Réponses aux reviews :
Guest : Hey ! Au début je me suis un peu méfié quand j'ai vu ton pseudo parce que j'avais reçu une review limite d'une personne qui avait le même. Qui m'avait dit je cite : « Ohlalala CETTE FIC EST GENIALE !Non je déconne t'es la pire menteuse, hypocrite et copieuse que j'ai vu. Quand on ne sait pas soi même écrire. On écrit pas ! » Donc voilà je suppose que ça ne vient pas de toi. Je me suis rapidement rendus compte que sur les 4 reviews de ce genre, bien sur anonyme, venaient d'une seule et meme personne enfin passons. Je suis totalement d'accord avec toi, pour ce qui concerne les similitudes. Enfin certaines personne sont betes ont ne les changeras pas. Je pense que ce chapitre ne répondra pas aux questions que tu te pose désolé. Intrigue, intrigue , intrigue. ^^ Merci
nimedis : Je suis entièrement d'accord. Les personnes qui vont jusqu'au dernier chapitre posté, pour me dire qu'ils ont perdus 1h de leurs vie je les trouve idiot. Dans ce cas il ne lise pas et puis c'est tout ! Enfin bref, non je ne compte pas me laisser abattre, ce weekend j'ai carburé sur la fic ! :D Merci, Merci, merci.
Miss G : Oui moi aussi j'ai faillis verser une larme. Surtout que l'une de mes amies l'avait vus et qu'elle m'a certifié que c'était vrai. Moi et bien pendant ce temps-là je me tapais la honte en disant je cite : « Nan tu me mens ! Dis-moi que sa tête va repousser ! » Sur ce Merci !
Alextwilight : Merci ! Oui et bien l'idée m'est venue en cours je crois quand on parlait des effets de la drogue. ^^
lilouandlilly : Oui je pense que pour exploiter mieux l'histoire et les sentiments des personnes le choix des points de vu est mieux adapté. Donc sa sera ça jusqu'à la fin de l'histoire. Merci.^^
canada02 : Oui twilight 5 est géniale. Mais finalement je me demande si je n'aurais pas préféré que la vision soit réel. Merci pour tout ^^
nicky : Oui c'est aussi ce que je me disais. Donc j'ai dis ce que je pensais à ce sujet une fois, maintenant terminé. Ils peuvent m'en envoyer autant qu'ils veulent ils ne recevront aucune réponse de ma part. Je crois que je vais vous emmener loin, très loin ! :'') Mais je pense que le prochain chapitre sera le plus palpitant de ce que j'ai écris pour l'instant. Voilà merci ^^
Leslie : Exactement ! Tu as tout à fais raison merci ! ^^
Kalilah1 : Et bien je suis désolé de t'annoncer que tu ne connaitras pas les réponses à tes questions avant quelque chapitre ! ^^ Merci
Beatrice : Oui on va savoir ce qui c'est passé dans la vie d'Emmett pour qu'il se drogue….mais pas maintenant. Merci ^^
Emelyne : Elle ne va pas tarder ! Je ne vais pas faire languir mes lecteur trop longtemps. Merci ^^
nini38 : Pour les fautes je ne comprends pas j'ai une correctrice pourtant ! o_O Oui est Alice sera un personnage important et bien différent de ce qu'on a l'habitude de voir sur elle. Je compte l'exploiter à fond ! On aura un petit apercu d'elle dans ce chapitre et un plus gros dans le prochain. Merci ^^
Jus de Carotte : Pour Rosalie je pense que vous ne serez pas décu ! Oui Bella a été très surmené. Merci :p
Merci à Guest , LFM'Ines , loupa4, claire, mixou, emichlo , Galswinthe, alia00 , cristalle, twilight0507, lili69,nana10
Donc voilà le nouveau chapitre j'espère qu'il vous plaira. C'est un chapitre avec peu d'actions je trouve à part à la fin et quelques moment assez riche en suspens.
J'ai prévu de poster un chapitre par semaine. Tous les lundis ! :D
Chapitre 4
POV ROSALIE
J'ouvris doucement les yeux à cause de la sonnerie de mon téléphone, qui me servait accessoirement de réveil. La chanson One more night envahit la pièce alors que je grognais, enfonçant ma tête dans mon oreiller. Contrairement à Adam Levine, je ne demandais pas une nuit mais seulement quelques heures de plus dans mon lit. Pourtant je fus contrainte de me lever. Enfin, lever était un bien grand mot. Je me redressai dans mon lit avec pour objectif encore cinq minutes de repos. Les murs se dessinèrent doucement alors que je frottai mes paupières en baillant. On a connu plus sexy certes…
On ne voyait presque plus l'immonde couleur jaune de mes murs, presque totalement recouverte par des affiches, des photos… Tout ce que j'avais accroché ne tournait autour que d'un seul sujet : la danse. Les images passaient de Joséphine Baker au Ballet de l'Opéra de Paris. Des tutus pastel se confondaient avec des parures colorées, plus extravagantes les unes que les autres. Je soupirai d'aise. C'était mon univers. La voix que je devais suivre. Et pourtant, il y avait de nombreux obstacles entre moi et mon objectif. Rien que d'y penser une bile amère se forma dans ma gorge. Je décidai de chasser mes idées noires et sortis de mon lit.
