Auteur : Marmel

Titre : Les gènes Potter

Résumé : Etre un Potter signifie avoir un aimant à problème mais ce que Harry ne savait pas c'est qu'en vainquant Voldemort il allait réveiller un gène dormant, celui de Veela…

Spoiler : Tome 7

Pairing : HP/DM Classé M

Note de l'auteur : J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Je vous vois venir avec vos gros sabots ! Non je n'arrête pas la fic', lisez jusqu'à la fin ! La mauvaise nouvelle c'est que de un je publie en retard et de deux je voulais sortir un double chapitre ! Comme je voulais les sortir en même temps je voulais vous faire patientez encore quelques jours mais là (en sortant ma séance hp7), je me suis dit les pauvres ! Alors pour qui se demande ce n'est pas par manque de temps que je n'ai pas fini ce chapitre (qui est près à 60%) mais par démotivation. Pas le genre de page blanche habituel. Non. En réalité on m'a appris le décès de mon meilleur ami, le 31 octobre et depuis j'ai beaucoup de mal à écrire alors je suis navré mais il faudra être patient avec moi.

Temps de parution : Tous les mois !

Nombre de chapitre : aucune idée ! Chapitre 8 :60%

Chapitre 7 (POV Harry) : Veelament….

Il existe un fossé, un monde, entre celui des humains et celui des créatures, magique ou non. A d'autre vie, d'autres mœurs dit-on. Et rien n'était plus vrai pour lui, Harry Potter. Il le découvrait d'autant plus depuis qu'il était revenu à Poudlard. Retourner à Poudlard. Pourquoi avait il accepter déjà ? A oui. Etre avec Ron et Hermione. Penser à son avenir calmement. Le genre d'ineptie qu'il regretter amèrement à présent.

Apparemment la vie n'a qu'un but, que ce soit dans le monde moldu ou sorcier : la reproduction. Enfin le terme est certes peu élogieux mais la réalité est présente. Peu importe comment il vous englobe la vérité. Lorsqu'on en retire les couches on découvre la vérité cru. C'est-à-dire que l'amour n'existe pas mais n'est qu'une histoire de puissance. Comme lorsque une crapaude choisit son partenaire en fonction de la force de son cri, sans cela le mâle ne sera pas capable d'engendrer une descendance suffisamment forte. Pour les Veelas comme pour les crapauds, la force magique avait une importance capitale. Et cela, Harry ne s'en apercevra que trop tard. Depuis qu'il avait remis un pied à Poudlard sa vie était comme un prémice de l'enfer. En faite pas depuis le collège mais depuis qu'il avait posait un pied, un orteil, dans le Poudlard express. Pourquoi me demanderez-vous ? Je vais vous le contez.

Le 1er septembre, jour habituel de la rentrée pour tous les sorciers et sorcière d'Angleterre, notre héros accompagné de ses habituels amis s'était rendu sur le quai 9 ¾. Comme à chaque nouvelle rentrée. A une exception près. Pour une fois ils s'y étaient rendus avec beaucoup d'avance. Un fait rare. Mais que voulez-vous, sortir avec Hermione Granger avait quelques effets bénéfique sur Ronald. Ainsi ils avaient pu prendre un compartiment. Jusque là rien d'extrêmement anormale. Non. La difficulté survint en même temps que le bruit commençait à amplifier annonçant une arrivée massive de personnes. Parents, enfants, animaux. Une ombre à l'ouest engendra une rumeur. Harry Potter retournait à Poudlard. Ce simple fait provoqua un attroupement autour du compartiment mais heureusement pour le Sauveur, il pouvait compter sur ses amis. Ron et Neville montait la garde. Il pouvait donc être tranquille. Le train siffla et ce fut le grand départ. Leur ultime année. Une dernière rentrée tous ensemble. Une façon de retourner à la vie normale après cette guerre.

Le paysage défilait et Harry ne prêta guère d'attention au reste, mis à part cette vue. Une personne entra dans le compartiment, captant l'attention de ses occupants. Ginny et Luna prisent dans une conversation complexes stoppèrent. Michael Corner, Serdaigle, ancien membre de l'AD et ancien petit-ami de Ginevra, se tenait dans l'encadrement de la porte. Ces joues étaient rougies et il se triturait les mains, signe d'une grande nervosité. Pensant que Corner venait vers elle, Ginny se leva prête à en découdre avec lui mais cela ne fut pas le cas. Michael l'ignora tout bonnement pour se planter devant le Sauveur et mit un genou à terre.

