Merci à Gwla10, Guest, LFM'Ines, mmccg, Linou2701, Miss G, Grazie, Guest, lili69 , Galswinthe , MlleClara , erika shoval , Guest, Morgane.
cristalle : Oui, Alice, Jasper et Rosalie cachent quelque chose sur leur passé. Merci ^^
Jus de Carotte : Et bien ce chapitre est encore plus long ! ^^ Merci.
Guest : Que de questions auxquelles je ne peux malheureusement pas répondre. Je ne peux dévoiler mon intrigue. Un grand merci pour ta grande review, elle m'a fait énormément plaisir. Encore Merci. ^^
Beatrice : Pour Angela j'aime écrire des passages comme ça, je me défoule ! :') Et Edward a effectivement un gros problème avec Bella. Merci.
Nicky : Ta review m'a fait penser à l'un de mes cours de litté sur Zola. Avec le fait qu'ils ont un problème et qu'ils sont plus ou moins lié. A croire que je ne vis et vois que ça ! :') Merci.
Merci beaucoup pour vos reviews qui me font toujours autant plaisir. Vous me comblez et savoir que je suis lus et suivis c'est tout ce dont j'ai toujours rêvé. Pouvoir publier des choses que j'écris, montrer aux gens ce qui me fait me sentir bien et ma passion pour l'écriture. Alors un grand merci à vous.
Meilleurs vœux et bonne année ^^
Chapitre 7
POV BELLA
J'enfilais mon pull col en v avec énervement. Etais-je énervée ? Non bien sur… J'étais furieuse ! Furieuse à cause de cet idiot de Cullen ! Furieuse contre moi ! Contre ce courant électrique que je ressentais à chaque fois qu'il me touchait ! Pourquoi contre moi ? Pour la simple et bonne raison que j'étais faible. Faible, si faible. Je n'avais pas réussis à résister à son baiser. Et le pire était que je le lui avais rendu et avec fougue en plus. Mais c'était comme si une fois ses lèvres en contact avec les miennes je perdais toutes facultés de me défendre. Je succombais à cette luxure et ne pouvais rien faire contre. C'était de sa faute à lui ! Et seulement de sa faute ! Pourquoi m'avait-il embrassé ? Pourquoi était-il venu chez moi ? Pourquoi s'était-il énervé pour ensuite me sauter dessus ? Et surtout pourquoi était-il partit si brutalement ? Tant de questions et si peu de réponses. Les trouverais-je un jour ? Je n'en savais rien, surtout vue le caractère changeant de monsieur Cullen !
Mais quel lunatique celui-là. Au lycée et même dans Forks, Alice était connue pour être la Cullen la plus étrange et la plus difficile à cerner. Mais pour moi elle était bien plus saine d'esprit et plus simple que son jumeau. C'était Cullen la personnalité étrange des deux. Pour moi c'était une sorte d'OVNI. Et je comptais bien faire comprendre à cet extraterrestre de ne plus m'approcher et de cesser de jouer avec moi. Ça devenait agaçant et perturbant. Qu'il fasse ce qu'il savait si bien faire et qu'il m'ignore. A moins que ce soit un gars totalement fou et sadique, il pouvait bien me laisser un peu de paix. Car sinon je risquais de vraiment m'énerver et qu'il ne se plaigne pas qu'à la fin cette histoire se termine mal pour lui. Je perdais peut-être certaines batailles. Mais jamais la guerre ! Et puis j'avais des choses bien plus importantes à régler pour le moment. Comme le fait que ce soir j'allais enfin avoir une vraie discussion avec mon frère et mon père.
Où cela nous mènerait-il ? Je n'en avais aucune idée, j'espérais seulement pouvoir entretenir une relation saine avec eux. Mais étais-ce vraiment possible ? Entre mon père que je n'avais pas vu depuis bientôt quinze ans et mon frère qui ne voulait absolument pas me parler. Je commençais à me demander si ce voyage à Forks n'allait pas faire plus de mal que de bien. J'avais peur de faire souffrir des gens et de souffrir à mon tour. J'aviserais ce soir. Ce diner me mettait mal à l'aise et je commençais déjà à stresser.
Je soupirais en attrapant mes cheveux pour en faire une queue de cheval. Je marchais jusqu'à mon salon et en profitais pour allumer ma chaine hifi. Alors que je mettais ma station de radio favorite la chanson Stay de Rihanna retentit. Je m'empressais de changer de chanson. Il ne fallait surement pas que je commence à mettre une chanson qui parlait d'amour, si douce, qui chercher à faire rester son amour perdu. Définitivement pas. Je n'étais pas d'humeur bisounours et schtroumpfs roses. J'attrapais mon CD de The Pretty Reckless, Light Me Up et mis la troisième piste. Make Me Wanna Die. J'avais besoin de me défouler. Je pris ensuite la direction de la cuisine et me servis une tasse du café que j'avais préparé un peu plus tôt. J'en bus la moitié d'une traite. Alors que la chanson Just Tonight commençait, on sonna à ma porte. Je pris mes médicaments en vitesse, grimaçant à cause de leur goût abominable puis je courus ouvrir. C'était Rosalie qui entra un petit sourire aux lèvres. Je la laissais une seconde dans ma cuisine pour éteindre ma chaine hifi et prendre mon sac de cours. Quelques minutes plus tard nous descendions les escaliers de notre immeuble. Je passais en coup de vent prendre mon courrier, sinon j'allais encore l'oublier. Je me promis de regarder à la cantine ce que j'avais reçu et nous primes la route pour le lycée. Enfer et damnation nous voilà.
- Tu n'as pas oublié ta convocation chez le principal ? me demanda-t-elle.
- Non, malheureusement.
- Elle est à quelle heure ?
- Après le déjeuner. Comment est le principal ? Je ne l'ai vu que brièvement, alors …
- Monsieur Gordon est assez strict, mais il est juste. Il parait assez froid, mais il n'est pas si méchant que ça.
- C'est censé m'aider ? Non parce que là je flippe totalement !
- Mais ça se passera bien !
- Rosalie je n'aurais jamais dû sortir de cette salle de bio ! Surtout vu le résultat que ça a donné. Tu te rends compte que si jamais s'est inscrit dans mon dossier je risque mon hypothétique place à la NYADA.
- Bella tu as fait un bon choix. Entre tes études et ta famille où va ton choix ?
- Ma famille, soufflais-je immédiatement.
- Tu vois tu as fait le bon. Tu n'auras qu'à en parler à monsieur Gordon. Je suis sûr qu'il pourra régler la chose.
- Oui, je tenterais.
Elle me sourit légèrement et changea la chanson que débitait mon autoradio.
- Sinon comment s'est déroulé ta soirée hier ? Je ne te t'ai pas trop manqué, s'amusa-t-elle
Mes mains se crispèrent sur mon volant en pensant à ma soirée de la veille. Je ravalais difficilement ma salive, alors que Rosalie fronçais les sourcils.
- Oh…si…bien sûr que tu m'as manquée.
Je pris une inspiration avant de continuer.
- J'ai eu une soirée plutôt calme. Oui c'est ça calme. Rattrapage de cours, télé. Enfin tu vois le genre, mentis-je.
J'étais vraiment une piètre menteuse, et je me sentis rougir. Mon corps et ses réactions n'étaient qu'une bande de traitres ! Rosalie bien évidemment le remarque et je la vis hausser un sourcil guère convaincue.
- Ah oui vraiment ? Moi ce que je vois c'est que tu me mens.
- Non, bien sûr que non !
- Bella cesse de me prendre pour une idiote et explique moi tout, tout de suite.
Je soupirais, vaincue.
- Et bien disons qu'hier soir j'ai reçu de la visite.
- Ton frère ?
- J'aurais largement préféré mais non.
- Alors qui ?
- Edward Cullen.
