Merci à cristalle, Galswinthe, Grazie, Lulu, Marie, LFM'Ines, Leslie, Guest, twilight0507,aelita48, Ciale, fatoulette; Miss G, mmccg, erika shoval, Lisa1905, lili69, Soso972 et moi moi et moi
Jus de Carotte: Tout les goûts sont dans la nature...Mais non Angela reste quand même un extrême. Mdr! Merci ^^
MariiePattz: Merci! :D
mlca66: Je ne peux répondre qu'à une question, enfin à moitié. Le problème de Rosalie va être expliqué dans ce chapitre. Merci^^
beatrice: Un bon voyage en hôpital psychiatrique si tu veux mon avis! ^^ Merci
lupinettedesbois: J'ai essayé justement de leur créer une histoire sans justement en faire trop. J'espère que c'est réussis. Merci ^^
Ce chapitre n'a pas pus etre corrigé! Désolé, je n'ai pas recu de réponses donc je le poste sans correction.. ^^
Bonne lecture en tout cas.
Chapitre 8
POV BELLA
J'enfilais mon blazer marron d'un geste sec alors que l'on sonnait à ma porte. Rosalie. Je soufflais en marchant vers la porte. Je n'avais pas encore parlé à mon amie du diner semi-catastrophique de la veille. J'étais tellement énervé, que j'avais préféré attendre que la pression descende un peu pour entamer ce sujet-là. Et depuis hier soir je ne faisais que passer d'une émotion à une autre. De la colère flamboyante que j'éprouvais pour Renée, à la rage sourde qui m'emportait à chaque fois que je pensais à ce qu'elle avait osé faire, à la tristesse de toutes ses années perdues e du fait que mon frère ne me croit pas. Mais aussi à un peu de bonheur. Le bonheur que malgré tout j'avais mon père près de moi. Qu'il me croyait, qu'il serait près de moi, qu'il me soutiendrait comme il l'avait promis la veille. Je me disais, pour me convaincre d'aller mieux, qu'Emmett finirait par entendre raison. Qu'il ne pouvait pas rester indéfiniment sur ses aprioris. Je ne mentais pas, alors il n'y avait pas de raison pour qu'il ne croit pas, n'es-ce pas ? En secouant la tête lasse, j'ouvris la porte et ce que je vis, me fis oublier tout ce que je pensais la seconde précédente.
Ma meilleure amie se trouvait devant moi le visage dévastée. Elle était méconnaissable, ses cheveux d'habitude si bien coiffé, était retenus en une queue fait à la va vite, et semblaient ternes. Elle n'était pas maquillé, de larges cernes soulignés ses yeux couleur océan qui était gonflés et rougis. Mais le pire était son visage pale, strié de larmes. J'en étais stupéfaite. Elle me tomba dans les bras et une fois la surprise passé je la serrais contre moi, lui rendant son étreinte. Une fois qu'elle fut calmée elle se détacha de moi, je l'invitais d'un geste à entrer dans l'appartement. Elle s'assit dans mon canapé alors que je lui tendais une boite de mouchoirs avant de me précipiter dans la cuisine. Je servis une bonne tasse de café que je fis réchauffer, j'y ajoutais un sucre comme elle aimait avant de repartir dans le salon. Mon amie, ne pleurait plus, elle essuyait ses yeux rougis. Mais elle semblait toujours aussi mal, elle avait un air désespéré. Je lui donnais la tasse, elle me remercia avant de la boire doucement. Je caressais son dos d'un geste réconfortant. Le silence était de mise, je n'osais pas le briser. Ce fut donc elle qui le fit.
- Je suis désolé Bella de débarquer chez toi comme ça. Excuse-moi.
- Ce n'est pas grave Rose. Je 't'assures. Mais qu'est-ce qui se passe ma belle ? C'est à propos des cours de danses ?
Elle soupira en posant sa tasse vide sur la table basse et reposant la boite de mouchoirs.
- Non, enfin…pas vraiment.
Elle se tut alors que je soupirais à mon tour. J'avais l'impression que Rose ne voulait pas s'ouvrir à moi, alors que moi je l'avais faits. N'avait-elle pas confiance en moi ? Etais-je une si mauvaise amie que ça ? Après tout c'était surement de ma faute, si je ne l'avais pas envahi avec mes propres problèmes personnels, elle aurait peut-être trouvé le temps d'en parler.
- Ecoutes Rosalie je comprends que tu ne veuilles pas m'en dire plus. Et je le comprends ne t'inquiète pas. Je sais que je t'ai beaucoup parlé de mes problèmes à moi ! Et toi tu n'as pas pu te confier. Je m'excuse Rose ! Je me sens vraiment égoïste ! Tu n'imagines pas à quel point !
