Merci à

Réponses aux reviews: Guest, RUBIKA666, MaaAaa, zadikus, lila, Sarahh, Hurlant, kris, trish, claire, twilight0507, Galswinthe, mixou,Sylvia, LFM'Ines, lyllou42,Alextwilight ,browny26, Sabrinabella, cristalle.

Miss G: Oh merci ! :D C'est vraiment super gentil. C'est vrai que j'ai vraiment une très mauvaise opinion de mon écriture et des review comme la tienne me donne du baume au coeur. Et si j'ai coupé là c'est parce que je suis sadique voilà tout :3

lili69: Tu as réussis à te vider la tête mdr! Merci

Leslie: Pour mes autres fictions, j'ai des idées mais il faut que j'ai le temps des les réaliser. Je vais prendre de l'avance sur celle ci et sur ma fic calendrier de l'avent et ensuite je verrais. Avant la fin du moi je posterais ^^ Merci!

Guest: Allez un petit tuyaux pour toi parce que j'apprécie tes reviews :p La grande réponse de ce qui se passe chez les Hale sera expliqué et développé dans le chapitre 8. C'est assez long et complexe alors je pense que j'en ferais un chapitre entier pour que vous ne mélangiez pas tout. Pour Emmett je dévoilerais la moitié des réponses dans ce chap et de fil en aiguille au cour des chapitre surtout dans le 7 vous comprendrez mieux sa réaction. J'espère que ta patience sera contenté. Merci ^^

lilouandlilly: De rien. J'avais un peu d'appréhension avec le chapitre précédent mais je vois qu'il vous a plus. J'en suis ravie d'ailleurs. J'espère que celui te tiendra autant en haleine! :p Merci !

ginnybella98: Oui Emmett le savait, enfin c'est un peu compliqué je vous laisse découvrir. Pour Alice c'est assez complexe, vous comprendrez plus tard. Elle n'est pas hermite de nature. On entrevoit le problème dans le chapitre 6. Merci :p Tu as pensé quoi de Twilight5. Pour noel, et bien bof. Les fetes et les réunion en grand comité c'est pas trop mon truc. Surtout que la plupart du temps j'ai déjà tout mes cadeau avant le 25. Et toi?

Laurie: Voilà la suite! Ne me tues pas s'il te plait! :') T'as frustration c'est calmé? Oui pour le guest ça se met automatiquement! :p Oui pour le plagiat on repassera. Merci beaucoup! :p

leausy: J'ai déjà une correctrice, c'est pour ça que je e comprend pas ces commentaires sur les fautes. Merci! :p

JazzyO: Oui fin de chapitre riche en émotion! :p Merci!

Jus de Carotte: Non ce n'est pas malsain, d'ailleurs je pense la meme chose! :3 Pour Alice je pense que ça sera la plus grande surprise de ma fiction! :p Merci!


Merci à toutes vos reviews! Et bien ce chap devrait vous plaire. Riche en émotion, long, et plein d'action! :p Bonne lecture.

Chapitre 5

POV BELLA

Je venais de sortir du cours de biologie et j'étais comme dans un autre monde. J'avais l'impression d'être déconnectée de la réalité. Je ne savais pas où aller ! Il avait disparu. Il était parti ! Partit ! Je ne voulais pas que cela se passe de cette manière ! Moi qui avais imaginé, maints et maints scénarios, je n'avais jamais pensé que cela finirait comme ça. Je ne pensais pas qu'il saurait qui je suis avant que je ne le lui dise. Ni qu'il fuirait. Je m'attendais à ce qu'il me fustige, qu'il m'accepte, qu'il soit choqué, hébété… Mais pas qu'il fuit. Je courais à pleine vitesse dans les couloirs. Je ne savais pas où aller, je ne savais pas où le trouver. J'étais seule, perdue, ne sachant que faire.

S'il avait quitté le lycée, il avait forcement emmené avec lui sa Chevrolet. Je me mis à courir comme si ma vie en dépendait vers la cour. Lorsque j'y arrivais, ma respiration avait un rythme irrégulier et mon cœur tambourinait violement dans ma poitrine. Mais j'arrivais trop tard. La Chevrolet disparaissait au loin.

Je m'effondrais au sol près de ma voiture, mon sac tombant lui aussi et son contenu se rependant au sol. J'éclatais en sanglot. Les larmes striaient mon visage. J'allais tout perdre. Le vent froid me giflait le visage comme pour me punir, alors que la pluie commençait à tomber. Et moi j'étais seule, par terre, désorientée.

Je finis par m'adosser à ma voiture, essuyant furieusement les larmes traitresses que j'avais eu le malheur de laisser couler. Pleurer ne servait à rien. Pleurer c'était pour les faibles. Il fallait que je réfléchisse, et que j'arrête de m'apitoyer sur mon sort. Il me restait peut-être une chance pour arranger les choses. Je soufflais et calais ma tête contre la portière glacée de ma voiture.


POV EDWARD

(Quelque minute auparavant)

Bella détourna son regard du mien pour à nouveau le poser sur l'espèce d'ours accro à l'héroïne.

- Bien monsieur Swan. Vous serez désormais avec mademoiselle Weber.

- Quoi ?! Je ne peux pas aller ailleurs qu'à coté de cette cruche ?

