Salut !!! Merci pour les reviews !

Tout de suite sans plus attendre (ça ne fait qu'une semaine après tout !!) un nouveau chapitre . J'espère qu'il vous plaira !

Bonne lecture ^^

Hyperion13


8

Lorsque son frère avait claqué la porte quelques secondes auparavant, il avait préféré ne pas s'attarder sur son cas. Au lieu de ça, il s'était saisit de son portable et avait composé le numéro de Bobby.

Il lui parla de la porte des enfers, car d'après le ton qu'avait employé Castiel, des choses allaient se passer et ce dans très peu de temps.

Comprenant qu'il ne pourrait y être rapidement, Bobby proposa de mettre plusieurs chasseurs sur le coup en attendant. D'accord avec lui, le jeune homme avait raccroché.

Il récupéra ensuite toutes les armes nécessaires avant de sortir précipitamment de la vieille maison et d'emprunter le même chemin que son frère. D'ailleurs en repensant à la façon dont il le traitait, l'ainé s'en voulait à lui-même. Comment pouvait il se montrer si indifférent à Sam ?

Son cœur s'était arrêté, et deux fois, du moins de ce qu'il avait pu voir, il était resté de marbre. Il lui avait pourtant dit qu'il allait essayer de le pardonner l'autre jour chez Bobby mais il en était incapable. Parce qu'à chaque fois son esprit se remémorait les évènements passés et plus particulièrement le moment où il s'était presque vu mourir des mains de son propre frère.

Pourtant, il fallait qu'il essaye, ça ne pouvait plus durer comme ça, lui aurait dit son vieil ami s'il l'avait observé.

Un attroupement accompagné de sanglots puis de cris le sortit de sa rêverie. Il s'approcha un peu plus et constata la même scène que son frère déjà passé par là. Sauf que lui ne recula pas mais s'approcha du corps si près qu'il pouvait distinguer parfaitement les reins de la victimes habituellement cachés par les organes digestifs.

- Que s'est il passé ? S'hasarda-t-il à demander.

- Mon p'tit garçon… un monstre….

- Avec des yeux noirs, compléta une autre personne qui ne devait être autre que sa sœur.

La mère et sa fille qui se tenaient fermement, éclatèrent en sanglots à nouveau. Là, jurant aux deux femmes qu'il allait avoir celui qui avait fait ça Dean se releva.

- Rentrez chez-vous, ne restez pas là, ils pourraient revenir. Allez-y maintenant !! Cria-t-il au groupe de personne.

***

Bobby s'était activé toute la matinée auprès de sa carte enchainant coup de fils, coup de crayons sur son vieux bloc note et traçage de ligne entre différentes villes d'Amérique.

Lorsqu'il s'arrêta enfin pour faire une petite pause, il ne put s'empêcher d'avoir une pensée pour Sam et Dean. Ils représentaient la seul famille qu'il n'avait jamais eu, ils les avaient toujours considérés comme ses fils depuis le jour où les avait vu.

En effet, ce matin d'octobre 1985, il avait ouvert la porte et derrière John, se cachait deux petites fripouilles. D'abord hésitant, Dean avait capté son regard plein de tendresse, et lui avait toute suite accordé sa confiance. Sam, accroché à son frère, avait alors suivi en lui décrochant un de ses plus beaux sourires.

Depuis ce jour là, ils avaient su que toujours, il veillerait sur eux autant que l'aurait fait un père.

Seulement, il avait faillit à sa tâche et ce à plusieurs reprises car Sam était mort une fois et Dean aussi.

Attrapant sa tasse de café vide, il se fraya un chemin jusqu'à sa cuisine et la remplit. Il s'appuya sur son plan de travail et continua son retour dans le passé mental.

Il se rappelait du jour où après que John soit revenu d'une chasse en bien piteux état, il lui avait fait une promesse. Celle de toujours les protéger quoi qu'il lui en coute.

Au début il n'avait pas compris pourquoi le chasseur lui avait demandé cela mais avec le recul il avait saisi, le jour il était mort.

Il avala une gorgée de son café chaud et sortit quelques instants pour prendre l'air. Enfin façon de parler puisque à qu'à l'extérieur, en l'espace de quelques heures seulement, la température avait brutalement montée. Elle avoisinait à présent les 40 degrés donc autant dire que l'ambiance était chaude et sèche.

Personne, et par là, parlons des scientifiques, ne comprenaient ce qu'il se passait. Mais les chasseurs eux savaient. Un seul mot pouvait tout expliquer, l'Apocalypse.

Il avala nerveusement une autre gorgée et fit quelques pas à travers son cimetière de voitures.