- Non Bella ce n'est pas de ta faute. C'est de la mienne.
- Mais pourquoi tu n'as rien faits.
- Justement je n'ai rien fais ! Parce que je n'y arrive pas ! Je n'arrive pas à me confier.
- Ne te force pas Rose. Si un jour tu dois te confier, ça se fera naturellement.
Nous gardâmes le silence une seconde avant que je ne vois l'heure sur ma montre.
- Rose nous sommes en retard. Nous devons partir pour le lycée.
- Non !
- Quoi ?
Elle se leva brusquement, un air décidé sur le visage.
- J'en ai assez de ne pas pouvoir m'ouvrir, de tout garder pour moi Bella. Je vaux pouvoir me confier à toi !
- Mais…
- Tu raterais cette journée de cours ?
- Tu veux sécher ?
Elle marchait de long en large dans mon salon, une main sur sa hanche l'autre sur son front. Je me levais à mon tour décidé.
- Pourquoi veux-tu que l'on sèche ? Ecoute Rose si c'est pour que tu sentes mieux, je veux bien rater cette journée de cours.
Elle me fit un pauvre sourire.
- Je veux te présenter à quelqu'un.
- Qui ?
- Quelqu'un de très important pour moi.
- Et bien allons-y.
J'attrapais mon sac, mon trousseau et sortis à la suite de Rosalie. Nous dévalâmes les escaliers pour prendre ma voiture, je lançais mes clés à Rosalie pour qu'elle conduise. Elle démarra en trombe et quitta le petit parking des appartements. Je ne savais pas où nous allions mais je faisais ça pour Rosalie. Je lui faisais confiance, si ça pouvait l'aider ça valait le coup.
Elle conduisit un bon quart d'heure, je crus même qu'elle allait quitter la ville mais non elle conduisait vers un coté de Forks que je ne connaissais pas. Elle s'arrêta brusquement sur la bac côté de la route. Elle coupa le contact alors que je lui lançais un regard interrogateur.
- Qu'est-ce qu'on fait ici ? Ton ami va nous rejoindre ici ?
- Non. On va entrer là-dedans, dit-elle.
Elle pointa du doigt la forêt, je sortis de la voiture les yeux écarquillé.
- Rosalie ce n'est pas l'entrée de la forêt ! Il n'y a même pas de sentier ! Tu veux ma mort !
- C'est le seul chemin que je connais pour y accéder Bella.
- Je soupirais, au moins j'avais mis une paire de basket.
- Et ma voiture ne risque rien ici ?
- Non, ça doit être le chemin le moins emprunté de Forks. C'est dire.
Elle entra dans la forêt alors que je la suivais avec peine. J'eus pratiquement un arrêt cardiaque en voyant la végétation si dense, humide, bourrés d'insectes. Tout ce que je ne supportais pas. J'étais longue et Rosalie patiente. Mais je ne sais pas si elle se rendait vraiment compte du fait que je fasse un pas à la minute, elle avait l'air vraiment ailleurs. Ses longues jambes étaient bien pratique dans cette végétation, alors que moi avec mes petites jambes je peinais à passer au-dessus des ronces, et des orties mes pires ennemis. Nous finîmes par atterrir, une heure plus tard, sur une sorte de falaise. L'endroit était magnifique, couvert d'herbes, de fleurs sauvages et entouré de pierre. Je m'avançais prudemment vers le bord et vis que nous étions à des dizaines de mètres au-dessus du sol, ce qui expliquait que j'avais si mal aux cuisses, nous avions dus monter. En dessous de nous de l'eau, j'avais entendus dire qu'il y avait une plage à Forks, près de la réserve des Indiens. Je me retournais vers Rosalie, qui avait l'air encore plus morose, je vis une larme dévaler sa joue.
- Ton ami ne va plus tarder ? demandais-je.
- Il est là, souffla-t-elle.
Je fronçais les sourcils sans comprendre, nous étions seules, totalement seules. Il n'y avait personne d'autre que nous. Je commençais vraiment à m'inquiéter.
- Rosalie il n'y a personne avec nous.
- S'il est là je te dis !
Elle avait criée, son cri se répercutant dans l'air. Je m'approchais d'elle, elle pleurait de plus en plus.
- Rosalie je t'assure qu'il n'y a personne, dis-je d'une voix douce.
- JE TE DIS QU'IL EST LA !
- Mais qui Rosalie ?
- KYLE PETER HALE MON FRERE.
- Rosalie tu n'as pas de frère et il n'y a personne ici.