Pour une fois mon ancien meilleur ami avait plus que raison. Je vis ma voisine se mordre furieusement la lèvre pour ne pas rire. Et ce geste provoqua en moi une étrange sensation. J'avais envie de la tourner vers moi et de lui sauter dessus pour l'embrasser avec toute la passion dont j'étais capable. Je secouais ma tête et détournais mon regard vers Swan.

- Non depuis l'arrivée de mademoiselle Stewart c'est la seule place disponible. Alors veuillez rejoindre votre place sans un mot de plus ! Et immédiatement !

Je vis Emmett déglutir en se tournant vers Bella. Je vis ma voisine se tendre et se mettre à respirer de manière irrégulière. Je fronçais les sourcils. Ces jeux de regards incessants cachaient quelque chose. Mais quoi ? Se connaissaient-ils ?

- Stewart ? Isabella Stewart ?

Oui ils se connaissaient ! Etaient-ils sortis ensemble ? Rien que d'y penser ça m'énervait ! Pour une raison qui m'était inconnue d'ailleurs.

Je vis Bella se paralyser. Elle avala difficilement sa salive et je pouvais la voir trembler imperceptiblement. Swan attrapa violement son sac posé par terre et s'enfuit de la salle en claquant la porte, fou de rage. Tous les regards se portèrent sur ma voisine. Celle-ci, prise d'une impulsion, attrapa à son tour son sac ainsi que sa veste et s'enfuit de la salle, sous les regards effarés du reste des élèves. Tout le monde, dont moi, était bouché bée face à cette scène.

Monsieur Banner devint rouge de colère. Il ouvrit la porte et passa sa tête à l'extérieur.

- SWAN, STEWART ! REVENEZ ICI TOUT DE SUITE !

Il attendit un moment, mais rien ne se passa. Personne ne vint, ou plutôt ne revint. Il se planta devant nous et dit d'un ton sec et sans appel.

- Vous ne bougez pas et tenez-vous à carreaux je reviens ! Pas un bruit !

Il sortit en trombe de la salle de classe. A peine une minute plus tard la classe se transforma en un vrai poulailler. Et grâce à qui ? La reine des dindes bien évidemment.

Elle se mit devant le tableau, une moue faussement choquée sur le visage. Je mis mon visage dans mes mains, attendant ce qu'elle allait encore inventer. Je m'attendais au pire, comme à chaque fois qu'Angela ouvrait sa grande gueule.

- On dirait que la pauvre nouvelle nous cache bien des choses ! Je suis prête à parier qu'elle se drogue elle aussi.

Elle marqua une pause alors que tout le monde commençait à chuchoter autour de moi.

- Elle a un passé avec Emmett Swan, ça c'est certain. Peut-être couchait-elle avec lui en échange de sa dose quotidienne.

Personnellement je trouvais ça totalement absurde. Surtout en connaissant le passé de Hale et le fait que Bella trainait tout le temps avec elle. Impossible. Jamais Hale n'accepterait de trainer avec une junkie.

- Ou peut-être qu'elle avait simplement peur qu'il dévoile à tout le monde son passé sombre. Après tout qui sait ce qu'elle faisait avant d'atterrir dans notre tranquille ville. Elle vient de Phœnix m'a-t-on dit ? Mais c'est tout ce que nous savons ! Elle est venue dans notre paisible ville pour semer le trouble ! Regardez d'abord avec qui elle se lie d'amitié ! Rosalie Hale ! La reine des garces, la paria du lycée ! Je suis prête à parier que ces deux-là trament quelque chose de louche !

Tout le monde l'avait écouté avec attention. Fière de son effet elle s'avança vers moi et je ne pus m'empêcher de lever les yeux au ciel. Quelle cruche cette fille.

Elle posa ses mains manucurées autour de mon cou et me sourit, dévoilant ainsi ses dents pas très blanches et couvertes de quelques tâches de son rouge à lèvre rose.

- Maintenant tu pourras arrêter de lui parler. Elle est infréquentable cette fille.

Plus que toi ? Eu-je envie de répondre. En ce moment je ne pouvais plus supporter Angela. J'avais envie de lui foutre un bon coup de pied au cul et de l'envoyer loin, très loin ! (NDR : Bonne idée n'est-ce pas ? ^^). Mais je ne pouvais pas. Parce qu'elle était là pour assouvir quelques besoins personnels que j'avais. Quoique je n'avais plus vraiment envie d'elle en ce moment. Déjà qu'avant l'arrivée de Stewart c'était avant une simple histoire de cul quand je n'avais rien d'autre à me mettre sous la dent, là elle me dégoutait totalement. Une seule et unique personne hantait mon esprit. C'était Bella. Avec Bella c'était purement physique, je le savais. Mais elle avait quelque chose en plus. C'était peut-être dû au fait que c'était l'une des premières filles à ne pas se jeter à mes pieds. Ca rendait la chose doublement excitante.

- Je ne lui parle pas, grognais-je.

Je retirais ses mains de moi et la fit reculer de quelques centimètres.

- Je vous ai vus discuter, juste avant son pétage de plombs !

Elle mit ses mains sur ses hanches et me lança un regard noir. Elle était en train de me faire quoi là ? Une crise de jalousie ? Non mais on croirait rêver !

- Oui et alors ? Je n'ai plus le droit de parler à des gens parce qu'ils ne t'aiment pas ?

- Mais Edward, oublierais-tu qu'elle a osé prendre ta place de parking !