Elle écarquilla les yeux alors que je soupirais brusquement. Elle coupa la musique, alors que je m'exclamais que j'adorais Muse. Mais elle ignora royalement ma remarque avant de me poser de nouvelles questions.
- Mais comment connait-il ton adresse ?
- C'est aussi la question que je lui ai posé, c'est ton cousin qui la lui aurait donnée.
Je lui toucherais deux mots sur le respect de la vie privé à celui-là ! Et aussi à son père mais sur le secret professionnel à lui ! Non mais ils sont impossibles !
- S'ils c'étaient tus, ça m'aurait évité cette mauvaise visite.
- Il te voulait quoi ?
- Il me rapportait mes affaires de Bio.
- C'est tout ?! Il a traversé Forks, pour aller chez une fille qu'il n'apprécie pas beaucoup, voire pas du tout. Juste pour lui amener des affaires de bio ?!
- Il m'a parlé aussi.
- De quoi ? s'enquit-elle curieuse.
- En fait il a commencé en diplomate pour finir par me crier dessus.
- Mais il n'est pas possible ! C'est quoi son problème au juste ? C'est sa nouvelle lubie de débarquer chez les gens pour leur crier dessus. Je te jure qu'un jour quelqu'un va lui tomber dessus et qu'on ne risque plus d'en entendre parler !
Je n'espérais qu'une chose : que ce soit moi qui lui tombe dessus.
- Bon et pourquoi il te criait dessus ?
- Parce qu'il croit que j'aurais fait quelque chose à sa sœur.
- Et qu'aurais-tu fais à madame zarbi ?
- Arrête de l'appeler comme ça ! Et bien il ne comprend pas qu'elle soit si ouverte avec moi.
- Et bien je dirais que personne ne comprend vraiment. On dirait que tu attires les extrêmes et que tu les faits s'ouvrir. Moi, elle, à qui le tour ?
Nous éclatâmes de rire.
- Bon et après qu'as-tu fais ? Tu l'as viré de chez toi à la Stewart ?
Je déglutis me concentrant sur la route en ignorant la question de Rosalie.
- Bella ?
- Oui, on peut dire ça comme ça.
- Bella dit moi ce qu'il s'est passé. Tu peux me le dire à moi.
Je soupirais une nouvelle fois.
- Bien. En fait je me suis énervée et je ne sais pas ce qu'il lui a pris maisilmaembrassé.
- Bella articule !
- Il m'a embrassé ! hurlais-je.
- Quoi ?!
Elle sauta pratiquement de son siège alors que j'entrais dans le lycée. Je lui lançais un regard qui lui disait de se calmer, déjà des regards se tournaient vers moi. Elle souffla et reprit une position normale ainsi qu'un visage indifférent. Je me garais à notre place habituelle, avant de sortir mon paquet de Malboro et de me tourner vers mon amie. Je lui tendis une clope avant d'allumer la mienne. Après avoir recraché ma première bouffée, elle reprit ses questions. Mais cette fois plus calme et plus détachée.
- Alors tu l'as giflé ? Tu lu as mis un coup de poing ? Non mieux, tu lui as mis un coup de genoux dans ses bijoux de famille ?
Je lui lançais un regard coupable, ses yeux s'agrandirent et sa bouche forma un «o » parfait.
- Tu l'as laissé faire ! s'écria-t-elle.
Je la fusillais du regard et lui sommais de se taire.
- Ne crie pas !
- Et bien explique toi.
- J'ai tenté de le repousser au début. Je te le jure. Mais après j'ai perdu le contrôle et je ne sais pas ce qu'il s'est passé je lui ai rendue son baiser.
- Mon dieu !
- Ce n'est pas si terrible que ça Rose.
- Bella tu as embrassé l'ennemi. Mais c'était juste un baiser n'est-ce pas ?
- Bien sûr Rose pour qui me prends-tu ?
- Pour une fille qui s'est fait galocher par Edward Cullen.
Je lui lançais un regard peu amène avant de l'entendre soupirer.
- Et après ?
- Il m'a repoussé et il est partit comme un voleur en disant qu'il ne n'aurait pas dus faire ça.
Elle roula des yeux.
- Prévisible. On parle de Cullen là.
- Oui. Ce n'est qu'un sale idiot prétentieux. Je ne me laisserais pas avoir deux fois, c'est hors de question !
- Il y a intérêt.
Nos regards se tournèrent en même temps vers une seule et même personne. Cullen. Il était adossé à sa Volvo avec seulement Alice. En nous voyant cette dernière nous adressa un bref sourire. Je le lui rendis avant de fusiller son frère. Rosalie, elle, garda son masque d'indifférence avant de se retourner aussi sec. Moi aussi je finis par détourner mon regard, mais pas vers Rosalie. Non vers Emmett, qui lui aussi était arrivé. Il fumait dans son pick-up, la porte du conducteur ouverte. Sa fumée disparaissant dans l'air, alors que j'entendais des brides de la musique qu'il écoutait. Du Bob Marley. Pourquoi n'étais-je même ne pas étonnée. C'était tout choisi pour lui. Il dut sentir mon regard car ses yeux chocolat croisèrent les miens. Je ne cherchais pas à me détourner, au contraire je ne bougeais pas d'un poil. Comme si je cherchais à le confronter. Lui non plus ne se détourna pas. Je vis dans son regard une étincelle de défi, mais aussi de colère. Qu'avais-je pu faire pour attiser chez lui une telle haine ? Je frissonnais tant son regard était glacial.
POV EDWARD
J'étais perdu ! C'était le cas de le dire. Hier j'avais fait comme à ma grande habitude, j'avais réagi de manière impulsive. Je n'avais pas pu m'en empêcher. C'était comme si ma vie avait dépendu de ce geste, de ce moment. Mais il faut dire que Stewart ne m'avait pas facilité la tâche. Quand elle m'avait fixé avec ses orbes chocolat emplis de colère, ses mains sur ses hanches et ses cheveux semblant s'électriser autour d'elle tant elle était énervé, je n'avais pu résister. Mais quel gars normalement constitué aurait pu résister. Elle était tout simplement bandante ! J'avais beau lui trouver tous les défauts du monde je n'aurais pas pu lui retirer ça. Elle avait une allure féline qui me rendait dingue, une vraie tigresse. Même si j'avais une irrésistible envie de la mettre dans mon lit, je devais calmer mes ardeurs. Pour plusieurs raisons. La première était que je ne ressentais absolument rien pour elle. Bon d'accord je n'avais pas pour habitude de coucher avec des filles dont j'étais amoureux, d'ailleurs je ne l'avais jamais fait. Pour la simple et bonne raison que je n'étais jamais tombé amoureux et que je ne comptais pas l'être un jour. A part peut-être dans vingt bonnes années minimum, voir plus. Ensuite parce que autant j'avais envie de la faire mienne, autant elle m'irritait au plus haut point. D'abords à cause d'Alice. Je ne comprenais pas comment elle faisait. C'était une sorcière ! Elle avait attiré Alice dans ses filets, elle avait même réussi l'exploit de devenir amie avec Hale ! Et maintenant voilà que j'avais envie d'elle.
Stewart n'était pas une proie facile, c'était une fille coriace. Ca rendait le jeu à la fois encore plus existant et à la fois ça semblait perdu d'avance. Je soupirais, j'étais vraiment perdu. Et la voir entrer dans le parking au volant de sa voiture, n'arrangea pas les choses. Elle semblait à la fois gênée et passablement énervée. Elle lança un regard sec en direction de Rosalie, et cette dernière changea immédiatement d'expression. Elles se garèrent un peu plus loin. Ma sœur sortit de la voiture à ce moment-là et plongea ses yeux verts dans les miens. Elle avait comme d'habitude une expression indéchiffrable, comme si elle venait d'une autre planète.