- JE N'AI PLUS DE FRERE, PARCE QU'IL EST MORT, IL M'A LAISSE ! IL M'AVAIT PROMIS DE NE JAMAIS ME LAISSER ET IL L'A FAIT ! ET J'AI JETER SES PUTAINS DE CENDRE ICI !
Elle pleurait comme jamais, je courus la prendre dans mes bras. Son frère était mort. Et je ne le savais même pas.
- Mon dieu. Rosalie je suis désolé je ne savais pas, excuse-moi.
- Tu ne pouvais pas savoir Bella. Aujourd'hui ça fait deux ans jour pour jours qu'il est mort. Le 17 octobre 2010 une putain de date maudite !
- Tu veux en parler ?
- Oui, j'en ai besoin.
- Je t'écoute ma belle.
Ma meilleure amie était assise sur un rocher et moi sur un tapis de mousse. J'arrachais l'herbe distraitement, une vieille habitude.
POV ROSALIE
Je devais m'ouvrir, je faisais confiance à Bella je pouvais lui dire.
- J'étais toujours été proche de mon frère, nous avions cinq ans de différence mais ça ne changeais rien. C'était un très beau garçon, brun aux yeux bleu. Le seul brun de la famille ce qui a déplut à mes parents, ça faisait tache sur les photos de famille. Tout ça pour une couleur de cheveux. Quand j'ai commencé la danse à quatre ans, je faisais de la danse classique. Je rentrais souvent chez moi en tutu et je montrais mes nouveaux mouvements à mon frère. Il me regardait en souriant me félicitant et m'aidant quand je n'y arrivais pas. Il m'a toujours encouragé et poussé à danser. C'était lui-même un très bon danseur, ma mère l'avait forcé à prendre des cours de danses de salon. Mais il n'aimait pas ça, lui préférait le rap, les danses de rues comme le hip hop. Ce qui déplaisait plus que fortement à mes parents. Je me souviendrais toujours de ce moment, j'avais neuf ans et lui quatorze.
FLASH BACK
Je rentrais de mon cours de danses toute contente, encore en tenue car j'avais refusé de la retiré encore une fois pour pouvoir montrer de quoi j'étais capable à Kyle. Victoria ne m'avait rien dis habitué à ce que je fasse ça. Une fois dans l'appartement je courrais vers la chambre de mon frère. J'entendis le soupir agacé de ma mère, mais je n'en avais que faire. J'ouvris la porte de Kyle à la volée. Il était assis à son bureau travaillant distraitement sur ses devoirs, quand il m'entendit arriver il me sourit immédiatement. Il se leva pour m'ébouriffé le crane et défaire mon chignon.
- Kyle arrête ça !
- Rosie on donne des ordres ? Tu sais ce qu'il t'arrive dans ce cas-là !
- Ah non Kyle tu ne fais pas ça !
Il me fit un sourire provocateur avant de me soulever et de jetais sur son lit pour me faire la pire torture qu'il soit. Les chatouilles ! Je riais à en pleurer, le priant d'arrêter ça mais je n'eux pas à le faire longtemps car ma mère entra en trombe dans la chambre furieuse.
- Non mais vous ne pouvez pas vous calmer un peu ! Vous êtes obligé de crier comme des animaux ?! Je vous préviens je m'absente quelques minutes, si jamais la voisine m'a dit que vous avez été turbulent, je vous promets que vous le regretterez.
Nous ne dimes rien, restant silencieux. Je voyais mon frère peinais à garder son calme alors que posais doucement ma tête sur ses genoux caressant son bras. Il passa doucement une main dans mes cheveux et quand nous entendîmes la porte se fermer, Kyle sauta du lit.
- J'ai faits une nouvelle chorégraphie Rosalie !
- Je me redressais souriante et impatiente, il souleva une latte de plancher en dessous de son lit et en ressortit un CD que je ne connaissais pas, surement un nouveau. Il le glissa dans son poste et commença à enchainer les pas de hip hop, de break dance, ect ! Il augmenta le son et se remit à danser sous mes applaudissements. Sauf que je n'avais pas vu que mon père était là, dans l'encadrement de la porte, rouge de colère.
- Qu'est-ce que c'est que cette musique de sauvage ! Tu m'explique Kyle ! Et cette danse de psychopathe !
Sans attendre la réponse de mon frère il partit vers le poste, arrachant littéralement le CD de celui-ci. Je n'avais jamais vu mon père dans une telle fureur pour si peu. Il brisa le CD en deux.
- Tu en as d'autre ? cria-t-elle.
Mon frère ne répondit pas, mon père l'attrapa par son col d'un coup. Je courus vers mon père.
- Papa arrête ! dis-je d'une petite voix. Il n'a rien faits de mal.
Mon père me bouscula un peu trop fort et je retombais sur mes fesses en grimaçant, mon frère vu rouge à ce moment-là.