Je levais les yeux au ciel. C'est vrai que je l'avais très mal pris au début, mais maintenant je me rendais compte à quel point c'était puéril.

- Ce n'était qu'une place de parking. Elle était nouvelle, donc elle ne pouvait pas savoir que c'était la mienne.

- Tu la défends maintenant ?

- Tu me fatigues !

- Tu passes chez moi après les cours ?

Heureusement monsieur Banner entra à ce moment-là ! Je n'aurais pas pu supporter plus longtemps cette fille.

- Mademoiselle Weber à votre place immédiatement ! Ouvrez vos manuels, page 29 et faites-moi toute la page d'exercices ! A la fin de l'heure je ramasse et je note !

Génial il était de très mauvaise humeur en plus !


POV ROSALIE

Je jetais un coup d'œil à mon portable posé près de moi. Plus que vingt minutes et les cours à ma grande habitude je séchais. Et cette fois à mon endroit préféré du lycée : le toit. On avait une superbe vue sur tout Forks. Même si aujourd'hui il pleuvait et que j'étais abritée sous mon parapluie, je ne me plaignais pas. Après tout, c'était quand même mieux qu'une heure de mathématiques.

J'attrapais mon portable pour changer la musique que celui-ci déversait. Donald Trump de Mac Miller.

ay yo, the flyest mutha-fcka up in the room
yeah, you know it's me
bitches hating on him, cause he started out here locally
hopefully, i'll be at the top soon
for now, i'm at my house on the couch, watching cartoons
you know how much you love it when you get it in abundance
give a f-ck about a budget when you always be the subject of discussion
but it's nothing when you stop and just say f-ck it
cause you walking out in public and hear 'em talkin' rubbish
i just wanna ride, ride through the city in a cutlass
find a big butt b-tch, somewhere get my nuts kissed
thats the way it goes when you party just like i do
bitches on my d-ck that used to brush me off in high school
take over the world when i'm on my donald trump shit
look at all this money, aint that some shit
take over the world when i'm on my donald trump shit
look at all this money, aint that some s-it

J'aimais écouter du rap quand j'étais seule, ça me détendait. C'est vrai que ça changeait de ce que j'écoutais d'habitude pour mes cours de danse. Mais justement, j'aimais mettre une barrière entre le plaisir et le travail. La musique pour mes cours de danse, et ce que j'écoutais en dehors.

Je soupirais en voyant un point de Forks au loin. Il faudrait que j'y aille. Demain peut-être. Ou même ce soir, juste après avoir été voir Victoria. Mais pour cela il faudrait que j'y aille sans Bella, parce qu'elle ne savait pas. J'avais l'impression de la trahir. Elle m'avait confié sans retenue ses secrets, ses peurs et ses angoisses. Et moi j'étais restée muette, je ne lui avais rien dis. Mais j'avais peur de que ce que tout ça engendrerait. Resterait-elle mon amie ? Je n'en avais aucune idée.

Et voilà que l'impression de la trahir revenait. C'est vrai que Bella n'était pas du genre à juger les gens. Mais là, il y avait une partie de mon histoire que je préférais cacher. Ca la blesserait. Ou ça lui ferait peur, étant donné la situation présente. Je soufflais. Mais qu'allais-je dont faire ? Mon téléphone me coupa dans mon questionnement intérieur. Il se mit à vibrer sur ma cuisse, stoppant la chanson que j'écoutais. C'était Bella. Pourquoi m'appelait-elle alors qu'elle devait être en cours. Je fronçais les sourcils et décrochais.

- Allo ? Bella ?

- Rosa…Rosalie !

Oh mon dieu elle pleurait ! Que lui était-il arrivé ?

- Bella où es-tu ? Que se passe-t-il ?

- Je suis dans la cour. Viens s'il te plait, j'ai besoin de toi !

- J'arrive tout de suite ma belle !

- Merci.

Je raccrochais et rangeais mon téléphone dans ma poche, avant de quitter le toit à toute vitesse. Bella m'inquiétait. Et même sans qu'elle n'ait eu besoin de me le dire, je savais que son mal à être avait un lien avec son frère.


POV BELLA

J'étais toujours au même endroit, figée. Je n'avais bougé que pour appeler Rosalie. C'était la seule qui m'aiderait. La seule à qui je voulais parler, me confier. La seule à qui je faisais confiance. Je ne tardais pas à la voir arriver en courant, son parapluie noir la protégeant. Alors que moi j'étais trempée jusqu'aux os. Quand elle me vit, elle écarquilla les yeux. Elle s'accroupit pour être à ma hauteur, me protégeant par la même occasion.

- Bella tu es trempée ! Tu vas être malade.

Elle retira son manteau et le posa sur moi pour me réchauffer.

- Alors qu'es-ce qui se passe ?

- Il sait ! Il sait !

Elle fronça les sourcils.

- Qui sait quoi Bella ?

- Emmett ! Il sait qui je suis !

Elle ouvrit la bouche, mais aucun son n'en sortit.

- Et alors comment a-t-il réagit ?

- Mal !

- Vraiment mal ? Tu es sur ? Il était peut-être juste surpris.

Je me relevais soudainement.

- Rosalie, il a complètement pété un câble quand il a su mon nom !

- Bella calme toi d'accord ! On peut encore arranger les choses j'en suis sûr.

