Auteur : Marmel
Titre : Les gènes Potter
Résumé : Etre un Potter signifie avoir un aimant à problème mais ce que Harry ne savait pas c'est qu'en vainquant Voldemort il allait réveiller un gène dormant, celui de Veela…
Spoiler : Tome 7
Pairing : HP/DM Classé M
Note de l'auteur : Me revoilà a peu près une semaine après mon prologue et déjà plus de six cent visites de faites! Je suis trop heureuse. Je le trouvais bien mais il fait avouer qu'il est composé de 95% du tome 7 et seulement 5% de moi. je trouvais nécessaire de se resituer par rapport au dernier tome et pour se souvenir de détail. Bref... Merci pour vos reviews si stimulante j'espère que ce deuxième chapitre sera à la hauteur de vos attente. Pour cette fic' je n'ai aucune beta juste mon ami Chacra qui accepte de me lire, elle me corrige un peu les fautes mais je suis sur que c'est pour lire mes chapitres en avant première.
Temps de parution : Je publie le chapitre avec un peu d'avance ce soir car je viens de finir un chapitre et je me suis dit là ou demain, la suite dans deux semaines...
Nombre de chapitre : Cinq chapitre d'écrit, le début d'un sixième, c'est déjà pas mal!
Merci pour toute vos visites. Je suis allé parcourir tous les profils de personne qui sont venu voir ma fic' ou plutôt ceux qui ont mis une alerte et y'en a... Se qui veux dire que je lis beaucoup de fiction, donc je n'écris plus... Arrêter de suivre ma fic' je ne suis plus... Lol je plaisante! Mais il est vrai que je n'est pas encore finit mon tour! Allez j'arrête de radoter et je vous laisse à votre lecture...
Chapitre 2 : Les masques tombent
Draco s'était planqué avec ses deux acolytes à l'instant même où ils avaient vu Potter, afin de le ramené au maître. Et une fois le trio enter, ils les avaient suivis pour tomber une salle aussi vaste qu'une cathédrale, la même que celle où il avait réparé l'armoire à Disparaitre. Où filtrait à travers de haute fenêtre, des rayons de lumières sur ce qui ressemblait à une ville aux immenses murailles, d'objets cachés par des générations d'occupants de Poudlard. Il y avait des allées, des rues même, bordés de meuble cassés ou endommagés, entassés en piles vacillantes, relégués là pour dissimuler peut être les effets de mauvaises manipulations magiques ou entreposés par des elfes de maison fiers de leur château.
« Pas si vite, Potter »
Potter s'arrêta net, ses chaussures dérapant sur le sol, et se retourna. Crabbe et Goyle se tenaient derrière son dos, côte à côte, leurs baguettes pointées droit sur lui.
« C'est ma baguette que tu as là, Potter » dit Draco qui glissa la sienne entre Crabbe et Goyle.
« Ce n'est plus la tienne » répliqua Potter, le souffle court, en resserrant les doigts sur la baguette d'aubépine. « Le vainqueur devient possesseur, Malefoy. Qui t'en a prêté une ? »
« Ma mère » répondit Draco.
Potter éclata de rire, bien que la situation n'eût rien de très comique.
« Comment se fait il que vous ne soyez pas avec Voldemort, tous les trois ? » s'étonna Potter.
« On aura notre récompense » dit Crabbe.
Crabbe souriait comme un enfant à qui on a promis un gros paquet de bonbons.
« Nous sommes restés en arrière, Potter. Nous avons décidé de ne pas y aller. On voulait te livrer à lui »
« Bon plan » répondit Potter sur un ton de feinte admiration.
Le balafré se mit à reculer très lentement, de façon imperceptible.
« Comment avez-vous fait pour entrer ici ? » interrogea t-il.
