Je poste ce chap d'un autre ordi parce que le mien à un problème Il s'allume mais reste sur un écran noir. Je sais pas quoi faire et du coup je peux pas écrire! :/ Donc pour l'instant tout mes fics sont en pause pour le moment! Je suis dégoûté pour vous et vraiment désolé! :/


Chapitre 6

POV ROSALIE

Je me réveillais doucement et me retrouvais face à Bella. Nous nous étions endormi's toutes habillées sur son lit. Jamais je n'avais été aussi proche d'une personne. Mais Bella avait réellement changé ma vie et je pense que je ne pourrais plus vivre sans elle. Tout cela c'était passé rapidement, mais j'étais certaine d'avoir enfin trouvé cette personne qui me manquait tant: ma sœur de cœur. Elle refermait peu à peu le vide laissé par Kyle. Rien ne pourrait le remplacer dans mon cœur mais elle arrivait à se créer une nouvelle place qui comblait ce manque. C'était ma première véritable amie, la première personne qui me comprenait vraiment. La première à m'ouvrir totalement son cœur. La première à qui j'avais envie d'ouvrir le mien sans retenue. Mais je ne pouvais pas, non je ne pouvais pas. Dès que j'essayais de prononcer un mot à CE sujet mon cerveau se bloquait. Ca remontait à trois ans et pourtant ça semblait encore si frais. Il fallait que je lui dise mais il fallait aussi que je trouve le bon moment.

Elle semblait dormir paisiblement et ça me fit sourire. Pourtant elle n'avait pas l'air très bien. Elle semblait un peu plus pâle que d'habitude, et avait des cernes. Je passais ma main sur son front et constatait qu'elle était assez chaude. Elle devait couver quelque chose. Je jetais un coup d'œil au réveil qui trônait sur sa table de chevet. Il était 6h08 (C'est précis ! ^^). Les cours ne commençaient que dans deux bonnes heures mais tant pis, je décidais de la réveiller. Il fallait que je m'assure de son état. Je lui secouais doucement l'épaule pour la réveiller. Elle grogna et se retourna, enfonçant sa tête dans l'oreiller. Ce n'était pas gagné d'avance. Je recommençais l'expérience en l'appelant cette fois.

- Bella, soufflais-je. Réveilles toi.

Je l'entendis soupirer et je la vis ouvrir les yeux.

- Rosalie ... c'est toi ?

- Oui c'est moi. Bella relève toi un peu.

- Fatigué, grogna-t-elle.

- Je sais mais fait le s'il te plait.

Elle soupira et fit ce que je lui demandais.

- J'ai mal à la tête Rose.

Elle se mit à tousser bruyamment.

- Et à la gorge aussi.

Elle avait une voix rauque.

- Tu te sens mal ?

- Oui, avoua-t-elle.

- Bouge pas j'appelle quelqu'un.

- Pas la peine Rose je t'assure.

Elle tenta de sortir de son lit.

- Ne bouge pas Bella ! J'arrive.

Je sortis de la chambre et composais un numéro que je n'avais plus appelé depuis longtemps. Il eut trois tonalités et il répondit.

- Allo ? Rosalie c'est toi ? fit la voix surprise.

- Oui, avouais-je.

- Pourquoi m'appelles-tu si tôt ? Tu as un problème ?

- Oui, enfin pas vraiment.

- Que se passe-t-il ? fit sa voix inquiète.

- J'ai passé la nuit chez une amie et elle est tombée malade. C'était pour savoir si tu pouvais passer.

- Quel sont les symptômes ?

- Gorge irritée, un peu de fièvre je crois, mal de crâne.

- Je crois savoir ce qu'elle a. Ecoute, je passe dans une petite demi-heure, juste avant de partir pour l'hôpital.

- Tu es sûr que ça ne te dérange pas ?

- Certain. Où habite cette amie ? Et qui est-elle.

- Elle s'appelle Isabella Stewart, dans le même bâtiment que le mien appartement 11.

- D'accord et bien j'arrive.

- Merci Carlisle.

- De rien.

Je raccrochais, soulagée. Carlisle Hale était mon oncle et aussi le père de Jasper. Depuis quelques années je ne le voyais que très peu. Je devais avouer qu'il me manquait. Autrefois il avait été comme un second père pour moi. C'était la bonne vieille époque. Quand Jasper et moi étions comme deux doigts de la main. J'avais l'impression que ça remontait à des lustres.

Je repartis dans la chambre de Bella. Elle était adossée à sa tête de lit, en train de se moucher. Quand elle posa son mouchoir je pus constater qu'elle avait le nez écarlate, ce qui me fit sourire.

- Mon oncle ne va pas tarder à arriver. Alors je te conseille de filer prendre une douche.

- Je vais très bien Rosalie. Je t'assure.

Je levais mes yeux au ciel.

- Non tu ne vas pas bien Stewart. Alors tu te lèves et tu vas prendre une douche parce que tu pues et que tu vas me faire honte, dis-je en souriant.

Elle me sourit, attrapa quelques vêtements dans son armoire et fila dans la salle de bain. Je décidais dans faire même et quittais son appartement pour rejoindre le mien.