- Non on ne peut pas ! criais-je. Rosalie j'avais prévu des dizaines de façons de lui présenter les choses ! Je ne pensais pas qu'il saurait déjà qui je suis et encore moins qu'il me déteste autant !

- Bella tu vas trop loin ! Il ne te déteste pas !

- Ce n'est pas l'impression que j'ai eu !

- Tu n'as pas pensé qu'il était juste surpris ? S'il sait qui tu es, il sait que tu es sa sœur. Inverse les situations. Tu réagirais comment ? Tu ne prendrais pas la fuite.

- Si, avouais-je piteusement.

- Bien. Tu veux que je t'aide ?

- Oui.

- On va rentrer chez toi! Tu vas te sécher, te changer et ensuite je t'amènerais chez les Swan et là tu leur parleras. D'accord ?

- Tu es sur que c'est la bonne solution ?

- Certaine. Tu es d'accord ?

J'hochais la tête.

- Oui j'ai confiance en toi.

Je vis le visage de Rosalie se crisper légèrement, mais ne dis rien.

On ferait mieux de partir, les élèves vont sortir d'une minute à l'autre.

Je hochais une nouvelle fois la tête.

- Passe-moi tes clés, je vais conduire, fit Rosalie.

Je fouillais dans la poche de ma veste et lui tendis mes clés. Je m'assis du côté passager et restais stoïque alors qu'elle démarrait en trombe. Nous arrivâmes rapidement à mon appartement, sans avoir échangé une seule parole au cours du trajet. Rosalie s'affala dans mon canapé, alors que je me dirigeais vers ma chambre. Je passais d'abord par ma salle de bain et attrapais une serviette propre. Une fois dans ma chambre, je retirais mes vêtements trempés et en attrapait des secs. Je ne savais pas quoi mettre. J'optais pour un simple sweat bleu et un jean clair.

Je ne voulais pas sortir de cette chambre. Sortir voudrait dire affronter la réalité. Les affronter eux, Emmett et Charlie. Ceux qui formaient ma réalité désormais. Mais s'ils ne m'acceptaient pas qu'allais-je faire ? Qu'allais-je devenir ? Car dans ce cas-là ma réalité s'effondrerait. Mon monde disparaitrait. Je me tournais vers ma table de chevet où trônait la photo de mon père et de mon frère. Je devais y aller ! Pour eux comme pour moi. J'enfilais une veste propre, des baskets et je sortis de ma chambre. Rosalie m'attendait calmement, toujours assise sur mon canapé. Ses doigts claquaient nerveusement sur l'un des coussins.

- Je suis prête dis-je.

Elle se tourna vers moi et me sourit. Je tentais de lui rendre la pareille, mais mes efforts furent vains puisque je n'arrivais qu'à esquisser une grimace.

- On y va alors.

Je la suivis. Après avoir fermé mon appartement, nous descendîmes les escaliers et sortîmes du bâtiment. Je rabattis la capuche de mon sweat sur ma tête et nous courûmes jusqu'à ma voiture. Une fois à l'intérieur, je triturais les boutons de mon autoradio. Mais je tremblais tellement que je finis par abandonner et laissais la première chanson que je trouvais, c'est à dire People Help The People de Birdy.

God knows what is hiding in those weak and sunken eyes,
A fiery throng of muted angels
Giving love and getting nothing back, Oh.

Dieu sait ce qui se cache dans ces yeux faibles et immergés,
Une foule ardente d'anges muets
Qui donnent de l'amour et n'obtiennent rien en retour.

People help the people,
and if you're homesick,
give me your hand and I'll hold it...
People help the people,
Nothing will drag you down...

Les uns aident les autres
et si tu es nostalgique,
Donne-moi ta main et je la tiendrai...
Les uns aident les autres
Rien ne vous tirera vers le bas...

Rosalie comme pour appuyer les paroles de la chanteuse m'attrapa la main et me la serra fort.

- Je suis et serais toujours là pour toi, ma Bella.

Une larme s'échappa de mon œil.

- Merci Rose.

Elle se contenta de me sourire.

Quelques minutes plus tard elle se gara devant une maison en briques rouges, qui se fondait dans le paysage. Elle était tout à fait commune, identique à celles des voisins. Mais pour moi elle avait quelque chose de plus, de spécial. C'était là que j'aurais dû grandir, rire et faire mes premiers pas. Vivre. J'observais le grand saule pleureur. Il était comme penché sur le côté de la maison. Ses longues feuilles effleurant le mur de briques. Deux voitures étaient garées devant : la Chevrolet rouge dévalé d'Emmett et la voiture de Shérif de Charlie.

- Tu te sens prête ? demanda Rosalie.

- Plus que jamais.

- Bon et bien je vais te laisser tes clés, moi il faut que je rejoigne l'arrêt de bus, je suis déjà en retard.

- Garde ma voiture, ça sera plus pratique.

- Mais et toi ?

- Je me débrouillerais.

Je me penchais et serrais Rosalie contre moi. Je lui murmurais un dernier merci et sortis. J'attendis quelques minutes, le temps de voir ma BMW disparaître au loin, puis je m'avançais doucement vers la maison. J'avais l'impression de lutter contre une force inconnue qui rendait mes pieds aussi lourds que du plomb. Je me plantais devant la porte en bois et pris une grande respiration avant de poser mon doigt sur la sonnette. J'eus l'impression que le bruit de la sonnerie continua de résonner dans mon crâne. Et la porte s'ouvrit …


POV ROSALIE

Je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter pour Bella. J'étais au volant et j'avais déjà failli griller deux feux rouges tellement j'étais inquiète. Mes mains se resserrent sur le volant alors que je me garais devant le studio de danse. Je m'avançais vers ma salle habituelle et je constatais qu'elle était vide. Pas étonnant ! Grâce à Bella j'avais de l'avance.