- Edward il y a quelque chose qui ne va pas.
Ce n'était pas une question, mais une affirmation. Elle s'approcha de moi et posa une main sur mon épaule.
- Non rien Alice.
- C'est en rapport avec Bella n'es-ce pas.
Elle avait ignoré ma réponse et avait affirmé une nouvelle fois quelque chose.
- Je me fiche totalement de Stewart, alors je ne vois pas pourquoi elle aurait avoir quelque chose là-dedans !
- Bien dans ce cas pourquoi fixes-tu l'entrée du lycée depuis que nous sommes arrivés ? Et pourquoi n'as-tu de cesse de la fixer depuis qu'elle a franchis les grilles.
- Tu dis n'importe quoi Alice. Finalement je ne sais pas si je te préférais muette.
Elle ne sembla pas s'en offusquer plus que ça. Au contraire, elle me fit un bref sourire. Même si j'avais du mal à l'admettre son sourire me fit du bien.
- Tu sais que tu pourrais sortir avec elle si tu t'y prenais autrement.
J'eus un rictus mauvais.
- Alice, moi avoir une relation sérieuse avec quelqu'un ? Jamais ! Je m'en fais la promesse. Non ce n'est pas trop mon truc ce genre de chose.
J'avais la désagréable impression de me mentir à moi-même, mais je balayai rapidement cette pensée.
- Moi je la trouve très belle Bella, c'est une fille qui te correspondrais bien. Plus qu'Angela en tout cas, s'amusa-t-elle.
Elle se tourna vers la BMW et je suivis son regard. Au même moment Hale et Stewart se tournèrent vers nous. Hale lança son habituel regard carnassier, je vis Stewart sourire à ma sœur. J'en vins presque à regretter qu'il ne me soit pas destiné. Mais Stewart se tourna vers moi et ce n'est pas un sourire qu'elle m'adressa mais un regard des plus noirs. J'en frissonnais presque. Elle se détourna rapidement. Et ce n'est pas pour discuter avec son exaspérante copine, non. Mais pour observer une saleté de vieux tas de ferraille. Celui de Swan. Je ne savais même pas comment c'était possible que cette chose soit en mesure de rouler. Pour en revenir au sujet principal, Stewart avait le regard scotché à celui de mon ancien meilleur ami. Les voir s'échanger une nouvelle fois des regards m'exaspéra et m'énerva au plus haut point. Je n'avais qu'une envie de débouler là-bas et mettre mon poing dans la tronche de cet ours. Mais je ne le ferais pas, parce que je ne voyais pas pourquoi j'arriverais à de telles extrémités pour Stewart. Ensuite parce que j'étais civilisé. Et surtout parce que contre Swan je ne faisais absolument pas le poids. J'avais des chances de finir en pâté pour chien, rien que de l'admettre mettais un gros coup à ma fierté. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien trouver à ce gars franchement ? C'était un exilé de la population. Qui fumait et se droguait. Bon elle aussi fumait, mais elle n'avait pas besoin de shit ou de beuh pour exister. J'avais l'impression que Swan prenait de la drogue pour se manifester. Il ne touchait pas encore aux drogues dures, enfin pas d'après les dires. Mais je ne doutais pas qu'il le fasse un jour. C'était inscrit dans son destin. Ce dernier était tout tracé. Il allait sombrer dans la drogue, en consommer de plus en plus, de plus en plus forte. Il n'aurait pas son diplôme, et alors au mieux il finirait avec une overdose, et au pire soit il serait tué parce qu'il n'avait plus de quoi payer sa drogue, soit il mourrait d'une maladie incurable que lui aurait refilé ses merdes. Ce n'était pas des stéréotypes, c'était la triste réalité et il fallait l'accepter. Peu de personne avait la chance de sortir de ce merdier et il fallait un mental d'acier et l'envie de s'en sortir. Je doutais que Swan ait ne serait-ce que l'un des deux. Il n'y avait pas de meilleur exemple que ce qui c'était produit quelques années plutôt, quand il avait appris cette mauvaise nouvelle qui l'avait mis dans un tel état qu'il avait finis par tourner le dos à tout le monde. Il n'avait pas cherché à se battre, et avait au contraire coulé à pic. Voilà pourquoi son destin était tout tracé. Peut-être Stewart le sortirait de là, mais j'en doutais. C'était au pire un plan cul de passage au mieux une ex qui refaisait surface. En tous cas ils avaient un lien. Car ils se connaissaient. La plupart des personnes l'avaient compris avec ce qui c'était passé en bio. Pourquoi aurait-elle couru après lui, si elle ne le connaissait pas. Non, il n'y avait pas d'autre explication. J'avais raison, comme toujours…
- Bah alors Cullen on dort ! C'est la nuit qu'il faut le faire ! s'amusa Jasper qui venait d'arriver.
Je sursautais et sortis de mes pensées. Le blond embrassa ma sœur avant de me serrer la main.
- Je réfléchissais, dis-je.
- Tu rêvais de moi plutôt, claqua la voix stridente d'Angela.
Il ne manquait plus qu'elle. Je soupirais alors qu'elle claquait un bisou sonore sur ma joue, laissant surement une horrible trace de son gloss rose pailleté. Une horreur. Je vis Swan sortir de sa voiture. Stewart le suivre du regard, presque peinée qu'il parte. C'est sûr ils avaient un lien. Je ne sais pas pourquoi, mais le regard que Stewart avait lancé à Swan, je voulais aussi qu'elle me le lance. Pourquoi ne le réservait-elle qu'à lui ?! Et pourquoi pas à moi ? Je sentis une bouffée s'énervement s'emparer de moi. Et alors que je croisais une nouvelle fois le regard glacial de Stewart j'en profitais.
- Eh Angela ! Viens un peu par-là !
Elle s'approcha de moi en dandinant et je m'emparais de ses lèvres pour l'embrasser sauvagement et sans retenue. Je ne ressentais pas la même chose qu'avec Stewart. Non à vrai dire Angela me dégoutait depuis quelques temps. Quand je me détachais d'elle, je lançais un regard triomphant à Stewart. Cette dernière passa devant moi et me lança un regard si haineux que j'eus presque envie de m'enfuir. Même ma sœur m'avisa d'un regard noir. Première chez elle. Elle devait se dire que j'avais dépassé les bornes. Mais je répondais à l'attaque par l'attaque ! Cepedant Stewart m'avait-elle vraiment attaqué ? En tout cas Alice héla Stewart et elle disparut avec Hale et Lucifer. Oui voilà comment j'appellerais Stewart désormais. Lucifer. Le diable de mon monde à moi.
POV BELLA
Je m'assis avec énervement à ma table de la cafeteria. Rosalie me lança un regard compréhensif. Elle savait pourquoi j'étais dans cet état-là. J'avais envie d'éclater, mais la présence d'Alice à mes côtés me calma un peu. Après tout je n'allais pas cracher ma haine pour son frère devant elle. Surtout que ça risquait d'être violent. Il avait cru quoi en embrassant comme un sauvage l'autre pimbêche en me regardant ? Que j'allais être jalouse ? Et bien il s'était lourdement trompé. Surement pas ! Je repoussais mon plateau, où il n'y avait qu'une bouteille d'eau, une tranche de pain et une pomme. Je n'avais pas vraiment faim.
- Tu ne manges pas Bella ? demanda Alice.
- Si, je grignoterais.
- Tu vas bien ? Tu es peut-être encore malade, s'inquiéta Alice.
Je lui souris doucement et Rosalie prit la parole avant moi.
- Non, ça doit être sa convocation chez le principal qui la met dans cet état. Cette Stewart toujours à stresser pour rien.
Je lui lançais un regard amusé et reconnaissant. Car il m'avait permis d'éviter le sujet Cullen devant Alice.
