Mrs Esmee Cullen : Contente que ce premier chapitre t'est donné envie…oui il sera bientôt là…mais pas tout de suite xD



Chapitre 2 :

Une routine assez agréable s'était installée ces dernières semaines et la fin des vacances d'été profilait à l'horizon. Moi ça ne me changeait rien à la vie mais d'après Francis, il y aurait un tout autre rythme de travail puisque tous les étudiants allaient pointer le bout de leur nez. Et qui dit étudiants dit bien évidement soirées, beuveries, bizutages, sexe et j'en passe…arf la vie étudiante me manquerai presque si on omettait le boulot, les révisions et les examens…oui presque vraiment.

Le pub n'était pas rempli par la clientèle aujourd'hui, j'en profitai donc pour continuer ma lecture, « MacBeth ». Je n'étudiais plus mais j'appréciai tout de même de lire un bon vieux livre digne de ce nom, de la vrai littérature et pas des romans de gare d'après mon père…encore que ceux là aussi je savais les apprécier au grand désespoir de mon paternel qui ne comprend pas comment on peut passer de « l'élégance du hérisson » à « Twilight » ou aux aventures d'Anita Blake. Moi je savais très bien comment, des vampires sexy, du sexe, de l'humour noir et de l'amour dégoulinant…tout ce qu'il faut pour remonter le moral. On ne peut pas non plus passer son temps à faire croire au monde qui nous entoure qu'on est une intello sexy et bourrée d'humour – ça c'est pour l'égo- parfois il faut assumer son côté guimauve et écervelé qui croit toujours que si on est patiente, notre prince charmant viendra sur son beau cheval blanc pour nous mordre le cou et nous garder à ses côtés pour l'éternité et bla bla bla, vous connaissez l'histoire, j'en suis sûre.
Je m'installai donc confortablement sur la banquette près du comptoir et plongeai la tête dans mon bouquin, levant de temps à autre les yeux pour m'assurer qu'on n'avait pas besoin de moi.
Au bout d'une heure ou deux, un groupe de personnes entra et je me levai pour les accueillir.

« Bonsoir ». Il y avait deux hommes et deux femmes et devaient avoir approximativement mon âge.

« Bonsoir mademoiselle, Francis n'est pas là ? ».

« Si si, il est dans la réserve, il ne va pas tarder à revenir, je peux vous servir quelque chose ? ». Répondis-je au type qui m'avait demandé Francis, plutôt grand, roux blond aux yeux verts, pas vraiment mon genre mais d'après le regard lancé par la blonde à côté de lui, je supposai qu'il avait tout de même beaucoup de charme. Une fille poussa alors le duo pour se mettre face à moi et me sourit chaleureusement.

« Tu dois être Jennifer, moi c'est Charlène, voici Frédérique, Judith et Thomas. ». Me présenta-t-elle respectivement en commençant par le roux. Elle n'était pas plus grande que moi, les cheveux rouge et les yeux si foncés qu'ils paraissaient presque noir.

« Je…oui c'est moi, enchantée ! ».

« Ah ! Les jeunes vous êtes rentrés, alors ce voyage ? ».

« Génial ! Dis donc…Tu n'as même pas parlé de nous à ta petite protégée… ». Je levai les sourcils surprise et senti mes joues rougirent alors que je n'étais pas du genre midinette qui rougit pour un rien.

« Désolé, désolé…Alors jete présente Frédérique le fils de Mélinda, de son premier mariage… ». Voilà qui expliquait les cheveux…

« La terreur là, c'est Charlène, ma nièce…vous vous entendrez parfaitement bien, j'en suis certain…Et enfin les jumeaux et meilleurs amis de mes têtes brûlées…Judith et Thomas. ».

« Salut ! ». Dirent-ils tous ensemble ce à quoi je répondais par un énorme sourire avant de redemander pour les boissons.

« Quatre Guinness s'il te plaît…et viens t'asseoir avec nous… ». Charlène me fît un clin d'œil à l'instar de Francis qui d'un geste de la main me fît comprendre que je devais déguerpir très vite…heureusement qu'il ne me retirait jamais ces moments de ma paye sinon je ne recevrai pas grand-chose comme salaire à la fin su mois. Il parlait de ces escapades comme des bonus pour divertir la clientèle…vous en connaissez beaucoup vous des patrons qui vous trouvent des excuses pour ne pas travailler ? Ouaih…moi non plus.

Je rejoignais donc la bande avec les Guinness et m'installai confortablement à côté de Charlène qui commençait à me poser des tonnes de questions sans même attendre mes réponses.

« Chacha…laisse lui le temps de répondre… », dit Thomas visiblement amusé mais compatissant par la situation dans laquelle je me trouvai.

