De : Snapou Black
Disclam' : Rien n'est à moi, même si je ne dirait pas non pour un p'tit bout. Enfin si, par la suite il y aura mon très cher James Paterson (que vous avez dû voir dans "Theodore Nott") et mon unique Andrew Scott (que vous verrez prochainement -maintenant- dans "Andrew Scott" ... c'est fou ce que mes "longues" fics ont des noms qui ne laissent aucun doute quand au personnage principal)
Perso principal : Théodore Nott (ne vous étonnez pas voyons) - Remus Lupin - Blaise Zabini - Zacharias Smith
Résumé : Il était seul et normal. Il était "entouré" mais plus vraiment normal. Il ignorait ce qu'il devait dire, faire et comment agir. Il ignorait comment il allait mourir. Il ignorait tout, si ce n'est qu'il n'était plus vraiment humain et ça n'était même pas sa faute en plus.
Chapitre : Chapitre 2
Année en cours: Aucune
En plus : Fiction de 21 chapitres ; tous écris (presque comme d'habitude à part pour le petit carnet)
Review anonyme : réponse sur http:/ snapou-integral-ecrit .skyrock .com/ (supprimer les espaces)
Le fils Nott imita Remus Lupin, il ignorait pourquoi, et tourna donc la tête vers la petite fenêtre. Ses yeux s'écarquillèrent d'effroi et son sourire disparu pour laisser place à un air profondément paniqué. Il comprenait enfin la raison qui avait poussé le mangemort à le changer si brusquement de cellule. L'ancien professeur d'apparence si fragile et fatigué, mais aussi si gentil et prévenant commençait à se transformer. Là. Juste sous ses yeux. Il était l'unique spectateur de cette métamorphose. Il serait aussi l'unique morceau de chair fraiche à portée de croc.
- Génial, pensa ironiquement Théodore. Si Blaise voyait ça… il se moquerait de moi et de ma chance.
Seul bémol : Blaise n'était pas présent. Il ignorait où était cet imbécile de première et sans doute s'en moquait-il complètement. Après tout, il avait déserté les lieux le jour où ils devaient être marqués. Le garçon avait prit la fuite, sans même songer à l'emmener avec lui. Probablement aurait-il refusé de le suivre mais… si il avait au moins prit la peine de lui proposer, il n'aurait pas eu à supporter toute cette rancœur.
Théodore recula. Recula. Recula encore. Pour finir par atteindre l'un des murs de pierres grises et froides. Il se colla contre celles-ci, tentant de se faire le plus petit possible… mais allez donc réussir quand vous êtes grand. Ses yeux cherchaient une issue de secours et vite de préférence. Un vif coup d'œil vers l'hybride le fit frissonner de peur : il pouvait presque deviner un sourire carnassier, carnivore, sur les babines de cet homme. En fait non, il n'avait pas à le deviner puisqu'il ne pouvait que le voir.
Remus fondit sur lui. Théodore n'eut d'autres choix que de sauter sur le côté pour ensuite courir à l'opposé de la pièce. Il était étonnant de constater à quel point on pouvait oublier notre faim et notre douleur lorsque notre vie était menacée.
Mais si on pouvait l'oublier, ça ne voulait pas dire pour autant qu'elle disparaissait. Le brun serra les dents pour ne pas crier, un court instant il pensa qu'il vaudrait mieux qu'il se fasse dévorer, déchiqueter, tout ce que le loup voudrait… plutôt que passer sa pleine lune à courir à droite et à gauche pour finir par mourir quand même. Sa vie n'avait plus trente six possibilités non plus : soit il meurt maintenant, soit il allait mourir dans les heures ou jours à venir.
La respiration haletante, il profita de son instant de répits pour non seulement reprendre sa respiration mais aussi : évacuer la douleur qui semblait avoir donné rendez vous à souffrance, brûlure, élancement et tiraillement au milieu de son dos. Et surtout réfléchir : devait-il ou non se jeter dans la gueule du loup ?
- C'est pas le moment de faire de l'humour Théo, se gronda-t-il. T'es dans un merdier pas possible alors cesses de faire le pitre et…
Seulement, ce n'était pas en pensant ses âneries qu'il oubliait de faire attention… mais en se critiquant tellement il ne fit pas attention à la forme poilue et armée de dents pointues et tranchante qui bondit sur lui.
Bondir. Sauter. Se jeter. Il ignorait quel verbe était le plus exact pour décrire la manière dont le loup-garou était venu à lui mais il savait en revanche qu'en se moment, le fait qu'il soit à terre n'allait pas l'aider à s'en sortir vivant. C'était donc la fin ? Sa fin ? Si misérable ?
Théodore Nott s'était toujours imaginé mourir d'une manière différente. Il s'était déjà vu tomber suite à un Avada entre les deux yeux (ou les omoplates, enfin peu lui importait où il le recevait puisque l'effet restait le même : meurtrier). Il s'était aussi imaginé en train de s'interposer face à un sale sortilège et finir par mourir… mais en ayant sauvé quelqu'un à qui il tenait. Ou encore mourir vieux, ça aussi il l'avait supposé, bon d'accord, il n'y avait jamais vraiment cru… considérant toujours qu'il mourrait jeune, pendant la bataille finale de préférence, qu'il ne connaitrait pas « l'après Voldemort » mais éviterait donc Azkaban. Qui a dit qu'il n'était pas un vrai Serpentard ? En revanche, si il y avait bien un scénario qu'il n'avait pas songé imaginer c'était celui qui se présentait à lui. Théodore Nott ? Tuer par un loup-garou ? Par Remus Lupin de surcroît ? A la bonne heure.
Il ouvrit grand sa gueule, dévoilant des dents blanches, nombreuses et pointues. Il bougea ses babines, le renifla un peu. Sa patte antérieur droite vint lui griffer le bras sèchement, déchirant un peu plus encore sa vieille (elle fut neuve il fut un temps pas si lointain) robe. Théodore ne su s'empêcher de crier face à cette première attaque. Mourir : oui. Dignement : de préférence. Mais sans enquiquiner les mangemorts de garde : jamais.
Lorsque Remus approcha ses dents de son cou, Théodore ferma les yeux et pensa à un souvenir heureux… Merlin qu'ils paraissaient lointain. Il sentit juste deux crocs se planter dans sa chair puis ce ne fût que douleur.
Verdict ?
Soutch
Snap" B