« J'ai pratiquement vécu dans la Salle des Objets Cachés tout au long de l'année dernière » répliqua Draco, la voix crispée « Je sais comment y pénétrer »
« On s'est cachés dans le couloir, dehors » grogna Goyle. « Maintenant, on sait faire des sortilèges de Désola…Désalu… Des-lusion ! Et là-dessus – son visage se fendit en un sourire niais -, tu es arrivé juste devant nous et tu as dit que tu cherchais un dieu-dame ! C'est quoi, ça, un dieu-dame ? »
« Harry ? » dit soudain la voix de Weasley, de l'autre côté du mur d'objets qui se dressait sur sa droite. « Tu parles à quelqu'un ? »
Dans un mouvement brusque, semblable à un coup de fouet, Crabbe pointa sa baguette sur les vieux meubles, les malles défoncées, les livres usagés, les robes mitées et autre bric à brac non identifié qui s'entassaient en une montagne d'une quinzaine de mètres de hauteur.
« Descendo ! » hurla t-il.
Le mur commença à vaciller puis à s'ébouler dans l'allée voisine où se trouvait Ron.
« Ron ! » beugla Potter.
Quelque part, hors de son champ de vision, Granger poussa un cri et il entendit d'innombrables objets s'écraser par terre, de l'autre côté du mur chancelant.
« Finite ! » s'exclama t-il, sa baguette tendue vers le rempart qui se stabilisa aussitôt.
« Non ! » vociféra Draco en immobilisant le bras de Crabbe au moment où celui-ci s'apprêtait à renouveler son sortilège. « Si tout s'écroule, le diadème va être enterré sous les décombres ! »
« Qu'est ce que ca peut faire ? » répliqua Crabbe en dégageant son bras. « C'est Potter que veut le Seigneur de Ténèbres. Qui va s'intéresser à un dieu-dame ? »
« Potter est venu ici pour le prendre » dit Draco sans parvenir à dissimuler l'agacement que lui inspirait la bêtise de ses deux acolytes. « Ce qui doit signifier… »
« Doit signifier ? »
Crabbe se tourna vers Draco avec une férocité qu'il ne cherchait pas à déguiser.
« On s'en fiche de ce que tu penses. Je n'obéis plus à tes ordres, Draco. Toi et ton père, vous êtes finis »
« Harry ? » s'écria à nouveau Weasley, de l'autre côté du mur de vieilleries. « Qu'est ce qui se passe ? »
« Harry ? » imita Crabbe. « Qu'est ce qui se… non, Potter ! Endoloris ! »
Potter s'était rué vers quelque chose. Le sortilège de Crabbe le manqua, mais frappa le buste derrière qui fut projeté en l'air ainsi que divers objet.
« STOP ! » hurla Draco à Crabbe, sa voix résonnant en écho dans l'immense salle. « Le Seigneur des Ténèbres le veut vivant… »
« Et alors ? Je ne l'ai pas tué, non ? » s'écria Crabbe, en rejetant le bras de Draco qui essayait à nouveau de le retenir. « Mais si je le peux, je le ferai, le Seigneur des Ténèbres veut qu'il meure, de toute façon, quelle diff… »
Un jet de lumière écarlate passa alors à quelques centimètres de Potter, Granger s'était précipitée derrière lui et avait lancé un sortilège de Stupéfixion en visant la tête de Crabbe. Mais Draco avait réussi à pousser celui-ci hors de la trajectoire de l'éclair qui rata sa cible.
« C'est cette Sang-de-Bourbe ! Avada Kedavra ! »
Granger plongea de côté faisant échouer la tentative de meurtre de Crabbe et mit Potter dans une fureur telle que tout reste s'effaça de son esprit. Celui-ci jeta à son tour un sort de Stupéfixion à Crabbe. Ce dernier l'évita d'un bond, bousculant Draco qui, sous le choc, lâcha sa baguette. Elle roula à terre sous une montagne de caisses et de meubles brisés.
« Ne le tuez pas ! NE LE TUEZ PAS ! » cria Draco à Crabbe et à Goyle qui visaient tous les deux Potter.
Ils hésitèrent une fraction de seconde qui suffit au Gryffondor.
« Expelliarmus ! »
La baguette de Goyle lui échappa des mains et disparut dans la muraille d'objets à côté de lui. Il sauta bêtement sur place pour essayer en vain de la récupérer. Draco se rua sur place pour essayer en vain de la récupérer et hors de portée du deuxième sortilège de Stupéfixion que lança Granger.