POV CARLISLE

Moi qui pensais être pour une fois en avance, j'étais tout juste à l'heure. Alors comme ça Rosalie avait une amie ? C'était étrange, compte tenu de ce que je savais. Je ne pensais pas qu'elle se remettrait un jour du fait que Kyle l'ait quitté.

Rosalie était un peu comme ma fille et la voir si mal quelques années plus tôt m'avait fait beaucoup de mal. Mais c'était surtout le fait qu'elle se renferme et qu'elle refuse le contact des autres, du monde extérieur. Je savais que le changement de comportement de mon fils était dû à ça. Il n'était pas aussi… prétentieux et détaché de la réalité avant. Il faut dire qu'il avait été très proche de son cousin à une époque. Je n'avais plus l'impression d'avoir le même fils, qu'il ne montrait plus qui il était vraiment. Les seules fois où j'avais revu le Jasper d'avant, c'était lorsqu'il était avec Alice. Cette fille si discrète et à part soit-elle avait le pouvoir de changer les choses. En sortant avec elle il avait quelque peu réussi à mettre sa peine au sujet de Rosalie de côté.

Mais Rosalie nous en voulait à tous les deux. Et nous savions très bien pourquoi. Pourquoi avions-nous tenus cette promesse aussi ? … Mais maintenant il était trop tard pour regretter les choses faites et je ne pouvais pas trahir ma sœur. Je lui avais promis et j'irais au bout de mes engagements. Même s'ils étaient futiles, incroyablement bêtes et faisaient souffrir une personne qui m'était chère. En l'occurrence Rosalie.

Je soupirais et me dirigeais d'un pas trainant vers ma cuisine où y avait déjà de la lumière. Jasper était-il levé ? Après tout ça ne pouvait être que lui puisque nous partagions cette grande villa rien que pour nous deux. Effectivement il s'agissait de mon fils, vêtu d'un large tee-shirt et d'un bas de pyjama. Il avait sa tête dans ses mains et baillais à s'en décrocher la mâchoire.

- Tu es déjà levé ? lui demandais-je.

- Ouai. Cauchemar.

- Je ne préférais pas insister, je connaissais très bien le sujet des cauchemars de mon fils et préférais le laisser tranquille avec ça.

- Et toi qu'est-ce que tu fais debout ? Tu ne commençais pas ton service à 7h30 ?

- Si mais ta cousine m'a appelé.

Il releva immédiatement son visage.

- Rosalie ?

- Oui.

- Elle a un problème ?

- Non, une amie à elle. Elle serait malade, elle m'a demandé de passer voir.

Il ne semblait pas en croire ses oreilles.

- On parle bien de Rosalie ?

- Oui.

- Elle veut que tu viennes pour Isabella Strewart je suppose ?

- Oui tu la connais ?

- De vue, je ne lui ais jamais vraiment parlé. C'est une nouvelle.

- Rosalie et elle s'entendent bien ?

- Apparament oui. C'est la première fois depuis…enfin tu sais depuis quand, que je la vois être aussi bien.

- Cette Bella serait-elle une magicienne ?

Il esquissa un sourire.

- On peut dire ça. Elle a même réussi à rendre Alice plus…vivante devant les autres.

- Un sacré personnage alors ?

- Pour le peu que je l'ai vu, elle avait l'air d'avoir un caractère bien trempé.

- Bon et bien j'y vais.

- A ce soir !


POV ALICE

Dire que j'avais peu dormi été un euphémisme ! Je m'étais réveillée vers trois heures pour ne plus me rendormir. C'est pourquoi je me trouvais dans mon atelier. Il me détendait grâce à l'ambiance qui y était apaisante. Les murs étaient recouverts de petits dessins, peints et ajoutés au fil du temps. Quand j'avais une idée en tête je la retranscrivais directement sur le mur. On pouvait y voir la langue des Rollings Stones, un portrait de Bob Marley, le regard parfait de ma mère, le sourire de mon frère et le visage de Jasper. Et puis tant d'autres choses qui en les rassemblant ne faisait plus qu'un : moi. Il y avait des poufs dans un coin, des toiles étaient posées contre un mur, d'autres posées sur des chevalets. Il y avait des étagères un peu partout, où s'entassait peintures, pinceaux…

Mais ce soir-là j'étais loin d'être apaisée par l'ambiance de mon atelier, bien loin de là. J'avais encore eu une vision. Enfin ce n'était pas à proprement parlé une vision. Je me retrouvais devant ma toile vide, blanche, intacte. Et puis d'un seul coup j'étais transportée, je ne voyais, sentais, n'entendais plus rien. Le noir total. Je sentais juste mes mains peindre, le pinceau passer sur la toile. Puis d'un seul coup je revenais à mon état normal. La toile était terminée. Elle n'était plus blanche … oh non. Elle était colorée, griffonnée, peinte.

C'était encore arrivé cette nuit. Je m'étais laissée emporter par mes émotions et le résultat n'était pas ce à quoi je m'attendais. C'était la première fois que je transcrivais cette chose ! Jamais, oh non jamais je ne l'avais fait. Et là cette nuit, c'était arrivé. Dure fatalité pour moi qui croyais pouvoir y échapper.