Je me trainai jusqu'à mon dressing. Que mettre ? Je fini par attraper une paire de sous-vêtements, un pull bordeaux avec un col en V et un slim noir. Une fois ma tenue trouvée je me dirigeai vers la salle de bain. Une forte odeur de noix de coco m'agressa les narines. Je ne supportai plus cette odeur ! Comme je ne supportai plus cet appartement. Et ses habitants ! Heureusement que Bella était entrée dans ma vie, pensai-je en entrant sous la douche. L'eau me brulant le corps.
Bella. La sœur d'Emmett Swan. Tout cela paraissait tellement impensable. Ils étaient tellement, tellement différents. Intérieurement parlant bien sûr. Je me plaignais souvent de ma famille et il y avait de quoi…Mais la mère de Bella était digne des pires mégères. Un monstre. Comment une personne pouvait abandonner son mari et son fils, les séparant de cette petite fille.
Mais moi ce que je ne comprenais pas, c'est pourquoi Charlie n'avait pas cherché à la retrouver. Bella avait dû grandir dans le mensonge, pensant son père mort ! C'était ignoble. Je soufflais, tentant de chasser mes pensées obscures pour le moment. Bella avait besoin de quelqu'un qui l'aide à aller de l'avant, pas qui lui répète sans cesse les erreurs dont elle avait été la victime.
Je laissais mes cheveux lâches et ne mis qu'un trait d'eyeliner ainsi qu'une touche de mascara. Une peu de parfum à base de vanille et j'étais prête. Je fis mon sac de cours et le jetais dans l'entrée avant de rejoindre la cuisine. A mon grand malheur ma mère se trouvait présente elle aussi. Je soupirais et me contentais de l'ignorer comme à chaque fois. Elle était attablée avec une tasse de café et le journal du matin. Je me servais une tasse de café noir et m'assis devant elle, faisant comme si elle n'existait pas. Je sortis mon portable qui venait de vibrer et constatais que j'avais reçu un message de Victoria.
Viens au studio ce soir. J'ai une nouvelle à t'annoncer.
- Tu ne pourrais pas faire autre chose qu'être constamment sur ton portable, s'irrita ma mère.
Charlotte Hale, ma mère, se leva remettant une mèche de cheveux blonds derrière son oreille. Ses yeux bleus n'exprimaient rien, ils étaient comme vide de tous sentiments. Ce n'est pas non plus comme si elle en ressentait !
- Non, c'est plus pratique. Comme ça, je peux vous ignorer tranquillement.
- Rosalie cesse d'avoir un comportement puéril !
- Et toi arrête d'avoir un comportement totalement arriéré !
- Tu vas baisser d'un ton avec moi jeune fille !
- Je ne crois pas !
- Très bien ! Je crois que ton père et moi n'avons pas été assez fermes. Mais on va vite régler ce point.
Un rire mauvais s'échappa de mes lèvres.
- Pas assez ferme ! Cet appartement est pire qu'une prison !
Elle le sera d'autant plus que tu seras privée de sortie. Une fois rentrée, il ne sera plus question pour toi d'en sortir.
- Et bien dans ce cas je ne rentrerais plus.
J'enfilais mes boots noires, ma veste en cuir noire et mon écharpe beige.
- Rosalie, reviens ici ! Je suis ta mère…
Je ne lui laissais pas terminer sa phrase.
- Il y a bien longtemps que pour moi tu as perdu le titre de mère !
J'attrapais mon sac et claquais la porte derrière moi. Quel toupet elle avait ! Après tout ce qu'elle avait fait… Comme si vivre avec eux n'était pas une punition suffisante. Je dévalais les escaliers pour me retrouver devant l'appartement de Bella.
POV BELLA
Je terminais de manger mon bol de céréale, ma chaine hifi beuglant Satisfaction des Rolling Stones.
