Auteur : Marmel
Titre : Les gènes Potter
Résumé : Etre un Potter signifie avoir un aimant à problème mais ce que Harry ne savait pas c'est qu'en vainquant Voldemort il allait réveiller un gène dormant, celui de Veela…
Spoiler : Tome 7
Pairing : HP/DM Classé M
Note de l'auteur : Voici le chapitre 6. J'entends des enfin dans le fond de la salle ! Je compatis aussi mes lecteurs adorés, étant moi-même une lectrice assidu je ne peux vous comprendre. Cependant je préfère espacer mes publications d'un mois et être régulière plutôt que vous laissez dans le flou total. Je remercie encore les rares gens qui m'ont laissé une review. D'ailleurs seul eux pourront lire les autres auront une page noir et ne sauront rien ! Je plaisante ! Mais il est vrai que les reviews permettent de savoir si ce qu'on écrit est apprécié et cela stimule l'envie d'écrire ! Pour ceux qui s'informe de ma vie, j'ai enfin trouvé un appartement à Paris et y est emménage demain d'où ma publication en avance. Et comme je n'aurais pas le net avant lundi je m'avance. Concernant ce chapitre il faut savoir que j'ai beugué 2 mois dessus ! Il faut savoir que je fais lire tous mes chapitre en avant première à une amie auteur chacra (non on ne va pas taguer ses murs) et celle-ci étant fan de Anne Rice, elle a mis la barre un peu haut ! Sur ce bonne lecture!
Temps de parution : Un chapitre par mois, désolé vu que je n'ai plus beaucoup de chapitre d'avance!
Nombre de chapitre : Le chapitre 7 est fini et corrigé ! Le 8 est en cours ! A vrai dire je sais son contenu mais je n'ai pas encore plus l'écrire. Il faut dire que les cartons prennent du temps à faire.
Bon lecture !
Chapitre 6 : Vampirement votre (POV Severus)
Vampire. Un mot de sept lettres qui glisse sur le palais. Chez les moldus vampire signifie créature chimérique mi vivante, mi morte, qui sort des tombes pour sucer le sang des vivants afin d'en tirer leur force vitale. Selon les livres de défense contre les forces du mal, il s'agissait d'une créature magique autrefois humaine qui ce nourrit de sang mais peu souvent sorcier. La réalité était tous autre. En réalité, les sorciers savaient peu de chose sur eux, mis à part s'en défendre, car ces créatures trop souvent trahis par les Hommes s'étaient retirer du monde des vivants, emportant avec eux leurs savoirs. Et de cela, Severus Rogue pouvait en témoigner.
Pour comprendre comment il en était arrivé à ce point il fallait remonter un an en arrière. Lors de l'attaque de Poudlard. Lors du meurtre de Dumbledore. Lorsqu'il avait tué son mentor. A peine fut il revenu de l'école de sorcellerie, la mission confié par le Seigneur des Ténèbres achevé, il se retrouva à genou devant son soit disant maître à souffrir le martyr devant témoin.
« Tu as désobéi, Severus. C'était à Draco et à Draco uniquement de remplir cette mission. Doloris»
Grâce au nombre d'année qu'il avait passé au côté du Lord, Severus avait acquis un seuil de tolérance à la douleur acceptable. Mais rien. Absolument rien ne l'avait préparé à cette douleur insoutenable.
« C'était sa mission et tu l'as fait à sa place. Doloris »
Ses jambes flageolèrent puis ses genoux cédèrent, le mettant à genou devant ce mégalomane. Jamais il n'avait subit ce sortilège à une telle intensité, pour cela le maitre devait être hors de lui. La douleur avait atteint un tel niveau qu'il suppliait presque la mort de le prendre afin de le libérer. L'instant dura des secondes, des minutes, des heures selon l'espion. Cependant aussi long fut la torture, elle cessa soudainement.
