Réponses aux reviews ( des personnages n'ayant pas de compte ET aussi ceux en ayant un.)

Merci à LFM'Ines, Marjo, Kikoolol, Gaellezjey, Galswinthe, Grazie, Camelia Bella, Lulub0u, Eden,aussidagility , mimi, Cristalya, Megy-vampire, Kelly2105, Lorena13, loly-rose, lili69, Izzie9697, cristalle et birginie.

Livydu50 = Oui tu vas avoir des nouvelles de Rosalie dans ce chapitre ! ^^ Je le laisse découvrir cela. Ensuite pour ce qui est de Bella et d'Edward je ne te laisse la surprise aussi. En tout cas bonne lecture et merci pour ta review. ^^

GinnyBella98 = C'est tellement gentil ce que tu me dis là. J'ai tellement d'idée pour cette fiction que j'ai parfois l'impression que je ne vas jamais la terminer... Maintenant que c'est les vacances je mets les bouchées doubles pour avancer un maximum. ^^ Pour le Alice-Jaz-Bella, c'est vrai qu'il n'est pas encore beaucoup présent, mais il est prévu ne t'inquiète pas ^^ Et beaucoup de bouleversements iront avec ça. Enfin je me tais pour ne pas gâcher le suspens. ^^ Bisous

PupuceSms = Oh merci ton commentaire est super gentil et agréable à lire, j'en suis énormément reconnaissante. Gros bisous et gros merci pour ta review. ^^ J'espère que la suite te plaira tout autant.

Lowlow = Oui ce chapitre est consacré à la sortie en boite et au concert. Pour ce qui est de ta proposition tu verras bien si elle est juste ou non ! ^^ Bisous et merci.

Lupinette = Oh mon dieu quand j'ai vu ta review j'ai crus m'évanouir de joie. Oui j'adore plus que tout lire d'énorme review comme ça. Je plaide coupable ^^ Oui pour ce qui est des couples, je préfère les canons, seulement pour Twilight ceci dit. Merci merci merci merci pour tout ces compliments que tu me fais là me font chaud au cœur. Merci vraiment j'espère que la suite te plaira et tu es toute pardonnée. Bisous:)

Vos reviews me font toujours autant plaisir, chaque fois que j'en reçois une je suis toujours un peu plus heureuse vous me comblez de joie vraiment. Et je suis désolé de ne pas avoir pus vous poster le chapitre 18 plus rapidement mais il faut dire que j'ai eu un mois chargées, en révisions, épreuves de bacs anticipés, départ en vacances. Je n'avais pas vraiment la tête à ça j'espère que vous me pardonnerez. Mais apparemment tous ne l'ont pas compris comme Marie-Alexandra qui me dit je cite : «Wow , tu vas vrm pas mettre la suite tant que taura pas tes 500 reviews . Jcomprend pas les auteurd qui depende de sa ,honnetement sa fait pitier . » Alors NON je ne comptais pas poster mon chapitre après avoir dépassé les 500 reviews, j'avais simplement demandé à mes lecteurs si c'était possible, comme cadeau quoi. Alors peut-être que je te dais pitié mais honnêtement je m'en fous ! Penses ce que tu veux de moi. J'écris pour me faire plaisir, pour partager ce que je fais et surtout pour faire plaisir à mes lecteurs. Bien les review motivent et me font plasir mais ce ne sont pas ma motivation. Bref je vous souhaite une très bonne lecture et désolé pour ce coups de gueule. Bisous et bon chapitre.

Chapitre 18

Pov Bella

Comme promis aujourd'hui je devais aller chercher Alice pour que nous passion la matinée toute les deux. Le seul soucis que je n'avais pas prévu était que je ne trouverais pas sa maison. Il faut dire que s'était très mal situé, perdue dans les forêts et le nombres de sentiers possible pour atteindre la villa étaient multiples. Autant dire qu'avec mon sens de l'orientation comparable à celui d'un lama en plein Paris je n'étais pas prête d'arriver. J'avais déjà quinze minutes de retard, en soupirant je finis par abdiquer et appeler Alice à l'aide. J'avais un peu honte je devais l'avouer, mais je n'allais pas tourner indéfiniment en rond. Elle ne m'avait toujours pas envoyé de message pour me demander si j'arrivais. Soit elle avait oublié se qui était peu probable connaissant Alice, soit elle n'osait juste pas le faire. Après deux tonalités elle décrocha à mon plus grand soulagement.

