Auteur : Marmel
Titre : Les gènes Potter
Résumé : Etre un Potter signifie avoir un aimant à problème mais ce que Harry ne savait pas c'est qu'en vainquant Voldemort il allait réveiller un gène dormant, celui de Veela…
Spoiler : Tome 7
Pairing : HP/DM Classé M
Note de l'auteur : Je vous présente mon chapitre 5. Je remercie tous le monde pour les reviews que j'ai reçus. Il me semble avoir répondu à tous ceux qui avaient une adresse fanfic (il se peut que j'en aie oublié). Me voilà depuis bientôt un mois à Paris et toujours chez ma cousine mais avec une connexion internet ! Je poste le chapitre avec un peu d'avance mais je suis sur que vous serez ravi enfin j'espère! A dans un mois! Et n'oubliez pas de mettre un petit mot cela stimule l'envie d'écrire! Sur ce bonne lecture!
Temps de parution : Un chapitre par mois, désolé vu que je n'ai plus beaucoup de chapitre d'avance!
Nombre de chapitre : J'annonce que j'ai fini le chapitre 6 ! Enfin ! Je vais pouvoir enfin avancé ! Les chapitres 7 et 8 sont déjà à peu près planifier ! Et l'histoire se tisse au fur et à mesure dans ma tête.
Chapitre 5 : Mise au point (POV Harry)
Poudlard. Son eternel maison. Lieux chère à son cœur et revenir Harry avait dû faire la part des choses, de beaucoup de chose, en faite.
Flash Back
Après son réveil, Harry avait du séjourner quelque temps à l'infirmerie sous l'œil vigilant du dragon des lieux, Pomona Pomfresh. Durant ce laps de temps, ces journées avaient été rythmées par les visites de quelques rares personnes autorisées dont Ron et Hermione faisaient partis, ses soins, ses réflexions et beaucoup de sommeil.
Comme on pouvait s'y attendre, Hermione avait remué ciel et terre pour dégotter des ouvrages sur les merveilleuses créatures que représentaient les Veelas. Il devait se redécouvrir seul sans l'aide de personne alors la lecture était devenue un passe temps, le tout entrecoupé de phase végétative où il pensait aux informations assimilées. Mais ces amis ne lui apportait pas que des livres, ils lui donnaient aussi des nouvelles du monde. Les morts. Les vivants. Les blessés. Les nouvelles lois. Les procès. Les condamnations. Bref ce qui constituait le nouveau monde sorcier.
Ses réflexions, elles tournaient justement autour de la raison pour laquelle il nécessitait ses soins, du moins en grande partie, et les visites de ses amis ne faisaient qu'accentuer la matière de ses réflexions en elles mêmes.
Et le sujet était vaste…
Malgré ces douze jours dans le coma, son corps ne semblait pas avoir tous assimilé, ses pouvoirs et l'expression de ses gènes. Alors il dormait. Beaucoup. Et même si devant tous il jouait la comédie, prétendant que tous allait pour le mieux, ses peurs, ses douleurs, toute sa souffrance, ressortait lorsque la nuit tombée et qu'il se retrouvait seul dans ses draps blancs. Harry pensait et repensait à tout ce qu'il avait appris depuis son réveil et il s'endormait ainsi, hanté.
Une nuit alors que ses angoisses atteignaient son paroxysme, une personne se glissa dans l'infirmerie, se fondant dans le noir comme si elle faisait corps avec les ombres. Doucement, la présence s'approcha du corps étendu dans les draps. Recroquevillé entre ses draps, les poings serrant le tissu à tel point que ses jointures étaient blanches, Harry y paraissait fragile. Le Sauveur s'agita faisant s'avancer la présence jusqu'à être visible grâce au rayon de la lune qui filtrait. Des cheveux noirs et de longues robes noirs, les deux ensembles ne pouvaient être associés qu'à un seul homme, Severus Rogue. Car s'était lui, lui qui était venu veiller sur Harry Potter. Severus regardait les nouveaux traits du jeune homme, plus doux, beaucoup plus semblable à Lily maintenant, si ce n'est les traits crispés on aurait pu le comparer à l'image même de la pureté. Dans ses draps, Harry commença à se débattre, comme si le tissu était une menace. Prudemment, l'homme s'avança jusque ce que sa main se pose sur la longue chevelure brune et la descende comme une caresse.