« Tu as désobéi et te soumettre ainsi ne me satisfait plus. Il te faut une punition exemplaire pour comprendre que personne n'est au dessus de moi. Personne. J'ai justement ce qu'il faut sous la main. Rei »
Aussi dignement qu'il le put Severus se releva, le dos droit, le menton relevé, attendant le plus fièrement possible la suite de son châtiment, qui n'allait guère lui plaire. Il vit sortir de l'ombre derrière le trône un homme, dont il n'avait pas perçut la présence. L'homme semblait anodin, d'une beauté incomparable selon son point de vue mais anodin, rien ne semblait le distingué du commun des mortels.
« Rei, mon cher. Que diriez-vous d'un encas avant votre départ ? » fit Voldemort d'une voix doucereuse qui ne présageait rien de bon pour lui.
« Cela peut être intéressant, en effet. Cependant, cela ne change rien à notre décision » fit Rei, s'avançant avec une grâce qui n'avait rien d'humaine.
« Je comprends tous à fait. Bien que je trouve regrettable de ne pas avoir à mes côtés des alliés tels que vous, je vous comprends. Faite donc. Mais laissait lui donc une once de vie pour qu'il comprenne ses erreurs »
« Un nouveau né ? Soit. Cela fait trop longtemps que je n'ai pas gouté un sorcier »
En l'espace d'un instant l'homme se retrouva à ses cotés, le soulevant dans une étreinte de fer. Sa gorge fut dévoilé et au moment où des crocs vinrent lui transpercés la peau il ne pensa qu'à un mot. Vampire. Mais que pouvait faire un simple mortel contre la force de ces êtres infiniment plus puissant. Entre ses bras, il était une poupée de chiffon, condamné à se laisser faire et dans ce cas précis, se laisser vider de son sang. Au fur et à mesure que le liquide s'échappait de ses veines il sentait ses forces diminuait et par la même occasion la vie le fuir. Sa vision devint floue, sa respiration erratique, son cœur ralentissait et il cessa de contrôler son corps. Et alors qu'il se croyait définitivement perdu, il sentit une main lui entrouvrir la bouche et un liquide chaud s'écoulait dans sa gorge, sa trachée et se répandre dans son système lui réinsufflant un souffle de vie. L'effet bienfaiteur fut vite dissipé quand cela se transforma en un acide le rongeant de l'intérieur. En temps que maitre en potion il connaissait la composition de tous les poisons et leurs actions, lente ou rapide et en avait testé la plupart mais rien n'effleurait les sensations présentes. La douleur augmenta jusqu'à atteindre le point culminant, le mot 'douleur' était même trop faible pour décrire son calvaire et le sortilège du maître une vague caresse par rapport à cela. Puis toute sensation déserta son corps à l'instant où son cœur battit pour la dernière fois.
Lorsqu'il revint à lui, Severus trouva le monde changé. Les odeurs plus prononcés, le moindre son était accentué. Sa vision, plus net, lui montrait un monde nouveau, éblouissant. Son nouveau terrain de chasse. Pendant une fraction de seconde Severus aperçu son créateur, laps de temps trop bref pour les humains, leurs regards se croisèrent avant que celui-ci ne disparaisse de la pièce. Une fois les portes closes son intérêt se reporta sur les autres témoins, ses collègues, figés d'horreur et le maître toujours près de son trône avec une expression de pure jubilation. Cependant il n'eut pas le temps de s'étendre plus sur cette disparition, son attention fut captée par des bruits de pas se rapprochant, emmenant à ses oreilles une autre mélodie.
Boum… Boum…Boum…
Douce ritournelle. Mélodie entrainante qui ne cessait de titiller ses instincts. A chaque pas, celle-ci commençait à s'emballer, la rendant délicieusement plus attractive.
Boum… Boum… Boum… Boum… Boum… Boum…
Et lorsque la porte s'ouvrit une odeur fruité, si délicieuse, lui parvint faisant éco à la brûlure dans sa gorge, dont il n'avait pas conscience jusqu'à lors.