« Allo. Alice ? C'est Bella, j'ai un petit soucis... »

« Salut Be'. Oh je suppose que notre matinée est annulée. »

Je crus entendre une lueur de déception dans sa voix, même si elle tentait de se cacher. A ce que j'avais compris Alice n'avait jamais vraiment passé de temps avec une véritable amie, n'en n'avais vraiment jamais eu non plus. Mais moi je la considérais comme mon amie et je tenais beaucoup à elle. Je trouvais d'ailleurs injuste le traitement que les autres imbéciles lui avaient fais subir durant ses études, bien que je sois certaine que si Edward n'avait pas été son frère cela aurait bien pire. Quoi qu'il en soit, je me dépêchais de la rassurer.

« Non bien sur que non Alice ! Je suis en route ! Je suis à côté de chez toi, s'est juste que je n'arrive pas à trouver la villa. Je sais j'ai un sens de l'orientation minable.»

Alice lâcha un rire dans le téléphone, guilleret presque soulagé.

«Oh tu sais Be' tu n'es pas la première à ne pas trouver s'est presque habituel. Retourne au début du sentier principal, je suis là dans cinq minutes. »

« Merci Lili. »

Elle raccrocha alors que je suivais ses indications, je retrouvais rapidement le sentier et j'attendis tranquillement. Je me laissais bercer par la musique en la sifflotant alors que j'avais les paupières closes. J'étais tellement absorbé par la musique que je ne fis plus attention à rien. Si bien que je fis un sursaut énorme lorsque quelqu'un frappa ma fenêtre. Je tournais la tête et tombais nez à nez avec Edward. Je lui lançais un regard sombre alors qu'il avait l'air de bien s'amuser. Je baissais ma vitre, me demandant se qu'il faisait ici.

- Qu'es-ce que tu fais ici Edward tu me suis maintenant ?

Il rit à me remarque et me fit un clin d'œil.

- Peut-être.

Je levais les yeux au ciel, il était irrécupérable.

- Non plus sérieusement je suis venu te chercher, pour t'indiquer le chemin de la villa.

Et sans plus de cérémonie il grimpa dans ma voiture, je soupirais sans protester ça ne m'étonner même pas. Je démarrais suivant ses indication alors qu'il farfouillait dans ma boite à gant. Il était vraiment sans gêne. Il regardait avec intérêt chacun de mes CD.

- Tu peux m'indiquer la route au lieu de jouer au fouine ! Claquais-je.

- Continue tout droit et au bout du chemin tourner à droite et on y est.

Il n'avait même pas lever le regard il était plongé dans la contemplation de mon CD de Kanye West, le comparant avec celui de Sia. Je ne voyais pas vraiment où il pouvait faire de comparaison. C'était presque impossible... Surtout quand il sortit celui de Debussy.

- Je ne te gêne pas trop ? Demandais-je ironique.

Il ignora ma question et secoua la pochette du CD de Debussy.

- Tu écoutes vraiment du Debussy ?

- Oui. Ca à l'air de t'étonner.

- C'est juste qu'entre les CD de rappeur, de pop, de rock... je ne pensais pas trouver de compositeur classique.

- Et bien si. Pourquoi tu connais ?

- Bien sur que je connais, j'adore Debussy.

Mes yeux s'écarquillèrent sous la surprise, il le vit et ne trouva rien d'autre à faire que d'en rire.

- Et oui je sais je suis plein de surprise. Sous ce physique de rêve, cet intellect hors du commun et cette sportivité à toute épreuve il y a aussi un musicien hors pair.

Se fut à mon tour d'éclater de rire tout en levant les yeux au ciel. Il n'en manquait pas une.

- Ça va les chevilles ? Non parce que si tu n'arrives plus à sortir de ma voiture à cause de ton ego surdimensionné je te les coupe !