Crabbe fit volte face et hurla à nouveau :
« Avada Kedavra ! »
D'un bond, Weasley échappa au jet de lumière verte. Draco, privé de baguette, se réfugia derrière une armoire à trois pieds tandis que Granger fonçait sur eux, lançant au passage un sortilège de Stupéfixion qui frappa Goyle de plein fouet.
« Il est quelque part par là ! » lui cria Potter en montant la pile d'objets sur laquelle le vieux diadème était tombé. Cherche-le pendant que je vais aider R… »
« H-A-R-R-Y ! » hurla t-elle.
« Tu aime la chaleur, crapule ? » rugit Crabbe sans cesser de courir et lança un sort.
Mais il semblait incapable de maîtriser ce qu'il avait déclenché. Des flammes d'une taille anormale les poursuivaient et léchaient au passage les amas d'objets qui s'effritaient en se couvrant de suie à leur contact.
« Aguamenti ! » hurla Potter.
Mais le jet d'eau qui jaillit de sa baguette s'évapora dans l'air.
« COURS ! »
Draco attrapa Goyle, rendu inerte par la stupéfixion, et le traina avec lui. Crabbe les devançait tous, l'air terrifié, à présent. Potter, Weasley et Granger s'étaient précipités sur ses talons, poursuivis par le feu. Ce n'était pas un feu normal. Crabbe avait lancé un Feudeymon. Lorsqu'ils tournèrent un coin de l'allée, les flammes les pourchassèrent comme si elles étaient vivantes, dotées de sens, décidées à les tuer. Le feu, maintenant, se métamorphosait, se transformant en une gigantesque horde de bêtes féroces : serpents enflammés, chimères et dragons se dressaient dans les airs, fondaient en piqué puis s'élevaient à nouveau. Les détritus séculaires dont ils se nourrissaient étaient catapultés dans leurs gueules hérissés de dents, projetés très haut sur leurs pattes griffus avant d'être consumés par la fournaise.
Potter, Weasley et Granger étaient hors de vue. Les monstres enflammés les avaient encerclés, se rapprochant de plus en plus. Ils donnaient des coups de griffes, de corne, de queue, et la chaleur se solidifiait comme un mur autour d'eux et aucun n'avait de baguette. Draco tenait Goyle inconscient, perchés sur une pile fragile de bureaux carbonisés toujours stupéfixé et il avait été séparé de Crabbe par les flammes. Alors que Draco voyait le trio s'envolait sur des balais, il se disait que s'était la fin, qu'il allait crever là et qu'elle façon de mourir si glorieuse. Bruler vif par un sortilège qu'un de ces connards de collègue avaient foiré. Pourquoi diable, avait-il suivit ces deux imbéciles quand ces deux là lui avait par de leurs projets ? Capturer Saint Potty et l'amener au maitre afin de se faire pardonner.
Mais Potter fit demi-tour sur son balai, plongea vers eux et arriver. Il leva une main, mais lorsque Potter la saisit celle-ci, couverte de sueur, glissa aussitôt de celle de Potter…
« SI ON MEURT A CAUSE D'EUX, JE TE TUERAI, HARRY ! » rugit la voix de Weasley.
Et au moment où une immense chimère de flammes fondait sur eux, Granger et Weasley hissèrent Goyle sur leur propre balai puis s'élevèrent à nouveau, roulant et tanguant dans les airs, pendant que lui grimpait derrière Potter.
« La porte, va vers la porte, la porte ! » cria Draco à l'oreille du brun qui fonçait derrière Weasley, Granger et Goyle à travers le tourbillon de fumée noire, parvenant à peine respirer.
Autour d'eux, les derniers objets qui n'avaient pas encore été brulés par la voracité des flammes volaient en tous sens, jetés en l'air, en manière de célébration par les ceintures nées du feu ensorcelé : des coupes, des boucliers, un collier étincelant et une vielle tiare aux couleurs délavées…
« Qu'est ce que tu fais, qu'est ce que tu fais ? La porte est par là ! » hurla Draco.