- Tu t'es fait convoquer ?
- Oui, à cause de l'incident en Bio.
- Ah oui je vois.
Elle n'en demanda pas plus et retourna à la dégustation de son riz à peu près cuit. C'est ça que j'aimais chez Alice. Elle n'avait pas une curiosité mal placée comme la plupart des gens, à vouloir savoir le moindre détail de votre vie pour déceler le moindre potin. C'était une fille simple et très agréable.
J'attrapais mon sac et en sortis mon courrier que j'avais retiré de ma boite au lettre ce matin. Des pubs, une facture, et une grande enveloppe en papier kraft. Je rangeais les premiers papiers pour m'intéresser à cette enveloppe. Quand je vis l'endroit d'expédition je m'empressais de l'ouvrir. La lettre venait de New-York. A l'intérieur se trouvait une brochure sous forme de magazine de l'université de NYADA. Je l'avais commandé sur internet. Je levais la tête toute excité vers Rosalie.
- C'est quoi ? demanda-t-elle.
- Une brochure de NYADA, je l'ai commandé il y a quelques jours ! Je sais que tu ne veux pas que je te pousse, et que tu n'as pas encore choisis ce que tu veux faire après le lycée, mais au moins tu pourras y jeter un coup d'œil, ça t'aideras peut-être à te décider.
Elle hocha imperceptiblement la tête, alors qu'Alice se tournait vers moi.
- Je peux y jeter un coup d'œil ? demanda-t-elle timidement.
- Bien sûr.
Je le lui tendis et elle tourna doucement les pages, concentrée.
- Ça m'a l'air d'être une excellente école.
- Mais ça l'est. Elle a une excellente renommé.
- Je vois ça, et de très bon professeur. Mais par contre ils disent qu'il n'y a que très peu d'admis et que les sélections d'entrée sont très dures.
- Oui, admis-je.
Elle me rendit ma brochure.
- J'espère que tu seras admise. Et toi aussi Rosalie, si jamais tu te présentes.
Elle s'était tournée vers ma meilleure amie, rougissante, l'air très gênée. Rosalie haussa un sourcil, elle garda son expression froide, dénuée d'émotion, avant de briser le masque pour sourire. Mais ce dernier fut très bref et elle murmura un merci. Alice parut étonnée et moi aussi. Je savais que pour Rosalie c'était un grand pas, je lui souris et elle fit comme si de rien était en épluchant sa clémentine. Je levais les yeux au ciel, j'avais presque envie d'éclater de rire. Mon regard scanna la salle et je tombais sur Cullen. Il était assis à sa place habituelle, quand il vit que je le regardais, il se redressa un peu et passa un bras autour des épaules d'Angela, lui massant doucement l'épaule. J'entendais d'ici la dinde jacasser. Il cherchait quoi à la fin ? Me rendre jalouse ? Me faire passer un message ? En tout cas aucune des deux options ne marchait. Mais ça m'agaçait, j'avais l'impression que pour lui j'étais un pantin et qu'il pouvait disposer de moi à sa guise et se permettre ce qu'il voulait. Je ne le fusillais pas du regard, non ça lui aurait fait trop plaisir. Je lançais juste un regard désintéressé presque ennuyé dans sa direction. Il sembla désarçonné et j'en profitais.
- Bon il faut que je passe au casier avant d'aller me présenter chez monsieur Gordon.
Elles se levèrent après moi et après avoir débarrassé nos plateaux, nous allâmes jusqu'aux casiers. Mais nous nous séparâmes bien vite. Rosalie partit aux toilettes, et Alice devait rendre en vitesse un bouquin qu'elle avait emprunté à la bibliothèque du lycée. J'ouvris donc mon casier, situé près des classes de français. Il était presque bien rangé et pas vraiment décoré, comme la plupart des autres casiers. Il n'y avait que deux photos, celle de mon père, mon frère et moi que j'avais fait faire ne plusieurs exemplaires. A chaque fois que je la voyais sur la porte de mon casier ça me rappelait mon objectif. Je caressais doucement la photographie, avant de soupirer et de mettre quelques bouquins dans mon sacs et d'en enlever certains. Et la deuxième photo me représentait avec Rosalie. Le cliché était récent, nous rions aux éclats, une cigarette à la main. Elle nous représentait bien, et je trouvais cette photo magnifique. Rosalie était d'accord avec moi sur ce point. Je claquais la porte de mon casier et sursauter violement en voyant que Emmett se trouvait juste derrière.
- Tu m'as fait la peur de ma vie.
- J'en suis ravi.
Je soupirais et me plantais pile devant lui, les bras croisé.
- MON père a dit que tu comptais te pointer ce soir.
La façon dont il avait insisté sur le mon me blessa un peu. C'était surement une façon de marquer son territoire en quelque sorte. Comme un gamin de trois ans qui jalousai l'arrivé d'un nouveau membre dans sa famille. Je trouvais sa réaction puérile, blessante et disproportionné. Blessante, parce que c'était une façon bien à lui de me faire comprendre que Charlie n'était pas mon père enfin pour lui et qu'il n'était en aucun cas mon frère. Et je la trouvais aussi disproportionné. Je ne comprenais pas pourquoi il était comme ça avec moi. Aussi mauvais, brutal et méchant.
- Je ne comprends pas pourquoi tu cherches toujours l'affrontement ! claquais-je à bout.
- Ne fait pas l'innocente !
Je plantais mes doigts dans son torse.
- Mais tu vas arrêter avec tes insinuations à la fin ! Tu commences doucement à m'énerver.
- Oh et tu crois que ça m'énerve pas moi que tu fasses constamment l'innocente alors que tu es aussi garce que ta mère !
Là je voyais rouge.
- Non, mais tu vas arrêter de débiter des conneries ! Tu cherches à me mettre hors de moi ?
- Pourquoi, ça marche ?
Je soufflais et ma tension ne fit qu'augmenter quand je vis Cullen arriver droit sur moi, l'air énervé. Il voulait quoi encore celui-là ? Tout ce qu'il allait faire c'est envenimer la situation.
- Vous comptez copuler dans les couloirs.
- Tout le monde n'est pas comme toi Cullen ! crachais-je sous l'œil étonné de mon frère. D'ailleurs où est Barbie Weber, tu l'as perdue en route ?
Il me fusilla du regard avant de riposter.
- Et toi tu as mis le grappin sur Swan ? Tu ne pouvais pas trouver pire. Je te savais pas si désespérée.
J'eus un rire mauvais.
Si je pouvais trouver pire, regarde il y a toi par exemple. Et je crois que sur la liste des désespérés tu arrive premier haut la main. Après tout pour coucher avec Weber il faut l'être. J'aurais bien trop peur d'attraper une maladie incurable.
Je vis le visage d'Emmett se fendre en un sourire en voyant la mine dépitée de Cullen, mais son sourire disparu rapidement quand il vit que je le regardais. Je le vis commencer à partir, mais je le retins d'un geste en attrapant son avant-bras.
- Soit là ce soir. Ecoutes au moins ce que j'ai à dire, après tu auras le libre choix de me détester. Mais laisse-moi m'expliquer d'abord, murmurais-je.
Je relâchais son bras et il me lança un dernier regard avant de dire à voix haute.
- A ce soir.
Il partit et quand je me retournais j'eus la désagréable surprise de constater qu'Edward était encore là.
- Bon Cullen tu veux quoi ?
- Alors comme ça tu le vois ce soir ? cracha-t-il.
- Non mais tu me fais quoi là ? Une pseudo crise de jalousie.
- Bien sûr que non !
- Encore heureux ! Et puis tu cherches quoi à la fin ? Tu essayes de me rendre jalouse ? Tu roules une pelle à Weber en me fixant et tu la plote devant moi et ça devrait me faire quelque chose ? Mais je n'en ai strictement rien à foutre ! Chope toi une MST et fou moi la paix merde.