- Tu ne l'as pousse pas !
- Toi tu me parles sur un autre ton ! Tu as d'autre CD dans ce genre-là ?
- Non ! mentit mon frère.
- Il y a intérêt ! De toute manière je reprends ton poste !
Il attrapa le poste et le jeta par la fenêtre sous l'expression choqué de moi et de Kyle. Il se dirigea vers la porte en criant une dernière fois.
- Que ça te serves de leçon et ne compte pas recommencer !
FIN DU FLASH BACK
- A partir de ce jour-là il y a eu une réelle cassure entre mon père et mon frère. Il n'avait jamais été vraiment proche avec nous, mettant une distance entre lui et nous. Ma mère suivait, faisant toujours la même chose que mon père. Ce n'était parti de rien, juste du fait que mon frère aime le rap. Une musique comme un autre. Mais mon père ne l'acceptait pas ou cherchait quelque chose à reprocher à Kyle. Il y avait une sorte de tension continuelle entre eux. Mon père épiait tous les faits et gestes de Kyle. Jusqu'à ses fréquentations, je me souviens d'un jour il y a quatre ans où mon père s'en est pris à mon frère pour ses amis.
FLASH BACK
J'étais avec Jasper, nous trainions prés de mon appartement, pour une fois c'était une journée ensoleille à Forks. Nous marchions vers le square de la ville, il était assez fréquenté par les jeunes de Forks. Jasper vit deux de ses amis, Emmett Swan et Edward Cullen. Ces deux-là étaient comme cul et chemise, inséparable. Ils saluèrent Jazz et nous laissèrent à deux. Nous marchâmes quelques minutes avant d'arriver. Pour une fois il n'y avait que peu de monde, tout le monde était surement partit à la Push. Pour une fois qu'il faisait bon, il était bon d'en profiter. Je m'assis sur une balançoire, me balançant doucement au rythme d'une musique qui me trottait dans la tête.
- Rose regarde qui vient !
Je suivais le regard de mon cousin et vit mon frère au loin, avec des amis à lui. Je n'en connaissais aucun, il n'était pas scolarisé à Forks. Il ne m'avait vu, par contre moi je vis mon père au loin. Je me demandais ce qu'il faisait ici, mais je savais que sa sentais le roussis.
Je m'approchais doucement suivit par mon cousin. J'arrivais au moment où mon père se plantait devant Kyle. Le visage de mon frère fit des va et vient entre moi et Jasper et mon père.
- Tu peux me dire pourquoi tu traines avec cette racaille, cracha-t-il.
Je jetais un coup d'œil aux trois amis de Kyle qui avait l'air passablement énervé devant mon père.
- Ce sont des amis !
- Je savais que tu n'avais pas de bonnes fréquentations mais je ne savais pas que c'était la racaille de Port Angeles !
Mon frère était majeur à l'époque il se leva faisait face à mon père, il le dépassait d'une bonne tête.
- Je suis majeur, je traine avec qui je veux et mes amis ne sont pas des racailles ! C'est vrai que ça doit te changer de tes amis ennuyant avec des balais dans le cul !
- Je suis ton père, tu m'écoutes !
Les amis de mon frère se levèrent.
- Ce n'est pas grave gros, on se voit plus tard.
Ils lancèrent un regard mauvais avant de partir. Mon père se tourna vers moi et Jasper.
- Vous deux vous rentrez avec moi !
Nous suivîmes mon père sans rien dire, je lançais un regard compatissant à mon frère en partant. J'avais peur de mon père je n'osais pas m'opposer à lui.
FIN DU FLASH BACK
- C'était devenu des scènes anodines. Mon frère était majeur il avait besoin de leste, de liberté. Mais mes parents ne comprenaient pas ça et les disputes s'enchainaient devenant quotidienne. A cette époque je dansais en duo, pour des concours, depuis cinq ans avec mon frère. Et un jour où nous répétions, j'avais quatorze ans, c'était tout juste un an avant sa mort, il m'a confié quelque chose au studio.
FLASH BACK
Je répétais mes pas, chaque année nous présentions des numéros mélangeant danse classique et hip hop. Mais je voyais bien qu'aujourd'hui mon frère n'y était pas, il se mélangeant les pinceaux, s'arrêtait en plein milieu de la danse. Je finis par perdre patience.
- Mais qu'est-ce que t'as aujourd'hui ?
- Désolé Rosie, il y a des choses qui me prennent la tête.
Je soupirais légèrement inquiète, et partis arrêter la musique.
- Qu'est-ce qui se passe Kyle ?
- C'est que j'ai faits quelque chose, que je n'étais pas censé faire.