Moi qui croyais enfin revivre. Ce mutisme permanent était ma punition. Je croyais enfin avoir payé ma dette, d'abord en rencontrant Jasper. Rien que son prénom me donnait des frissons. Il m'avait tant donné. Lui que je croisais chaque jours dans cette petite bourgades froide sans jamais y porter grande attention, j'en étais aujourd'hui raide dingue. Qu'était-il arrivé ? Et bien j'avais appris à le connaître. Son regard avait réchauffé mon cœur meurtri. Il m'avait en quelque sorte réappris à vivre.

Il m'avait donné un nouveau souffle, une nouvelle impulsion. Mais les angoisses étaient toujours là et ne partirait pas de sitôt. Même si de nouveaux facteurs s'ajoutaient à la cause. Comme Edward et Bella. Edward… Jamais je ne pourrais lui parler de mes angoisses nocturnes. Il ne comprendrait pas. Il était trop relié à la chose. Je sais que je lui faisais du mal en le lui cachant mais en lui révélant, je ne lui ferais pas juste du mal, je le détruirais. Et puis Bella, cette fille était comme le messie. Oui c'était une bonne comparaison. Je n'avais jamais cru au coup de foudre jusqu'à ce que je la rencontre. C'était un véritable coup de foudre amical. Bien sûr, je n'avais pas osé lui parler mais elle avait fait le premier pas. Je ne savais pas pourquoi mais je me sentais reliée à elle. C'était le souffle manquant, celui qui devait réanimer mon cœur pour de bon.

Mais n'avait-il pas déjà été si détruit ? Pourquoi le remettre en marche, si c'était pour qu'il se fracasse de nouveau ? Cette chute là serait fatale. Je m'étais créé un nouveau monde parce que le mien était devenu rien d'autre qu'enfer et damnation. Je n'avais jamais rien avoué à personne et c'était bien mieux ainsi.

Je baissais de nouveaux les yeux sur la toile qui se trouvait devant moi. Totalement noire, il n'y avait qu'une paire d'yeux qui me fixait. Et la dernière touche de la toile était des giclures de peinture rouge, semblables à du sang frais. Surtout que la peinture n'était pas sèche et que l'odeur de la peinture à l'huile m'emplissait les narines. Ce tableau me regardait, j'en étais persuadée, parce que c'était lui ! J'en tremblais, les larmes dévalant mes joues. J'empoignais la toile sauvagement et la projetais à travers la pièce. Elle vient buter contre d'autres tableaux provoquant l'effondrement de plusieurs d'entre eux. Je m'allongeais sur mes poufs, fermant les yeux, pleurant silencieusement.


POV EDWARD

Un bruit sonore me réveilla en sursaut. Je soupirais alors que mon cœur battais à toute rompre. J'avais rêvé d'elle. De Bella. Mais que me prenait-il ? Je détestais cette fille !

Je me relevais avec un peu de difficultés ... disons que mon rêve était quelque peu érotique. Mon entre jambe me faisait vraiment mal. Je soufflais d'exaspération. Bella était une sorte de démon, un fruit envoyé par le mal pour me pervertir. (NDR : Désolé Ed' mais Bella n'a eu besoin de rien faire pour ça ^^). C'était la pomme et moi Eve'. Ok, l'exemple était peut-être mal choisi. Mais au moins nous partions sur des bases saines : je la détestais et elle me détestait en retour. Comment une fille que je connaissais depuis moins d'un mois pouvait me retourner le cerveau à ce point ? Elle était banale, bon peut-être qu'elle était belle. Peut-être magnifique aussi… Elle avait autre chose qu'une poitrine parfaite et des fesses rebondies. Elle avait un regard chocolat envoutant, des cheveux bruns bouclés et soyeux, un sourire qui faisait fondre n'importe qui et sa façon de répliquer était comment dire…excitante ! Mais je la déteste ! Remets toi mon vieux me dis-je à moi-même. Je me relevais, enfilant un tee-shirt et un short qui trainaient par terre et décidais d'aller voir d'où le bruit provenait.

Je me sortis de ma chambre, faisant disparaitre cette brune qui hantait mes pensées. De la lumière provenait de l'atelier de ma sœur. Quand je poussais la porte entrouverte, je la trouvais allongée sur ses poufs. Ses cheveux partaient en épis n'importe comment, son visage était taché de peinture noire et rouge. Elle semblait anxieuse dans son sommeil, ses sourcils étaient froncés. Je vis un peu plus loin des toiles gisant par terre, surement la cause du bruit qui m'avait réveillé. Je les relevais une à une pour qu'elles ne s'abiment pas. Alors que je prenais la dernière, une un peu plus petite que les autres, je sentis ma main entrer en contact avec un liquide pâteux. De la peinture ! Ma main en était recouverte, du rouge et du noir. Je grognais, tentant d'atténuer la chose avec un chiffon qui trainait. Mais rien à faire la peinture restait. Tant pis ! J'observais le tableau que j'avais touché. Il n'avait rien à voir avec les tableaux habituels d'Alice. Il était sombre, glacial et terrifiant. Je le reposais.