« Épouse-moi » dit le jeune homme sous le regard ébahit des personnes présentes.

Fou. Il était fou. Et stupide. Sa rupture n'était même pas officielle que ce gringalet s'empressait de lui faire sa demande. Et depuis quand Corner aimait-il les hommes ? Personne n'eut le temps d'ajouter quoi que ce soit qu'une autre personne fit son apparition : Ernie Macmillan. Mais à l'instar de désamorcé la situation il ne fit que la rendre que plus compliqué.

« Je t'interdis Corner. Il est à moi ! » Fit Macmillan avant lui aussi de se mettre à genou et de demander à Harry : « Deviens mon époux »

Et la scène devint encore plus surréaliste si possible.

« Je suis riche. Je te couvrirais de cadeaux. Des bijoux, des vêtements, de l'or. Tu obtiendra ce que tu voudras »

« Quant à moi, je vais bientôt être nommé comme premier ministre. Le plus jeune de toute l'histoire. Alors choisit moi ! »

Le ton montait entre ces deux là et bientôt ils en vinrent aux mains. Au centre du compartiment, ils se battaient comme des chiffonniers dans le but de savoir qui aurait le droit d'épouser le brun. Comme si son accord était acquis d'avance. Une nouvelle fois le compartiment s'ouvrit et ce fut une Hermione surexcité, au bras de son petit ami, qui fit son apparition.

« Oh ! Harry tu ne devineras jamais ! Ils ont revu le programme d'histoire de la magie pour y inclure la guerre ! Il y a déjà trois livres de publiés : Histoire de la magie moderne, Grandeur et décadence de la magie noire et Les Grands Événements de la sorcellerie au XXe siècle. Et ton nom y figure dans les trois ! Les trois… Il y a un problème ? » fit la jeune fille avant de s'intéressé à la masse informe de bras et de jambes qui appartenait aux garçons toujours en pleine bagarre et de les stupéfixer.

« Quelqu'un veut-il bien m'expliquer ce qu'il se passe » fit la jeune fille.

Chacun des protagonistes lui fit un rapport assez décousu des événements. Cependant tous concordaient à dire que les deux jeunes hommes s'étaient précipités vers Harry et lui avait promis Monts et Merveilles. Hermione fronça les sourcils avant de s'éclipser de la pièce, lorsqu'elle revint se fut en trainant avec elle, une fille dont il ne connaissait même pas le nom. A peine l'inconnu eut-elle pénétrer dans le compartiment que son attitude changea du tout au tout. De réfractaire elle devint enjoué, se précipita sur le Sauveur et s'assit sur ces genoux.

« Tu sais j'ai fait fortune en tant que mannequin. Je fais la une de tous les magazines sorciers qui existent » fit la jeune fille en minaudant.

« Voici donc la magie veela en action » murmura Hermione, pensive.

« Heu, Hermione tu voudrais pas… » Dit Harry alors que les mains de l'inconnu se faisait plus aventureuses.

« Bien sûr » fit elle en lançant un sort à la demoiselle et l'emporta avec elle hors du compartiment avant de faire de même avec les deux garçons.

« Hermione, qu'est ce qu'il s'est passé ? » demanda un Harry interloqué.

« Enfin voyons Harry, tu as dû le lire ! L'attraction veela ! L'attraction veela à pour but d'attirer ton âme sœur ! En faite cela n'attire pas que cette personne, elle marche sur tous, d'où la séduction de ces trois là ! Je me demande même comment j'ai pu faire pour ne pas y penser avant ! Cela va considérablement compliquer ce début d'année. Il va falloir que je parle avec la directrice à ce propos. Je vais le faire dès à présent » fit la brune, en faisant apparaitre son Patronus, une loutre qui s'en fut vers l'extérieur.

« Mais Mione cela ne peut pas être cela ! Regarde je ne suis pas du tout attiré par Harry » dit son meilleur ami.