When I'm drivin' in my car
And that man comes on the radio
He's tellin' me more and more
About some useless information
Supposed to fire my imagination
I can't get no, oh no no no
Hey hey hey, that's what i say
I can't get no satisfaction
I can't get no satisfaction
'cause i try and i try and i try and i try
I can't get no, i can't get no
J'étais ailleurs, loin de tout, à l'image de ce week-end. Mes pensées vagabondaient sans cesse. J'étais encore plus dans la lune que d'habitude, pensant à Emmett... Emmett ! J'adorais ce prénom et j'adorais déjà mon frère. Je ne le connaissais pas, certes. Rosalie m'a expliqué qu'il était un junkie, adepte des fugues et peu enclin à suivre le règlement. Mais je l'aimais. J'avais déjà l'impression qu'il faisait partie de moi et pourtant je ne l'avais pas encore vu. Je me remémorais ce qu'il c'était passé samedi soir, quand j'avais appris son addiction pour la drogue.
FLASH BACK
- Jamais je n'y arriverais, soufflais-je horrifiée.
- Bella !
Le cri de Rosalie fut la dernière chose que j'entendis, avant de tomber inconsciente. Le noir total suivit. Je ne sais pas quand exactement je repris connaissance mais ce fut en plein milieu de la nuit. J'étais toujours dans mon canapé, Rosalie à mes côtés.
Elle s'était endormie en me veillant. Une perle cette fille. Je me levais, faisant bien attention à ne pas la réveiller et entrais dans la salle de bain. Je me changeais en vitesse, enfilant un bas de survêtement et un débardeur. J'attachais mes cheveux en chignon et m'observais dans le miroir. J'étais plongeais dans mes pensées. Alors comme ça mon frère était un drogué … un délinquant juvénile. Je n'aurais jamais imaginé ça ! Je m'étais préparé à toutes les possibilités mais pas celle-là… Le comportement de Charlie aussi me tracassait. Ils avaient l'air tout deux si brisés.
C'était de ma faute ! J'étais une personne encore plus horrible que ce que j'imaginais. J'étais surement la cause de leur mal être. Avais-je le droit de réapparaitre dans leur vie comme ça ? Que devais-je faire ? Repartir pour Phœnix et faire face à Renée ? Cohabiter dans la même ville qu'elle, aussi grande soit-elle, alors qu'elle m'avait menti pendant tant d'années ? Non, bien sûr que non !
Alors que je venais juste de découvrir l'identité de ma famille, chose que je désirais le plus au monde, je ne savais plus quoi faire. Je crois que savoir enfin qui ils sont me mettait enfin devant la vérité. Mettre des noms sur ces statuts sans visage me faisait prendre pleinement conscience de la situation.
Je vis les larmes dévaler mes joues sans que je ne puisse rien n'y faire. Je laissais les perles salées couler, espérant qu'elles emportent ma peine. Et pourtant, j'avais l'impression qu'elles l'attisaient. C'était comme remuer un fer chauffé à blanc dans mon cœur. Je finis par me calmer et sortir. Je m'approchais de Rosalie toujours endormie. Je lui secouais doucement l'épaule.
- Rosalie, soufflais-je.
Elle grogna et ouvrit les yeux.
- Oh Bella, tu es réveillé !
- Oui, va te coucher dans ton lit. Le canapé n'a rien de confortable.
- Oui. Tu m'as fait peur tout à l'heure quand tu as perdu connaissance. Trop d'émotions d'un coup je suppose ?
- Oui peut-être bien...
Je me forçais à lui faire un petit sourire, mais au lieu de me le rendre elle fronça les sourcils. Je n'avais vraiment jamais su jouer la comédie.
- Bella tu vas mieux ? Tu veux en parler ?
- Désolé, mais non. Rosalie je suis complétement crevée. Je vais me coucher à demain.
Elle ne tenta pas de me forcer à parler et me laissa aller me coucher. Je n'avais pas envie de discuter. De toute manière, aussi compréhensive soit-elle, elle ne pourrait jamais assimiler mon point de vue.
Qui pourrait comprendre une pauvre fille paumée, qui venait de retrouver son frère et son père, en sachant qu'ils n'allaient vraiment pas bien ? Qui ? Qui pourrait comprendre qu'elle ne savait plus quoi faire car elle ne voulait pas augmenter leur mal-être ? Et le sien par la même occasion.
Après tout c'est vrai. Après tant d'années ils n'avaient pas cherché à avoir de mes nouvelles. Pas cherché à me retrouver. Rien. Et si je venais à leur rencontre pour au final ne récolter que de la déception ? Sur ces sombres pensées je m'endormie.
FIN DU FLASH BACK
Mais ma nuit n'avait pas été très calme. Un rêve, ou plutôt un cauchemar me l'avait gâché.