« Je vous apporte le prisonnier, maitre » fit une voix derrière lui.
« Bien. Très bien Nott. Amène-le devant moi »
Boum… Boum… Boum… Boum… Boum… Boum… Boum… Boum… Boum…
La musique s'accélérait encore devenant une valse entrainante. Il entendit vaguement deux personnes se déplacer sur sa gauche mais son esprit était trop focalisé sur ce délicieux son pour l'analyser.
Deux nouvelles personnes entrèrent dans son champ de vision, ce vieil imbécile de Nott et un homme qui se faisait trainer par ce dernier, un prisonnier sûrement. Le maître se saisit de l'inconnu, se plaquant derrière et releva de ses doigts blancs le menton du prisonnier, exposant à ses yeux sa carotide.
« Dis moi Severus que dirais-tu d'une friandise ? Je suis sûr que le sang de ce moldu te plairait » fit son maître et voyant l'expression de la créature face à lui, il ajouta : « Mmmmmmh ! Bien sûr qu'il te plairait »
La voix du maître s'était faite hypnotisante, caressante même quand il prononça ces mots. Etrangement cette litanie réveilla quelque chose en lui, sa vision changea, il se surprit à fixer la gorge de l'homme exposé par le Lord, les veines qui la traversé lui apparaissaient franchement et son odorat s'améliora encore. Il flottait dans l'air une odeur de peur. C'était si tentant. Si grisant. Il aurait voulut se lever, plonger ses crocs dans la gorge de sa proie, aspirer son sang jusqu'à la dernière goutte, mais il était aussi faible qu'un poisson jeté hors de l'eau et ne réussit pas à bouger.
Sa tentative fut le signal qu'attendait vraisemblablement son maître puisqu'il poussa sa proie pour qu'elle atterrisse à ses pieds. En un instant, Severus fondit sur la loque au sol, tel un animal affamé. Il plongea sur la gorge visible, la déchiqueta sans aucune pudeur faisant gicler du sang sur son visage et sans se préoccuper des marques déjà présentes dans la chair de son repas. Lui, se focalisa seulement sur le fait d'ingurgiter le liquide qui sortait de la plaie jusqu'à la dernière goutte.
Boum… Boum…Boum…
A mesure que la mélodie diminuait, il retrouvait la raison. Ou du moins la partie rationnelle de son être. Celle qui lui murmurait qu'il allait ôtait la vie mais il ne put lâcher prise. Ce fut seulement lorsque le dernier battement de cœur retentit qu'il réalisa la portée de son geste mais il était trop tard. Il venait de commettre un meurtre et de sang froid.
« As-tu apprécié ma punition Severus ? » demanda Lord Voldemort.
« Non maître » répondit le vampire, les lèvres tintaient du sang encore chaud de sa victime.
« Alors ne recommence pas »
Et c'est ainsi qu'avait commencé sa vie de vampire. Une vie pour une vie. La sienne contre la leurs. Car bien sûr il n'y avait pas eu qu'une victime. Non. Loin de là. Le Seigneur des Ténèbres adorait se repaitre du spectacle. De voir un de ses sous-fifres, son vampire, s'abreuver de la vie d'autrui. Voir la bête sanguinaire qu'il était se déchaîner. Certes, il n'avait plus offert de spectacle aussi sanglant que son premier repas, il avait appris à maîtriser cette soif. Cependant rien ne semblait le nourrir complètement mis à part le sang humain, les substituts ou le sang animal ne lui suffisait qu'un temps, il en revenait donc toujours au sang moldu. Jamais sorcier. Le fumet qui exalté des sorciers était tentant mais il avait une odeur d'interdit. Comme le serait un fruit défendu. Comme si la magie d'un sorcier pouvait le rendre plus qu'il n'était déjà. Les proies que lui apporté Voldemort était toujours moldu. Toujours. Car même si le mage noir se délectait de la puissance de son nouveau pion, il n'était pas assez fou au point de le voir le surclasser. De plus, il était de notoriété publique que les vampires sont des créatures indépendantes d'où son cas unique, ainsi que la décision du Lord de lui confié Poudlard dans l'espoir d'apaiser la soif de pouvoir de la créature et le maintenir sous ses ordres.