Mais Potter prit un virage en épingle à cheveux et descendit en piqué pour attraper un objet, le glisser à son poignet et vira à nouveau alors que le serpent se ruait sur lui. Il remonta en flèche et fonça directement vers l'endroit où se trouvait la porte, en priant pour qu'elle soit restée ouverte. Weasley, Granger et Goyle avaient disparu, lui hurlait, cramponné si étroitement à Potter qu'il devait lui fair mal. Enfin, à travers la fumée, il distingua un rectangle qui se découpait sur le mur et bifurqua dans cette direction. Quelques instants plus tard, il sentit l'air frais pénétrer dans ses poumons, puis Potter et lui s'écrasèrent contre le mur du couloir, à l'extérieur de la salle.
Draco tomba du balai et resta étendu, face contre terre, haletant, toussant, secoué de haut-le-cœur alors que Potter roula sur lui-même et se redressa en position assise. La porte de la Salle sur Demande s'était effacée et Weasley et Granger étaient assis sur le sol, pantelants, à coté de Goyle, toujours inconscient. Mais de là où il était Draco ne pouvait le voir.
« Cr… Crabbe » balbutia Draco, dès qu'il put à nouveau parler. « Cr…Crabbe »
« Il est mort » répondit sèchement Weasley.
Il y eut un silence. Pendant quelques instants, on n'entendit plus que les quintes de toux et les halètements. Puis une série de détonations assourdissantes secouèrent le château et des silhouettes transparentes montées à cheval filèrent au galop, leurs têtes, qu'elles tenaient sous le bras, poussant des cris sanguinaires. Potter se releva, vacillant sur ses pieds au passage des cavaliers sans tête, et regarda de tous les côtés : la bataille continuait de faire rage autour de lui. Il entendait à présent d'autres cris que ceux des fantômes qui battaient en retraite. La panique le saisit.
Les Gryffondors partirent rejoindre la bataille les laissant, Goyle et lui, seuls.
Une fois hors de vue Draco s'était rendu, aussi discrètement que possible en haut des marches du château, chose assez longue compte tenu les détours qu'il avait fait pour ne croiser personne. Après tous, il était seul, sans baguette et sans camp réellement définit. Détesté des uns et méprisés des autres. Il devait retrouver sa famille, s'était les seuls sur qui il pouvait réellement compter. Et se fut en tentant de les rejoindre qui se retrouva à supplier un Mangemort masqué de l'épargner :
« Je suis Draco Malefoy, c'est moi Draco, je suis dans votre camp ! »
Un Malefoy ne supplie jamais. Tel était une règle de sa famille. Mais que pouvait-il faire d'autre pour avoir la vie sauve ? L'angoisse permanente dans lequel il vivait depuis un an maintenant semblait atteindre son paroxysme. Il allait mourir par un sous fifre pour assouvir leur désir de barbarie. Soudain, le mangemort fut stupéfixé. Il chercha son sauveur, mais il reçut un coup de poing avant de tomber en arrière sur le Mangemort inconscient, la bouche ensanglantée, proprement stupéfait. Peut avant de perdre connaissance il entendit Weasley dire :
« C'est la deuxième fois qu'on te sauve la vie, ce soir, abominable faux jeton ! »
Puis ce fut le noir total. Lorsqu'il reprit connaissance ce fut pour entendre la voix de son soit disant maître résonnait.
« Vous avez combattu vaillamment. Lord Voldemort sait reconnaitre la bravoure. Mais vous avez subi des lourdes pertes. Si vous continuez à me résister, vous allez tous mourir, un par un. Je ne le souhaite pas. Chaque goutte de sang versée d'un sang de sorcier est une perte et un gâchis. Lord Voldemort est miséricordieux. J'ordonne à mes forces de se retirer immédiatement. Vous avez une heure. Occupez-vous de vos morts avec dignité. Soignez vos blessés. Maintenant je m'adresse à toi, Harry Potter. Tu as laissé tes amis mourir à ta place au lieu de m'affronter directement. J'attendrai une heure dans la Forêt interdite. Si, lorsque cette heure sera écoulée, tu n'es pas venu à moi, si tu ne t'es pas rendu, alors la bataille recommencera. Cette fois, je participerai moi-même au combat, Harry Potter, je te trouverai et je châtierai jusqu'au dernier des hommes, jusqu'à la dernière femme, jusqu'au dernier enfant qui aura essayé de te cacher à mes yeux. Une heure »
Ainsi donc tous ce merdier allait bientôt finir. En bien ou en mal. Il fallait qu'il se trouve un coin tranquille. Il n'eut malheureusement que le temps de se dissimulait dans le couloir près de la porte du château. Incapable de bouger tant ce couloir était fréquenté. Jusqu'à ce que tous se dirigent vers les marches et il entendit :
« Non ! »
« Harry! HARRY! » firent Weasley, Granger, Belette junior et meme la vieille McGonagall.