Je croisais les bras me plantant devant lui.
- Ne tournes pas autour du pot et dis-moi !
Il lâcha son tour un soupir.
- J'ai lâché la fac !
J'écarquillais les yeux.
- Tu n'as quand même pas fais ça !
- Si.
- Oh mon dieu, il va péter un câble ! Mais pourquoi as-tu lâché ta fac de droits, c'est ce que tu voulais faire pourtant.
- Non je n'ai jamais voulu faire ça, c'est papa qui voulait que je fasse ça. Je me suis dit qu'en faisant ça je le rendrais enfin fier, qu'il me laisserait tranquille, qu'il me laisserait faire du hip hop. Mais au final c'était pire que quand j'étais au lycée.
-Je comprends, mais quand même. Tu vas faire quoi maintenant ?
- J'ai trouvé un petit boulot et je me suis inscris à une école de danse à Seattle.
- Il va te tuer !
Inconsciemment je me mis à pleurer, mon frère courut me prendre dans ses bras.
-Et Rosie arrête de pleurer.
Il passait sa main dans mon dos pour me calmer.
- J'ai peur de ce qui va se passer maintenant.
- Ça se passera bien.
- Tu vas lui dire quand ?
- Ce soir.
- Comment as-tu réussis à t'inscrire ?
- J'avais de l'argent de côté et Vic' m'a aidé.
- Heureusement qu'elle est là.
- Oui.
FIN DU FLASH BACK
Suite à cette discussion je n'ai pas arrêté de stresser. Tu aurais dû voir mon état pendant le reste de ma journée. Durant le repas je n'osais regardais personne, je n'ai pratiquement pas touché à mon repas. Il y avait une tel tension que mon père c'est tout de suite rendus compte qu'il se passait quelque chose.
FLASH BACK
Alors que je jouais avec une carotte dans mon assiette. La voix de mon père me fit sursauter.
- Alors la fac ?
Je sentis mon frère se tendre à mes côtés.
- A ce propos…, commença mon frère.
Je frissonnais en voyant le regard givrant de mon père se poser sur Kyle.
- Qu'est-ce qu'il se passe avec la fac ?
Mon frère posa ses couverts et lâcha la bombe.
- J'ai arrêté.
- Tu as quoi ?
- J'ai arrêté la fac.
- Espèce de triple imbécile ! Rosalie sort de cette pièce, moi et cet idiot devons parler !
- Mais…
Je posais ma main sur l'épaule de mon frère, je voulais être là pour le soutenir.
- Pas de mais ! Tu sors !
Je jetais un coup d'œil inquiet à Kyle.
- Va dans ta chambre Rosie, je viens te voir après.
Je finis par quitter la table dépiter, mais je ne refermais qu'à demi la porte de la salle à manger pour pouvoir entendre et me mis derrière celle-ci.
- Ça a été une décision murement réfléchis…
- Pourquoi as-tu fais ça ?
- Pour m'inscrire dans une école de danse.
- TU AS FAITS QUOI ?
- J'ai faits ce que je croyais bien pour moi !
- Tu n'es qu'un crétin ! Une école de danse ! Là tu as été trop loin ! Tu pars de cette maison !
- Quoi ?
- TU T'EN VAS JE NE VEUX PLSU TOI !
- Mais….
- PAS DE MAIS ! J'EN AI ASSEZ ! DES ANNEES QUE ME POURRIS LA VIE ! JE CROYAIS QUE CETTE ANNEE A LA FAC TE FERAIS DU BIEN, MAIS A CROIRE QUE NON !
- Bien je pars.
- ET TU COMPTES ALLEZ OU ?
- Loin de toi ! De toute manière je ne vois plus en quoi ça te regardes ! Tu me mets de hors et une fois que j'aurais passé la porte de cet appartement, plus aucun lien ne nous reliera ! Et c'est pareil pour toi, dit-il en pointant ma mère.
La porte derrière laquelle j'étais caché s'ouvrit à la volée et je découvris mon frère le visage fermé. Il partit directement dans sa chambre, je le suivis totalement sonné.
- Tu ne pars pas vraiment ? demandais-je d'une vois fermé.
- SI !
Le ton du de sa voix me prit de court et les larmes que j'avais retenues, de frustrations, de stress et de tristesse ressortir d'un coup. Mon frère soupira et vint me prendre dans ses bras.
- Excuse-moi Rosie. Je ne voulais pas de faire de la peine.
- Je ne veux que tu partes Kyle.
- Ça aurait finis par arriver de toute manière. C'est ce qu'il y a de mieux.
- Comment je vais faire sans toi ?
- Tu ne seras pas toute seule. Au lycée tu seras avec Jasper et je serais à tout tes cours au studio ne t'inquiète pas.