C'est bon, j'étais vraiment énervée maintenant ! Je vis arriver Alice et Rosalie au loin. Peut-être que ça allait le faire partir.
- Et vous allez vous voir où ? Dans un hôtel minable de Port Angeles ? Ou dans une ruelle avec ses seringues de drogues et ses potes camés peut-être ?
- Pourquoi tu veux te joindre à nous ? raillais-je. Plus on est de fous plus on rit !
Il me fusilla du regard, alors que Rosalie se plantait devant lui.
- Je te conseil de dégager Cullen ! prévint-elle.
- Sinon quoi ? Tu vas me mettre un coup de brosse ?
Elle eut un rire mauvais.
- Ne me prend pas pour ta Weber. Non, moi mes méthodes sont bien plus sadiques. Et tu risques de mordre la poussière.
- Je ne vois pas pourquoi tu t'excites Hale je ne t'ai rien fais à toi!
- Non, mais tu prends ma meilleure amie pour un pantin. Et quand on touche à ma meilleure amie, on s'en prend à moi aussi.
Alice à mes cotés écarquilla les yeux, elle eut comme un éclair de lucidité.
- Tu l'as embrassé Edward ! devina-t-elle en me faisant devenir rouge pivoine. C'est pour ça que tu es bizarre depuis hier.
Il sembla aussi gêné que moi, mais prit rapidement son air arrogant.
- Bien sûr que non ! Qu'est-ce que tu vas inventer Alice !
Je lâchais un rire sec et sans voix.
- Cullen tu pourrais avouer au moins. Que ça t'ais déplu ou non, on c'est bien embrassés ! Et si je me souviens bien c'est toi l'instigateur de ce baiser non ?
- Tu le regrette autant que moi.
- Je n'ai jamais dit que je le regrettais mais au moins moi je n'ai pas pris la fuite ! crachais-je.
- Mon Eddychou qu'est-ce que tu fais avec ces dindes complètement cinglées.
- Non Weber on dit : « Eddychou qu'est-ce que tu fais avec moi la dingue complétement cinglée ! »
Je jetais un coup d'œil à ma montre, j'allais être en retard au bureau de monsieur Gordon.
- Toi Stewart…, commença Weber.
- Oui, oui, je sais les insanités et menaces habituelles. Tu n'es jamais très créative. Moi j'y vais on m'attend.
Je partis en direction du bureau directorial suivit par mes deux amies.
- Je dois dire que tu m'as épaté, lâcha doucement Alice. C'est exactement ce qu'il fallait à Edward, une petite remise à niveau.
- Oh et encore aujourd'hui ce n'était rien. Désolée de parler de ton frère de cette manière, mais c'est un véritable connard !
- Je ferais comme si je n'avais rien entendu, souffla-t-elle un petit sourire sur le visage.
J'entendis Rosalie rire à côté de moi, nous étions devant le bureau. Elles me soufflèrent un « bonne chance » et après avoir frappé j'entrais. Monsieur Gordon était placé derrière son bureau se tenant droit et le visage fermé. Je vis qu'Emmett était lui aussi là. Il était installé sur l'une des deux chaises faisant face à l'imposant bureau en bois.
- Vous voilà Miss Stewart, nous n'attendions plus que vous. Asseyez-vous.
Je m'assis, assez tendue. Je tentais un coup d'œil vers mon frère, qui semblait s'ennuyer ferme. Il lâcha un bâillement sonore, s'attirant le regard foudroyant de monsieur Gordon.
- Je vous prie de faire attention à vos manières monsieur Swan, vous jouez trop avec le feu ! Bien commençons avant que monsieur Swan ne s'endorme ! D'après monsieur Banner vous monsieur Swan vous êtes arrivé en retard à son cour et puis comme ça d'un coup vous avez quitté sa classe, et miss Stewart vous a suivis. Vous n'êtes pas réapparus de l'heure et vous avez donc séché une heure de cours. Avez-vous des explications ?
Nous gardâmes le silence et je le vis froncer ses sourcils.
- Seriez-vous muets ou tellement bêtes que vous voulez aggraver votre cas ? Parce que c'est ce qu'y risque d'arriver ! claqua-t-il sèchement.
J'eus un peu peur, mais Emmett lui n'en avait que faire. Je décidais de prendre la parole.
- Je suis désolée pour ce malheureux incident monsieur Gordon. Même si voulions vous donner des raisons valables à notre fuite, nous n'y arriverons pas. C'était très impoli et j'irais présenter mes plus plates excuses à monsieur Banner avant la fin de la journée. Je suis vraiment désolée d'avoir séché, ça ne m'était encore jamais arrivé et je vous promets que plus jamais ça n'arrivera.
J'entendis Emmett lâcher un rire sans joie, alors que je fusillais du regard. Monsieur Gordon lui avait toujours son masque froid. Rosalie avait eu raison, aux premiers abords, il ne paraissait pas bien sympathique.
- Miss Stewart je suis vraiment déçu. J'ai consulté votre dossier une nouvelle fois hier et je n'ai rien trouvé qui puisse justifier votre comportements. Jamais de mots, colles, d'avertissements ou même de convocations. Rien. Vos professeurs n'ont jamais eu à se plaindre de vous…
- La petite élève parfaite, grogna Emmett.
- Vous monsieur Swan je vous conseille de vous taire ! Ne vous inquiétez pas votre tour va rapidement arriver. Alors miss Stewart que s'est-il passé ?
- Je ne pourrais vraiment pas vous l'expliquer. Et j'en suis désolé et je regrette vraiment, d'abord par respect pour monsieur Banner et ensuite parce que j'ai peur que ça n'entache mon dossier pour l'université.
- Bien, lâcha seulement monsieur Gordon. Quand à vous Swan je ne sais plus quoi faire ! Je vous préviens que les heures de colle vont pleuvoir ! Et si ça ne suffit pas je crois qu'il faudra passer à des mesures plus drastiques ! Comme le renvoi !
Je frissonnais pour lui, mais Emmett était toujours impassible.
- Je me vois dans l'obligation de vous punir jeunes gens. Vous aurez des travaux d'intérêt généraux, pendant trois samedi.
- Et qu'y ferons-nous ?
- Ça dépendra du jour et du choix de la personne qui vous surveillera.
- Vous pouvez sortir. Rendez-vous samedi au lycée à 14h précise, vos travaux prendront fin à 16h.
Je me levais pour sortir mais monsieur Gordon me retint, Emmett lui quitta le bureau en calquant la porte, sous le soupir agacé du principal.
- Miss Stewart à ce que j'ai compris votre dossier est très important pour vous, à cause de l'université ?
- Oui monsieur.
- Vous comptez postuler où ?
- Mon choix principal se porte sur NYADA.
- Je vois. Et bien si je n'ai pas à me plaindre de vous pendant le restant de l'année je ferais en sorte que rien ne figure sur votre dossier.
- Merci monsieur.
- Sortez maintenant.
- Au revoir.
- Au revoir miss Stewart.
Alice et Rosalie se trouvaient devant l'entrée, en train de m'attendre. Le regard de la blonde suivait la silhouette de mon frère, qui disparaissait au loin. Je soupirais, ce n'était pas gagné d'avance pour ce soir. Je soupirais alors que mes amies se tournaient vers moi.
- Alors ?! questionna Rosalie.
- Trois samedis de travaux d'intérêt généraux.
- Il a été plutôt sévère, dit Alice.
- Oui, enfin c'était mérité, soufflais-je.
Rosalie roula des yeux.
- Il n'y a que toi pour sortir un truc pareil !
- Surement, souris-je.
- Sinon il n'a pas été trop virulent ? demanda Rosalie.