« Chut Potter… » murmura Severus Rogue.
La combinaison des deux eu le mérite de faire cesser son état de panique et malgré ce fait la main du professeur continua ses caresses. Peu à peu la sensation de bien être le fit sortir de son sommeil.
« Professeur Rogue ? » demanda Harry, peu sur de lui, en papillonnant des yeux.
« C'est bien moi, Potter » fit Rogue, toujours doucement.
« Qu'est vous faite là ? » interrogea le garçon.
« On ne vous l'a pas dit Potter, je suis un vampire, je ne peux donc pas mourir d'un simple poison… »
« Je le sais pertinemment. Je suis alité pas stupide, je sais ce que signifie le mot immortel. Je vous parle de l'infirmerie. Que faites vous ici et aussi tard ? »
« Vous m'avez appelé Potter. Ou plutôt le veela en vous m'appelle. Vous êtes perdu alors vous m'appelez, moi, qui est toujours était là pour vous protéger »
Mais au lieu de sortir un flot continu d'injure pour pester ou l'injurier, Harry tourna sa tête vers la fenêtre et resta étrangement silencieux.
« Potter, ce n'est pas la fin du monde. Vous serez juste différent des autres. Unique »
« Ce n'est pas ce que je veux. Je ne l'ai jamais voulu »
« Je sais »
Cette réplique eu au moins l'effet de lui faire tourner la tête vers l'homme. Les yeux émeraude du jeune homme reflétaient sa stupeur et son questionnement.
« Je sais que vous n'êtes pas ainsi. Vous n'êtes pas aussi impertinent et sans respect que vous voulez le paraitre. Votre effronterie n'est qu'une façade. Un vrai masque digne d'un Serpentard » dit Rogue, il ajouta, en voyant Harry levait un sourcil : « J'avoue avoir pensé le contraire pendant des années mais ma nouvelle nature et les récents événements ne peuvent que me poussez à reconnaitre mes tords. Vous êtes foncièrement bon, Potter »
« Même si je suis le fils de James Potter ? » demanda ironiquement le dit fils de James Potter.
« Vous êtes son fils mais vous êtes aussi celui de Lily. Votre mère avait une once de jugeote, elle a donc estimé qu'il la méritait. Elle a toujours su voir la beauté chez les autres particulièrement chez ceux qui ne la voyait pas. Peut être a-t-elle vu chez James Potter, autre chose que le gamin arrogant que j'ai connu. Il faut dire qu'une fois que Lily et moi avons cessé de se fréquenter, je n'ai plus eu de contact avec eux. Je ne sais guère si votre père avait murit. Mais je radote. Tout cela pour vous dire que vous tenez cela de votre mère. La bonté. Ce n'est pas la magie des anciens ou vos gènes Veela qui font qui vous êtes, Harry Potter, mais bien vos qualités comme vos défauts. Je ne dis pas que cela ne créera pas quelque problème mais vous saurez y faire face. Vous avez survécu à un mage noir ce n'est pas quelque embuche de plus qui vous feront tomber »
« Merci professeur » dit Harry, une larme ayant coulé le long de sa joue durant le monologue de Rogue. Lui qui avait toujours battu le froid avec lui venait de mettre toute sa rancœur de coté et apaisé ses craintes.
« Merci infiniment » réitéra Harry.
« Ce serait plutôt à moi de vous remercier Potter, vous m'avez libéré » fit l'ancien professeur en essuyant tendrement sa joue.
« Je ne sais pas ce qui m'embête le plus dans cette histoire. Devenir un héros adulé. Etre désormais le sorcier le plus puissant du monde. Ou le fait de n'être plus humain mais Veela. Mais et vous professeur ? »
« Moi ? » demanda Rogue.