- Oui mais comment je vais survivre sans toi ici ! Avec eux !
- Comme tu fais d'habitude quand je suis à la fac.
- Oui mais d'habitude tu es là le week-end.
- Tu passeras tes week-end au studio ou chez Jasper. Ne t'inquiète pas ça ira, je serais toujours là pour toi. Jamais je ne te laisserais, tu es la personne la plus importante pour moi et tu passeras toujours au premier plan.
FIN DU FLASH BACK
- Il a tenues sa promesse, les premiers mois seulement. Il venait me chercher après le lycée et on allait presque tout le temps au studio ou ici sur cette falaise. Cette falaise à une véritable histoire, c'est pour a que j'ai déposé ses cendres ici. On y venait souvent, on y était tranquille pour s'entrainer à danser ou simplement se retrouver entre frère et sœur. On était en paix, loin de tout le monde, loin de toutes ses personnes qu'il l'avait laissé tomber parce qu'il avait un rêve. Nos parents, nos grands-parents, Carlisle, Jasper, ses amis du lycée. Il ne restait plus que moi. Le week-end j'allais chez lui, dans un tout petit appartement mal situé à Seattle. Je prétextais vouloir passer le week-end chez une amie ou chez Victoria. Mais ça n'a duré qu'un temps, il a été de plus en distant. Au début il ne venait plus me cherchait au lycée, j'ai commencé à m'habitué au bus. Ce n'était pas bien grave. Mais ensuite il trouvait un prétexte chaque week-end pour que je ne vienne pas chez lui, ensuite il manquait de plus de cour au studio. Nous devions nous entrainer pour un concours que nous passions en duo. Le dernier moi de répétition je ne le voyais qu'à peine une heure par semaine alors que je devais le voir beaucoup plus. La dernière semaine il a totalement été absent. Et le jour du concours je l'ai attendu.
FLASH BACK
Je triturais mes mains, me retenant de toucher à mes cheveux ou à mon maquillage à cause du stress et de l'énervement. Il avait plus de quatre heures de retard ! J'allais passer dans moins de dix minutes. Victoria arriva vers moi, l'air passablement énervé, avec un garçon de mon âge qui dansait au studio, Teddy.
- Rose, tu danseras avec Teddy on ne peut pas faire autrement.
- Mais…
- Pas de mais Rosalie ! Il a raté pratiquement tous les entrainements ! Il est bientôt dix-huit heures et il n'est toujours pas là ! Alors tu danseras avec Teddy.
- Bien.
J'étais bien plus que déçu, Teddy le vit et me fit un sourire compatissant. Victoria nous bombarda de conseil de dernières minutes, et je m'avançais fébrile avec mon partenaire dans les coulisses, marchant d'un pas léger et terrifié vers la scène. Scène que je n'avais jamais connue avec quelqu'un d'autre que Kyle. Pourquoi m'abandonnait-il ! Pourquoi aujourd'hui ?! J'entendis les premières notes alors que Teddy entrait en scène, je devais attendre quelque seconde et le rejoindre. Le trac m'envahissait. Je me jetais à l'eau.
Cry Glee
If anyone asks
I'll tell them we both just moved on
When people all stare
I'll pretend that I don't hear them talk
Et alors que je dansais je me mis à regarder ma famille qui avait faits le déplacement, mes parents, Carlisle, Jasper. Deux hommes les avaient rejoints, l'air paniqués. Je les vis leurs parler, l'air de mon cousin, de mon oncle et de ma mère se figèrent. Mais pas celui de mon père, celui-là garda un visage imperceptible. Il dit quelque chose aux hommes et ceux-ci partirent. Carlisle se leva l'air énervé, suivit de Jasper. Ma mère reprit un visage normal et je croiser à nouveau leurs regards, froids vides, indifférent.
Whenever I see you
I'll swallow my pride
And bite my tongue
Pretend I'm okay with it all
Act like there's nothing wrong
La prestation se termina, j'avais évidement moins bien dansé. Il n'y avait pas eux cet engouement que je ressentais avec Kyle, cette passion de la danse. Et cette scène entre ces hommes et ma famille m'avait marqué. Le départ précipité de Carlisle et Jasper, l'air désolé de toute ma famille sauf de mon père, le fait que Kyle ne soit pas là….Je venais de comprendre quelque chose qui commençait déjà à me tuer. Le public terminait ses applaudissements mais je ne le voyais pas, ni même le jury qui se mettait à parler. Je ne sentais pas non plus la main de Teddy qui me tapotait l'épaule. Je ne voyais que ces deux hommes qui s'avançaient vers moi, traversant la scène. Pour m'annoncer que mon frère était à l'hôpital.