Il ne répliqua pas puisque nous étions arrivé, ma surprise refit surface, je ne m'attendais pas à une si belle maison. Elle était immense, on aurait dit qu'elle était tiré d'un film. Il sourit en voyant mon air béat, je lui rendis son sourire, bien que je fus un peu plus gênée pour ma part. Je ne l'avais pas vu sourire très souvent, du moins pas d'un vrai sourire tel que celui, aussi sincère. Je remarquais à quel point il était beau à ce moment...Bella reprends toi !

- Vous avez une très belle maison, déglutis-je.

- Merci, souffla-t-il.

Mes yeux plongèrent dans son regard émeraude et je sus à cet instant que s'en était finis pour moi. C'était définitivement trop tard. J'étais perdue. Je ne savais pas vraiment ce qui me prenait mais je me rapprochait dangereusement de lui. J'étais proche, beaucoup trop proche.

- Bella !

Je sursautais violemment, reculant d'un coup et me prenant la vitre derrière moi au passage. Je grimaçais alors qu'Alice ouvrait la porte passager. Je l'avais rarement vu si enjoué, mais elle venait inconsciemment de me sauver la vie. Merci Alice que tout les dieux te bénissent !

- J'interromps quelques chose peut-être ? Demanda-t-elle innocemment.

- Pas le moins du monde ! Grogna son frère en sortant de l'habitacle.

Edward repartit chez lui, sans même une parole ou un regard pour moi. Il arborait un air sombre, j'avais l'impression de revoir le Edward d'il y a quelques semaines... Alice prit sa place en me saluant.

- Fais pas attention Be'. Il est juste frustré.

Je redescendis soudain sur terre en lui lançant un regard d'incompréhension, elle me sourit en secouant la tête.

- Vous êtes irrécupérable tout les deux. Bon on va à Port Angeles ?

- Oui ! Ton frère est un sacré lunatique tu le savais.

- Oh que oui !

Je pris le chemin inverse pour aller à Port Angeles, au début cela se fit dans le calme le plus totale avant qu'elle brise le silence, qui n'était pas inconfortable bien qu'un peu pesant.

- Tu vas à la soirée de Jasper mercredi ?

- Oui je pense. Vous y serez tous alors je pense y faire un tour.

- Je n'aime pas trop les soirées, mais puisque je dors chez Jasper ce soir là et qu'il est mon petit-ami...

- On profitera de ce matin pour trouver nos tenues. Jasper ne pouvait faire une soirée normale. Pourquoi a-t-il voulus absolument que se soit costumé, grognais-je.

- Parce que ça sera Halloween. Il prépare cette fête depuis des mois, je connais chaque détails tant il m'en parle.

- Je ne savais Jaz si consciencieux, dis-je en riant.

Notre conversation dériva ensuite sur mon frère et mon père. Alice avait l'air sincèrement heureuse pour moi et ça me faisait plaisir d'avoir son soutien. Depuis quelques semaines j'avais remarqué qu'un certain changement s'était opéré chez elle. Elle était plus avenante, moins timide, plus souriante, tout simplement plus vivante. Elle était entrain de se trémousser à l'écoute de la dernière chanson du groupe Rixton, c'était bien la première fois que je la voyais dans cet état et ça me faisait très rire. L'ambiance était vraiment bonne et la journée commençait bien. Nous arrivâmes rapidement à Port Angeles, il faut dire que j'avais plutôt pour habitude de roule un peu plus vite qu'il ne le fallait. Si Charlie savait ça... Nous nous engageâmes dans la première boutique de costumes que nous trouvâmes, une large palette de choix s'offrait à nous en prévision du 31 octobre les grandes enseignes misées tout. Je me baladais un peu, hésitant, lorsque j'eus soudain envie d'avoir une conversation un peu plus sérieuse avec Alice. Je ressentais ce besoin d'essayer de la cerner un peu plus.

- Pourquoi tu n'as jamais rien dis face aux rumeurs sur toi ? Demandais-je.

Elle haussa les épaules en observant un costume de sorcière.

- Répliquer ça aurait été leur donner le bâton pour me battre. Et puis je m'en fichais, ça ne m'a jamais atteint. J'avais Jaz et mon frère.