Je me tournais vers ma sœur, vérifiant qu'elle avait l'un de ces vieux tee-shirts qu'elle mettait pour peindre et la soulevais. Un vrai poids plume cette fille. Elle remua dans son sommeil. Je l'emmenais dans sa chambre et la posais sur son lit. Je souris en voyant la photo posée sur sa table de chevet. Une très vieille photo. Je ne pensais pas qu'elle l'aurait gardé. Elle représentait trois personnes. Moi, Alice et Emmett. L'ancien trio. Les trois inséparables. Alice riait aux éclats sur les épaules d'Emmett alors que je leur jetais de l'eau. Mais c'était finis, cette époque était révolue. Emmett faisait partit du passé, Alice et moi du futur. Je la recouvris de sa couette et descendis dans la cuisine. Je n'arriverais jamais à me rendormir maintenant. Là aussi les lumières étaient encore une fois allumées. Ma mère était installée au bar de la cuisine avec dans une main un café et avec l'autre elle pianotait frénétiquement sur son ordinateur portable. Elle releva la tête en me voyant arriver, avant de me sourire tendrement.

Je trouvais ma mère magnifique ce matin-là, comme tous les jours d'ailleurs. Ses longs cheveux caramel ondulaient autour de son visage. Elle avait de grands yeux verts dont j'avais hérité et un teint pâle. Je l'embrassais sur le front avant de me servir moi aussi, une tasse de café.

- Déjà debout ?

- Oui, j'ai entendus du bruit ça m'a réveillé.

- Oui moi aussi. Ça venait d'où ?

- De l'atelier d'Alice. Quelques toiles sont tombées.

- Oh d'accord.

- Et toi tu fais quoi sur ton ordinateur si tôt ?

- Je dois boucler un projet.

Ma mère étaient architecte d'intérieur, un métier qui lui prenait beaucoup de temps mais elle passait le maximum de son temps libre avec nous donc on ne s'en plaignait pas. J'avais toujours voulu finir comme ma mère. Réussir dans un métier qui reflétait ma passion. Mais je n'avais pas de passion. A par peut-être le sport. Mais mes chances d'être repéré par un sélectionneur de basket étaient quasi-nulles.

- Ta sœur a l'air d'aller mieux.

Je fis un sourire forcé.

- Oui.

- Elle sourit un peu mais elle a l'air toujours aussi renfermé. Ça me fait mal.

- A moi aussi. Mais apparemment seul l'étrangère réussit quelque chose avec elle ! crachais-je.

Je vis ma mère sourciller alors qu'elle refermait son ordinateur. Moi je terminais d'une traite ma tasse.

- Edward tu sais très bien que les séances chez le psychologue n'ont rien donné et ta sœur refuse catégoriquement d'y retourner et je n'irais pas contre sa volonté.

- Je ne parle pas d'un psy !

- Tu parles de quoi alors ?

- Elle a retrouvé un semblant de vie normale quand Jasper est entré dans sa vie et là elle se remet à sourire et même à rire parce la première nouvelle venue lui adresse la parole !

- De qui tu parles Edward ?

- De cette Isabella Stewart ! Alice a fait sa connaissance et elle dit l'apprécier. Je l'ai vu rire en pleine cafétéria avec elle.

- Mais c'est une superbe nouvelle Edward.

- Non !

- Pourquoi ?

- Parce que je suis quoi moi dans tout ça ? J'ai l'impression d'être inutile. Pourquoi moi je ne suis pas capable de la faire se sentir mieux ? Pourquoi Jasper et cette Isabella y arrive eux ? C'est ma sœur !

Ma mère se leva, attendrie, et vint vers moi.

- Mon chéri les choses ne sont pas toujours aussi simples. Des fois les présences étrangères sont plus efficaces. Ta sœur t'aimes tu le sais.

- Oui, soufflais-je.

- Je vais devoir allez travailler, à ce soir.

Elle embrassa le haut de mon crâne et partit. Moi je me rendis dans ma salle de bain, pour une douche bien méritée. Mais les images de mon rêve revinrent en masse. Bella nue, Bella nue devant moi, Bella nue sur moi… Je sentis ma virilité se dresser et je m'empressais d'aller sous l'eau. Une douche froide s'imposait.


POV ROSALIE

J'entendis l'eau couler, Bella était en train de prendre sa douche. Je ferais bien d'en faire de même. Je récupérais mes affaires et sortis de son appartement pour rejoindre le mien. Je fis le moins de bruit possible et mis mes clés dans la serrure. Une fois à l'intérieur je soufflais de soulagement, ils dormaient. Sauf que j'eus une mauvaise surprise en arrivant dans le salon. Les lumières s'allumèrent d'un coup. Je sursautais et me retrouvais devant mon père. Il était figé en face de moi, les mains sur les hanches, la mine dure. Ma mère était derrière lui, en robe de chambre, la mine affolée.

- Voilà que mademoiselle nous fait l'honneur de sa présence !

- J'aurais aimé ne pas le faire, mais j'y suis contrainte.

Je tentais de m'échapper de la pièce, mais mon père m'attrapa le bras et me remis en face de lui.

- On peut savoir pourquoi tu ne rentres qu'à cette heure ?

- Une amie a eu besoin de moi !

Je l'affrontais du regard.