FIN DU FLASH BACK
- Puis le noir, pour se réveiller dans une voiture, qui m'emmenait droit vers un endroit qui hanterait et traumatiserait toute ma vie. Vers une chambre dont le numéro deviendrait maudit pour moi. Cette chambre, à la peinture jaune pale hideuse, au numéro 267, où mon frère, mon cher Kyle reposé. Allongé sur un lit, comme s'il dormait, mais avec une blouse, un masque à oxygène et des dizaines de câbles en plus. J'entendais à peine le charabia des médecins incessants. Tout ce que je voyais c'était mon frère, plongé dans ce coma, entre la vie et la mort ! Je voyais cette possibilité de perdre la personne qui comptait le plus pour moi dans ce fichus monde ! J'appris qu'il avait faits une overdose de cocaïne. Mon frère était devenu un pitoyable junkie qu'on avait retrouvé dans sa chambre miteuse avec sa cam ! J'ai vus mon monde s'effondrer ce jour-là ! Un ami à lui est venue, il voulait parler à mon père, lui expliquer toute l'histoire. Mais il n'a pas vous l'écouter, j'avais l'impression qu'il n'en avait rien à faire, que le coma de son fils ne le touchait pas. L'homme est donc partit, mais moi je voulais savoir, j'avais beau n'avoir que quinze ans je l'ai suivis et je lui hurlais de tout me dire. C'était un type à l'air costaud, du genre fais pas un pas de travers sinon t'es mort. Mais je m'en fichais, je me serais battus pour savoir. Il avait l'air cynique et au début à voulus m'ignorer et devant mon entêtement il a fini par me raconter. Tout y est passé, les difficultés que mon frère avait rencontré dans son école de danse, le rythme infernale entre le travail, le studio et la fac, le fait qu'il ait commencé à toucher à de la petite drogue pour tenir le coup. Puis de la petite drogue il est passé à des drogues de plus en plus dures, pour finir plonger dans la cocaïne. Mais la drogues à un prix et au bout d'un moment il ne pouvait même plus payer la fac, il a demandé à mon père de l'argent mais celui-ci à refuser, il a demandé à mon père de l'aider à sortir de la drogue, il lui a confié un secret que moi-même je ne sais pas, mais mon père est resté campé sur ses positions et ne l'a pas aidé. Il a fini par être renvoyé de la fac pour impayés. Et quelques semaines après il mourrait. Quelques jours après il mourrait. Et le cauchemar débutait pour moi. J'en ai toujours voulus à mon père, je lui en voulais qu'il n'ait rien faits pour l'aider. Qu'il l'ait répudié ! J'en voulais à ma mère pour avoir faits comme mon père ! J'en voulais à tout le monde ! Surtout à moi-même ! L'enterrement c'est passé en tout petit comité, seulement moi, Carlisle et Jasper. Carlisle a payé tous les frais, je lui en serais à jamais redevable. Mais après ça mes parents ne sont plus jamais venus me voir à un gala ou un cours de danses, plus jamais le nom de Kyle n'a été évoqué. Carlisle et Jasper ont suivis le mouvement. Et pour cela je leur en voudrais toute ma vie. C'est à cause de ça que j'ai changé, que je me suis renfermé ! Que je suis devenus l'asocial du lycée. Tout cela m'a changé, car je n'avais plus mon Kyle qui me manque un peu plus chaque jour et sans qui la vie devient un fardeau. Mais beaucoup moins depuis que je t'ai rencontré. Après sa mort, je n'aurais jamais crus m'ouvrir à quelqu'un, avoir une vrai amie. Mais je ne sais pas, voir arrivé des déménageurs faire enragé ces vielles harpies de l'immeuble m'a fait bien rire et à jamais je me souviendrais de notre rencontre, qui a changé toute ma vie.
FLASH BACK
Je m'ennuyais, cloitrée dans ma chambre. Aujourd'hui je n'allais pas au studio et je n'avais pas envie de sortir, ni dehors car il pleuvait comme d'habitude, ni de sa chambre car ses parents ne travaillaient pas et j'avais tout sauf envie de les croiser. Je me levais en soupirant et me postais à ma fenêtre, observant de loin la superbe voiture rouge flamboyante déposé ici quelque jour plus tôt. Elle se demandait à qui appartenait cette merveille, et qui pouvait avoir l'idée d'amener un cabriolet, ici, à Forks. Soudain un taxi se gara devant le bâtiment et une petite brune en sortir, l'air las, elle entra chargé d'une petite valise. C'était la nouvelle arrivante. Je décidais de sortir, pour partir à sa rencontre. Elle m'intriguée. Mais bien évidement à peine un pied pis dehors que mes parents me tombait dessus. Après les avoir envoyer balader je sortis en claquant la porte de l'appartement, je descendis les marches de quatre à quatre. J'étais encore un peu énervé, et en descendant alors que je croisais la petite brune mon regard se posa sur elle. Il devait être noir, mais ce n'était pas contre elle. Je m'adossais alors contre la Ford marron devant sa voiture, allumant une cigarette pour me calmer. Elle arriva, elle n'était pas très grande le visage porcelaine, un regard chocolat qui me rappelait quelqu'un et de long cheveux bruns. Je la vis soupirer alors qu'elle arriver vers moi. Heureusement la pluie avait cessé, mais cela n'empêcher pas qu'un vent glacial fendait 'l'air.