« C'est normal, seul les personnes amoureuses ou destinés à quelqu'un ne sont pas affectés »

Ah. Ceci expliquait cela. En réalité il n'avait jamais été avec des personnes autres que sa famille. Bon tous étaient soit marié, soit amoureux. Même Gorge, s'était lancée dans une romance avec Angelina Johnson. Il ne restait que Sirius mais vu son histoire avec Rogue… Et Ginny. Ginny.

Flash Back

Ron avait un jour ramené le sujet dans la conservation.

« Si un Veela ne choisit pas son âme sœur ? Que devient ma sœur ? »

Un veela ne peut aimer qu'une et une seule personne. Une personne dont la personnalité, la magie et le reste, sera la complémentaire à son être. Différent et pourtant indissociable. Comme le jour et la nuit. Le ciel et la terre. Et que sais-je d'autre. On pouvait même dire que le but d'un Veela était de trouver cette perle rare. Puisqu'ils vivaient pour elles. Selon les livres une fois la majorité atteinte un veela se mettait en quête de son âme sœur, le moyen certes non précisé, sans quoi il risquait de périr. Chose également probable si sa moitié refusait l'union, événement rare mais tout de même envisageable. Son cas restait atypique puisque Harry avait dépassé sa majorité depuis plus d'un an et ne ressentait pas le moindre désagrément. Enfin à sa connaissance. Il faut savoir que la plupart des Veela sont des vélanes, c'est-à-dire des femmes, rare sont les hommes naissant avec ce don. Le dernier cas remontant à plus de deux siècles. Autant dire que sa situation était encore une exception. Tous cela pour conclure sur Ginny. Ginny. Douce et tendre Ginny. Il l'avait aimé. Il l'aimait toujours. La façon en était juste différente. La jeune fille qu'il avait trouvé magnifique lui semblait mignonne, à présent. Sa voix ne le faisait plus chavirer. Son cœur ne s'accélérait plus en pensant à elle. Il ne désirait plus la prendre dans ses bras, au contraire. Il ne l'aimait définitivement plus de façon romantique. Mais que pouvait-il y faire ? Il n'avait en rien choisit la situation. Même s'il n'avait pas penser sortir de cette guerre vivant il avait envisagé un futur. Un futur au côté de cette femme. Un futur entouré d'enfant. Les leurs. Trois, en faîte. Ce futur était révolu, une vague chimère. Mais comment le dire à la personne concernait ? Comment le dire à la personne qui vous aimez et vous attendez depuis tant de temps ? La fuite avait paru la meilleure solution. Fuir encore et toujours. Deux mois était cependant une très longue période et la chose devenait de moins en moins aisé, surtout quant vous faîtes partie de la famille de la concerné. Son manège n'était pas passé inaperçu. Il faut dire que manger le plus vite possible quand une certaine rouquine tente désespérément de lancer une conversation et disparaître, n'est pas très discret. Cependant Ginny Weasley étant ce qu'elle est, autant dire une Gryffondor buté, doublé d'une fille cadette élevé parmi six garçons, Harry se retrouva acculé dans une des nombreuses pièces du Square, sans possibilité de retraite. Et de cela Ginny s'en était assuré. Porte verrouillé, pièce insonorisé. Il était donc pris au piège par une demoiselle très remonté contre lui.

« Harry Potter, tu as des problèmes » fit la cadette.

Oups. Elle avait l'air très très remonté contre lui. Que dire ? Que faire ?

« Je sais » dit le brun.

Quel abrutit. Un sombre abrutit. De toutes les choses stupides qui avaient pu sortir de sa bouche, il avait fallu qu'il dise cela. Coupable il baissa la tête. Il l'entendit soupirer et s'approcher. Chaque pas résonnait dans sa tête comme les cloches du jugement. Une main lui releva le menton, doucement, sans méchanceté mais il se refusait à ouvrir les yeux. Croiser ses yeux maintenant s'était confirmé qu'entre eux cette étincelle serait définitivement finie.

« Harry. Ouvre les yeux » dit-elle doucement. Voyant que ses paroles n'avaient eu aucun succès, elle ajouta : « Je suis au courant pour cette histoire d'âme sœur. Et vu que tu n'es pas éperdu d'amour pour moi en ce moment je suppose que ce n'est pas moi »

« Tu le sais que ce n'est pas ma faute ? Tu le sais, hein ? » fit il pitoyablement.