- Une amie ? cracha-t-il. Tu veux dire un ami ! Tu as passé la nuit avec qui ?

Je n'aimais pas la tournure que prenait cette conversation.

- Je t'ai dit que j'étais chez une amie !

- Et qu'avait-elle de si spécial cette amie ?

- Elle a eu de gros problème, elle avait besoin de moi !

Son regard se fit noir, j'en frissonnais.

- Et toi tu t'es dit, en bonne samaritaine, pourquoi ne pas l'aider ?

- Exactement parce que c'est mon amie !

- Tu n'as pas d'amis Rosalie ! Tu me reproches souvent de rien savoir sur toi,mais on dirait que je connais quelque chose finalement !

- Je ne vois pas ce qui à de gratifiant d'en le fait de savoir que je suis une antisociale !

- Oh arrête ton cinéma Rosalie ! A quels jeux joues-tu ? A te lamenter sur ton Kyle !

Ce furent les paroles de trop, mes yeux se remplirent de haine.

- C'est vrai que moi aussi je connais des choses sur toi ! Tu n'es qu'un triple idiot qui croit tout savoir, tout contrôler ! Mais qui ne fait que du mal en se disant « guidé par son cœur » ! Oh que dis-je tu n'en as pas !

Je ne vis sa main partir que quand elle se posa rageusement sur ma joue. Une gifle ! La première ! D'habitude il ne s'en tenait qu'aux insultes et aujourd'hui une gifle. Violente de plus.

- Peter ! hurla ma mère.

- Assassin, lui crachais-je.

Je savais très bien qu'il comprendrait là où je voulais en venir. Je courus jusqu'à la salle de bain, avant de claquer la porte derrière moi et de m'y enfermer. J'éclatais en sanglots, des larmes de rage coulant sur mes joues. J'observais mon reflet dans le miroir et je vis une longue marque rouge écarlate s'étaler sur ma joue. Je secouais la tête, dépitée. Il ne changerait jamais.

J'entrais sous la douche et profitais de mon seul moment de détente dans cet appartement. Une fois ma douche prise, j'enfilais une tenue en vitesse et quittais cet endroit démoniaque au plus vite. Ma mère me héla mais je l'ignorais et retournais chez Bella.


POV BELLA

J'étais vraiment dans un sale état. Autant psychologiquement que physiquement. Je trainais je ne sais quelle maladie. En tout cas j'avais mal au crâne, à la gorge et je ne faisais qu'éternuer. J'avais pris une bonne douche qui m'avait quelque peu apaisée. Ensuite j'avais enfilé un épais sweat et un bas de survêtement. Je me trouvais dans ma chambre, un balais à la main et un mouchoir dans l'autre, à balayer les débris de verre au sol. Je récupérais avec précaution la photo tombée à terre. J'avais cassé ce cadre la veille en voulant le presser contre mon cœur. Mais je tremblais tellement qu'il avait terminé au sol, m'écorchant la main par la même occasion. J'avais trouvé mon réconfort dans le chant et surtout grâce à Rosalie. Mon pire cauchemar c'était réalisé. Mon frère me rejetait. Le fait que mon père laisse ce message m'avait réchauffé le cœur mais j'avais toujours cette plaie ouverte.

Je me promettais de faire tout ce qui était en mon pouvoir pour qu'on se retrouve comme une famille. Maintenant qu'ils savaient, c'était à moi de jouer. La confrontation de la veille m'avait quand même bien secoué. J'entendis du bruit et quand je passais ma tête par la porte, je vis que Rosalie était là.

Mon oncle ne va pas tarder.

- C'est gentil à toi de t'inquiéter Rose mais je suis certaine que c'est un vilain rhume, rien de plus.

- J'aurais l'esprit plus tranquille si tu vois un médecin.

Entendre ça me fit sourire. On aurait dit une mère qui s'inquiétait pour son petit. Je partis jeter les débris de verre et quand je revins dans le salon on sonna.

- Assied toi je reviens.

Je fis ce qu'elle me dit et m'installais dans mon canapé. Quelque seconde plus tard deux silhouettes apparurent devant moi. Celle de Rosalie et celle d'un grand blond qui ressemblait à Jasper. Il me tendit la main en souriant.

- C'est donc toi la grande malade. Carlisle Hale.

Je la lui serrais en rougissant.

- Bella Stewart. Oh ce n'est surement rien du tout. Mais Rosalie a insisté.

Il rit.

- Et Rosalie obtient souvent ce qu'elle veut.

Il commença par prendre ma température.

- Un peu haute, mais ça va.

Ensuite ma tension.

- Ta tension est normale.

Il écouta les battements de mon cœur, observa ma gorge, me fit tousser avant de porter son diagnostic.

- Tu n'as rien de grave Bella. Juste un gros rhume, demain tu seras rétablie. Je me doutais que tu n'aurais rien de grave, alors tiens prend ça.

Il me tendit un sachet plastique vert. Je l'ouvris et découvris quelques médicaments.

- Prend les et tu iras mieux.

- Merci docteur.

- Bon et bien je crois que je j'ai réglé votre problème.

- Oui, docteur. Combien vous dois-je ?