Mégalomane ignorant…
Depuis cet instant, sa vie avait radicalement changé mais pas son allégeance. Il avait trahit Voldemort pour Lily, rejoint le camp de Dumbledore pour sa bien aimée et même si ce vieux sénile avait été fou jusqu'à ces derniers instant, il n'en restait pas moins un modèle pour lui.
Lily
Sa première véritable amie. Son premier amour. Il ne pouvait plus la définir comme l'amour de sa vie désormais mais elle restait une personne chère à son cœur, même si celui-ci avait cessait de battre. Ce fut donc naturellement qu'il continua à aider son fils, Harry Potter. Evidemment le nouveau directeur avait agit dans l'ombre. Dire qu'il pensait que le fils de James Potter était un sot, il s'était trompé au-delà de toute espérance. Après la prise de pouvoir du maître, il avait remuait ciel et terre pour dénicher sa cachette afin de lui faire parvenir l'épée de Gryffondor. Le vieux fou lui avait comprendre avant sa mort que remettre l'épée au gamin était d'une importance capital.
La façon dont il l'avait découvert était assez cocasse. Phineas Nigellus avait braillé qu'il l'avait retrouvé. Dans la forêt de Dean. Alors un soir, pour chasser, il s'était éloigner de Poudlard en direction de la forêt de Dean et traquer un cerf lorsque deux nouvelles odeurs avait attirés son attention. L'animal totalement oublié, se fut naturellement qu'il s'était dirigé vers ce fumet divin et avez trouvé Potter faisant le guet. Sa chasse l'avait trop rapproché de sa cible. La vision du fils de Lily avait eu l'effet d'une douche froide et reléguer son instinct au second plan, du moins un temps. Se souvenant de sa mission il sortit l'épée, préalablement réduite et lui rendit sa taille originale. Toutes les conditions étaient réunies mais un problème persister. Comment donner l'objet au gamin sans heurte, il était après tout responsable du meurtre de Dumbledore et surtout comment lui donner sans risquer de réveiller sa soif. Une idée lui vint lorsqu'il arpenta les alentours et découvrit une marre. Il y disposa l'épée et d'un sort le gela avant de retourner près du camp de fortune et de faire apparaitre son Patronus en forme de biche argentée. Il observa Potter, suivre son Patronus par curiosité et se faire presque étranglé par la chaîne du médaillon quand il plongeât pour la récupérer. Au moment où il allait intervenir, le gamin fut sauvé de la noyade par Weasley. Ne voulant pas prendre le risque de se faire repérer il s'éloigna et lorsqu'il entendit un bruit presque inhumain il sût que le vieux fou avait eu raison d'avoir foi dans le gosse.