« C'était trop beau pour être vrai, le Sauveur à mes pieds je veux dire » fit Ginny ironiquement, en une tentative de réconfort.

« Ginny » fit doucement le jeune homme, amorçant un pas vers son ancienne petite amie.

« Non. N'approche pas. Ca ira. Laisse moi le temps mais ca ira » dit elle, sa voix tressaillant légèrement.

Sur ce la jeune fille s'enfuit de la pièce, le visage ravageait de larme, laissant la porte ouverte sur un Harry bouleversé.

Fin du Flash Back

Et il ne fut pas le seul, s'il en croyait la lueur de compréhension qui passait au travers des yeux d'Hermione. Les lèvres de celle-ci formèrent le début d'un mot avant de se stopper. Parfait. Il y a des vérités qui ne sont pas bonnes à dire et surtout à entendre. Et celle-ci en faisait partie. Pour Ginny en tout cas. Mais si la conclusion, à laquelle il était parvenu s'avérait être la bonne, alors son ancienne petite amie était destiné à aimer sincèrement quelqu'un. Et Harry le lui souhaitait de tout cœur.

La réflexion du Sauveur s'arrêta là, lorsqu'un Patronus sous forme d'un chat tigré avec des marques autour des yeux, apparut.

« La situation en effet va poser problème. Je viens de parler avec le professeur Rogue et il a concocté une potion en prévision de ce genre d'incident, qui pourra diminuer l'attraction temporairement c'est pourquoi Mr Potter je vous prierez de vous rendre dès votre arrivé à l'infirmerie. Faites vous accompagner par Mr Weasley et Miss Granger pour éviter toutes autres difficultés » fit le chat.

Par mesure de précaution, Hermione avait voulut descendre en dernier du train afin d'éviter la foule. Elle avait même poussé le vice à refuser de prendre la diligence, préférant emprunter un passage secret jusqu'au château.

« Trop de risque, on pourrait croiser quelqu'un » disait-elle.

Et si la jeune fille, préférait contourner le règlement c'est que le problème était de taille. Quoique, depuis la guerre elle s'était assouplit, dirons nous, à propos de la discipline. Cependant, elle avait eu raison, comme à son habitude. A cette heure, les rues de Pré au Lard étaient quasi désertes mais il avait fallu d'une personne. Une seule personne pour que la situation dérape. Une femme, la quarantaine, sortant ses poubelles. A peine eut-elle vue Harry qu'elle lâcha tous et se précipita sur lui.

« Pour toi mon tout beau, j'abandonnerai mon mari dans la seconde. Et après nous pourrions roucouler dans les îles dont je suis propriétaire »

Heureusement que sa meilleure amie était là car il serait resté là les bras ballant sans avoir amorcé un mouvement. Ron non plus d'ailleurs.

« Je ne sais pas si je dois t'envier ou te plaindre » fit Ron, ce qui lui valut une claque de sa petite amie.

« Mais Mione… »

« On en reparlera plus tard. Hâtons-nous sinon on va manquer le festin en plus de la répartition »

Le reste du trajet se passa sans encombre, il faut dire qu'avec la carte du Maraudeur la tâche fut aisée. Lorsqu'ils passèrent les portes de l'infirmerie, Mme Pomfresh les attendait déjà.

« Je vous attendez Mr Potter. Asseyez-vous j'arrive »

« Combien de temps dureront les effets de cette mixture ? »

« Deux semaine, normalement. Enfin avec vous, je préfère être prudente revenez dans une semaine » dit l'infirmière en lui tendant une fiole et ajouta : « Voila, buvez tout »

Lorsque le trio fit son apparition dans la grande salle, la répartition avait déjà eu lieu et le repas venait de commencé. Lorsque Harry s'était avancé vers sa table, ses épaules étaient crispées attendant le moment où quelqu'un l'aborderait mais rien ne vint. Certes l'attention était braquée sur lui mais il était après tous le vainqueur de Voldemort. Ce fut plus rassuré qu'il s'assit avec ses camarades, anciens et nouveaux. Après quelques mots de la directrice, le repas commença. Des plats apparurent, tous plus succulents les uns que les autres, lui rappelant à quel point Poudlard lui avait manqué la précédente année. Et quelle année… Conscient des nombreuses pertes, il observa la table des Serdaigle, celle de Poufsouffle, pour noter que certaines places restaient inoccupées. Son regard se tourna sur la table des professeurs où il observa Sirius au côté de Rogue. Ces deux là allaient vraiment de pair, il lui tardait de voir l'évolution de leur entente comme il la nommée.