- Tu sors avec Jasper depuis longtemps ?

- Depuis bientôt deux ans. Avant nous étions amis depuis la maternelle, je l'ai toujours connus mais je ne l'ai pas toujours aimé. Je l'ai détesté jusqu'à mon entrée au lycée.

- Toi détesté quelqu'un ? C'est possible ça ?

Elle me lança un regard taquin.

- Oui, je n'ai pas toujours été une asocial tu sais, plaisanta-t-elle. Jusqu'à ma deuxième année de collège j'avais ma bande d'amie moi aussi. Edward était toujours avec Rosalie, Emmett et Jasper. Et moi avec Angela et Jessica.

Mes yeux se firent plus grands sous le choc. Alice Cullen avait un jour été amie avec le monstre Weber. Non s'était impossible, elle me faisait une blague, pourtant elle avait un air des plus sé comment cela pouvait être possible ? Comment Alice avait pus la supporter tant de temps, un être humain normalement constituer comme Lili ne le pourrait pas.

- Tu me fais marcher ?

- Pas du tout. Angela n'a pas toujours été une garce superficielle sans cervelle. Elle était même très intelligente, elle l'est toujours j'en suis sur. Je pense seulement qu'elle essaie d'attirer l'attention sur elle. Son entrée au lycée, le fait qu'elle commence à fréquenter des garçons je suppose que c'est à cause de ça qu'elle a changé. Nous étions très amie, mais elle était très secrète alors je n'en sais pas plus.

- Comment ça se fait que vous ne vous fréquentez plus ?

Sa mine s'assombrit et elle baissa le regard. Elle répondit d'un air mystérieux que les gens changent. Je savais que cette phrase cachait quelque chose mais je ne cherchais pas à savoir plus je ne voulais pas la braquer, surtout pas. Nous partîmes à la recherche de nos costumes. Je tournais en rond sans rien trouver qui m'attirait l'œil alors je décidais d'aider Alice.

- Tu t'en sors ? Questionnais-je.

- Pas vraiment. J'ai trouvé ça.

Elle me montra une espèce de robe de sorcière qui ressemblait plus à une toile de tente qu'à autre chose. Je dardais un regard sur sa tenue du jour en soupirant. Elle portait un sweet informe et un jean à la coupe droite. J'attrapais sa robe et la remis à sa place.

- Tu ne vas définitivement pas porter ça. Alice pourquoi tu te caches ?

Elle me fit comprendre par l'expression de son visage qu'elle ne voyait pas où je voulais en venir. Je me repris en essayant de lui faire comprendre ce que je cherchais à lui faire comprendre.

- Pourquoi tu mets des vêtements trois fois trop grand pour toi. Tu es pourtant fine et bien faite !

Elle rougit furieusement me faisant penser à moi, elle se mit à se triturer les doigts soudain très gêné.

- Je préfère ça. Et puis je n'aime pas vraiment mon corps..., murmura-t-elle.

Oh !

Je relevais soudain son visage pour qu'elle me regarde dans les yeux. Pendant longtemps j'avais moi aussi été très complexé alors je comprenais mieux que personnes à quel point Alice pouvait l'être. Bien qu'elle n'est aucune raison valable à cela. Elle était petite, mais très bien constitué, tout chez elle était proportionné. Sa finesse et sa démarche lui donné une élégance presque désinvolte, qui s'opposait à mes pas d'éléphant

- Alice tu es superbe tu n'as besoin de te cacher derrière des kilomètres de tissus. J'ai repéré exactement le déguisement qu'il te faut tu vas aller l'essayer et après nous irons faire les magasins pour toi.