Depuis ce moment il n'entendit plus parler de l'élu jusqu'à la capture du Trio au manoir Malefoy et leur fuite. A partir de là, les évènements s'enchainèrent. Gringott. Avec leur impressionnante fuite. Et Poudlard. Severus savait que le gamin devait accomplir une mission et à en juger par la rage dans laquelle se trouvait son « maître » celui-ci atteignait son but. D'ailleurs le mage noir lui avait demandé de faire preuve d'une vigilance accru car l'élu viendrait à l'école de sorcellerie, plus précisément dans la tour Serdaigle. Malheureusement les Carrows étaient eu aussi présent et d'après les brûlures de sa marque, ceux-ci l'avait trouvé en premier. Alors qu'il se dirigeait vers cet étage, il croisa Minerva. Fait inhabituel en soit puisqu'elle ne devait pas patrouiller et qu'il entendait non un, mais trois cœur battre. Il pouvait donc conclure que Potter était dans les environs. A quelle autre conclusion pouvait-il aboutir quand on savait que l'élu possédait une cape d'invisibilité ? Bien. Les Carrows n'avaient pas mis la main dessus. Reste à confier ses souvenirs à cette tête de mule. Premièrement ne pas brusquer Minerva. A force de manœuvrer tous ces Gryffondor, Severus avait acquérait un certain savoir faire. Mais il fit une erreur stratégique lorsqu'il demanda :
« Avez-vous vu Harry Potter, Minerva ? Parce que si vous l'avez vu, je me dois d'insister…»
Cette vielle chatte l'attaqua. Et pas qu'un peu. Les sorts fusaient et lui ne faisait que se défendre. Mettre hors jeu la directrice de Gryffondor ne l'aiderait pas à mettre son petit protégé de son côté. Au contraire. Réfléchir lui faisait perdre du terrain et très vite il se retrouva acculé. Des autres pas se firent entendre. Trois professeurs : Chourave, Flitwick et Slughorn. Mauvaise chose pour lui. Il ne restait plus qu'une option : le repli stratégique. Observant la fenêtre à sa droite, il courut jusqu'à elle et sauta. Béni soit-il d'être un vampire sinon c'était la chute assuré. Voler avez quelque fois des avantages. Son objectif n'était pas encore atteint mais il savait qu'avant la fin, son chemin croiserait celui de Potter. Leur destin était en quelque sorte lié.
« Il ne peut en être autrement. Je dois maîtriser cette baguette Severus. Maîtriser la baguette pour maîtriser enfin Potter » fit Voldemort avant de marmonnait un mot incompréhensible en fourchelangue mais l'agitation du serpent ne présageait rien de bon.
En effet, le serpent l'attaque. Rien de mortel pour un vampire. Une attaque suffisante pour le blessé sérieusement. Le sang coulé. Coulé. Coulé. Coulé. Vu la quantité de sang qu'il perdait sa soif prendrait bientôt le dessus. Et il voudra chasser. Chose impossible vu son état. Et seul, il ne pourrait rien faire. Peut être allait-il mourir finalement et sans revoir cette tête de pioche de Potter.
Ou pas.
La partie supérieure de Potter se tenait au dessus de lui. Avant qu'il ne soit trop tard il se saisit du col du gamin et murmura tout en extrayant ses souvenirs :
« Prenez-les… Prenez-…les »
Un dernier regard au cas où et il laissa partir. Il avait une guerre à mener et s'il restait, la soif risquait de prendre le dessus sur la raison. Le temps passa et passa. Chaque bruit résonnait à ses oreilles comme si … des pas se rapprochèrent emmenant avec eux une délicieuse odeur.
« Eh bien, mon ami, te voilà dans une fâcheuse situation. Je suppose que cet encas te ferra le plus grand bien » fit son ami Lucius Malefoy, avant de projeter un corps sur lui. Une fois rassasiée, Lucius et lui, s'étaient dirigés dans la grande salle pour contempler la victoire de l'élu sur Lord Voldemort.
Quelques mois après cette bataille. Il avait retrouvé sa place de professeur de potion et bâtard graisseux à Poudlard. En effet, son procès avait été assez expéditif. Que voulez-vous, nous n'avons pas tous la chance d'avoir le Survivant, en personne, faisant votre plaidoyer devant l'ensemble de la communauté sorcière. D'autant plus que, Potter avait sauvait la famille Malefoy par son témoignage. Ces membres avaient choisit le mauvais chemin et avec le temps s'en étaient repentis, trop tard certes, mais grâce au Sauveur ils pouvaient avancer. En attendant le verdict, ils les avaient tous crus condamnés. Mais la punition était risible. Cloitré au manoir Malefoy vous dîtes ? Voilà qui arrangeait bien son ami. Il allait rester chez lui et se faire oublier quelque temps.