« TAISEZ-VOUS ! » hurla le maître.
« C'est fini. Pose le par terre, Hagrid, à mes pieds, c'est là qu'est sa place ! Vous voyez ? Harry Potter est mort ! Comprenez vous maintenant, vous qui vous êtes bercés d'illusions ? Il n'était rien, n'a jamais rien été, qu'un jeune garçon qui voulait voir les autres se sacrifier pour lui ! »
« Il vous a battu ! » fit Weasmoche.
Draco décrocha du reste de la conversation. Potter mort. S'était… impossible… impossible… Il allait mourir… Ils allaient tous mourir… Potter mort, plus personne n'oserai se rebeller enfin pas après le massacre qui se préparer… Et après ce serait un carnage. Des moldus par centaine, des sorciers impurs, des rebelles, des créatures... Et après ce serait les autres pays. Rien ne pourrait étouffer la soif de sang et de domination du maître. Bref, il ne resterait bientôt plus de sorciers. Des horreurs défilaient devant ces yeux. Les conséquences de ses actes plus précisément. Chaque constatation s'accompagnait d'un pas en arrière.
Les préceptes de son père… Un pas….
Le collier empoisonné confié à cette Gryffondor… Un pas…
La bouteille empoisonnée au professeur Slughorn… Un pas….
L'imperium sur Rosmerta… Un pas…
La réparation de l'armoire à disparaitre… Un pas…
L'attaque de Poudlard… Deux pas…
La mort de Dumbledore… Trois pas…
Il avait tué le seul homme capable de faire cessé cette guerre. Certes il n'avait pas tenu la baguette responsable de ce meurtre mais c'est comme s'il avait soutenu le bras. Et Potter… Il avait pensé que Potter pourrait arranger la situation… Il avait passé plus de temps que quiconque avec le directeur l'an dernier… Il devait savoir ce que le vieux fou prévoyez… Il le devait sinon comment expliquer que le célèbre trio de Gryffondor remuait ciel et terre pour des objets… Il ne savait pas pourquoi… Mais les faits étaient là et désormais Potter était mort… Mort…. Et s'était sa faute… Sa faute… Par ces choix. Par son éducation. Il ne le réalisait que maintenant… Il avait eu tord. Il avait choisit le mauvais chemin. Il aurait du prendre la main tendu par Dumbledore. Accepter de mettre sa famille à l'abri. Sans s'en rendre compte il s'était retrouvé en plein milieux de la Grande Salle et réaliser où il était l'accabla de plus de remord. Il ne voyait pas vraiment la salle froide et obscure présente mais celle d'avant la guerre. Une Grande Salle, ensoleillé, bruyante, pleine de vie bref ce qui autrefois l'aurait fait vomir. Il voyait les élèves, assis à leur table plein de victuaille, papotant, riant. Et à la table des Gryffondors, Potter et ses amis. Lorsque son dos rentra en contact de la pierre froide, derrière la table des professeurs, les élèves s'effacèrent un à un, pour ne laisser à la place que cette salle, froide. Sa vue se brouillait. Des larmes coulaient. Sa faute. Sa faute.
Perdu dans sa douleur, il n'avait pas prêté attention au bruit de bataille à l'extérieur ni du fait que celui-ci se rapprochait. Ce fut deux bras réconfortant qui le tirèrent de la léthargie.
« Draco ? Oh Draco tu es en vivant et tu vas bien ! » fit sa mère en le serrant contre lui.
« Est-ce vrai, mère ? Harry Potter est mort ? » fit Draco essuyant, honteux, les traces de ses larmes.