« Vous êtes devenu un vampire, non ? »
« Vous n'êtes pas le seul pour qui sa nature est radicalement changé. Pour répondre à votre question muette. J'ai été transformé après l'attaque de Poudlard et la mort de Dumbledore, il y a un an »
« Pourquoi ? »
« C'était une punition. Le meurtre du directeur incombait à Draco. C'était la façon par laquelle le Seigneur des Ténèbres a marqué sa désapprobation »
« Et cela fait quoi ? »
« C'est étrange. Vos sens sont exacerbés. La vue. L'ouïe. L'odorat. Le toucher. Le gout. Vous acquérez un esprit de prédateur. Plus calculateur. Plus rusé. A l'affut d'une nouvelle proie. Cependant les maigres connaissances sont surtout des notions de défenses. Il n'existe que peu d'ouvrage sur les vampires et leur mode de vie. C'est un savoir plutôt oral et les rares vampires encore existant sont trop bien cacher pour être débusquer par un nouveau né comme moi. Je suis donc condamné à tous découvrir par moi-même. Alors soyez reconnaissant des nombreuses informations sur les Veela »
« Vous avez déjà tué pour vous nourrir ? »
« Oui. La plupart du temps j'évitais utilisant le sang animal ou des substituts mais rien ne vaut le sang humain surtout sorcier »
Un silence s'installa entre eux, il n'était ni pesant ni lourd c'était juste le silence entre deux personne qui s'étaient comprises.
« Evidemment, Potter, cette conversation n'a jamais eu lieu » fit le maitre des potions.
« Bien entendu professeur. Vous restez ? »
« Bien évidement, Potter »
Rogue avait parlé sans aucune retenu sans aucun tabou. Après tout ce gosse et lui étaient diamétralement semblable. Il avait vu l'ensemble de ses souvenirs et l'avait sauvé. Il pouvait donc lui offrir ceci. A travers ses paroles, où il s'était sciemment exposé, il avait pu sentir le Survivant se détacher de toutes ses peurs et faire la paix avec lui-même et cela n'avait pas de prix. Pas après ce que ce gosse avait sacrifié. Rogue l'avait découvert récemment et en était profondément touché. Et là, même si le destin s'acharnait sur lui, il trouvait le moyen d'aider encore. Encore. Comme avec les Malefoys. Alors qu'ils se haïssaient. Un vrai mystère. Mais alors qu'il le regardait dormir apaisé il se fit la promesse de le protéger.
Mais comme le monde ne se limitait pas au quatre mur blanc de cette infirmerie il avait dû quitter l'antre du dragon. La chose n'avait guère était difficile car malgré toute la tendresse qu'il avait pour madame Pomfresh, il arborait cette partie du château, qu'il n'avait que trop vu. Une fois la porte franchit il avait revisité le dédale que représentait Poudlard. Après un an de fuite, qu'il était bon de revenir. Il est vrai que sa dernière visite ne remonte qu'à quinze jours, a peine, mais l'urgence de ses motivations, ne lui avais guère laissé le loisir de s'appesantir sur ses retrouvailles. Il était rentré à la maison. La plupart de ses meilleurs souvenirs étaient concentrés ici, les bons comme les mauvais. Et malgré les batailles, malgré les morts, être entre ces murs avaient un pouvoir apaisant.
Harry avait laissé ses pieds le guider jusqu'à ce qu'il n'atteigne l'entrée du château. Un instant il s'arrêta, la franchir signifiait revenir à la dure réalité. Enfermé à l'infirmerie il avait été protégé et malgré le réconfort des ses amis, franchir cette courte distance était un supplice. Lentement il fit un pas. Inspiration. Un autre pas, puis un autre et encore un autre. Jusqu'à atteindre un coin reculer du parc. Devant lui s'étaler une rangée de terre retournée où les morts avaient été enterrés. Les noms n'étaient pas gravés au pied de chaque tombe. Non. Trop de mort pour cela. Une énorme stèle représentant un phénix, les ailes déployé en signe protecteur, surplombé le tout. En s'approchant, Harry vit les noms gravés des personnes mortes mais pas seulement celle de la bataille de Poudlard. Il se devait de faire son deuil. Le premier pas pour accepter de continuer sa vie et mettre le passé derrière consistait à dire au revoir au mort, à accepter de ne jamais les revoir.