Draco et Potter étaient une autre histoire…
Ils les observaient interagir de loin. Ces deux là étaient deux antipodes l'un de l'autre. L'ombre et la lumière. Le bien et le mal. Le brun et le blond. Tout. Vraiment tout les opposaient. Et pourtant chacun de leurs côtés, ils faisaient un pas. Qui avait commencé, il ne saurait le dire mais les faits étaient là. Ces deux là étaient comme des aimants toujours à se repousser de plus en plus loin mais ils allaient finir par se coller ensemble. Le vampire en lui sentait le changement. Les phéromones de Potter pour être plus exact. Ce gamin ou plutôt le veela dégageait des phéromones à haute dose pour attirer son compagnon, ameutant l'ensemble de la population au passage.
Il avait d'autre souci et cela reposer surtout sur le vampire en lui et ce satané cabot de Black. Récemment réhabilité. Rappelons-le. Et actuel professeur de Défense Contre les Forces du Mal.
La première fois qu'il l'avait revu, il s'était rendu au Square pour une visite à Potter au sujet de la rentrée et il l'avait vu. En fait, il n'avait pas regardé LA personne mais une personne. Une personne dont le sang l'appelé. Oh oui ! Il l'appelait. Ses canines sortirent, il plaqua le corps contre le mur et lécha avec vénération ce cou si tentant. Il se délectait par avance du festin qui l'attendait. Mais contrairement à son habitude il ne désirait pas le vider complètement. Non, ce sang là… Ce sang là ne devait jamais disparaitre. Jamais. Cependant il n'en gouta même pas l'arôme. Un sort le frappa l'interrompant dans sa tache. Stupéfixé, il se fit reconduire à la porte par un Potter passablement furieux.
« Si c'est pour attaquer Sirius, vous pouvez vous abstenir de me rendre visite. La guerre est finie. Faites en autant tous les deux »
Severus s'en voulait de sa faiblesse. Après tout le meilleur moyen de surprendre un vampire était de le faire pendant son repas. Non. Il s'en voulait d'avoir cédé à son instinct. En fait il s'en voulait surtout de l'avoir fait avec Black. BLACK. Ses crocs précédemment rétracté, sortir à nouveau et sa faim revint plus forte et plus puissante alors qu'il revoyait le corps de sa proie docilement acculé. Rechignant à se mourir de ce cabot il partit en chasse. Il s'abreuva de nombreuse victime mais toutes avaient un sang plus fade les unes que les autres jusqu'à devenir cendre. Au bout de deux jours il se retrouva devant le 12 Square Grimault, pour éviter l'attention des moldus suite à ses attaques se disait-il. Rien à voir avec les écrits qu'il avait lu. Rien à voir avec les calices. Rien à voir avec ces personnes dont les vampires s'éprennent au point que tout autre sang soit fade. Bref rien à voir avec Black. Il fallait se rendre à l'évidence il se trouvait dans cette situation. Severus avait alors ravalé sa fierté pour expliquer la situation à Black. Courtoisement. Posément. Calmement. Le cabot était d'abord montait sur ses hippogriffes. Pestant. Maudissant. Avant de prendre en compte que sans lui il mourrait. Et tous Gryffondor qu'il était, il lui donna l'autorisation de le mordre. Mais jamais plus. Et cela le vampire en lui ne pouvait l'accepté. Mise à part les traces de morsure, rien ne montrait son appartenance et cela le dérangeait. Il voulait le marquer complètement. Le possédé. La poigne de fer qu'il exerçait sur le vampire, s'effritait de plus en plus, le faisant plus entreprenant. Des mains qui se baladent. Des baisers volés. Tantôt doux, tantôt violent. Au diable sa conscience. Un Rogue a toujours ce qu'il veut. Et c'est justement à cela qu'il pensa en croisant Black dans un couloir sombre.
« Black » appela Severus alors que le sang pur passait à ses côtés sans s'arrêter.
« Non » fit Sirius.
« Black » fit Rogue alors que d'un habile mouvement, il le bloqua contre le mur du couloir.
« J'ai dis non ! » Fit le professeur de DCFM en détournant la tête. Geste inutile alors que son corps répondait à la perfection au vampire.