FLASH BACK
J'étais dans le noir le plus total, un vent glacial me giflait la figure alors que j'étais recroquevillée. Un point de lumière arriva du fond, grossissant et semblant avancer vers moi à toute vitesse. Il se stoppa net devant moi et je découvris que ce n'était rien d'autre qu'un enfant, un bébé qui devait avoir deux ans, tout ce qu'il y a de plus mignon. Il était brun, aux yeux chocolat. C'était mon frère. Emmett.
Mon cœur s'affola alors que le bébé s'était redressé, plantant ses yeux dans les miens. Il me parla. Mais ce n'est pas un petit gazouillement enfantin qui sortit de ses lèvres. C'était une voix rauque et dure.
- Va-t'en ! Tu n'es pas la bienvenue ici. Retournes avec ta mère ! Vous êtes identiques toutes les deux ! Elle t'a élevé et modelé à son image !
Au fur mesure qu'il parlait, ses yeux s'injectaient de sang et sa pupille se rétractait. Comme s'il venait de prendre sa dose. Il se mit debout et le bébé commença à grandir, me surplombant rapidement. Je ne pouvais pas voir son visage, juste sa silhouette et cela suffisait à me glacer le sang.
- Barre-toi ! Quitte Forks ! On ne veut pas de toi ! Oiseau de malheur !
Je me recroquevillais de plus en plus. Chacune de ses paroles me touchaient comme des flèches en pleins cœurs. Et il se mit à répéter toujours la même chose, mais à chaque fois plus insistant, plus mauvais, plus terrifiant.
- Casse-toi ! Casse-toi ! Casse-toi ! Casse-toi ! Casse-toi ! Casse-toi !
Je finis par me réveiller en sursaut, tremblante et couverte de sueur.
FIN DU FLASH BACK
Je sursautais quand ma sonnette retentit. Je déposais mon bol vide dans l'évier et parti ouvrir. Rosalie attendait devant ma porte, l'air passablement énervée.
- Ça va ? demandais-je inquiète.
Elle soupira en entrant mais sa mine devint plus douce quand elle se tourna vers moi.
- C'est plutôt à moi de te poser cette question. Je sais que tu ne veux pas m'en parler. Mais j'aimerais t'aider Bella. Ça me tue que tu refuses de m'en parler.
Je soupirais à mon tour et me senti aussitôt coupable. C'est vrai que je n'avais pas été très loquace avec Rose. Voir même pas du tout. Et maintenant, je m'imaginais les rôles inversés. Rosalie se murant dans le silence, après une telle révélation.
Un souvenir de la veille me revint et je me sentis aussitôt très mal d'avoir blessé Rosalie.
FLASH BACK
Je sortis de de ma chambre de bon matin. Je n'avais pratiquement pas dormi. Je n'avais fait que me réveiller toute la nuit. Et après avoir fait ce rêve sordide, je n'avais pas réussi à me rendormir. Mais j'étais restée dans mon lit, comme inconsciente et déconnectée de la réalité.
Une musique aux accents latino retentissait dans mon appartement, que je reconnus comme étant Addicted to you de Shakira. Rosalie, près de la chaine hifi, bougeait en rythme souriante. Elle me vit arriver et son sourire s'agrandit, me réchauffant le cœur. Je lui en esquissais un à mon tour.
Elle augmenta le son et monta sur la table basse, bougeant et se déhanchant au rythme de la musique. Elle dansait aussi bien que Shakira, si ce n'est mieux. Elle me fit signe de venir mais je refusais d'un signe de tête. Elle leva les yeux au ciel, avant de s'approcher de moi et me prendre la main, pour littéralement me jeter sur la table basse.
Debe ser el perfume que usas
O el agua con la que te bañas
Pero cada cosita que haces
A mí me parece una hazaña
Me besaste esa noche
Cual si fuera el unico día de tu boca
Cada vez que me acuerdo
Yo siento en mi pecho el peso de una roca
Son tus ojos marrones
Con esa veta verdosa
Es tu cara de niño
Y esa risa nerviosa
Je finis par me prendre au jeu, et me mis à danser à mon tour. Mon visage se dérida et j'éclatai de rire. Je dansais mal et j'étais une vraie empotée. Mais avec Rosalie cette activité prenait rapidement des proportions hilarantes. Nous nous amusâmes en cœur : moi scandant les paroles de la chanson, Rosalie commençant une danse du ventre. La musique se termina sur ces dernières paroles.
I'm addicted to you
Porque es un vicio tu piel
Baby I'm addicted to you
Quiero que te dejes querer
I'm addicted to you
Porque es un vicio tu piel
Baby I'm addicted to you
Quiero que te dejes querer
Aussitôt la dernière note de musique envolée, mon état d'euphorie disparu peu à peu. Et je repris conscience de la situation, mon rêve me revenant à l'esprit comme une claque. Je descendis de la table, éteignit la chaine hifi et partit en trombe vers la cuisine. Rosalie m'appela inquiète, alors que je me servais une tasse du café qu'elle avait préparé un peu plus tôt. Elle arriva vers moi, les sourcils froncés et les bras croisés.