Flash Back

Son été avait pourtant été merveilleux. Entre ses amis et Sirius. Le meilleur été jamais passé durant sa vie. Un été sans brimade, sans être affamé, sans l'impression de gêné. Bref des vacances inoubliables. Tout avait été parfait. Les rires. Les parties de Quiddich. Les discutions au coin du feu.

Bien que les vacances apportèrent quelque surprise mais pas pour lui cette fois-ci.

Un jour, Harry ameuté par le bruit s'était rendu dans le couloir pour tomber sur son parrain acculé par son ancien professeur. Le brun n'avait pas vraiment fait attention, il avait pensé à une énième querelle de leur part alors avait stupéfixé Rogue et l'avait reconduit à la porte.

« Si c'est pour attaquer Sirius, vous pouvez vous abstenir de me rendre visite. La guerre est finie. Faites-en autant tous les deux »

Sur ces paroles il avait refermait la porte. Sirius était dans le flou.

« Sirius » appela Harry.

« Que… Que vient… Que vient-il de se passer ? »

« Tu ne sais pas ? »

Signe de négation de Sirius.

« Rogue t'avais coincé contre le mur. J'ai cru… J'ai cru que vous vous battiez, encore. Tu ne te souviens vraiment pas ? »

Autre signe de négation. Décidemment cette affaire était bien curieuse. On l'accusait souvent de ne pas faire attention à son entourage mais son parrain était pareil.

« Je me souviens juste de sensation…Juste de deux yeux rouges. De la chaleur. Une sensation d'être à ma place. Puis le vide. Le froid. Le néant »

Comme le disait les moldus il y avait anguille sous roche. Ce qui fut démontré quelque temps plus tard quand Severus Rogue entreprit de faire une cour en bonne et du forme à son parrain. Apparemment il n'était pas le seul à être destiné à quelqu'un.

Fin de Flash Back

Une sacré histoire qui se préparait entre ces deux-là. En parlant de Serpentard, son regard se posa sur leur table et plus particulièrement sur un. Un étrange sentiment s'empara de lui comme si lui, Harry Potter, appartenait à Draco Lucius Malefoy. L'étrange sentiment fut accompagné d'une odeur de vanille. Une odeur si entêtante. Une odeur si captivante. Il pourrait s'en repaître jusqu'à plus soif. La dévoré. S'en intoxiqué. Jusqu'à ce qu'elle lui appartienne ou l'inverse.

Plongé dans des méandres olfactifs, Harry n'avait pas noté le changement qui s'était opérés dans la grande salle. En effet l'attention de tous s'était tourné vers lui et le regarder comme la dernière gourmandise jamais inventée. Des bagarres commencèrent à se déclencher, petites au début et prenant de plus en plus d'ampleur. Lorsque les choses commencèrent à dégénérer, deux mains se saisirent de lui et le sortirent de la grande salle. Harry se débattit, il voulait de nouveau sentir cette entêtante odeur de vanille. Sauf que son tortionnaire était bien plus fort et pour cause, on ne résiste pas à un vampire, surtout quand celui-ci se nomme Severus Rogue.

« Calmez-vous Potter. Harry. Le drame a été évité de peu. N'avez-vous pas pris la potion que je vous avez préparé » demanda le professeur.

« Si. Je l'ai prise » fit l'élève

« Elle n'aurait donc eu aucun effet ? »

« Si, si. Personne ne m'a sauté dessus depuis ma sortie de l'infirmerie. Le repas se déroulait normalement jusqu'à ce que vous me tiriez de là »

« Vous ne vous êtes rendu compte de rien… Harry… Qu'est ce que vous avez ressenti tout à l'heure ? »

« Je… J'ai… J'ai… J'ai senti une succulente odeur de vanille… » Répondit-il en rougissant.