Elle ne répliqua pas et se laisse guider et entraîner par moi. C'est là que je sus que j'étais entrain de devenir comme Frankenstein je créais un véritable monstre.. Au début craintive Alice se détendit durant les essayages, elle m'avoua avoir toujours voulus tenter de s'affirmer sur le plan vestimentaire sans jamais sauter le pas. J'appris même qu'avant de quitter le trio qu'elle formait avec les deux pestes du lycée, elle adorait les vêtements, la mode. Sa passion aujourd'hui ne vivait plus qu'à travers les croquis et les dessins qu'elle faisait. Enfin ça c'est que je pensais avant de la voir devenir une folle dangereuse à travers les rayons. J'aimais les magasins, le shopping, c'était une chose mais pas à ce point. Généralement je passais vite les rayons, ne m'attardant jamais. Alice c'était une autre chose, au fil des heures elles passaient de plus en plus de temps à choisir, à se décider. Je finis par l'arrêter pour que nous rejoignions Rosalie et Jasper qui devaient déjà nous attendre. Elle se remit à rougir d'un coups, et je sus que la Alice que j'avais traîné au centre commercial ce matin vivait encore. Au moins il restait une part d'humanité dans ce robot qui avait prit possession de mon amie ! En riant nous marchions amusée vers la pizzeria où nos amis patientaient. La petite brune était toujours autant réservée et timide, rougissant facilement, mais je savais qu'une sorte de déclic s'était fait en elle au cours de la matinée. J'en étais heureuse, la voir s'épanouir, s'ouvrir à moi était réjouissant.

J'entrais dans la pizzeria, qui était bondée de monde, je repérais rapidement les deux cousins Hale. Rosalie, malgré le fait qu'elle sortait tout juste de l'hôpital, était toujours aussi belle qu'à son habitude. Seul le fait qu'elle croisait les sourcils et que son air était bougon contrastait avec ses traits parfaits, et encore même cela ne parvenait pas à faire faiblir sa beauté. Jasper, lui, avec une lueur taquine dans le regard et se retenait avec peine d'éclater de rire. Nous les saluâmes, Alice prenant place à coté de Jasper et moi à coté de ma meilleure amie qui avait l'air sur le point d'exploser.

- Rose, ça ne va pas ? Demandais-je.

Elle se tourna vers moi en poussant un soupir théâtral, elle pointa du doigt Jasper.

- Non ça ne vas pas ! Claqua-t-elle. Je ne vais pas survivre en vivant avec cet idiot, il n'arrête pas avec ses blagues vaseuses ! Il est pire que..

Elle ne termina pas sa phrase et rougit instantanément, elle baissa sa main alors que Jasper éclatait de rire, elle manqua de l'assommer avec son menu mais la serveuse arriva dardant Rosalie avec un drôle de regard. Nous commandâmes contenant chacun notre rire puis la jeune rousse disparue. Les conversations dérivèrent. Jasper s'étonna de voir revenir sa petite amie avec autant de sac, elle qui d'habitude était si réfractaire à faire les magasins. Il me nomma même le messi, ce qui me fit rire une nouvelle fois. Durant tout notre échange j'avais remarqué que Rose ne cessait de toiser Alice. Mais pas comme avant, lorsque je venais d'arriver à Forks et que j'avais commencé à fréquenter les deux. Elle n'était plus suspicieuse, voir dégoûtée par la présence d'Alice, plutôt pensive, en pleine réflexion, la dardant d'un coup d'œil plus neuf. Je coupais le cours de ses pensées en lui posant une question.

- Au fait Rosalie, cette blessure va te poser problème pour ta poursuite de la danse ?

Son sourire se dissipa à l'entente de ma question, je m'en voulus instantanément de peur d'avoir déclenché ou plutôt réveillé de la peine en elle. Elle posa sa main sur son plâtre immaculé en soupirant.

- Je ne peux plus danser jusque début janvier. Je retire mon plâtre dans un mois et ensuite les médecins, Carlisle et Victoria refuse tout net que je reprenne immédiatement. Ils veulent que je laisse passer le moi de décembre pour être certains que je ne risque pas de me blesser de nouveau. La blessure n'est pas très grave en soit..

Le soulagement s'empara de moi, je savais combien la danse était chère à son cœur, comme la musique pour moi. Mais je comprenais aussi sa peine, si j'étais privé de ma voix ou de l'une de mes mains pendant deux mois j'aurais du mal à m'en remettre. Elle se raccrochait sans doute au fait qu'après décembre elle pourrait s'y remettre sans attendre. Je lui adressais un sourire réconfortant auquel elle répondit franchement. La serveuse revint nous apportant nos pizzas que nous mangeâmes en riant et en discutant. Je finis par quitter presque à contre-coeur mes amis pour rejoindre les répétitions. Mes amis me souhaitèrent bonne chance et à tout à l'heure. Je partis rapidement en les remerciant pour leurs encouragement.