- Bella, c'est l'histoire d'hier qui te tourmente encore ?
Je ne répondis pas me contentant de mettre un sucre dans mon café.
- Ecoutes Bella tu m'inquiètes.
- Rosalie, je n'ai pas envie d'en parler s'il te plait. Alors je vais allez prendre une douche et ensuite nous commencerons à peindre. Si tu veux toujours bien m'aider.
- Bien sûr.
Je vis une lueur traverser son regard et cette lueur me fit mal. Mais je ne revins pas sur ma parole. Je n'abordais pas une fois le sujet de toute la journée. Me contentant d'ignorer les fois où elle tentait d'en parler.
FIN DU FLASH BACK
Je me rendais compte que j'avais été bête de me taire. De cacher mon mal être à Rose, ma meilleure amie. Je sentis mes larmes affluer et ne pus les contenir plus longtemps.
- Je suis désolé Rosalie ! Vraiment désolé ! C'est juste que je ne comprends pas moi-même ce qui se passe. Je suis totalement perdue. Je viens de découvrir qui sont mon frère et mon père et pourtant je ne sais rien d'eux. A part que l'un se drogue et fugue régulièrement et que l'autre est dans un état semi-conscience. Je ne sais pas ce que je dois faire, je suis comme coincée à un carrefour avec plusieurs voies s'ouvrant à moi, une seule étant la bonne. Et je suis certaine de me tromper, de choisir l'une des mauvaises ! Rosalie et si je partais ? Franchement qu'est-ce que j'espère ? Qu'ils m'accueillent à bras ouvert ? Je ne suis qu'une erreur !
Rosalie me fondit dans les bras avant que je puisse en dire plus. Elle me serra si fort contre elle que je crus étouffer. Je m'autorisais enfin à pleurer toutes les larmes de mon corps. Rosalie se détacha de moi une fois que j'eus fini.
- Bella tu n'es pas une erreur loin de là ! Alors tu vas arrêter de pleurer et tu vas prendre ta vie en mains. Tu ne vas pas repartir. Tu es venue ici pour une bonne raison. Alors tu vas te battre. Tu vas te préparer et tu vas les affronter. D'accord ?
- Oui.
Je soufflais et elle essuya doucement le dessous de mes yeux mouillés.
- De toute façon, ton frère sera surement absent aujourd'hui. Ça te laisse un jour de plus pour réfléchir à comment affronter la chose. Réfléchir j'ai dit ! Pas te triturer les neurones jusqu'à t'en faire exploser la cervelle.
Je hochais la tête et nous sortîmes. Nous arrivâmes rapidement au lycée, Rosalie et moi fumions comme chaque matin, adossées à ma voiture. Et alors que j'écrasais mon mégot au sol, un bruit attira mon attention. Un bruit de moteur. En effet une Chevrolet rouge faisait son entrée sur le parking. Je vis Rosalie se glacer à mes côtés. Et je ne tardais pas à être dans le même état. Car un garçon en sortit, cigarette à la bouche. Il était brun, grand, bâtit comme un ours. C'était le stéréotype du mauvais garçon. Veste en cuir noir, tee-shirt blanc, jean sombre et lunette de soleil. J'étais figée, mon regard fixé sur lui, ne parvenant plus à bouger.
POV EDWARD
J'observais l'étrange brune, la nouvelle. Moi qui avais l'habitude de cerner les gens d'un regard, là j'étais totalement perdu. Chaque personne était une sorte de stéréotype. Moi le beau gosse du lycée, capitaine de l'équipe de basket. Hale était la paria, Angela quant à elle était la reine des abeilles, et j'en passe.
Mais elle, c'était tout autre chose. Elle était belle sans vraiment chercher l'être. En fait elle n'était pas belle, elle était simplement magnifique. D'une beauté naturelle, qui laissait sans voix. Pas le genre de fille comme Angela, qui tentait de ressembler à quelque chose en se fardant ou en s'habillant à la limite du raisonnable.
Quant à son caractère, elle était farouche mais en même temps tellement douce quand elle interagissait avec Rosalie. Un vrai casse-tête. J'aurais pu la rendre aussi détestée par les élèves que la blonde qui lui servait de meilleure amie. Après tout, elle s'était opposée à moi. Personne n'avait jamais osé !
Et pourtant je n'avais pas pu me résoudre à faire d'elle une paria. Mon esprit me l'interdisait. En plus je ne cessais de penser à cette fille qui hantait mes pensées jour et nuit. Elle me rendait littéralement dingue.