« Non, mon bébé… » fit Narcissa en caressant la joue de son fils et devant son agacement elle ajouta: « Il s'est en effet rendu dans la forêt et a reçu un Avada du maître mais il est encore en vie et j'ignore comment »
« C'est impossible… » fit Draco, choqué.
« Je suis celle qui a vérifié son état mais je ne l'ai pas dénoncé… En échange il m'a assuré que tu étais là et en vie… » fit la femme en embrassant son fils « Et il a dit vrai »
Et quand on parle du loup. Potter venait de réapparaitre et faisait face au mage noir.
« Que personne n'essaye de m'aider. Il faut qu'il en soit ainsi. Il faut que ce soit moi » fit Potter en pointant sa baguette.
Draco les observait converser. Il observait Potter mettre le maitre en rogne, sans aucune peur. Il détaillait Potter, sa stature nonchalante, ses lèvres bougeait pour dire des paroles blessantes et tous ses doutes s'envolèrent. Potter gagnerait. Il en était sûr. Pas qu'il n'eut jamais douté mais de le voir là, l'affronter, acheva de le convaincre. D'ailleurs en écoutant la conversation Draco se rendit compte que ce maudit Potty n'était pas si stupide, il avait toutes les cartes en main et tous les événements cruciaux de cette guerre étaient une putain de mise en scène par ce vieux fou manipulateur. Putain il s'était fait berner comme un bleu.
« Draco. Narcissa » résonna la voix de son père derrière leur dos.
Lucius Malefoy soutenait tant bien que mal son parrain, Severus Rogue.
« Oh ! Lucius. Severus. Tu vas bien ? »
« Bien. Lucius est venu m'apporté ce qu'il fallait. Où en est-on ? »
En un an cloitrait dans son manoir, il avait découvert que son parrain n'était pas de son côté, son ancien côté. Et malgré ses croyances il n'avait rien dit. Il faut dire que depuis la punition du maître, il était bien plus terrifiant. Depuis qu'il a été transformé en vampire. Au début il l'avait évité puis avait ressentit le besoin de connaitre le pourquoi et celui-ci avait consenti à lui dévoiler ses raisons. Il lui avait parlé de Lily Potter, de son amour pour elle et du pourquoi le maitre courait toujours après Potter. Intérieurement cela l'avait touché et il avait changé. Moins enclin à partager les idéaux du maitre, plus objectif de la situation. Ni pour ni contre quelque chose entre les deux. Et un jour, il avait osé mettre des mots sur ses doutes avec ses parents, lorsque le manoir fut désert, et contrairement à ses idées, ses parents partagaient ses sentiments. Son père avait même avoué avoir des regrets. Chose impensable pour un Malefoy.
« Potter se bat avec. Tu arrive à point nommer parrain. Potter vient de te blanchir de cette guerre. Ces deux là ne devraient pas tarder à se sauter à la gorge »
Et justement les deux protagonistes lancèrent leur sort.
« Avada Kedavra ! »
« Experlliarmus ! »
Les deux rayons se rencontrèrent. Son souffle se coupa. Il vit repartir le rayon vert vers son maitre avant de basculer en arrière, les bras en croix. Voldemort était mort, tué par son propre maléfice qui avait rebondi sur lui. Potter lui s'était simplement contenté de rattraper la baguette, la baguette de Sureau, celle du plus grand sorcier, avec ses reflexes d'attrapeur.
La guerre était finie. Fini. Les cris, les acclamations, les rugissements de la foule rassemblée déchirèrent l'atmosphère. Mais quelque chose clochait. Potter semblait luire, de plus en plus fort, avant que la lumière ne s'échappe de son corps en un cercle concentrique. Ce truc ne devait pas être dangereux car était passé à travers lui. Mais au lieu de s'agrandir encore pour disparaitre, elle revint à son origine, Potter, avec plus de vitesse et d'intensité. Quand le phénomène atteint, le désormais Sauveur, le corps de Potter se tendit avant de tomber.
« POTTER » fit Draco paniqué, voyant son parrain partir au quart de tour pour être auprès du Sauveur.
A dans deux semaines...