Je me changeais dans les vestiaires enfilant un body de danse noir, une paire de collant et mes nouveaux chaussons. Puis je repartis dans la salle. Je farfouillais dans mon sac et en sortis un des nouveaux CD que j'avais et lançais l'un de mes chansons préférée. Je l'avais emprunté à Bella. If I Ain't Got You de Alicia Keys.

If I Ain't Got You (Si Je Ne T'ai Pas)

Some people live for the fortune
Certaines personnes vivent pour la fortune
Some people live just for the fame
Certaines personnes vivent seulement pour la gloire
Some people live for the power yeah
Certaines personnes vivent pour le pouvoir, ouais
Some people live just to play the game
Certaines personnes vivent seulement pour jouer le jeu
Some people think that the physical things
Certaines personnes pensent que l'apparence physique
Define what's within
Défini ce qui est à l'intérieur
I've been there before
Et je suis déjà passée par là
But that life's a bore
Mais cette vie est une corvée
So full of the superficial
Tellement superficielle

[Refrain]
Some people want it all
Certaines personnes veulent tout
But I don't want nothing at all
Mais moi, je ne veux rien du tout
If it ain't you baby
Si ce n'est pas toi bébé
If I ain't got you baby
Si je ne peux pas t'avoir bébé
Some people want diamond rings
Certaines personnes veulent des bagues en diamants
Some just want everything
Certaines veulent simplement tout
But everything means nothing
Mais tout ne veut rien dire
If I ain't got you
Si je ne peux pas t'avoir

[…]

Je terminais ma danse par un saut puis m'effondrais au sol, les larmes se déversant sur mes joues. Cette chanson voulait tellement dire pour moi. Qu'est-ce que j'avais si je ne t'avais pas toi Kyle ? J'éclatais en sanglot en pensant au vide immense dans mon cœur depuis qu'il n'était plus là, qu'il m'avait quitté ! Mais pourquoi était-il partit ? Pourquoi ? Il n'avait pas le droit ! Jamais il n'aurait dû me laisser seule. Maintenant je n'avais plus rien. Plus rien du tout. Les seules choses qui me permettaient de me raccrocher à la vie depuis son départ était la danse et maintenant Bella.

Bella, si je ne l'avais jamais rencontrée je pense que j'aurais sombré. C'était peut-être tout frais, à peine un mois, mais elle représentait déjà beaucoup pour moi. Un nouveau et peut-être le dernier fil qui me rattachait à cette putain de vie qui ne voulait plus rien dire pour moi. Car ma vie sans Kyle ne voulait rien dire ! J'essuyais rageusement mes larmes et remis la chanson, continuant à danser, jusqu'à ce qu'une présence derrière moi me stoppe. C'était Victoria.

- On peut dire que c'est la première fois que tu me bluffes autant. Je crois qu'avec cette danse tu as rassemblé le couplet gagnant. Tu as allié l'artistique et la technique avec beaucoup de finesse. C'est la première que je ressens autant d'émotions dans ta danse.

- Merci Vic'.

- Tout le plaisir est pour moi.

- Tu voulais me parler de quelque chose ?

- Oui. En fait j'ai une proposition à te faire.

- Laquelle ?

- Tu connais l'habituel concours de noël ?

- Oui, celui organisé par le club chaque année.

- Oui. Et bien j'aimerais que tu y participes.

- Vic, même si je le voulais tu sais très bien que je ne pourrais pas. C'est un concours ouvert au duo.

- Justement.

Je fronçais les sourcils et mis mes poings sur mes hanches.

- Je vois où tu veux en venir. Hors de question que je participe ! Tu m'entends ! Je ne veux pas de partenaire !

- Mais enfin pourquoi ?

Et voilà que je me mettais à crier maintenant. Je n'aimais pas crier sur Victoria, qui était pour moi un peu une mère, mais je ne pus m'en empêcher.

- Tu sais très bien que plus jamais je ne pourrais je ne pourrais danser ! Plus jamais !

- A cause de Kyle ?

Les larmes me brouillaient la vue. Pourquoi remuait-elle le couteau dans la plaie ? Mais pourquoi ?

- Oui à cause de lui !

- Mais quand t'en remettras-tu Rosalie ! Tu as dix-huit ans, ça remonte à trois ans toute cette histoire !

- Je me fiche de quand elle remonte ! Elle est toujours autant présente pour moi !

- Kyle est parti ! Jamais il ne reviendra !

Je ne vis pas ma main partir et gifler Victoria. Je la regardais avec un regard remplit de haine.

- Pardon Rose, je ne voulais pas dire ça.

Elle m'implora du regard. Mais je me détournais et partis m'enfermer dans le vestiaire. Je me déshabillais et filais sous la douche.

Je laissais l'eau glisser sur mon corps, se mélangeant à mes larmes. Qu'est-ce que j'avais mal. Qu'est-ce que ce putain de cœur saignait.


