Lol! Désolée mais il fallait bien que je coupe à un moment donné xD
En espérant que la suite vous tente toujours! Et n'oubliez pas, vos reviews me permettent surtout de savoir si je suis lu ou non :) et ça fait super plaisir alors n'hésitez pas :-D


Chapitre 15 :

POV EDWARD

Ne pas oublier pourquoi j'étais venue chez elle, ne pas se laisser entrainer par mes envies, mes besoins, elle était un danger pour ma famille, je devais garder ça à l'esprit et jouer mon rôle de super-méchant. Acte un, scène une, Action…
« Bonsoir Jennifer… ».

« Bon-bonsoir…Edward. ». Elle ne bougeait plus, attendant certainement la sentence, elle devait savoir qu'elle n'était plus en sécurité. Sauf qu'en réalité, je n'étais pas là pour la tuer, je devais seulement lui faire peur, comment pourrais-je la blesser ?

« Viens t'asseoir.... ». J'allumai la lampe près de mon fauteuil, lui permettant ainsi de me voir en parti et de ne pas se cogner en venant s'installer.
Sans un mot, respirant à peine, elle s'assit sur le canapé en face de moi, je notai que c'était la place la plus éloigné de moi, instinct de survie, certes inutile mais c'était la preuve qu'elle voulait vivre et qu'elle comprenait parfaitement la situation.

« Je suis navré que tu ais assisté à ça… ».

« Non, je ne…pourquoi ? ».

« Cela devait rester un secret, pour la sécurité de ma race, aucun humain ne doit connaître notre existence. ».

« Je vais mourir… ». Je ne répondais pas, ce n'était pas une question et je ne pouvais pas dire oui parce ce n'était pas vrai comme je ne pouvais pas dire non parce qu'elle ne devait pas penser que tout allait bien.

« Tu vas me mordre ? ». Je ne pû m'empêcher de sourire, me souvenant de l'admiration des fans pour le Edward Cullen de la saga, leur envie si absurde qu'il les morde. Prenant cet acte comme la preuve qu'il les avait choisi elles, synonyme de l'acte sexuel lui-même.

« Non… ». Son corps se détendit, elle acquiesçait de la tête en fronçant les sourcils, elle réfléchissait intensément.

« Je n'ai pas faim…pour l'instant. ».

« Oh… ». Triturant ses mains, elle patientait, regardant à travers ses cils où je me trouvais, moi qui n'avais pas bougé d'un pouce depuis mon arrivée. J'avais tellement envie de la prendre dans mes bras mais je ne savais toujours pas ce qu'elle comptait faire.

« As-tu raconté ce que tu as vu à quelqu'un ? ».

« Quoi ?! Jamais de la vie ! ». Sa réponse me désarçonna par sa vigueur.

« Pourquoi ? ».

« Parce que…parce que personne ne me croirait de toute façon… ».

« Probablement pas non… ».

« Et puis, je… ». Elle se leva et marchait de long en large devant le canapé, elle était prise d'un stress, passant et passant ses mains dans ses cheveux.

« Je ne veux pas que les gens sachent. ».

« Tu veux nous protéger ? ». Demandai-je surpris, que les autres nous protègent sans le savoir, d'accord mais elle, pourquoi ?

« Tu te la joue schizo ou quoi ? Ecoute Edward, soit tu me fais confiance quand je te dis que je ne dévoilerai jamais votre secret, soit tu me tues…mais que tu le sache, cette solution ne me plaît pas. ».
Je me levai à une telle vitesse qu'elle n'eut le souffle coupé qu'au moment où son corps se bloqua entre le mur et le mien. Je tenais fermement sa gorge entre mes doigts, elle haletait comprenant enfin ce qui venait de se passer, une larme coula sur sa joue. Non Jennifer, ne pleure pas je t'en prie, soit forte.

« Ne soit pas si désinvolte, j'ai tué pour moins que ça… ».

« Pardon… ». Chuchota-t-elle, pinçant ses lèvres entre ses dents, sûrement pour ne pas hurler. Ses iris plongés dans les miens, son cœur semblait sur le point de s'arrêter tant l'émotion qui la submergeait, était forte.

POV JENNIFER

J'allai mourir, moi et mon sale caractère, j'étais si énervée contre moi-même de mettre balancée dans cette merde, que je venais de lui cracher toute ma haine au visage, l'ironie entre les lèvres, j'aurai pu sourire face à la mort si je n'avais pas eu si peur.
Et maintenant, ses longs doigts froids tenaient ma gorge étroitement, son corps si musclé était collé au mien m'empêchant de bouger. Nos regards plongés l'un dans l'autre, j'en oubliai presque ce qui se passait, sentant uniquement son halène fraiche caresser mon visage brûlant de colère et de peur. S'il n'était pas si effrayant à cet instant, dans la pénombre, son visage à moitié caché de la lumière environnante, si je ne savais pas quel monstre il était, si je ne distinguai pas ses crocs, et si je n'étais pas certaine de ne pas survivre à cette nuit, je l'aurai certainement trouvé magnifique. Sa peau était parfaite, lisse, blanche et je me retenais de ne pas lui caresser le visage, je ne voulais pas mourir sans avoir goûté ses lèvres. Je voulais flirter avec la mort pour me sentir vivante, son visage s'approcha encore, laissant ainsi nos bouches à quelques centimètres l'une de l'autre. Le voulait-il aussi ? Un grognement sourd sortant de sa gorge me fît trembler de tout mon être, il était la mort, un monstre, un animal et moi je le voulais, j'avais besoin de lui. Pourquoi avais-je attendu d'être sur le point de mourir pour comprendre que je voulais vivre et voir ce qui se passait autour de moi, profiter de cette vie qu'il m'avait été donné ?
Je fermai les yeux quand ses lèvres frôlèrent les miennes, j'allai embrasser mon destin, pleurant sans larmes, je remerciai presque ma mort d'être venue à moi de cette façon.
Et puis plus rien, plus de pression, plus de froid, plus de bruit, plus de lumière, j'étais seule. Me laissant glisser contre le mur, je laissai toutes mes larmes couler, criant et frappant des poings au sol.
« POURQUOI ?! POURQUOI ?! POURQUOI ?! ».

Le corps endolori, j'ouvrai les yeux pour voir que je m'étais endormi d'épuisement contre le mur. Je me levai et traversai la pièce pour ouvrir les volets, il faisait jour, j'avais passé la nuit parterre. Levant les yeux vers l'horloge dans la cuisine, je voyais qu'il n'était que 6h00 du matin, j'avais plusieurs heures avant de commencer à travailler, alors ce n'était que ça ? La vie allait simplement continuer sa route ? Je balayai l'appartement du regard, cherchant la preuve que je n'avais pas rêvé la veille mais rien…sauf une feuille, posée sur mon lit.
C'était le devoir que j'avais demandé la veille à mes élèves, le poème choisi par Edward, un poème de Baudelaire « Spleen ».
Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits ;

Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris ;

Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,

Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.

- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme ; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

Alors il souffrait, il se sentait prisonnier, il avait peur mais de quoi ? Que la créature, qui se trouvait au sommet de la chaine alimentaire, pouvait-t-elle craindre ?
« Qu'il aille au Diable ! ». Jetant la feuille sur mon bureau, je me laissai tomber sur mon lit avant de m'enrouler dans mes draps. Je voulais que le temps s'arrête et qu'on me laisse définitivement tranquille.