Je leur expliquais mon entrevue avec monsieur Gordon et elles ne parurent pas plus étonnées que ça du comportement d'Emmett.
- Tu sais Bella, Swan est toujours comme ça. Je ne pense pas qu'il ait prit la peine de lire le règlement au moins une fois dans sa vie. Mettre Gordon hors de lui c'est son lot quotidien. Un peu comme un passe-temps, expliqua Rosalie.
- Et encore aujourd'hui je le trouvais un peu ailleurs, souffla Alice.
Je ne répondis rien. J'avais aussi remarqué qu'il était ailleurs. Peut-être pensait-il à notre confrontation de ce soir. Parce que moi je ne cessais de le faire. C'était dans mon esprit depuis que Charlie m'avait appelé. Et ça allait encore l'être jusqu'à ce soir vingt heures. Je soufflais et partis avec Alice à notre cours commun de sport. Youpi du sport ! J'y allais en trainant les pieds. Alice et moi nous mimes loin de tout le monde dans les vestiaires. J'avais toujours ce besoin de chercher la moindre parcelle d'intimité dans les vestiaires. Je n'aimais pas mon corps, alors autant que personne ne le voit. J'enfilais en vitesse mon pantalon de survêtement noir et mon débardeur blanc, accompagné de mes fidèles Nike. Je resserrais ma queue de cheval et je sortis du vestiaire avec Alice. Quelques secondes plus tard Jasper vint nous rejoindre, il embrassa le sommet du crâne d'Alice en l'enlaçant avant de se tourner vers moi.
- Alors Bella plutôt sportive ? demanda-t-il en souriant.
J'avais du mal à cerner Jasper. Quand Rosalie m'en parlait, elle traçait le portrait parfait d'un sbire de Cullen. Mais je le trouvais plutôt calme et amusant, avec parfois une part d'arrogance. Et puis je doute qu'Alice soit tombée amoureuse du premier imbécile.
- Non, pas du tout même.
- Tu n'as jamais pratiqué de sport.
- Si de la danse pendant huit ans.
- Ce n'est pas possible de ne pas aimer le sport ! s'exclama-t-il.
- Et bien si ! m'amusais-je. J'exècre ça ! Et puis disons que quand on fume, ce n'est pas terrible.
- Du genre à cracher ses poumons au bout de dix mètres alors ?
- Quinze je dirais, sans vouloir me vanter bien sûr.
Il éclata de rire.
- Tu es plus résistance que ça quand même ?
- Oui. Disons que tant que le sport se joue avec un ballon, je me débrouille plutôt pas mal.
- Tant mieux aujourd'hui c'est basket.
Cullen déboula, l'air de mauvaise humeur. Allait-il encore me pousser à bout ?
- Tu fous quoi Jazz, le prof a dit de faire des équipes de quatre, mixte ! Angela et Lauren nous attende.
- Non, pas moyen que j'aille avec ces deux autruches mec ! Moi je reste avec Bella et Alice.
- Et moi je ne veux pas être avec elle ! s'énerva-t-il en me pointant du doigt.
- Je te conseil de te calmer Cullen. Je ne veux pas non plus me mettre avec toi.
- Pas grave retourne avec Angela et Lauren, on va prendre Mike. En plus j'ai entendus dire que tu l'intéressais Bella.
Jasper me fit un clin d'œil, alors que je levais les yeux au ciel. Moi et Mike ? Aucune chance… Cullen disparut une seconde et à mon grand malheur revint avec une pile de chasubles vert. Vous savez ce qu'est une chasuble ? Un bout de tissus infect à l'odeur de renfermée (au mieux) et à la couleur étrange. Je mis le mien en pestant.
- C'est bon je reste avec toi Jazz, fit Cullen.
Je fis un soupir à fendre l'âme.
- Pourquoi mon dieu ? Pourquoi ?
Jazz éclata de dire, Alice me sourit et Cullen me fusilla du regard. Je lui lançais un regard moqueur. Nous débutâmes par un échauffement et après les matchs commencèrent sous forme de tournois. Bien vite, nous nous retrouvâmes à affronter l'équipe de Weber. Elle me fusillait, littéralement du regard. Je l'ignorais et me concentrais sur mon jeux, pour l'instant je n'avais pas encore trébuché sur mes lacets ou frappé quelqu'un sans le vouloir. Quoi qu'il y avait des cibles potentielles sur le terrain. Alors que je driblais en direction du panier, je vis un pied s'allonger devant moi. Je ne réussis pas à l'éviter et tomber magistralement sur le terrain. C'était bien sur Weber. Jasper me tendit sa main et je me relevais furieuse. Weber me toisait en éclatant d'un rire aigre.
- La prochaine fois que ta jambe s'avère trop grand pour le terrain, je la coupe ! T'as bien compris Barbie Made in Hospice !
Elle écarquilla les yeux alors que j'entendais quelque personnes rire dont bien sur Jasper. Le match reprit et quelques minutes plus tard, je sentis un violent coup de coudes dans mes côtes. Je l'ignorais, continuant tant bien que mal à jouer, je savais que c'était encore un coup de Weber. Mais au bout de deux coups de coudes et tentatives de me faire étaler une nouvelle fois sur le sol ratées, je fus hors de moi.
- Maintenant tu arrêtes ça tout de suite Weber ! Sinon je te promets que cette salle de sport disposera d'un nouvel équipement en peau de Weber !
Je vis une lueur de peur traverser son regard et heureusement pour elle, le coach siffla et nous partîmes affronter une autre équipe. Pendant toute la séance de sport Cullen était resté muet, on aurait dit qu'il réfléchissait. Concentré sur ses pensées. Un peu plus tard quand nous sortîmes du gymnase Weber tenta de me bousculer. Alors que j'allais l'éclater contre un mur je sentis une main se poser sur mon épaule. Je me tournais et découvris Cullen.
- Tu vas faire quoi Stewart ? Mettre tes menaces à exécutions et te faire virer ? Qui pourrais-je torturer par la suite ?
- Mais fous-moi la paix Cullen ! Va plutôt voir ton espèce de de petite amie !
- Je ne sors pas avec elle ! Et toi va rejoindre ton petit ami le drogué !
- JE NE SORS PAS AVEC EMMETT OK ?! braillais-je.
Mais ils avaient quoi aujourd'hui ? Etais-ce un concours ? Le premier à faire exploser Isabella Stewart. En tout cas Cullen semblait surpris de mon énervement. Je le plantais là et rejoignis les vestiaires.
Quand j'expliquais à Rosalie ce qu'il c'était passé, elle éclata de rire. Je roulais des yeux et nous quittâmes le lycée.
- Tu comptes faire quoi demain ? Vu qu'on a l'après-midi de libre.
Je vis son visage se fermer.
- Je ne sais pas encore, souffla-t-elle.
Je fronçais les sourcils mais ne cherchais pas à comprendre. Je la déposais au studio de danse, mais cette fois si je ne pouvais pas aller la rechercher. Une fois chez moi je soupirais en regardant l'horloge. Il n'était que dix-huit heures, j'avais encore deux longues heures à attendre. Je décidais d'aller prendre une douche. Peut-être que ça allait me calmer ? J'entrais sous l'eau chaude et tentais de décontracter mes muscles qui semblaient tendus au maximum. Mais rien n'y fit j'étais toujours aussi tendue une fois sortie de l'eau. Je marchais doucement vers ma chambre, mes pensées divaguant un peu partout. Je restais plantée dix bonnes minutes devant mon dressing. Je décidais de mettre une tunique marron simple avec un jean clair. Avant de partir m'affaler sur son canapé. Plus qu'une heure !
