Merci Mayssa, j'suis contente que Jennifer te plaise :-)
Chapitre 17 :
« Bien, jeudi prochain, nous regarderons un film…j'en amènerais plusieurs, vous pourrez choisir. ». Tandis que je rangeais mes affaires, quelqu'un toqua à la porte.
« Oui ? ».
« Jennifer, monsieur Perreton veut te voir… ». Edward se tenait à la porte de ma classe, il paraissait si normal, me regardant à peine, il m'attendait. Lundi, il n'avait pas dit un mot de tout le cours et j'avais du mal à le regarder dans les yeux depuis ce fameux vendredi.
« Bien…je…j'arrive. ». Je finissais de tout ranger et demandai à ma classe d'attendre la sonnerie pour quitter la salle, avant de passer le pas de la porte, Edward sur les talons.
Sans un mot, ni un regard, je traversai le couloir, je mentirai si je disais que je n'étais pas heureuse de le voir, il était là, moi aussi. J'avais peur, pas lui. J'avais des sentiments confus pour lui, il voulait ma mort…enfin, c'est ce qu'il me semblait jusque-là.
« Ca va mieux ta tête ? ». Je lui lançai un regard peu amène avant d'accélérer un peu le pas, j'aurai voulu m'enterrer moi-même à cet instant.
« Oui merci… ». Réussis-je tout de même à dire avant de descendre les marches de l'escalier menant au bureau du proviseur.
La soirée en boite de nuit avait été une véritable horreur au final, m'obligeant encore presque une semaine après l'incident, à me maquiller plus que nécessaire. Un mec complètement bourré avait trouvé drôle de danser la Techtonik sur de la House et je mettais pris un coup de poing, m'assommant dans la foulée, juste quand je me dirigeai vers ce foutu vampire. Ça m'avait laissé un cocard pas possible sur la joue droite, me gonflant même un peu le visage en prime, comme si on m'avait gonflé tel un ballon de baudruche et que j'étais restée des heures sous un soleil de plombs. J'avais le visage bouffi, rouge, strié de plusieurs couleurs sur la pommette, un mauvais maquillage de carnaval en somme, un cauchemar.
Et parce que le Destin a décidé que ma soirée n'avait pas été assez pourrie, le lendemain, les filles m'avaient raconté que c'était Edward qui m'avait ramené chez moi, encore une fois…promettant de passer la nuit avec moi, au cas où je ferai un malaise. J'étais énervée par deux choses pour le coup, premièrement parce que j'avais dormi toute la nuit, je n'avais pas pu en profiter pour discuter avec lui et deuxièmement parce qu'il m'avait aidé et que je ne comprenais pas pourquoi. Il avait passé la nuit dans mon appartement, pendant que je dormais, à m'observer. N'était-il pas censé me détester, ne serai-ce que par mon existence ?
« Entrez ! ». Je saluai le proviseur avant de m'asseoir à son bureau, rejointe par Edward, pourquoi restait-il ici ?
« Mademoiselle Vesal, je vous ai fait chercher afin de savoir si vous aviez encore des problèmes avec le jeune Lee. ». Me rappelant la tête de cet imbécile quand il avait appris son expulsion de deux jours pour mauvaise conduite envers un professeur, un petit sourire s'esquissa sur mes lèvres.
« Non, monsieur, aucun incident ne s'est produit depuis votre intervention. Merci. ».
« Excellent, Excellent…voilà, Edward m'expliquait qu'il comptait faire des études dans l'une de vos universités françaises, il doit écrire quelques lettres et j'aurai aimé que vous l'aidiez à cette tâche. ». Mon estomac se serra, Edward n'avait aucun problème avec le français, il le parlait peut-être même mieux que moi encore, à quoi jouait-il ?
« Oh, Edward n'aura aucun mal à les écrire seul, croyez-moi, son niveau est excellent. ». Je tentai du mieux que je le pouvais de me faire oublier par ce type ne voulant pas m'attirer ses foudres et voilà que le proviseur me demandait d'être avec lui volontairement dans une même pièce, seule…ben voyons.
« J'aimerais tout de même avoir un superviseur, je n'aimerai pas faire…d'erreur. ». Edward me fixait intensément, je n'avais pas le choix, j'étais obligée d'accepter. Alors c'était son idée, hein ? Un nouveau jeu de torture pour un vampire mourant d'ennuie…n'est-ce pas merveilleux de devenir le nouveau centre d'intérêt d'un psychopathe asocial terriblement sexy dans sa chemise noire déboutonnée? Hum…tu t'égares chérie. Ne pouvait-il donc pas simplement me laisser tranquille, nom d'un chien !
« Très bien, je t'aiderai…Edward. ».
« Parfait, vous pouvez y aller alors, je vous laisse réfléchir pour le moment de vos entretiens. Bonne après-midi. ».
« Vous aussi monsieur, au revoir. ».
Sortant du bureau, je marchai à vive allure vers la sortie du bâtiment, zigzaguant entre les élèves quand du coin de l'œil, je vis ce maudis vampire marchait à côté de moi.
« Quoi ? ».
« Rien…je vais seulement à mon cours. ».
« Ok, bon tu te débrouilleras pour tes lettres, on sait tous les deux que tu n'as pas besoin de moi, c'est ridicule… ». Il m'attrapa la main et mon cœur rata un battement.
« Non, je veux que tu m'aides…j'ai besoin de toi. ». Ses yeux verts fixant les miens, j'eu l'impression un bref instant que ses paroles voulaient dire bien autre chose.
« Bon, ben on verra ça lundi alors… ».
« Non, ce soir, je viendrai chez toi… ». Levant un sourcil, je dégageai ma main pour croiser mes bras sur ma poitrine.
« Et qui te dis que je suis disponible ? ». Il s'approcha plus près de moi, laissant à peine assez d'espace pour empêcher l'ambiguïté à un œil extérieur. La sonnerie retentit à nouveau et les couloirs se vidèrent rapidement.
« Tu l'es… ». Je dégluti, bien sûr que je l'étais et de toute façon même si ça n'avait pas été le cas, ce n'était pas comme si j'avais la possibilité de refuser ou même que j'avais envie de le faire…
« A plus tard alors… ». Murmurai-je en partant.
« Jennifer ? ». Me tournant vers lui, je le vis s'approcher de moi très vite, trop vite même alors que ses lèvres étaient posées sur les miennes, j'eu à peine le temps de fermer les yeux et de lever les mains pour l'attraper qu'il avait disparu dans le couloir. Mes doigts caressaient délicatement ma bouche encore endolori par la force de ce baiser et un sourire idiot apparu. Si la mort avait ce goût-là, je voulais l'embrasser encore et encore et encore…