« Alors…oui je suis Française, oui je suis célibataire, non je ne cherche pas de petit ami potentiel, je reste une année, c'est pour améliorer mon anglais et me changer d'air…oui j'adore faire les boutiques, non je ne bosse pas demain et oui je serai ravie de t'accompagner en ville…j'ai rien oublié ? ».
Ils éclatèrent tous de rire sauf la miss à ma droite qui faisait semblant d'être vexée.

Il devait bien être trois heures du matin quand mes acolytes décidèrent de rentrer, plusieurs pintes avaient été vidées et mon cerveau ne bossait plus à plein régime depuis un bon moment déjà, même mon patron nous avait lâchement abandonné juste après la fermeture plus tôt dans la soirée. Judith s'approcha de moi et me susurra délicatement à l'oreille.
« J't'aime bien mais Fred est à moi… ». Ne calculant que moyennement ce qui se passait et donc ce qu'elle venait de me dire, je me tournai vers son oreille en m'accrochant à ses épaules frêles.

« J'te le laisse ma belle t'inquiète…t'façon, j'suis abstinente… ». Elle éclata de rire en acquiesçant vivement de la tête et tandis que son corps se tournait vers la porte d'entrée, sa main droite persista encore un instant à me tapoter la joue. Ils me saluèrent encore de la main alors que je fermai à clés derrière eux.
Puis me maintenant partout où je le pouvais, je grimpai jusqu'à mon appartement, bénissant mon patron de me l'avoir loué. Jamais je n'aurai trouvé le chemin dans la ville, si j'avais habité ailleurs…déjà que je soupçonnai un plaisantin d'avoir ajouter des marches qui me ramenaient dans mon lit.

Dring, dring, dring…

« Non, non, non… ». Impossible que je bouge d'un pouce. J'enfouissais mon visage profondément dans mes coussins et ramenai la couverture sur ma tête pour me cacher de la lumière du jour qui entrait par la fenêtre de ma chambre, puisqu'en bonne fille complètement déchirée que j'étais la veille, je n'avais pas fermé les volets.

Dring, dring, dring…

Là, vous vous demandez sûrement ce qui fait un bruit aussi laid, pas vrai ? Je vais vous le dire…ma sonnette. Refusant d'entendre cette horreur encore une fois pour le salut du cadavre qui me faisait office de cerveau, je trainai mon corps jusqu'à l'entrée et ouvris la porte sans prendre la peine de regarder qui c'était et retournai sous ma couette encore chaude.

« Bonjour à toi aussi ! ». Chantonna la petite puce qui se jeta sur mon lit pour bien me faire comprendre qu'il n'était plus temps de dormir.

« Mprfm… ».

« Probablement, mais il est quatorze heures…on avait prévu du shopping. ». Se rendait-elle compte qu'elle faisait la conversation à une carpette ? Peu de chance. Elle tira la couverture pour découvrir mon visage et tapota le bout de mon nez.

« Debout marmotte !! ». J'ouvrai un œil puis l'autre, faisant face à une petite tête rouge et souriante. Bon j'étais vaincue…Je dormirai dans une autre vie.

Après une douche bien trop courte à mon goût, j'enfilai mon manteau sur ma tunique noire qui me faisait ressembler au petit chaperon rouge…prête à se faire dévorer par le loup…hum, je m'égare désolée.
On partit vers le centre ville, motivées –surtout Charlène- et excitées –surtout moi- par les trouvailles –et autres- que nous allions faire. Se dirigeant vers une première boutique, je failli percuter de plein fouet une femme quand dans un geste des plus gracieux, elle m'évita. Je m'excusai rapidement sans vraiment lui prêter attention et suivi mon amie dans le magasin. Charlène se tourna alors vers moi et rigola toute seule.
« Trop pressée de faire les boutiques, tu rentre dans les gens… ».

« De un, on s'est pas rentrée dedans, de deux, c'est elle qui regardait pas où elle allait, de trois, et non moins le moins négligeable par ta faute, je suis pas entièrement réveillée… ».

« Je sais, je sais…Esmée avait l'air ailleurs, c'est clair. ».

« Qui ? ». C'était bien la première fois que j'entendais ce prénom, enfin…dans la réalité en tout cas.

« Esmée, la femme avec qui tu es entrée en collision… ».

« On ne s'est pas rentrée dedans… ». Elle rigola encore plus et me tira par le bras, nous enfonçant un peu plus dans les rayons.


Voilà j'ai commencé à écrire le chapitre 3, mais je ne sais pas quand je le posterai…un peu de patience, j'essaierai quand même d'avoir un rythme régulier…donc en espérant que vous soyez toujours tentés par l'histoire, à bientôt !!