- Tu es la nouvelle ? Celle qui vient d'emménager au 11 ? Là où les déménageurs ont ramené des meubles en pleines nuits rameutant toutes les vieilles du bâtiment ?
- Euh oui…
Elle avait l'air hésitant, alors que je sentais son regard me détailler. Elle était différent je le sentais, un coté une peu rebelle et anticonformiste se dégagé d'elle. Une rage de vivre aussi. Caché sous le visage d'une fille introvertie et calme. Je lui tendis ma main j'avais envie de faire sa connaissance.
- Enchanté Rosalie Hale.
- Isabella Stewart. Mais Bella suffira.
- Bien je dois dire, que mercredi quand ils ont déposés tes meubles et que toutes les vieilles pies étaient regroupé en bas. Elles étaient enragées ! J'ai beaucoup aimé cette nuit-là.
Elle me sourit, apparemment amusée. Le premier sourire que l'on m'adressait depuis longtemps. Pas les sourires de Victoria ou ceux des autres pleins de pitié. Un vrai sourire d'amusement. Je ressentis une drôle de sensation, comme si je revivais soudainement. Dans son regard il n'y avait pas de compassion, juste de la douceur et de la gentillesse. Un véritable changement.
- Ravie d'avoir participé au bon déroulement de ta soirée. Mais tu ne serais pas où se trouve le centre commerciale le plus proche ?
- Justement moi qui voulais allez quelque part, tu me tends la perche.
Je lançais mon mégot au sol et monter dans la voiture sans demander l'avis préalable de Bella.
- Montes je ne vais pas te manger. Tu conduis et moi je te montre la route, lui dis-je.
- Très bien.
Je lui fis un sourire espiègle alors qu'elle montait à mes côtés. Je lui indiquais la route toute simple qui menait au supermarché. Au cours de cet après-midi j''eus l'impression d'être ailleurs, d'être enfin moi. Je fus presque déçu quand vient le moment de nous séparer. Je repris une face froide, indifférente, en arrivant chez moi.
FIN DU FLASH BACK
- Depuis je me sens moins renfermé sur moi-même, plus vivante, tu as réellement changé ma vie. Tu remplaces le vide causé par le départ de Kyle. Tu m'as faits redevenir la Rosalie souriant, épanouie que j'étais ! Jamais encore je ne m'étais confié comme ça ! C'est bien la première fois. Mais j'ai envie de changements ! Je me suis faite une promesse le jour de la mort de Kyle, allez au bout de mes rêves ! Et mon rêve a toujours été et resteras la danse, je tenter NYADA, voir Julliard ! Je veux m'épanouir, oublier les interdits ! Faire comme mon frère, cesser d'avoir peur de la réaction de mes parents ! Etre libre !
Je soufflais terminant enfin ma tirade. Jamais je ne m'étais autant confiée, mais je me sentais enfin bien. Vidée ! Ce poids qui me compressait la poitrine depuis tant de temps avait enfin disparus, des larmes de soulagement trop longtemps retenus dévalèrent mes joues. Bella, elle, était béate en larme tout comme moi. La seconde d'après elle me sautait dans les bras. Me serrant jusqu'à l'étouffement.
- Rosalie tu as traversé tant de choses. Jamais je ne pourrais avoir d'amie si chère, si courageuse, si battante que toi. Je ne te mérite pas !
- Nous étions faites pour nous rencontrer. Tu es comme ma sœur désormais ! Je veux tenter une école de danse, tu es toujours partante ?
- Toujours ! Nous serons deux, désormais nous ne formerons qu'un.
Je lui fis un sourire, essuyant mes larmes d'un revers de la main. Nous nous levâmes, alors que je regardais une dernière fois la falaise je fis demi-tour en murmurant.
- Au revoir Kyle, je t'aime.
Talaaaaaaaaaaaaaaaaaa! Voilà l'histoire de Rosalie! ^^
C'était bien? Pas trop gnian gnian? Vos impressions? Dites moi tout ?