POV ROSALIE
J'enfilais mon body de danse noir en lycra et partis sur la piste de danse. Je regardais mon reflet dans le grand miroir de la salle pendant que je m'étirais sur The A team d'Ed Sheeran. Mes traits étaient tirés et j'en connaissais la raison. J'avais une boule à l'estomac et elle ne disparaitrait pas avant que le moment ne soit venu. Je craignais cette confrontation. Mais elle devrait arriver un jour ou l'autre. J'avais peur que ça me brise une bonne fois pour toute. Il fallait que j'en parle à Bella, j'en avais conscience. Mais je ne sais pas si je trouverais la force de tout lui dire. Il fallait que je lui dise avant le moment fatal. Et mes heures étaient déjà comptées….
Alors que je m'apprêtais à changer de disques, la porte s'ouvrit et Victoria entra souriants. Je ne lui avais plus vraiment parlé depuis notre confrontation, mais je ne pouvais pas lui en vouloir, elle avait fait tant de chose pour moi. Je soupirais et me tournais vers elle.
- Bonjour Vic'.
- Bonjour Rosalie. Je suis venue te présenter quelqu'un.
Je lui lançais un regard noir. Elle n'avait quand même pas fait ça. Un garçon de mon âge entra dans la pièce. Il était grand, brun aux yeux noirs et oiffé dans le style de l'ancien temps. Il me lança un sourire éclatant que je ne lui rendis bien sûr pas. Il m'insupportait déjà.
- Je te présente ton partenaire ! s'exclama Victoria réjouit.
Je fusillais du regard les deux personnes présentes devant moi.
- Es-ce que tu pourrais me laisser seule avec Victoria ! claquais-je sèchement.
Mais au lieu de ça il me tendit sa main.
- Royce. Royce King, se présenta-t-il.
- Oui, peu importe.
Il me sourit une nouvelle fois avant de sortir.
- Tu peux m'expliquer ? crachais-je.
- Ecoutes Rosalie, ce concours est une très belle opportunitée.
- Je n'ai pas envie d'avoir un partenaire.
- Ecoutes Royce est un très bon danseur. Tente une ou deux séances avec lui, si vraiment ça ne marche pas, dans ce cas-là on abandonne. Mais essaye au moins.
Je réfléchis une seconde.
- Très bien. Mais quand j'annoncerais à ton King que je ne continue pas, il ne faudra pas t'en étonner.
- C'est un excellent danseur. Tu seras étonnée.
- Tu le connais d'où ? Je ne l'ai jamais vu danser ici.
- Il danse à Seattle. C'est le fils d'une amie à moi.
- Très bien.
Elle sortit de la salle et quelques minutes plus tard Royce apparut.
- Bon alors, moi c'est Rosalie Hale. On a besoin de se lier d'amitié ni rien. Je ne pense pas que notre collaboration risque de durer longtemps.
- Victoria m'a dit que tu étais têtue et elle m'a dit que tu n'étais pas pour ce duo.
- ET bien que fais-tu encore ici dans ce cas ?
- J'aime le défi. Je suis sûr que je peux te faire changer d'avis.
J'éclatais d'un rire mauvais.
- Je ne crois pas non.
Il me fit un clin d'œil. Et je lançais la musique exaspérée.
POV EDWARD
J'étais allongé sur mon lit, observant le plafond. Je lâchais un soupir. Peut-être le centième depuis que j'étais allongé. J'entendis deux coups frappés à ma porte.
- Entrez, dis-je las.
Une silhouette fluette se glissa dans ma chambre. Il s'agissait d'Alice qui sortait apparemment de son atelier. Elle portait un tee-shirt, trois fois trop grand pour elle, blanc et taché de peinture. Elle avait même de la peinture sur le visage, et dans les cheveux.
- Edward je sais que je ne me confie plus, mais je n'arrive plus. Il faut me laisser du temps. J'essaye. Un jour je te dirais ce qui m'a rendu comme ça et tu seras le premier avertis. Mais pour l'instant je n'ai pas le courage. Désolé grand frère.
Je lui fis signe de venir et je la serrais dans mes bras. Ma sœur était la personne que j'aimais le plus au monde. Savoir qu'il c'était passé quelque chose, mais ne pas savoir quoi me rongeais.
- Par contre toi tu peux te confier à moi Edward.
- Pourquoi devrais-je le faire ?
- Edward à propos de Bella.
Je soupirais, pourquoi devions nous parler de cette agaçante brune au regard de braise.
- Je n'ai rien à dire à propos de cette fille Alice.
- Sur ?
- Certain !
- Ecoutes Edward tu ne l'as pas embrassé sans raisons.
- Ce n'était qu'une pulsion.
- Cette pulsion t'as fait venir chez elle par la même occasion ?
- Je ne répondis rien.
- Edward. Tu sais je te connais très bien, je sais pourquoi tu agis comme ça.
- Comment ?
- Tu cherches à la provoquer tout le temps.
- Parce que je ne la supporte pas.
- Non au contraire je pense que tu cherches à attirer son attention.
Elle marqua une pause et je méditais ses paroles pendant ce temps-là. C'est vrai que je ne supporte pas qu'elle m'ignore. Je cherchais sans cesse un regard, une parole de sa part. Ma sœur avait raison, comme la plupart du temps. Je cherchais désespérément à attirer son attention.
- Je crois que tu as raison. Mais ce ne change rien.
- Comment ça, rien ne change ? Elle te plait non ?
- Un peu, mentis-je.
Car en vérité, elle me plaisait beaucoup plus !
- Et bien bats toi pour ça ! Mais je te préviens j'apprécie beaucoup Bella, si ce n'est que pour une nuit tu abandonnes cette idée.
- Non, j'aimerais envisager plus…
Elle me fit un grand sourire.
- Qu'est-ce qui te retient ?
- Je suis sûr qu'elle sort avec Swan !
- Elle t'a bien dit le contraire tout à l'heure.
- Elle a peut-être mentit.
- Non ce n'est pas son genre.
- Alors c'est qu'il ne sorte pas vraiment ensembles. C'est peut-être histoire de s'amuser de temps en temps.
- Je ne pense pas non plus. Ils ont un lien c'est certain, mais je ne pense pas que ce soit à ce niveau là.
- Alors lequel ?
- Je ne sais pas, tu n'auras qu'à lui demander.
- Mais elle me déteste !
- C'est sûr que tu es mal parti.
- Qu'est-ce que je peux faire pour changer ça ?
- Soit toi-même. Moi je t'aime bien comme tu es, alors peut-être que tu auras des chances de séduire Bella comme ça.
- Peut-être, soupirais-je.
C'était loin d'être gagné.
POV BELLA
Je me garais devant la maison des Swan. Celle où j'aurais dû grandir… Je coupais le contact et restais assise à la place conducteur, mes mains cramponnées au volant, mon regard vrillant l'horizon. Je soufflais un bon coup et sortis de l'habitacle. Je marchais d'un pas incertain vers le perron avant de prendre tout mon courage et de sonner. Quelques secondes plus tard la porte s'ouvrit sur Charlie. Il portait un tee-shirt d'une équipe de base-ball, avec une chemise à carreau ouverte et un jean foncé. Il m'observa, semblant aussi gêné que moi.
- Entre, lâcha-t-il en tentant un sourire que je lui rendis.
Il me conduisit vers la cuisine où une table avait été dressée. Enfin dressé à la manière d'un homme célibataire depuis de longues années. Trois assiettes, des couverts dépareillés, feuilles de sopalin, et verres à moutarde. Et pourtant je ne pouvais m'empêcher de trouver cette table chaleureuse.
- Je ne suis pas très fort pour la cuisine, dit-il. Alors ça sera friture d'un ami à moi, avec du riz. Enfin si le riz est mangeable.
Je laissais s'échapper un petit rire alors qu'il m'invitait à m'asseoir. S'en suivit un silence timide et pesant auquel Emmett mit fin en arrivant. Il ne portait qu'un tee-shirt blanc sans son blouson noir, ce qui révélait son imposante musculature. Il ne prit pas la peine de me dire quelque chose et s'affala sur la chaise qui me faisait face.