Alors que mes pensées vagabondaient une fois de plus vers Bella Stewart, le vieux tas de ferraille de Swan fit son apparition. Et là je me sentis me crisper. Bella avait le regard fixé sur Swan. Elle ne le connaissait même pas ! Même à moi, le beau gosse du lycée, elle ne m'avait jamais adressé un regard pareil ! Qu'est-ce qu'il avait de plus que moi ? Elle ne devait pas encore savoir qui il était.
- Ed arrête de reluquer Stewart ! fit la voix moqueuse de Jasper.
Je me détournais pour poser mon regard sur mon meilleur ami.
- Je ne la reluque pas ! Je regardais Swan. On dirait qu'il a décidé de retirer son nez de sa poudre et de revenir au lycée.
- Comme toujours et dans deux semaines il repartira. Tu t'intéresses à ce pauvre type maintenant ?
- Non.
- En tout cas Stewart à l'air encore plus monstrueuse que d'habitude. Non mais, regardez-moi ce teint de cadavre !
C'est sûr que ce teint orange de sied à merveille Angela !
- Vous pourrez dire ce que vous voulez mais cette Stewart a bien changé Rosalie. Elle doit avoir une grande force de persuasion. Déjà rien que le fait que ma cousine lui adresse la parole est un miracle.
- Ouai, grognais-je.
- Je ne vois pas ce que vous lui trouvez tous ! cingla Angela.
- Arrête de cracher ton venin Angie, on sait tous que tu crève de jalousie, fit Jasper avec un léger sourire.
Il se mordit la lèvre pour éviter d'éclater de rire. Il resserra sa prise autour d'Alice, qui semblait ailleurs comme à chaque fois.
- La ferme Hale ! Tu es aussi pourri que ta garce de cousine.
Je vis Jasper froncer les sourcils et s'apprêter à répliquer mais Alice le prit de court.
- Moi je la trouve gentille cette Bella.
Même Alice prenait le partit de Stewart. Elle qui ne parlait d'habitude qu'à moi et Jasper venait de s'exprimer devant Angéla. Elle qui pourtant ne donnait jamais son avis sur les gens venait de le faire. Même si j'étais sûr qu'elle parlait bien plus à Jasper qu'à moi et mes parents réunis. Angela se décrocha presque la mâchoire, et partit en jurant.
- Au fait Ed' même si tu le voulais, jamais tu ne l'aurais pas Stewart.
Jasper ne me laissa pas le temps de répliquer et partit avec ma sœur. Je claquais sèchement la porte de ma voiture qui était restée ouverte et partit à mon tour en cour. Maudite Bella Stewart !
POV BELLA
Emmett disparu quelque part dans le lycée. Et moi je commençais à reprendre mes moyens.
- Il faut que je parte ! Que je quitte ce lycée immédiatement.
- Oh que non Stewart.
Rosalie se planta devant moi les mains sur les hanches, le regard noir.
- Tu te rappelles mon petit discours sur le fait de prendre ta vie en main ? Et bien maintenant il ne te reste plus qu'à l'appliquer !
- Oh non Rosalie hors de question.
Je sentais mon souffle devenir saccadé et mon cœur s'emballer.
- Bella il ne sait pas qui tu es. Pars en cours, on discutera de tout ça ce midi.
- D'accord.
Elle me fit un sourire et nous partîmes à notre cours commun. Plus tard dans la matinée, j'avais l'esprit un peu plus calme puisque je ne l'avais pas encore croisé. Je rejoins mon cour de maths, tous les élèves étaient déjà installés, et il ne restait plus qu'une seule place aux côtés d'Alice Cullen. Je m'y rendis sans rechigner. Elle m'ignora et se contenta de rester les yeux plongés dans son carnet à spirale et quelques-unes de ses affaires. Elle griffonnait quelque chose avec un air concentré. Je ne parvenais pas à voir quoi. Le professeur, un homme très strict et à l'air peu sympathique, posa une question à Alice.
Celle-ci sursauta et fit tomber son carnet. Tout le monde la fixait, peu habitués à ce que les professeurs lui adressent la parole. Tous avaient l'habitude de son mutisme. Mais elle resta de marbre face aux regards des autres et se contenta de marmonner une réponse.
Puisque c'était exact, le professeur hocha la tête et partit torturer d'autres élèves. Elle se pencha pour ramasser ses affaires. Je me penchais à mon tour, l'aidais et fini par mettre la main sur son carnet. Une fois en mains, je pu enfin voir ce qu'elle dessinait depuis le début du cours.