« Je ne vois pas pourquoi tu refuses. Ton corps l'accepte déjà. Il ne demande que cela... » Fit Rogue, son nez l'effleurant en une caresse.
Il longea le cou, les pommettes, le nez et les lèvres faisant frissonner Sirius. Le corps sous lui suintait l'acceptation, cela il le voyait par de petit détail. Une respiration haché, un corps réceptif au moindre de ses attouchements, des lèvres qui appelé à des baisers sensuels et un sang qui ne semblait couler dans ses veines rien que pour lui. Bref tout, absolument tout chez Sirius Black souhaiter se soumettre à lui. A peine eut-il exprimé cette pensée à voix haute que le corps accolé au sien se contracta et tenta de le repousser. En vain, évidemment. L'humain qui saura le repousser par la force n'est pas encore né et surtout pas celui qu'il avait choisi pour devenir son calice. Il stoppa donc tous mouvement de rébellion en accolant encore plus le corps contre le mur. Dans sa précipitation à acquérir Lord Black il avait oublié une donnée essentielle. L'homme en face de lui était un Gryffondor. Fonceur, entêté et impulsif. Bref il allait devoir jouer plus finement et ne pas se laisser guider par sa soif. Chose dur étant donné sa dépendance au sang de sa proie.
« Black »
« Je n'ai pas l'habitude de me soumettre, Rogue. Et je n'en n'ai pas l'intention »
« Black » répéta Rogue, sa voix grondante de mécontentement.
Son calice, ou plutôt futur, oser se rebeller et cela le vampire ne l'accepta pas. Sans même s'en rendre compte, il déploya son aura faisant plier le cabot. Docilement, celui-ci pencha sa tête, offrant l'accès à sa gorge au vampire, en signe de reddition. Heureux de la docilité offerte, le professeur de potion accepta l'invitation implicite. Ses crocs allaient transperçaient la chair tendre de la jugulaire de Black lorsqu'une odeur de sang parvint à ses narines. Une autre odeur de sang que celle si exquise de Black. Si encore il n'avait perçu que cela il aurait continué son activité. La tentation de le faire était-en cet instant- forte. Après tout, quelle était la probabilité pour que dans une école quelqu'un se blesse ? La réponse : une très grande probabilité. Mais il n'y avait pas que cela, l'effluve était accompagné de peur et de colère. Beaucoup de colère. La colère, l'interpella particulièrement, car celle-ci n'avait rien d'humaine. Elle venait d'une créature magique tel que lui. Et à sa connaissance il n'était que deux à Poudlard. Lui et Potter. N'étant pas le responsable, il ne restait qu'une possibilité. Potter. Comprenant la gravité de la situation, Rogue relâcha la pression sur sa proie, à la fois physique et magique, faisant gémirent de mécontentement Sirius. Lorsque le cabot papillonna des yeux Severus s'empressa de déclarer, afin d'éviter son courroux :
« Je crois que le Veela de Potter fait des siennes »
L'effet fut immédiat. Sirius redevint sérieux et s'élança dans les couloirs, Severus à sa suite.
TBC…
Preview
« Calmez-vous Potter. Harry. Le drame a été évité de peu. N'avez-vous pas pris la potion que je vous avez préparé » demanda le professeur.
« Si. Je l'ai prise » fit l'élève
« Elle n'aurait donc eu aucun effet ? »
« Si, si. Personne ne m'a sauté dessus depuis ma sortie de l'infirmerie. Le repas se déroulait normalement jusqu'à ce que vous me tiriez de là »
« Vous ne vous êtes rendu compte de rien… Harry… Qu'est ce que vous avez ressenti tout à l'heure ? »
« Je… J'ai… J'ai… J'ai senti une succulente odeur de vanille… » Répondit-il en rougissant.
« Potter… Harry j'ai bien peur que votre compagnon soit dans cette salle. Et sa présence rend la prise de potion inutile. »