La douleur envahissait son corps et son âme. Elle se répandait tel un poison, distillant la mort dans ces veines, lui arrachant chaque parcelle de sa raison. Le sang qui battait à ses oreilles résonnait comme le glas de la mort. Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi tant de mort ? Pourquoi tant de folie ? Pourquoi un seul homme avait-il, à ce point, le pouvoir de décider du destin d'une seule nation ? Pourquoi personne n'avait pu intervenir ?
Tant de question et peu de réponse. Le regard de Harry se posa à nouveau sur les tombes.
Romilda Vane. Justin Finch-Fletchley. Zacharias Smith. Tonks. Remus. Maugrey Fol Oeil. Fred.
Mort. Mort. Tous morts. Beaucoup trop de mort. Trop. Tous. Mort. Mort. Ses genoux cédèrent, le poids de sa culpabilité jouant. Lui vivait. L'air entrait dans ses poumons et en ressortait, chargeait son sang, alimenter son corps et le maintenait en vie. Ses yeux s'embuèrent de larmes.
Dumbledore. Papa. Maman. Sirius. Sirius. Sirius. Sirius.
Sirius. Sirius aurait compris sa douleur. Il aurait compris son dilemme. Il aurait compris ses regrets. Il aurait compris la folie qui l'habitait. Mais il ne pourrait pas comprendre car Sirius était mort comme beaucoup d'autre.
Harry ne se souvenait que trop bien de la disparition de son parrain. Voldemort avait manipulait son esprit pour qu'il le croit en danger et ainsi l'amener à un endroit précis : le Département des mystères au Ministère de la Magie, plus précisément dans la Salle des Prophéties. Et il s'y était rendu pauvre imbécile qu'il était entrainant ses amis dans une bataille contre des mangemorts pour une prophétie. Sa prophétie. L'Ordre du Phénix était arrivé en renfort et Sirius avec. Sirius, fougueux, avait affronté sa cousine, Bellatrix Lestrange mais cette folle par un sort bien placé l'avait envoyé à travers l'arche présente au lieu du combat. Harry eut beau hurler, pleurer, Sirius n'était pas revenu. L'arche de la mort. Il avait traversé l'arche de la mort. Sa vie s'était donc achevée ainsi. Après douze ans a Azkaban et deux an de fuite, il était mort parce qu'il avait passé une arche. Une seconde d'inattention et Harry redevenait orphelin.
Harry n'arrivait pas à calmer le flot de son pouvoir. Il le sentait jaillir de lui mais il ne pouvait pas se contrôler. En fait il ne contrôlait plus rien depuis son réveil à l'infirmerie. Ni le veela en lui, ni sa nouvelle magie. Il était perdu. Perdu. Seul et perdu. Seul même si le monde l'entourait. Seul. Et un instant il souhaita la présence de Sirius à ses côtés, il souhaita le voir sortir de l'arche en déclarant s'être absentait subitement mais que maintenant il était là. Il le souhaita de toutes ses forces, de toute son âme mais rien ne vint. Juste le vent qui lui caressait le visage et les tombes devant lui qui semblaient vouloir à tous prix le ramener à la réalité.
« Sirius j'aimerai tant que tu sois là. J'aimerai tant… J'aimerai tant… »
Et il était loin de se douter de ce que cet instant avait pu provoquer. Harry resta un long moment accroupi dans l'herbe les yeux dans le vague, se laissant submerger par la tristesse, le remord et l'amertume. Il le leurs devait. A tous. Apprendre à continuer à vivre pour eux. Mourir serait leurs causaient un affront. Mais avant il devait accepter. Accepter que tout ne reposer pas que sur ses épaules. Chacun avait fait des choix, pris des décisions modelant ainsi la situation actuelle. Tout ne reposer pas que sur les faits d'un seul homme. Elle avait eu pour déclencheur l'avidité de Voldemort mais pas seulement. Le seul responsable était le pouvoir. Le pouvoir. Le pouvoir apporte beaucoup. Nombreux ceux qui sont ce qui le convoite. Pour le meilleur. Pour le pire. Par orgueil. Par avidité. Pour le prestige. Tous. Absolument tous ont songé à obtenir plus de pouvoir qu'importe la raison. Et du pouvoir il en avait à revendre. Plus qu'il ne le voulait. Plus que l'ensemble de la communauté sorcière. Il avait la magie des anciens qui coulait dans ses veines. Comme si des millions de magie avait fusionné avec la sienne, ce qui faisait de lui un sorcier à part.