Il s'en voulait tellement de ne pas avoir sauver Dean de l'enfer comme Sam avait continuellement tenté de faire après qu'il soit mort. Il se disait que peut-être s'il y avait cru un peu plus au lieu d'enchaîner bouteille sur bouteille, Dean n'aurait peut- être pas eu le temps de briser le premier sceau et…

Putain, lâcha-t-il entre ses dents. Il avait merdé et il merderait encore s'il continuait de se blâmer de la sorte.

Les seuls à blâmer dans cet histoire c'était les démons. Ceux qui avaient su pervertir l'âme des deux êtres auxquels il tenait le plus. Ceux qui avaient su les monter l'un contre l'autre.

Dans un geste las il porta à sa bouche la tasse qu'il vida d'un traite.

La pause était finie, il était temps de se remettre au travail.

***

Dean marchait dans les rues de cette ville rendue silencieuse de peur depuis à peu près 30 minutes quand quelque chose lui effleura l'esprit. Il n'avait plus entendu ni cri ni pleurs. Les démons avaient arrêtés de martyrisés.

C'est alors qu'une autre pensée l'éclaira soudain. Sam non plus n'était pas réapparu depuis leur dispute.

Il n'en fallut pas plus à Dean pour l'alerter. Il se mit alors à courir parcourant des yeux chaque immeuble ou maison qu'il croisait. Mais il ne voyait rien à part des voisins qui baissaient précipitamment leur rideau lorsqu'ils croisaient son regard.

Il avança un peu plus lorsque soudain il se stoppa net. Il avait tout vérifié sauf l'Eglise là où tout avait commencé.

Il reprit alors sa course ne prenant même pas un moment pour respirer ou même ralentir. Son frère était en danger, maintenant il en était certain.

***

Sam regardait les quatre individus qu'il avait en face de lui et quelque chose l'interpellait, ils ne lui avaient fait aucun mal. Non au lieu de ça, il s'était contenté de l'escorter jusqu'à l'Eglise.

En apercevant la montagne de viscères qui s'entassaient déjà, un haut le cœur le prit soudainement.

- Voyez vous ça, le jeune Winchester, ne supporte pas le vu de chair humaine ! Lança le démon identifié comme le meneur.

- Pourquoi vous faites cela ? Demanda-t-il.

- Quoi, tuer de « pauvres innocents » ou « apporter leur entrailles ici » ? Répondit-il un rictus amusé pendu au bout des lèvres.

Il fit quelques pas vers Sam et le souleva comme s'il ne pesait que le poids d'une plume. Ses yeux virèrent alors au noir. Il l'envoya alors d'un simple geste de la main s'écraser lourdement sur les bancs du fond.

Les démons présents alors se regardèrent surpris du geste de leur chef mais n'osèrent dire ou même penser quelque chose qui pourrait contrarier leur maitre.

- Allons, relève toi ! Tu ne vas pleurer pour si peu !

- Fils de p*** dit-il alors qu'il se remettait sur ses pieds et fonçait d'un pas rageur vers le démon qui se croyait tout permis.

- Ben alors, on se vexe !

- Ta gueule ! rétorqua-t-il en arrachant violemment le chandelier qui était vulgairement crocheté au mur.

- Que comptes tu faire avec ça ? Demanda-t-il mi amusé par cette scène.

C'est à cet instant, sous le regard à peine concerné des autres démons que Sam poignarda l'être maléfique en plein cœur. Il enfonça tellement le chandelier qu'on arrivait presque à discerner le bouts des pointes qui ressortaient de l'autre côté.

Voyant que son geste avait eu autant d'effet qu'une balle normale en pleine tête, il se recula, sentant à présent qu'il était piégé.

- Bien. Dit le démon ne prenant même pas la peine de retirer l'objet qui lui traversait le corps de part en part. Parlons de choses sérieuses à présent.

Le jeune chasseur ne comprenant pas où voulait en venir le démon se contenta de froncer les sourcils en guise d'interrogation.

- Notre père voudrait te rencontrer, il voudrait voir celui de ses enfants, comme il nomme tous les démons, qui à briser le dernier sceau le libérant ainsi de sa prison ancestrale.

Sam n'écoutait plus depuis le mot démon. C'était donc comme ça que le considérait le monde d'en bas, comme faisant ni plus ni moins parti des leurs.

En même temps comment pouvait-il ne pas en être autrement, il avait bu du sang de démon, s'était servi de ses pouvoirs, tout ça biensur en pactisant avec un démon et avait pour finir tuer le seul démon qu'il ne fallait pas. Et le fait que ses yeux deviennent parfois les même que ces êtres du mal prouvait bien que oui, il était un démon.

- Lucifer veut te voir ce soir…