passé ces journées.

Comme à son habitude, elle avait eue ce qu'elle voulait… Elle avait toujours eue ce qu'elle voulait. Ses recherches sur l'Antivatar s'était avérée juste et sensée, son évasion de prison avait réussie au nez de Zuko, Mai et l'Avatar lui-même et s'était soldé par la découverte de Shoj plusieurs jours après.

Et dire que ses gardes l'avaient d'abords prit pour un simple fermier… Elle se rappelle encore du jour où elle avait annulé son ordre de mort sur le prénommé prisonnier Shoj de la nation de la terre. Depuis sa cellule, elle avait donné l'ordre de garder ce prisonnier et de faire de lui un garde de l'armée du Phénix. Pourquoi l'avait-elle gardé ? Car il avait le même âge qu'elle et elle espérait pouvoir en tirer de l'aide psychologique.

- Et dire que j'ai faillis te faire tuer…

Elle continuait de regarder Shoj transpirer et souffrir. La vue de ce corps maigre, blanc et craquelé lui faisait mal. Lui qui avait un si beau corps avant… A force de la perversion des Antivatars en lui, à force de tous ces passages en mode semi Antivatar, son corps avait changé, beaucoup changé.

Ca peau était devenue froide et presque aussi sèche que la pierre. Ces yeux anciennement vert-brun était devenu jaune comme le sable et il avait perdu de la douceur dans ses mouvements.

Azula laissa échapper un petit soupir, en fait, si elle le pouvait, elle retournerait volontiers dans le temps lors des premières années où ils apprenaient tout deux à se connaître mutuellement. Elle se souvenait encore des jeux qu'elle avait inventés sur le tas pour le connaître, toutes ces facettes, toutes ces manies, envies, etc… Elle se rappelait aussi leur premier baiser, si doux et passionné qu'elle l'aurait enfermé tout de suite après pour qu'il ne fasse plus ce plaisir à d'autre femme.

Elle se rappela aussi leur première fois, elle l'avait exprès saoulé pour le faire plier à son envie. Bien qu'elle en avait quelques parlé avec d'autre filles, tout ne c'était pas passé comme d'autres l'avait décrit. Bien sûr elle avait eue un peu mal mais elle avait aussi eue le doux plaisir de goûter à ce que l'on appelle l'orgasme. Depuis cette soirée là, elle n'avait cessé d'aimer Shoj pour ce qu'il était et ce qu'il pouvait faire.

Du moins elle expliquait son extrême jalousie et son envie constante de l'avoir que pour elle ainsi. Elle se disait que son amour était tellement fort que c'était pourquoi elle le manipulait de la sorte ; elle ne voulait pas le perdre. Mais était-ce réellement pour ça ? Elle ne le savait pas réellement elle-même… Après tout, Shoj était son pilier vers la "normalité", c'est lui qui l'avait aidée à sortir de sa folie…

Azula sortie de ses rêveries lorsque Shoj commença à respirer bizarrement, il devait avoir du sang dans les poumons et cela créait une sorte de gargouillement à chaque respiration. Azula se leva et s'approcha de lui. Elle ne pouvait pas faire grand-chose dans ce genre de cas… Elle détestait que toute cette chose d'Antivatar le touche autant à l'intérieur… S'il saignait, elle penserait ces blessures, s'il tombait de faiblesse, elle l'aiderait à se relever et sera son pilier pendant un moment… Mais tout ce déroulait en lui, son corps intérieur reprenait tout sur lui et les seules fois où Azula pourrait l'aider, il refusait.

Azula vint donc s'asseoir à coter de Shoj et posa simplement sa tête sur son épaule. Elle resta silencieuse et calme, elle ne demandait de toute façon pas plus que ce qu'il se passait en ce moment.


NA :

Et voilà encore quelques réponses pour Nefer =)

J'espère que tout cela vous plaît encore et toujours et que l'histoire commence vraiment à vous intéresser. Maintenant, on peut voir que tout les personnages sont plus complexes que dans le livre 1, on comprend mieux leur sentiment et j'espère que vous n'arrivez toujours pas deviner ce qu'il va se passer =)

La suite viendra, n'oubliez pas de commenter, ca fait toujours plaisir.

En soit j'ai de toute façon le sourire car j'ai pas mal de visiteurs et de hits sur les histoires, ça prouve que j'ai quand même quelques intéressé du livre 1 (pour pas dire des fidèles mdr)

Enjoy =)