POV EDWARD

J'étais rentré chez moi depuis quelques minutes et il fallait que je parle avec Alice. Ce qui allait être difficile vu le sujet que je voulais aborder. Je connaissais assez ma sœur jumelle pour savoir comment elle réagirait. D'abord elle me regardait avec l'un des regards dont elle avait le secret. Un regard qui vous transperçait, comme si elle voyait en vous. Puis elle se renfermerait et m'enverrait voir ailleurs. Mais je pris mon courage à deux mains, terminant d'une traite mon verre de soda avant de monter au deuxième étage.

Je m'avançais vers la porte au fond du couloir. Derrière se trouvait l'atelier d'Alice. Je restais figé devant la porte, observant les deux mains en peinture rose et verte. Ma main et celle d'Alice, il y a dix ans. Bien avant que la pièce devienne son atelier. Bien avant qu'elle devienne si renfermée. Je repensais à quand elle avait commencé à se replier sur elle-même, il y a quatre ans, lors de notre entrée au lycée. Je n'en avais jamais su la cause. Elle était devenue totalement muette et seul Jasper avait réussi à la faire changer un peu. Mais ça me faisait mal de penser que je n'avais rien pu faire pour l'aider. Moi, son propre frère, son jumeau. J'avais beaucoup pleuré en cachette. La voir mal me faisait tellement de mal. Je soufflais et frappais avant d'ouvrir.

Elle avait revêtu un des vieux tee-shirts de Jasper, ses cheveux étaient retenus en un petit chignon à l'aide d'un pinceau. Elle était debout devant une toile, concentrée. Une palette à la main, les couleurs se mélangeaient autant sur celle-ci que sur son tee-shirt. Elle peignait, ses sourcils se fronçaient comme à chaque fois qu'elle était concentrée. Des mèches folles lui brouillaient la vue. J'observais son atelier. Il y avait des toiles partout. Elle avait commencé à peindre il y a quatre ans et ne s'était jamais arrêtée. C'était son échappatoire. Je me concentrais sur la toile qu'elle était en train de peindre. C'était Bella.

La toile était vraiment belle. On y voyait juste son visage, et comme sur la plupart des toiles de ma sœur il y avait un mélange entre l'abstrait et le réel. Celle-là n'échappait pas à la règle. On voyait le visage de Bella, qui prenait pratiquement toute la place sur le tableau. Elle souriait, ses cheveux bruns étaient encore plus décoiffés que d'habitude, ce qu'il lui donnait un côté sauvage. Ses grands yeux chocolat avaient un éclat malicieux et quelques tâches dorées. On aurait dit une photo. Ses cheveux se fondaient avec le fond multicolore fait de traits, de tâches… La touche abstraite d'Alice. C'était l'un de ses meilleurs tableaux.

- C'est magnifique Lice'.

Elle sortit de sa transe artistique et se tourna vers moi.

- Merci.

- Mais pourquoi l'avoir peint elle ?

Comme je m'y attendais elle se tourna vers moi et me fixa longuement. Je vis qu'il y avait des tâches de peintures dans ses cheveux et sur son visage.

Mais cette fois ci elle ne se mura pas dans le silence.

- Je ne sais pas Edward. Quand je peins, je suis mon instinct. Et cette fois ci mon instinct m'a dit de la peindre elle.

- Pourquoi tu mangeais avec elle et Hale ce midi?

Elle soupira.

- Bella m'a proposé de les rejoindre.

Je fronçais les sourcils.

- C'est quelqu'un de très gentil. Elle m'a empêché de me faire renvoyer la dernière fois. Et elle a vu mes dessins, qu'elle a complimentés d'ailleurs.

- Tu lui as montré tes dessins ? demandais-je choqué.

Seuls ma mère, Jasper et moi avions eu ce droit.

- Je l'ai laissé regarder.

- Tu te rends compte que c'est l'une des conversations les plus fournies que nous ayons eu au cours de ses dernières années.

- Je sais Edward, je sais.

- C'est à cause de Bella ?

- Je pense que sa présence y est pour quelque chose. Je ne la connais pas encore très bien mais je ne sais pas … j'ai l'impression qu'elle m'aide à m'ouvrir. Donc oui je dirais que c'est grâce à elle.

Cette révélation me fit bouillir.

- Tu ne vas pas me dire que cette inconnue arrive là où j'ai échoué !

- Ce n'est pas ta faute Edward ! Ce sont des choses qui ne s'expliquent pas.

- Tu te rends compte à quel point je me sens impuissant ? Il faut que cette Bella arrive pour que tu retrouves la parole ! Je t'ai vu éclaté de rire ce midi ! Pourquoi moi je n'y arrive pas Alice ! Elle débarque rend Hale presque sociale et te change toi ! Pourquoi ?

Elle resta impassible devant moi, avant de retourner à son dessin et de dire une nouvelle fois.

- Ce sont des choses qui ne s'expliquent pas.

Je sentis mes yeux me picorer.

- Alice dit moi quoi faire, pitié !

- Toi tu ne peux rien faire.

Je crus que son « toi » allait me tuer. Il me transperça comme une lame. Je sortis de son atelier en prenant bien soin de claquer sa porte.