POV ROSALIE

Bella venait tout juste de partir et alors que j'allais parler à mon cousin, son téléphone sonna, il s'excusa et sortit de table. Je restais donc seule avec Alice, dans un silence pesant. Je n'avais cessé de la regarder durant le repas, je savais que Bella s'en était rendue compte, je la connaissais par cœur. Elle aussi d'ailleurs, c'est pourquoi elle avait tout de suite remarqué, qu'il ne résidait plus dans mon regard cette animosité que je cultivais pour la jeune Cullen depuis des années. Il faut dire qu'il s'en était passé des choses avant l'arrivé de Bella. Alors que j'étais toute jeune, lorsque je ne traînais pas avec mon frère, j'étais toujours fourré avec Emmett, Edward et Jasper. Elle restait avec les filles de notre âge, pour ma part je n'avais jamais été friande de la compagnie féminine que j'avais toujours jugé agaçante et hypocrite, jusqu'à l'arrivée de Bella. Alice était à l'époque à l'image de ses amies Angela et Jessica, enfin comme les deux pestes l'étaient à l'époque, aimant les sorties entre fille, les potins, le maquillage et j'en passe. Cette époque m'avait déjà rebuté puis il avait eu cette sorte de tremblement, de catastrophe qui avait précédé notre entrée à tous au lycée, chacun fauché par un drame ou par un changement total de comportement. D'abord moi avec la mort de Kyle, je m'étais éloigné de tous, j'espérais juste que Jasper soit la pour moi mais Alice et lui avaient commencés à sortir ensemble à cette époque. Je lui en avais toujours voulus pour cela. Puis elle était devenus totalement étrange, éloigné de tous sauf de mon cousin, que j'avais l'impression qu'elle me volait.

Mais les derniers événement qui avaient suivis l'arrivée de ma meilleure amie m'avaient fais voir Alice d'une autre manière. Je commençais bien malgré moi à l'apprécier, j'aimais vraiment bien cette fille en fait... Je me tournais vers elle, elle se triturait les ongles, la tête baissée, comme gênée. Je me raclais la gorge et entamais la conversation.

- Je peux voir tes achats de ce matin ?

Elle releva les yeux vers moi surprise comme sidéré que je lui adresse la parole. Elle hocha brièvement la tête et me tendit ses sacs. Je fus à mon tour surprise, ça n'avait rien à voir avec ce qu'elle portait d'habitude, cela ressemblait plus à son look d'avant, quoiqu'un peu plus affirmée et adulte. Bella avait fait du bon boulot... J'allais lui parlais lorsque Jasper réapparut, l'air embêté.

- Je sais qu'on avait prévu d'aller au cinéma avant le concert mais mon père à besoin de moi alors on doit rentrer.. On sera rentrée à temps !

- Non, dis-je.

- Comment ça non ?

- Alice et moi restons, je dois l'emmener quelque part.

Le couple me regarda comme si je venais de leur réciter un poème en hébreux, avec stupéfaction et incompréhension. Je me relevais prenant appuis sur mes béquilles et pointant la sortie avec l'une d'elle.

- Tu viens Alice, je m'emmène quelque part. Jaz tu seras gentil tu prendras ses sac ? Sauf le rose tu lui laisses !

- Euh..ok.

Sa surprise ne disparaissait pas, je levais les yeux au ciel excédés et m'engageai vers la sortie en ruminant à cause de mes béquilles. Alice me suivit, presque craintive, d'un pas égal au mien. Jasper nous quitta en me lançant un sourire heureux. Il tenait vraiment beaucoup à Alice, et je savais qu'il tenait à ce que je m'entende bien avec. J'avais fais le premier pas vers une bonne entente et le voir si heureux de ça, me réchauffait le cœur. Une fois Jasper partie je me tournais vers Alice, en lui lançant un sourire franc.