- Rien, dit-il.

- Oh mais si, dis-je gênée.

- Bella c'est cadeau. Tu es l'amie de ma filleule.

Il me fit un clin d'œil.

- Et bien merci docteur.

- Ca aura été un plaisir. Au revoir Rosalie, Bella.

- Au revoir.

Il quitta l'appartement, alors que je me dirigeais vers la cuisine pour prendre les médicaments.

- C'est le père de Jasper ?

- Oui. Bon viens dans le salon toi !

- Une seconde.

Je pris une cuillère de sirop et la rejoignis. Elle avait mis ma couette et mes oreillers sur le canapé, avait allumé ma télé et avait disposé une pile de DVD sur ma table basse.

- C'est quoi tout ça ?

- Pour que tu restes allongée. Alors j'ai pris quelques films dans ton meuble. Tes préférés. Inglourious Basterd, les Twilight, les Harry Potter et de l'eau pour les éléphants. De quoi bien t'occuper alors maintenant allonge-toi, j'arrive.

Je ris et pris place dans ce lit improvisé. Elle revint les bras chargés. Elle mit une boite à mouchoir sur la table basse, ainsi que mon ordi portable, mon téléphone, le numéro de la pizzéria et de quoi grignoter.

- Rosalie tu es parfaite !

- Je sais, s'amusa-t-elle. Tu veux regarder lequel en premier ?

- Inglourious Basterd. (NDR : Soit dit en passant, film génial ! Mon préféré ! ^^)

Elle mit le film et se leva pendant que Perrier Lapadite coupait du bois dans son jardin. Elle embrassa ma joue.

- J'y vais ma belle. Tu m'appelles si tu as un problème hein ?

- Mais oui ! Prend ma voiture, les clés sont dans l'entrée.

- Merci Bell's à toute à l'heure.

Elle disparut et je me reconcentrais sur le film. Mais je fermais rapidement les yeux, au moment où le lieutenant Raine faisait son entrée.


POV ROSALIE

Je fumais tranquillement, adossér à la voiture de Bell's quand deux silhouettes apparurent devant moi. Alice Cullen et mon cousin, main dans la main. Mais que me voulaient-ils ?! Je fronçais les sourcils, lançant ma cigarette à leurs pieds avant de l'écraser. Alice restait en retrait, tête baissée, se cachant derrière son petit ami.

- Hey Rosie !

Je le fusillais du regard.

- Tu ne devrais pas fumer, dit-il taquin.

- Et toi tu ne devrais pas me parler ! Tu veux quoi Jasper ?

- Mon père est passé chez toi ce matin n'es-ce pas ?

- Pas exactement, mais oui pourquoi ?

- Il parait qu'Isabella est malade.

- Les nouvelles vont vite à ce que je vois ! Carlisle n'a pas eu vent du secret professionnel.

- Rosie tu sais très bien que mon père est très à cheval sur son travail. Il était simplement étonné que tu ais une amie.

- C'est vrai que les pestiférés dans mon genre, qui veux les approcher ? Après tout même ma propre famille me fuit ?

Son visage se referma et je vis une lueur de tristesse lui parcourir le regard. Alice s'avança un peu, et me regarda de ses grands yeux verts. Elle n'avait pas l'air très à l'aise.

- On voulait seulement savoir ce qu'elle avait et si elle allait bien.

- Comme si ça vous intéressait ! crachais-je. Vous voulez simplement aller le rapporter aux autres.

Jasper soupira.

- Alice s'inquiète beaucoup pour Isabella. Elle voulait seulement se tenir au courant.

Je posais mon regard sur la fille Cullen.

- Et bien elle n'a rien de bien méchant. Juste un gros rhume. Maintenant si vous voulez bien m'excuser.

Mais alors que j'allais partir une autre silhouette apparus. Angela Weber ! Génial.

- Tu veux quoi Weber ?

Je chercher ta salope de copine. ( NDR : Désolé pour les mots, mais bon ça reste Angela !^^'). Elle n'est pas là ? Elle a attrapé de l'herpès ? Ça ne m'étonnerait pas tiens.

J'éclatais d'un rire mauvais.

- Dans ce cas-là, c'est toi que tu lui aurais refilé le tiens en Bio. Mais attend Angela c'est quoi ce que tu as sur ta lèvre inférieur, cette énorme marque rouge !

Je fis mine d'être choquée et posais ma main sur ma bouche. Elle m'observa horrifiée, avant de plonger frénétiquement sa main dans son sac. Elle ne parvenait pas à trouver ce qu'elle cherchait et la foule amassée autour d'elle, commencait à rire aux éclats. Elle leur cria de se taire, geignant de ne pas trouver ce qu'elle voulait, je m'avançais et empoignais son sac. Je vidais son contenu à terre. Il n'y avait rien en rapport avec les cours. Maquillage, brosse, téléphone, miroir de poche, une immense culotte et même des capotes etc. Je pris ses deux deniers, sous le rire de la foule.

- Je peux savoir pourquoi tu trimballes avec un parachute Weber.

Les rires s'intensifièrent. Elle m'arracha le tout des mains, rouge de honte.