« Je vous promet. A tous. Qu'a partir de ce jour le pouvoir, mon pouvoir, servira à maintenir l'ordre. Je le jure sur ma vie. Sur ma magie. Je jure. Je jure. Je jure »
Il était temps de rentrer. Où se trouvait réellement sa place à présent ? Où se trouvait son foyer ? Harry était persuadé que les Weasley l'auraient accueilli avec une immense joie et ceux malgré le deuil de leur famille mais il aurait l'impression d'être de trop. Et une personne attendait son retour. Kreattur. L'elfe était passé le voir plusieurs fois à l'infirmerie, comme quoi la gentillesse avait un pouvoir extraordinaire, et s'était enquis avec beaucoup d'entrain de la santé de son maitre. Harry transplana et se retrouva devant la porte du 12 Square Grimault, la demeure qu'il avait abandonnée après leur fuite du ministère et la découverte de leurs cachettes par Yaxley. A leur retour du ministère, Hermione n'avait pu empêcher le mangemort de s'accrocher à sa robe et lui avait donc permit de voir l'entrée de leur tanière. Il avait gagné le médaillon, les condamnant à arpenter le dangereux monde dans une tente, allant d'endroit en endroit avec la peur à ventre de se faire prendre. Dans un sens cette maison avait été leur havre de paix, un cocon isolé de la guerre, c'était sa maison. Finalement Harry entra. Tout semblait retourné, l'œuvre de mangemort surement, lorsqu'il arriva aux escaliers le sortilège contre les intrusions se déclencha et cette fois ci Dumbledore apparut. Harry ne prononça aucune parole pour faire disparaitre le spectre contrairement à son habitude, il se contenta de regarder la forme sous ses yeux, jusqu'à ce que celle-ci disparaisse dans un halo doré. Un sortilège en moins sur la demeure et le brun songea que retirer le Fidelitas serait la prochaine étape, en empruntant les escaliers pour descendre dans la cuisine, après tout, les émotions donnaient faim. Mais à peine eut-il cette pensée que le bruit de la porte d'entrée se refermant se fit entendre. Apparemment le problème était résolu, le Survivant savait que ses meilleurs amis étaient indisponible aujourd'hui ils ne pouvaient donc pas être à l'entrée. La curiosité l'emporta sur sa faim. Harry alla accueillir son invité mais à la vue de la personne sur le perron il se figea. Ses yeux s'embuèrent. Peut être était-il devenu fou. L'excès de magie dans ses veines lui avait court-circuité les neurones. Sinon comment Sirius Black pourrait-il être devant lui.
« Quelqu'un peut m'expliquer comme j'ai fait pour me retrouver en un instant d'un combat contre ma tendre cousine et l'instant d'après je me retrouve dans une salle vide ? Oh ! Il y a quelqu'un ? » fit l'homme suffisamment fort pour que ses paroles furent entendu dans l'ensemble de la maison, réveillant ainsi le tableau de feux WalburgaBlack.
Les injures prononçaient par cette abject femme restèrent au second plan pour le brun mais cela permit à son parrain de remarquer sa présence.
« Harry ? » s'étonna Sirius « Harry ? C'est toi ? »
Aucune autre parole ne fut prononcée. L'ancien prisonnier s'approcha et serra son filleul contre lui. Sa chaleur. Son odeur. C'était Sirius. Il était revenu. Il était vivant.
« Qu'est ce qui c'est passé ? Pourquoi me suis-je retrouver seul au ministère ? Et pourquoi a tu changé autant en si peux de temps ? »
« Vient… Allons dans la cuisine je crois qu'une longue conversation s'impose »
Une fois installé il lui raconta. Il lui raconta tout. Il lui raconta les deux dernières années sans rien n'occulté. Les mots avaient coulé pour devenir des phrases, des idées et des faits. Cela allait de faits important tel que la mort de Dumbledore à la défaite de Voldemort en passant par le camp de Rogue mais aussi de chose de plus trivial comme la mise en couple de ses meilleurs amis, la paternité de Remus, sa rupture avec Ginny et même son premier Doloris. Il n'occulta rien. Son monologue dura longtemps mais ni l'un ni l'autre ne se souciait, ils étaient hors du temps.