- Tu te demandes pourquoi je t'ai demandé de rester avec moi ?

Bon il était vrai que je n'avais pas vraiment demandé, j'avais plutôt ordonné, mais j'étais comme ça il suffisait de se rappeler de ma rencontre avec Bella. J'étais direct, et quand je voulais quelque chose je ne laissais pas beaucoup de possibilité. Elle hocha la tête en murmurant un bref oui, répondant timidement à mon sourire.

- Et bien Bella a commencé ton relooking mais n'a pas vraiment terminé alors je t'offre le coiffeur !

Elle écarquilla les yeux pointant son index droit vers elle.

- Tu me payes le coiffeur ? A moi ?

Je roulais des yeux en laissant mon sourire orné mes lèvres. Je gigotais maladroitement à cause de mon plâtre et enchaînais.

- Je t'aime bien.

Simple et efficace, elle s'en contenta, en me répondant par un sourire sincère. Nous nous dirigeâmes vers le coiffeur chez qui j'avais l'habitude d'aller. La gérante me prit tout de suite, me connaissant bien, je m'assis sur un fauteuil, en feuillant un magasine alors qu'Alice passait au bac à shampoing. Elles ne tardèrent pas à revenir, se tournant toute deux vers moi pour savoir la marche à suivre.

- Et bien pour la couleur, quelque chose de plus foncé, son brun tire un peu vers le noir mais pas assez. Pour la coupe, il commence à retomber sur ses épaules, quelque chose de plus court serait souhaitable, un carré !

La coiffeuse hocha la tête professionnelle et partit cherchez la coloration sans un mot, je repris ma lecture, mais mon esprit ne cessait de vagabonder. Je n'arrivais pas à me concentrer sur ce que je lisais, grognant parfois et me parlant à moi même. La coiffeuse n'y fit pas attention, mais Alice si. Une fois sa colo posé et la coiffeuse partie elle se tourna vers moi, l'air timide.

- Quelque chose te tracasse ? Demanda-t-elle.

- Oui..enfin non !

- Je suis désolé je n'aurais pas du..

- Ce n'est pas contre toi, la coupais-je. Je ne sais pas juste comment formuler.

- Dis le comme ça vient.

- Très bien. Euh..Comment tu sais quand tu es amoureuse ?

- Oh. Et bien c'est quelque chose de naturel. Quand ton cœur bas la chamade quand tu es proche de la personne, quand tu ne peux empêcher ton estomac de se retourner comme si des papillons volaient à son contact, comme quand la personne te manque alors tu viens de la quitter... Quand tu te sens mieux avec lui.. Plein de truc comme ça.

Elle devint rouge écarlate à la fin de sa tirade, je l'observais presque émue.

- C'est ce que tu ressens pour mon cousin.

- Oui, souffla-t-elle.

- Merci Alice.

Elle me sourit et la coiffeuse revint s'occuper d'elle, je gardais ses mots dans mon esprit, reprenant le cours de mes réflexions.

POV BELLA

Ça allait être notre tour, nous allions entrer en scène. Une grosse se format dans mon ventre, j'étais sujette au stress il n'y avait pas à dire. Mais c'était ma première apparition en publique et j'avais vraiment peur de faire foirer le concert.. Je me calmais en m'observant une nouvelle fois dans le miroir, comme pour dicter à mon propre regard de me donner la confiance dont je manquais cruellement à ce moment. Tanya s'était occupé de moi et il n'y avait pas à dire elle s'était vraiment bien débrouillé. Elle avait unifié mon teinte, agrandis mes yeux avec de l'eye liner et du fard à paupière, allongé mes cils avec du mascara et remplis mes lèvres d'un magnifique rouge à lèvre grenat. J'avais enfilé une robe moulante en accord avec ce dernier ainsi que des talons haut, elle avait quant à elle embellis mes boucles naturelles avec son fer. J'étais prête à passer. Enfin je crois... Je ne savais pas en fait ! Je me demandais qui aller venir. Charlie n'avait pas pus se libérer au travail... Peut-être Emmett viendrait-il ? D'autres personnes du lycée ? Cela me m'était mal à l'aise, je ne voulais pas me rendre ridicule devant eux. Surtout Em' je voulais le rendre fière. Au moins il y aurait mes amis pour m'encourager. Garett me prévint que nous entrions en scène dans deux minutes, je rejoins le reste du groupe et lui les bras de Kate. Je souris devant ce spectacle, mais mon stress du se lire sur mon visage puisque Démétri me fit un sourire d'encouragement. Je m'étais beaucoup amusé avec lui et il allait même venir avec nous pour poursuivre la soirée en boite. Enfin avec Alice, Jasper et moi puisque Rosalie ne pourrait pas et Emmett tenait à éviter ce genre d'endroit avant sa cure.