- Bien on mange ?
- Oui Em' ! grogna Charlie.
Ce dernier nous suivit. Je commençais à manger quand Charlie prit la parole.
- Alors tu vis où ?
- Mes grands- parents me louent un appartement, sur le seul bloc de Forks.
- Celui des Hales ?
- Oui, voilà.
- Pas trop difficile, la vie seule ?
- On s'y fait. Mais une amie à moi, Rosalie Hale, y est presque tout le temps.
- Bien.
- Tu parles une assistée ! grogna Emmett.
- En quoi serais-je une assistée, claquais-je.
- TES grands-parents te louent l'appartement. Je suis sûr qu'ils te paient une femme de ménage.
- Si tu veux tout savoir je fais toutes les tâches ménagères moi-même. Et quand au frais qu'engendre mon appartement, oui ils paient. Mais je me suis trouvé un emploi pour pouvoir les aider !
Ca eut le mérite de le faire taire. Il me fusilla du regard et retourna à la dégustation de son poisson.
- Et tu vas travailler où ? demanda Charlie.
- A Port Angeles, à la libraire « La plume d'argent ».
- Il me semble y avoir déjà été.
- Les gérants ont l'air très gentils.
- Tant mieux.
Je lui souris. Je sentais qu'il voulait mieux me connaitre et j'avais envie d'en faire autant.
- Et toi ? Tu as des passe-temps ? questionnais-je.
- Et bien MON père consacre sa vie à son travail, au match de base-ball, à la bière et à la pêche ! s'exclama Emmett.
Charlie soupira et l'ignora. Quant à moi je tentais de gouter le riz, un peu trop cuit, mais il se laissait manger.
- Tu comptes faire quoi après le lycée ? demanda Charlie.
- J'aimerais intégrer l'université NYADA, ça a longtemps était mon second choix mais je l'ai faits passer en tête de liste il y a peu.
- Et c'est pour faire quel genre d'étude ?
- Artistique. Je me compte me spécialiser dans la musique et le chant. Mais j'aurais surement le choix entre art dramatique et danse pour agrémenter mes études.
- Quel était ton premier choix ?
- Julliard, avouais-je en rougissant.
- Et pourquoi ne l'est-il plus ?
-C'est une université beaucoup plus onéreuse et célèbre. Bien que NYADA possède une grande notoriété aussi, mais je n'ai aucune chance d'être acceptée.
- Une artiste donc.
- J'espère l'être en tout cas.
- Et où se situe ce NAYDA ? claqua Emmett.
- NYADA, corrigeais-je. A New-York.
- Donc tu es venue nous annoncer que tu comptes nous abandonner une nouvelle fois ?
- Je n'ai pas dit ça.
- NYADA se situe bien à New-York. Qui est à l'autre bout du pays !
- C'est simplement pour mes études.
- C'est ce que tu dis !
- Mais qu'est-ce que a peut te faire à toi. Je croyais que je n'existais pas pour monsieur Swan !
- Et oh on se calme ! cria Charlie. Bon je pense que l'heure est venue de crever l'abcès. Bella expose nous ton histoire en premier.
Je leur narrer toute l'histoire, n'oubliant aucun détail, quand je me tus j'essuyais une larme qui s'était échappée. Je vis Emmett se lever et revenir quelque seconde plus tard. Ce diner était ma dernière chance de tenter de nouer des liens avec eux. J'espérais ne pas la gâcher. Il claqua brutalement une enveloppe abimée devant moi. Je le regardais, étonnée.
- Prend la lettre à l'intérieur et lis là ! cria-t-il.
- Sans comprendre j'ouvris l'enveloppe et en sortis une feuille de papier froissée. Je débutais ma lecture un peu hagarde.
Charlie, Emmett.
Comme promis, aujourd'hui est venu le jour où je dois vous faire part de mon choix. Je ne pense pas qu'il soit dur. Pour mes quinze ans, en ce 13 septembre, je dois décider si j'ai envie de vivre avec ma mère ou avec vous. Le choix est rapidement fait. Cela fait quinze ans que je vis avec ma mère. Elle m'apporte tout, j'ai même un père de substitution avec Phil. Alors que demander de plus ? Non vraiment je n'ai aucune envie de vous rencontrer et aucune envie que vous me connaissiez. Alors s'il vous plait respectez mon choix et continuez votre vie comme si de rien n'était. Oubliez que vous avez une sœur et une fille. Comme ma mère à oublier qu'elle avait un fils et un ex-mari.
Isabella.
Je relevais la tête bouche bée.
- Je n'ai jamais vu cette lettre, soufflais-je. Elle n'est pas de moi !
- Mais bien sûr ! Et c'est le Saint-Esprit qu'il l'a écrite ! Arrête de jouer la comédie !
- Mais puisque que je te dis que ce n'est pas de moi. Je n'ai jamais écrit ce torchon.
- J'en ai assez entendu !
Il sortit de la pièce en trombe et j'entendis la porte d'entrée claquer. Je me tournais désemparée vers Charlie.
- Tu me crois ? demandais-je.
- Oui. J'ai toujours crus que c'est mots n'étaient pas ceux de ma petite Bella.
Je lui souris avant de fondre en larme. Il me prit maladroitement dans ses bras.
- Mais de qui est de cette lettre alors ? dit-il.
- Je ne vois qu'une personne, soufflais-je. Renée…
POV EMMETT
Je me garais en trombe à l'endroit habituel. J'avais enfilé un sweat-shirt par-dessus mon tee-shirt et j'avais bien sur ma fidèle veste en cuir noir, style perfecto. Je mis la capuche de mon sweat et m'avançais les mains dans les poches dans les rues sombres de Port Angeles. J'entrais dans une ruelle, où m'attendait déjà mon dealer. Adossé à un mur, il fumait un joint l'air ailleurs. Il se tourna vers moi.
- T'as ce que je t'ai demandé ? claquais-je.
- Bien sûr, pour qui tu me prends !
- Donne-moi ça Black!
L'indien fit un sourire sadique, il savait que j'étais en manque. Il me fixa de ses yeux sombres injectés de sang à cause de la drogue.
- Tu es sur que tu veux passer dans la cour des grands Swan.
- Fais pas chier Black et donne-moi ce que je t'ai demandé ! Sinon je vais voir quelqu'un d'autre !
- Et qui ? dit-il en riant d'un rire sans joie.
- Paul, je suis sûr qu'il pourra me fournir.
Il grogna et termina son joint avant de l'écraser au sol. Ensuite il sortir un petit sachet, qu'il secoua devant moi. Je tentais de l'en emparer mais il le tira en arrière.
- Le fric d'abord.
Je sortis une liasse de billet et les claquais dans sa main libre. Il les compta rapidement et me donna ce que j'attendais.
- Tu as le matos avec ? demandais-je.
Il opina et me le donna. Je lui fis un bref signe de tête et repartis vers ma Chevrolet. Une fois à l'intérieur je mis le chauffage et allumais mon autoradio. Alors que BOB Marley était à fond dans Bad Boys. Je pris ce que contenais le petit sachet. De la cocaïne. Pour la première fois je touchais aux drogues dures. Je pris l'espèce de paille que m'avait donné Black et sniffais la poudre blanche après l'avoir préparée. Je me sentis aussitôt euphorique. J'étais le plus fort ! Je le savais ! Personne ne devait se moquer d'Emmett Swan ! Et cette midinette de Stewart allait le comprendre !
Encore Bonne année ^^ Plein de bonne chose pour vous.
M'aideriez-vous à atteindre les 300 reviews ? S'il vous plait ! :D Mon salaire en quelque sorte pour ce long chapitre qui m'a prit beaucoup de temps.