POV BELLA

Je me plantais devant la porte en bois et pris une grande respiration avant de poser mon doigt sur la sonnette. J'eus l'impression que le bruit de la sonnerie continua de résonner dans mon crâne. Et la porte s'ouvrit

Devant moi se planta un homme d'une quarantaine d'années. Les cheveux noir grisonnants, la barbe mal rasée et une moustache noire. Ses yeux chocolat étaient vides. Il avait une bière à la main, ne portait qu'une chemise à carreaux, ouverte sur un tee-shirt d'une équipe de baseball. Je sentis mes yeux me piquer. Mon père. Quand son regard se posa sur moi, je vis ses yeux s'écarquiller.

- Bella ? Bella c'est toi ?

- Oui…papa c'est moi.

Il me fondit dans les bras et j'en pleurais de bonheur. Il me fit entrer et se dégagea de notre étreinte pour reculer et m'observer sous toutes les coutures. J'entendis du bruit et quelqu'un dévala l'escalier. Je me retrouvais nez à nez avec Emmett.

- Salut, soufflais-je.

Ses yeux s'exorbitèrent.

- Qu'est-ce qu'elle fout là !

Son ton me glaça.

- Je suis venue vous parler, dis-je d'une petite voix.

Je sentais mes mains devenir moites et mon cœur s'emballer.

- Tu en a envie maintenant ! rugit-il.

Je sursautais de peur et me reculais, alors que je constatais que son visage était tordu par la haine. Je vis que ses pupilles étaient rétractées, ses yeux injectés de sang. Il venait de se droguer. Je me collais contre la porte.

- Emmett calme toi ! s'énerva Charlie.

- NON ! JE REFUSE QU'ELLE METTE UN PIED ICI ! DEGAGE !

Je restais figée, incapable de faire quoi que ce soit.

- MAIS PUTAIN BARRE TOI !

Ce n'était plus des larmes de bonheur qui dévalaient mes joues, mais bel et bien des larmes de tristesse. Je me retournais, ouvris la porte en grand et m'enfuis. Charlie hurla mon prénom mais trop tard, je courais sous la pluie sans destination précise. Avec seulement le poids de mon mal être et de mon chagrin. Mes larmes m'obstruaient la vue mais je continuais tout de même à courir. Je finis par tomber, glissant sur l'herbe trempée, me couvrant ainsi de boue. Je restais sur le sol, continuant à pleurer.


POV EMMETT

Mon père et moi étions toujours face à face depuis plus d'une heure, nous défiant du regard. Mais qu'aurait-il voulu que je fasse ? Que je laisse cette fille entrer chez nous ? Hors de question. J'avais tiré un trait sur elle. Elle ne pouvait pas jouer avec nous comme elle le faisait.

Tirer un trait sur nous pour ensuite se repointer là ! Aussi pourrie que sa mère celle-là !

- Tu aurais dû la laisser parler, s'expliquer !

- Moi je ne suis pas faible comme toi ! Lui sauter dans les bras comme si de rien n'était !

- Ce n'était pas sa faute c'était celle de Renée !

- C'est elle qui a écrit cette lettre ! OUI OU MERDE ?

- Renée peut être très manipulatrice.

- Ne mets pas tout sur le dos de cette garce ! On parle de ta fille !

- Qui est ta sœur !

- Je n'ai ni sœur, ni mère !

La sonnette retentit une nouvelle fois. Si c'était encore cette Isabella, elle allait comprendre une bonne fois pour toute qu'elle n'était pas la bienvenue ici !

J'ouvris la porte violement, mais ne tombais pas sur une petite brune mais sur une grande blonde au regard perçant. Rosalie Hale.


POV ROSALIE

Quand je sortis des vestiaires et constatais que Victoria n'était plus là. Tant mieux. Je ressortis et pris la route au volant de la voiture de Bella. Je roulais vite, étant impatiente de la revoir pour qu'elle puisse me calmer et tenter de remplir ce gouffre qui était en moi. J'arrivais rapidement devant notre bâtiment et montais les marches quatre à quatre. Mais quand j'ouvris la porte de son appartement, je le trouvais vide. Bella n'était pas là. Elle était peut-être encore avec sa famille. Je décidais de l'appeler pour en être certaine. Avec cette pluie, hors de question qu'elle rentre à pied. Je pris mon téléphone et l'appelais.

Mais au bout de trois appels sans réponse, je commençais à paniquer. Je repartis en direction de la BMW. Après un démarrage en trombes, je me dirigeais rapidement en direction de la maison des Swan. Une fois là-bas je sortis de la voiture et partis sonner. La porte s'ouvrit sur Emmett Swan.

- Qu'est-ce que tu veux ?

J'haussais un sourcil. Super l'accueil !

- Bella est là ?

- Non et d'ailleurs elle n'a rien à foutre ici !

Je devins rouge de colère et rentrais dans la maison, bousculant cet idiot.

- Pourquoi Bella n'est plus là ?

- Je l'ai foutu à la porte.

Je fusillais du regard ce Swan avant de le gifler violement. Il devint rouge et je me reculais.

- Non mais tu es vraiment con ! Le roi des cons ! Tu sais le stress que ça a été pour elle de venir ici. Le courage qu'elle a dû rassembler ! Combien elle a pleuré quand tu l'as reconnu en biologie. Elle voulait que ça se passe autrement ! Tu viens de tout foutre en l'air !

- Elle n'a pas le droit de faire des allés-retours dans notre vie !

- Mais de quoi tu parles ? Elle a apprit que vous existiez il y a un mois! Tu imagines le choc ? Elle croyait son père mort à la guerre et elle ne savait même pas qu'elle avait un frère !