C'était le portrait de Jasper, magnifiquement réalisé. On aurait dit une photo. Bouche bée, je feuilletais le carnet, sous le regard embrassé d'Alice. Il y avait des portraits de son frère, de Jasper, une femme que je devinais être sa mère. Et même des vêtements, des créations justes sublimes. Toujours des robes de mariés.
- Whao, Alice tu as plus que du talent. C'est un don.
- Merci, souffla-t-elle en reprenant son carnet que je lui tendais.
Avant que je puisse en dire plus la sonnerie retentit. Alice se dépêcha de réunir ses affaires. Alors qu'elle s'apprêtait à partir je lâchais une dernière parole.
- Si tu veux au déjeuner, viens manger avec Rosalie et moi.
Je partis ensuite, la laissant encore plus perplexe.
Au déjeuner je rejoignis Rosalie à notre table habituelle. J'avais la boule au ventre, je jetais des coups d'œil partout.
- Il ne viendra pas, fit Rosalie.
Je la regardais sans comprendre, alors qu'elle piquait sa fourchette dans sa salade. Etait-il déjà repartit ?
- Il ne déjeune jamais au réfectoire. Ou alors il y fait un passage éclair.
- Ah.
- Et tu as décidé de ce que tu allais faire ?
- Non, pas vraiment je suis toujours aussi perdue.
- Si je peux te donner un conseil. Emmett n'est pas la première personne à qui tu devrais t'adresser.
- Pourquoi ?
- Je pense que tu devrais commencer par ton père.
- Oui, tu as raison.
- Hum Hum.
Nous nous retournâmes pour trouver Alice. Elle était debout, tenant fermement son plateau dans ses mains, rougissante.
- Assied toi, l'invitais-je en souriant.
Rosalie me regardait sans comprendre.
- J'ai invité Alice à déjeuner avec nous.
- Très bien.
Evidemment elle garda son air froid et hautain mais ne répliqua pas, à mon grand soulagement. Je vis plusieurs personnes nous fixer en chuchotant, mais je les ignorais royalement.
- Ton crétin de frère et mon toutou de cousin ne s'opposent pas à ta présence ici ? demanda Rosalie.
- Non, enfin je ne connais que l'avis de Jasper. Le reste je m'en fiche un peu.
Je jetais un coup d'œil à sa table habituel, Jasper rigolait avec un joueur de l'équipe de basket alors qu'Angela et Edward nous fusillaient du regard. Grand bien leur fasse !
Je vis Rosalie esquisser un sourire en direction d'Alice. Apparemment sa réponse lui avait fait plaisir.
- La timide Cullen, semble avoir un peu de caractère, sous ses sweats trop grands et son mutisme permanent.
- Je me fiche juste des gens.
- Alice tu n'as jamais pensé à intégrer une école de dessin ? questionnais-je.
- Non.
- Tu devrais tenter pourtant. Tu as beaucoup de talent.
Elle rougit furieusement.
- Ce ne sont que des petites esquisses.
- Tu plaisantes ! Moi qui suis totalement contre l'idée de mariage, j'ai eu envie qu'on me passe la bague au doigt.
Rosalie leva les yeux au ciel.
- Tu es sur que tu n'en fais pas beaucoup Bella !
Je soufflais avant de me tourner vers Alice.
- Montre lui ton carnet.
- Euh, je ne suis pas certaine que ce soit une bonne idée, dit celle-ci extrêmement gênée.
- Tu veux être fixée sur tes talents artistiques ?
- Oui, enfin ce n'est qu'un passe-temps.
- Et bien montre tes dessins à Rosalie. Tu peux être certaine qu'elle te donnera un avis objectif sans retenir ses critiques.
- Très bien.
Elle plongea la main dans son sac puis tendit son carnet à Rosalie. Celle-ci le feuilleta d'un air concentré et je vis sa bouche s'ouvrir de stupéfaction.
- Bella a raison. Enfin pas sur le fait que tes dessins donnent envie de se marier, pas qu'ils soient ratés. C'est juste que même les plus belles robes ne me convaincront pas. Mais tu as du talent c'est indéniable.
- Merci, ça me touche … surtout venant de toi.
Alice se tendit, attendant la réponse de Rosalie. Mais à son grand étonnement et surtout au mien, elle éclata de rire.
- Effectivement, je ne suis pas le genre de fille qui fasse beaucoup de compliments.
Le déjeuner se déroula dans une ambiance sereine qui me fit le plus grand bien. Je partis détendue à mon cours de biologie. Même le fait de savoir que j'allais être assise à côté de Cullen, et que Weber n'allait pas arrêter de le chauffer pendant l'heure ne me rebutait pas. J'entrais dans la salle et vis que Weber se trouvait devant ma paillasse, penchée vers Cullen pour mettre sa poitrine en évidence. Je m'assis, sortis mes affaires et les ignorait comme à chaque fois. Mais évidemment la voix stridente d'Angela m'interpella.