- Espèce de…

- Je ne te conseille de ne pas terminer ta phrase Weber. A moins que tu ne tiennes pas à ton énorme arrière train.

Je vis Cullen s'approcher.

- Il y en aurait un qui serait déçu, sa poupée gonflable serait hors d'usage.

Je leur lançais un regard ironique avant de prendre la direction de la sortie. En me dirigeant vers le lycée je vis Swan adossé à sa voiture au loin, en train de fumer. Il me regardait. Ses yeux ne reflétant aucune expression, comme une statue. Je détournais le regard et m'engouffrais dans le bâtiment principal du lycée.


POV BELLA

Une sonnerie stridente me réveilla en sursaut. Je me levais toute groggy. Je vis que le film n'était pas totalement fini, Hans Landa passait un marché avec les américains. J'éteignis en vitesse la télé avant d'attraper mon téléphone, qui sonnait furieusement sur ma table basse.

And I don't give a damn 'bout my bad reputation
Never said I wanted to improved my station
An' I'm only doin' good when I'm havin' fun
An' I don't have to please no one
And I don't give a damn 'bout my bad reputation

Un numéro que je ne connaissais pas s'affichait, mais je répondis.

- Allo ?

- Allo Bella ?

- Oui, qui es-ce ?

- C'est Charlie. Charlie Swan.

A l'entente de ce nom mon cœur se mit à battre à cent à l'heure.

- Comment as-tu eu mon numéro ?

- Ton amie d'hier. Mais…Euh…si ça t'embête je peux raccrocher, dit-il gêner.

- NON !

Je sautais presque de mon canapé.

- Alors tu es revenue, dit-il après un petit blanc.

- Oui et je compte bien rester.

Ma voix prenait de l'assurance.

- C'est pour vous que je suis revenue et je compte bien rester. Je ne sais pas si vous voulez de moi, mais moi j'ai besoin de vous.

- Ecoute Bella, il faut qu'on parle de tout ça face à face, et à trois. Pour moi tu restes ma petite fille, bien sûr que je veux toujours de toi. Et je voudrais toujours de toi.

Ses paroles me touchèrent.

- Merci, lâchais-je émue.

- Tu n'as pas à me remercier pour des choses aussi normales.

- Oui, mais certaines personnes ne sont pas normales, soufflais-je.

- Renée, devina-t-il.

- Oui.

- Et si tu venais dîner demain soir.

Je sentis mon cœur faire un bond.

- D'accord.

- 20h ?

- J'y serais.

- A demain Bella.

- A demain.

Je l'entendis lâcher un je t'aime imperceptible avant de raccrocher. Je m'allongeais sur mon canapé, heureuse. Je venais de faire un pas en avant. Il ne me restait plus qu'à espérer que je ne recule pas. Je soufflais et attrapais un mouchoir pour moucher mon nez déjà bien rouge. Alors que je jetais mon mouchoir sur la pile qui se formait au pied de mon canapé mon téléphone sonna une nouvelle fois. Encore un numéro inconnu, décidément.

- Allô ?

- Isabella ?

- Oui c'est moi.

- C'est Carmen Denali, de la librairie « Plume d'argent ».

- Oh, bonjour madame.

- Bonjour Isabella. C'était pour te prévenir que ta période d'essai débutera ce week-end, samedi à 17h. Ça te va ?

- C'est parfait.

-Bien, je serais absente ainsi que Eléazar, mais il y aura Tanya et tu feras la connaissance de Garett et Kate. Tanya t'expliquera tout et te donnera ton emploi du temps.

- Bien.

- Au revoir Isabella.

- Au revoir madame Denali et merci.

J'étouffais un cri de joie en raccrochant. J'avais été prise et je commençais samedi !


POV EMMETT

Cette Isabella n'était pas là. Elle devait être repartie, comme la lâche qu'elle était. Il était l'heure du déjeuner, j'écrasais mon joint au sol et entrais dans la cafétéria. Je dépassais la file, certains jurèrent, mais la plupart me lancèrent des regards étonnés. Bien évidemment personne n'osa dire quoi que ce soit. Je pris un plateau en vitesse j'y mis une bouteille de soda et une part de pizza avant de m'avancer dans la cafet'. Je n'étais pas habitué à m'y rendre. En fait, je n'y allais plus du tout depuis deux ans. Je préférais zoner derrière le lycée et me griller un bon joint. Rien de tel pour survivre à une après-midi de cours. Je jetais un regard oblique à la salle avant de trouver ce que je cherchais, en la personne de Rosalie Hale. Elle était installée sur une table du fond, jouant distraitement avec une pomme et semblant s'ennuyer à mourir. Je m'avançais vers elle et me posais juste face à elle. Elle releva doucement son regard bleu gris et me fusilla du regard.

- Je ne t'ais sûrement pas invité à t'asseoir Swan.

- Alors disons que je me suis invité.

Je croquais avidement dans ma pizza.

- Je peux savoir ce que tu fous là ? cracha-t-elle.

- Je suis venue aux nouvelles. Elle est repartie l'autre traîtresse ?

- Non, elle est juste malade. Alors maintenant Swan je te conseil de dégager !

- Elle t'a dit quoi pour passer pour la petite victime ?