- C'est faux, elle savait !

- Non elle ne savait pas !

- Ma petite Bella est de retour ? demanda Charlie.

Je me retournai pour lui faire face, il avait les yeux qui brillaient.

- Oui et il n'est pas questions que vous la détruisez parce que vous ne voulez pas d'elle.

- Non ! Je veux la revoir !

- Et bien pas moi ! tonna Emmett.

Il sortit de la maison en claquant la porte. C'est ça, bon débarras ! Je m'avançais vers le petit meuble de l'entrée des Swan où se trouvaient un calepin et un pot avec des stylos. Je griffonnais le numéro de Bella et tendis la feuille à Charlie.

- Voici son numéro. Vous n'aurez qu'à voir ça avec elle. Au revoir.

- Dit lui quelque chose pour moi. Dit lui que je n'ai jamais cessé de l'aimer et que je tiens à ce qu'elle reste ici !

- Très bien je lui dirais.

Je quittais la maison, lorsque que je reçu un coup de fil. C'était Bella !

- Allo ! Ma belle où es-tu ? Je suis morte d'inquiétude.

- Je suis rentrée chez moi. Ne t'en fais pas. Je tenais à te le dire pour que tu ne t'inquiètes pas.

- Bella j'arrive.

- C'est inutile. A plus Rose.

Sa voix était éteinte. Saisie d'un affreux sentiment, je remontais dans la voiture et roulais à toute vitesse jusqu'à chez elle. J'arrivais rapidement devant la porte de son appartement, qui était entrouverte. J'entendais une douce musique venir de l'intérieur et la voix de Bella s'élever à travers ses sanglots. Elle pleurait et chantait. J'entrais doucement, marchant lentement vers l'endroit d'où provenait ce bruit. Sa chambre. La porte était ouverte, je la voyais, elle était dos à moi grattant sa guitare. Chantant The A Team de Birdy.

And they say
She's in the Class A Team
Stuck in her daydream
Been this way since eighteen
But lately, her face seems
Slowly sinking, wasting
Crumbling like pastries

Et ils disent
Elle est dans la classe A de l'équipe
Coincée dans sa rêverie
Comme ça depuis 18 ans
Mais dernièrement son visage semble
Sombrer lentement, dépérir
S'effritant comme de la pâte

Je m'avançais vers elle, pour me poser à ses côtés. Elle ne fit rien pour montrer qu'elle m'avait vu. Se contentant de continuer à jouer et à laisser couler ses larmes. La voir pleurer me déchira le cœur et je pleurais moi aussi, lui caressant doucement le dos.

And they scream
The worst things in life come free to us
'Cause we're just under the upperhand
And go mad for a couple of grams
And she don't want to go outside tonight
And in a pipe she flies to the Motherland
Or sells love to another man
It's too cold outside
For angels to fly
Angels to fly

Et ils crient
Les pires chose de la vie ne viennent pas à nous
Parce que nous sommes juste en dessous de la main supérieure
Et devenir fou pour quelques grammes
Et elle ne veut pas aller dehors ce soir
Et dans un chant, elle vole vers la Patrie
Ou vend de l'amour à un autre homme
Il fait trop froid dehors
Pour que les anges volent
Que les anges volent

Je vis qu'elle était trempée, ses cheveux formant un rideau épais autour de son visage. Elle était couverte de boue et à ses pieds se trouvait un cadre brisé. Le cadre qu'elle m'avait montré la dernière fois. Représentant son père, son frère et elle. Elle tenait tellement à cette photo !

Je pouvais sentir dans sa voix une mélancolie profonde. Je me mis à pleurer à mon tour, pour elle, pour Kyle.

Ripped gloves, raincoat
Tried to swim and stay afloat
Dry house, wet clothes
Loose change, bank notes
Weary-eyed, dry throat
Call girl, no phone

Des gants déchirés, imperméables
Essayer de nager et rester à flot
Maison sèche, vêtements mouillés
Monnaie libre, billets de banque
Yeux las, gorge sèche
Appelle la fille, pas de téléphone

C'est à ce moment-là que je vis sa main gauche recouverte de sang et de bouts de verre. Elle s'était blessée. Je me mis à genoux devant elle, posant mes mains de chaque côtés de son visage.

- Belle arrête de pleurer ! Arrête de te faire du mal ! Tu m'entends !

Mais son regard restait vide, fixé sur un point derrière moi.

- Bella ton père t'aime ! Il t'aime, il n'a jamais cessé de t'aimer. Il me l'a dit ! Il veut te connaitre !

Elle me regarda enfin, son regard moins vide, chargé d'un nouvel éclat. Celui de l'espoir !

- C'est vrai ?

- Oui ! Oui Bella c'est vrai !

Elle posa sa guitare sur son lit et me prit dans une étreinte à couper le souffle. Nous nous allongeâmes sur son lit, enlacées. Pleurant, nos larmes se mélangeant. Ressentant tant de sentiments contradictoires.


Riche en émotions n'es-ce pas? Un peu violent ce Emmett n'es-ce pas! :p

Une review et un rendez-vous avec le ténébreux Emmett! Ca marche?

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Et n'hésitez pas à allez voir sur mon profil je viens de mettre en route une fiction calendrier de l'avant. Un chapitre par jour jusqu'au 25! :p

A la semaine prochaine.