- Eh Stewart, on peut savoir ce que tu leur fais tous ? Tu enrôles la garce de Hale et maintenant la sœur d'Eddy.
- Premièrement Weber, je ne leur fais rien de spécial. Je suis juste gentille. Concept qui je sais, t'es complétement étranger. Ensuite veux-tu bien te reculer car ton haleine m'effleure et ça serait dommage que la police intervienne parce que ton haleine de chacal a tué quelqu'un. Et dernièrement, Eddy sérieusement ? C'est le surnom que je donnais à mon poisson rouge quand j'avais cinq ans. Après tout, chacun son niveau. Chacune de tes paroles haineuse laisse juste découvrir que le tiens se cache des kilomètres sous terres.
Elle avait la bouche grande ouverte, les yeux écarquillés. Même Cullen parut surpris. Monsieur Banner entra, envoyant tout le monde à sa place. Angela n'oublia pas de me fusiller du regard avant de rejoindre sa paillasse. La porte s'ouvrit à nouveau et à mon grand choc se fut Emmett qui entra. Ses Rayban toujours sur sa tête.
- Je vois que monsieur Swan est revenu de son exil.
Emmett resta silencieux.
- Retirez vos lunettes, nous sommes en cour !
Il retira ses lunettes en haussant les épaules, et les attacha à son tee-shirt blanc. Il se tourna vers la classe et son regard se posa sur moi. Je le fixais avec insistance depuis son entrée et lorsque nos yeux se croisèrent mon cœur s'emballa encore plus fort à cause d'une ribambelle de sentiments. Je le sentais me scanner.
POV EDWARD
Je soufflais d'énervement, et voilà qu'elle recommence à le fixer, avec insistance en plus. Non mais qu'est-ce que ça m'énervait ! Pourquoi ne me portait-elle pas la même attention ? Pourquoi !
Je décidais de lui faire part de ma présence, car mademoiselle n'avait pas l'air de s'en souvenir. Quelle fille étrange !
- Tu veux de l'aide Stewart peut-être ?
Elle sursauta et se tourna vers moi, le regard noir.
- Tu ne peux pas faire comme d'habitude Cullen et faire comme si je n'existais pas !
- J'aimerais bien, mais si tu passes ton heure à fixer l'autre drogué comme s'il s'agissait de Brad Pitt …
Elle ricana.
- Quand tu passes l'heure à chauffer l'autre dinde, comme si c'était Megan Fox est-ce que je fais un commentaire ? Non, donc ferme là.
J'eus un sourire en coin.
- Megan Fox n'est pas du tout mon genre. Je préfère largement Kristen Stewart. Brune, des yeux vert envoutants et la peau pale, dis-je d'une voix suave. Même si je préfère largement les yeux chocolat.
Je vis son regard se troubler et sa bouche s'entrouvrir alors que mon sourire s'accentuait. Quand elle remarqua mon sourire, je la vis froncer les sourcils.
- Et moi je n'aime pas Brad Pitt. Je préfère Robert Patinsson, beaucoup plus de charisme et beaucoup plus viril. Et puis j'ai un faible pour ses cheveux en bataille.
Elle rougit immédiatement en me disant ça, se détournant rapidement pour poser son regard sur Swan qui parlait avec le professeur.
POV BELLA
Sale idiot de Cullen. Monsieur Banner terminait de parler avec Emmett.
- Bien monsieur Swan, vous serez désormais avec mademoiselle Weber.
- Quoi ?! Je ne peux pas aller ailleurs qu'à coté de cette cruche ?
Je réprimais un éclat de rire.
- Non depuis l'arrivée de mademoiselle Stewart c'est la seule place disponible. Alors veuillez rejoindre votre place sans un mot de plus ! Et immédiatement !
Je vis Emmett déglutir en se tournant vers moi. Mon souffle devint erratique.
- Stewart ? Isabella Stewart ?
J'étais paralysée, incapable du moindre mouvement. Il savait qui j'étais. Emmett attrapa violement son sac posé par terre et s'enfuit de la salle en claquant la porte fou de rage. Tous les regards se tournèrent vers moi.
Prise d'une impulsion, je me levais attrapais mon sac et mon manteau et m'enfuis à mon tour….
Voilààààààààààààà! J'espere que vous avez aimé! :))) Personnellement je pense que vous allez adorer mon prochain chap, enfin moi je l'aime beaucoup. Il est plus long que celui là et avec beaucoup plus d'action! :D
Donc à lundi prochain et n'oubliez pas de laisser une review! :))