- Le nécessaire ! Et Bella est bien une victime ! Sa mère lui a mentit !

- Mais bien sûr !

- Écoute espèce d'imbécile, je préfère partir. Mais sache une chose. Ta sœur, depuis qu'elle connaît ton existence, n'a jamais cessé vouloir te retrouver ! Maintenant qu'elle y est parvenue ne gâche pas tout !

Elle me planta là et un seul mot résonnait dans mon esprit. Mensonge ! Mensonge ! Mensonge !


POV BELLA

J'étais au téléphone avec ma grand-mère depuis un petit moment. Nous avions bien sur discuté de Charlie et Emmett. De Renée aussi. Et à ce moment-là je voulais changer de sujet, ne pas parler d'elle !

- J'ai décroché un petit travaille.

- Ah bon ? Mais pourquoi ?

- Pour payer ce que je peux. Je ne veux pas être à ta charge et à celle de papy.

- Mais Bella tu sais très bien que nous avons les moyens.

- Oui, mais ça fait un coût quand même.

- Garde l'argent que tu gagneras avec ce job.

- Non, je paierais ce que je peux des factures et des courses.

- Tu ne changeras pas d'avis ?

- Non.

- Bien. Je vais devoir y aller ma chérie. Nous t'embrassons. Au revoir.

- Au revoir. Je vous embrasse aussi.

J'eus à peine le temps de poser mon téléphone sur ma table basse, que ma porte s'ouvrit. Rosalie. Elle n'eut pas le temps d'entrer dans le salon que je lui sautais dans les bras.

- Tu m'as manqué, dis-je.

- Toi aussi Bell's, rit-elle.

Nous nous assîmes et je lui expliquais ma journée. Elle parut contente pour moi.

- Bella je ne vais pas pouvoir tarder. Tiens je t'ai amené tes cours.

- Merci.

- Tu verras tu n'as pas grand-chose à rattraper. Par contre tu es convoquée chez le proviseur à ton retour.

- Pour mon départ du cour je suppose.

- Oui. Tu vas mieux ?

- Oui, impeccable.

- Bien, j'y vais alors.

Elle me dit au revoir et disparus. Je décidais de commander japonais ce soir-là. Une fois ma commande passée, je pris la direction de la salle de bain. Je pris une bonne douche revigorante, puis j'enfilais un débardeur rose et un bas de jogging gris ample. Je n'eus pas le temps de me sécher les cheveux qu'on sonna. Sûrement le livreur. Tant pis j'allais ouvrir avec mes cheveux mouillés. Mais quand j'ouvris la porte je ne découvris non pas le livreur, mais Edward Cullen. J'en restais stupéfaite. Edward Cullen se trouvait devant moi, semblant gêné se passant la main dans les cheveux alors qu'il me transperçait de son regard émeraude.

- Cullen ?

- Lui-même.

- Comment as-tu eu mon adresse ?

- Jasper. Je peux entrer une seconde.

Je hochais la tête et le laissais passer, surprise.

- Je suis venu t'amener ça.

Il me tendit un paquet et je découvris mes affaires de Bio, que j'avais oublié l'autre jour. Je lui lançais un regard suspicieux.

- Merci. Mais Cullen tu ne vas quand même pas me dire que tu as fait le déplacement pour MOI, et m'amener mes affaires de biologie.

Il soupira.

- Non, je voulais te parler de quelque chose.

- Très bien, vas-y.

- Qu'as-tu fais à Alice ?

- Je te demande pardon.

Son regard se durcit.

- Tu lui as bien fais quelque chose! Pourquoi elle te parle ? Pourquoi elle rigole avec toi ?

- D'abord tu vas te calmer Cullen ! Je n'ai rien fais à Alice.

- Mais pourquoi elle te parle à toi ?

- Je n'ai pas la peste comme tu sembles le penser Cullen ! Je suis comme tout le monde ! Ce n'est pas parce que toi et ton toutou avez choisi de me détester que tout le monde doit en faire de même ! C'est quand même pas croyable et moi qui…

Je n'eus pas le temps de terminer qu'il se jetait sauvagement sur mes lèvres me plaquant contre le mur derrière moi. Je laissais échapper un gémissement de surprise, ce qu'il prit comme un gémissement de plaisir puisqu'il m'embrassa avec plus d'avidité encore. Je tentais de me détacher, mais je ne tardais pas à répondre aussi avidement que lui à ce baisé. Au contact de ses lèvres je n'étais plus la même. Un courant semblait m'électriser alors que je passais mes mains dans ses cheveux. Il passa les sienne sous mon tee-shirt, parcourant ma peau avec empressement. Quant à moi j'enroulais mes jambes autour de sa taille. Puis soudain il se détacha de moi, me reposant au sol. Il me regarda avec des yeux exorbités. Alors que je reprenais doucement mon souffle.

- Je n'aurais pas dû faire ça.

Et sans que je n'aie le temps de dire quoi que ce soit il quitta mon appartement. Quatre mot s'insinuaient doucement dans mon esprit. J'avais embrassé Edward Cullen !


Voilààààààààààààààà! Je ne sais pas si je pourrais vous poster la prochain chapitre lundi :/ Je verrais.

Une review please?