« Alors c'est fini ? C'est vraiment fini ? » Interrogea Sirius après un long blanc.
Harry hocha simplement la tête.
« Alors cela se résume à ça. Douze ans à Azkaban parce que j'ai été incapable de protéger mon meilleur ami. Un filleul que j'ai connu à peine deux ans. Une année cachée dans une maison et deux de plus dans une arche. Pas un combat. J'ai été inutile… Remus… »
« Ce n'est pas ta faute Sirius. Si tu aurais été là peut être serais-tu mort deux semaine après et définitivement cette fois. Dis-toi que c'est une chance de tout reconstruire » dit Harry, essayant lui-même de se convaincre de ses paroles « Tu dois te battre Sirius. Pour Teddy dont la famille se résume à ses grands parents et un parrain perdu. Et pour moi parce que je suis le parrain en question » dit Harry.
« Tu as raison. Merlin comme tu as mûrit ! Je suis celui qui devrait te réconforter. Avec tout ce qui t'es arrivé. Avec ta nouvelle nature. Avec tes pouvoirs… Que comptes-tu faire, à présent ? »
« Je ne sais pas quoi faire. Je pourrais tout faire. Tout. Même dirigeais le monde avec cette putain de magie et je me ferais aduler grâce au Veela en moi »
« Ta magie n'est pas si imposante à ce point ! Si ? » fit le fugitif incertain.
« J'en ai peur. J'ai fait trembler les murs de Poudlard lors d'une crise d'angoisse. J'ai levé deux sort très puissant et j'ai pu te ramener d'entre les morts rien qu'en y songeant alors qu'est-ce qui pourrait me refréner… »
« Ah ! Mais je te connais tu ne le feras pas ! Dominer le monde, je veux dire. Ca ne te ressemble pas »
« Je suis perdu, Sirius. Aide-moi »
« Que vont faire Ron et Hermione ? »
« Le professeur McGonagall a proposé à tous ceux qui n'ont pas fait de septième année de revenir à Poudlard pour finir leur étude. Bien sur Hermione a voulu y aller et Ron… Bah il l'a suivit ! »
« Pourquoi ne ferais tu pas de même, hein ? Je veux dire… Ok ! Avec ta magie ce sera enfantin mais tu seras avec ceux de ton âge… Tu seras normal enfin autant qu'un Potter peut l'être… Cela te donnera le temps de réfléchir à ce que tu veux faire comme carrière… »
« A vrai dire je comptais d'abord rendre habitable cette endroit… En l'aménageant… Après tout c'est désormais ma maison… Notre maison… »
A peine eut il pensait à un endroit chaleureux pour y vivre en paix. Un endroit apaisant où il se sentirait chez lui que le décor autour d'eux changea. Du sol au plafond. Tout se métamorphosa. Plus de poignée en forme de serpent. Plus de poussière. Même la couleur des murs semblaient moins lugubre. L'ensemble était vraiment agréable. Accueillant. Chez lui.
« Je vois » fit Sirius en regardant le résultat de la magie des anciens, avant de se tourner vers son filleul et de froncer les sourcils
« Ok Poudlard est une bonne idée » concéda le Sauveur du monde.
Fin du Flash Back
Ces deux mois en compagnie de son parrain lui avait permis de faire le point sur lui et sur beaucoup, ensemble. Et ce fut avec un grand enthousiasme que l'élu revint sur les bancs de l'école et il ne fut pas le seul. A la table des professeurs il observa Sirius au côté de Rogue. Ces deux là allaient vraiment de pair, il lui tardait de voir l'évolution de leur entente comme il la nommée. En parlant de Serpentard, son regard se posa sur leur table et plus particulièrement sur un. Un étrange sentiment s'empara de lui comme si lui Harry Potter, appartenait à Draco Lucius Malefoy. C'était risible. Non ?
TBC…
Preview
« As-tu apprécié ma punition Severus ? » demanda Lord Voldemort.
« Non maître » répondit le vampire, les lèvres tintaient du sang encore chaud de sa victime.
« Alors ne recommence pas »