« Potter… Harry j'ai bien peur que votre compagnon soit dans cette salle. Et sa présence rend la prise de potion inutile. »

Votre compagnon dans cette salle… Prise de potion inutile…

Rogue en avait de bonne à lui annoncer. La présence de son compagnon annihilait complètement les effets de la potion ce qui signifiait qu'il ne pouvait pas faire un pas dans le château sans être menacé de se faire plaquer au sol par une bande de fous furieux. C'est pourquoi, à titre exceptionnel, Harry avait en permanence une escorte composait de Ron, Hermione, Neville et Luna à l'occasion. Sa garde rapprochée comme se plaisait à dire son meilleur ami et il en avait le plus grand besoin en cette période de sa vie.

Si encore l'attraction veela pouvait diminuer, lui laissant un instant de répit mais non. L'odeur de vanille était omniprésente, du matin à sa sortie de la salle commune au soir où il franchissait le tableau de la Grosse dame à nouveau. Autant dire que tous cela le rendaient fou. L'odeur. La séduction des autres. Ses instincts. Un cercle infernal dont il ne pouvait s'extirper. Evidement il avait tenté d'identifier l'origine de l'odeur, son envie de trouver son âme sœur l'emportant sur sa raison. L'inconvénient était qu'aucun indice ne lui permettait de percer cette personne. Et pourtant, chaque indice était passé à la trappe. La fringance n'étant pas dans la salle commune, on pouvait exclure les Gryffondors, les professeurs également. Mais pour le reste il était dans le flou. Avec la guerre, les cours des septièmes années avaient été un réaménagés différemment et pour cause, les cours n'étaient plus séparés par maison mais par intérêt.

Cette histoire était un véritable casse tête. Une énigme qui méritait de le rendre fou. Fou de désir. Fou d'amour. Ou bien fou, tout court. Harry avait donc décidé à s'évader par une promenade, seul. Bien sur, il avait du promettre d'éviter la foule grâce à sa carte et de se dissimuler sous sa cape. Mais qu'importe après un long débat sa meilleure amie avait céder à son besoin de solitude. Enfin solitude était un bien grand mot puisqu'il avait sentit son compagnon dans les parages. A chacune de ses foulés l'odeur l'accompagné comme un parfum qui vous colle à la peau. Quoique sentir son âme sœur proche avait le don de l'apaiser un peu.

Décidé à récupérer un peu de sérénité, Harry profita de sa quiétude. Cependant quelque chose changea. Une odeur supplémentaire s'ajouta à la fringance si délicieuse de son compagnon, la salissant. Il voulut continuer son chemin après tous peu importe qui il fréquentait. N'est ce pas ? Il fit un pas suivit d'un autre, avant que la douleur s'emparât de son cœur et ne le fasse faire demi-tour. Au coin d'un angle, il trouva enfin son ange mais il ne fit guère attention à l'identité de la personne. La seule chose qu'il voyait était la situation. Celle-ci lui apparut dans son horreur. Quelqu'un. Peu importe qui. Cet infâme blessait la moitié de son âme. Une colère comme jamais il n'en avait eu s'empara de lui tel un venin se distillant dans ses veines. Peu lui importait le reste du monde. Peu lui importait la morale. Il s'élança comme jamais vers l'imprudent qui oser mettre à mal sa nature de Veela afin de le lyncher. Et ce fut ce qu'il se produisit une fois la personne à terre loin de son trésor, il frappa de toutes ses forces. Frappa. Frappa. Jusqu'à plus soif. Jusqu'à ce qu'une main se pose sur lui.

« Harry » entendit-il.

Il eut envie un instant de repousser la personne mais il se stoppa en reconnaissant les voluptés de son compagnon. Sa colère s'évapora aussi vite qu'elle était apparu ne laissant derrière elle que de l'angoisse. Angoisse pour son âme sœur. Angoisse pour cette personne qu'il avait presque perdue avant de l'avoir rencontré. Guider par son instinct il attira à lui le corps de l'inconnu et naturellement son nez vint de loger au creux de son cou, là où l'odeur de vanille atteignait son apothéose. Son esprit enfin apaisait, Harry se détendait doucement. Depuis la découverte de sa condition, il ne s'était jamais sentit aussi serein qu'en cet instant. Sa bulle de bonheur fut réduite à néant lorsqu'une tierce personne dit :

« Mr Potter, veuillez lâcher Mr Malefoy »

TBC