Nous entrâmes en scène avec des applaudissement qui me firent me détendre un peu, j'aperçus Emmett prés de l'entrée, seul adossé à un mur, sa veste en cuir près du corps. Je lui fis un immense sourire avant de scannais la salle du regard tomba sur mon groupe d'amis qui me faisait un signe de la main. Alice était...splendide ! Avec sa robe noire et sa nouvelle coiffure, Jasper ne cessait de la regarder comme si elle était une œuvre d'art ce qui me fit glousser. La musique apparut et toute trace d'amusement disparus de mon visage pour laisser place à de la concentration. J'enchaînais morceaux après morceaux, lorsque mon regard fut happé par la porte qui venait de s'ouvrir pour laisser place à nul autre qu'Edward Cullen. J'en eus le souffle couper, tant il était beau, étais-ce humain une telle beauté. Son jean foncé et sa chemise blanche lui allait vraiment bien, une tenue classique dont l'effet était cassé ma sa tignasse de bronze désordonnée. Je fis mine de l'ignorer, d'ignorer le trouble qu'il me provoquait comme si s'était tout à fait normal, comme si j'avais déjà ressentis une émotion pareil.. Comme si je ne pensais jamais à lui.. Comme je ne l'avais pas comparé à un dieu grec à l'instant.. Comme si de rien était... !

Le concert se déroula vraiment bien, il ne me restait plus qu'un morceau à interpréter. Plus calme, plus soft, un peu plus ancien. Crush de Jennifer Paige (NDLR = Personnellement j'écoute plutôt la verison Glee que je préfère.) Et cette fois je ne pus m'empêcher de plonger mon regard chocolaté dans cette paires de prunelles émeraude qui n'avaient cessés de me suivre tout au long de mes chansons. Je ne pus reculer. Je ne pus ignorer.

Extrait de la traduction de la chanson.

Je te vois en train de me faire un baiser
Pas besoin d'être un scientifique
Pour comprendre ce qui se passe chéri
Si tu vois quelque chose dans mes yeux
Ne laisse pas l'analyse inachevée
N'y vas pas non plus trop profondément chéri

[…]

La chanson prit fin, e concert aussi, nous eûmes droit à des applaudissements plus que chaleureux. Je rejoins le reste du groupe, nous rangeâmes un peu, attrapâmes nos affaires et allâmes voir le patron. Il nous paya tous, très content de notre prestation, puis je pus enfin rejoindre mes amis. J'avançais vers Emmett, le serrant dans mes bras. Et le remerciant d'être venu, il me complimenta mais en voyant mes amis arriver il se sauva presque. Il embrassa mon front et partis. Je fus rejoins par Alice, Rosalie, Jasper mais aussi Edward. Ils me complimentèrent tous, même lui.

- Super concert, surtout la dernière chanson, dit-il d'une voix douce.

Son regard était impénétrable quoi que doux, je rougis en le remerciant. Rosalie nous faussa compagnie, Carlisle étant venue la rechercher, je la serrais fort contre moi puis la laisser partir. Elle n'avait pas l'air bien je sentais que quelque chose la tracassait. Je complimentais ensuite Alice, qui rougit encore plus que moi quelque minutes avant. Elle me dit qu'elle me trouvait elle aussi magnifique et je fus soudain de la même couleur que ma robe. Jasper voulus que nous partions en boite immédiatement apparemment Edward aussi était de la partie. Je ne sais pas pourquoi mais savoir cela me dit immédiatement plaisir. Il me dit d'ailleurs un sourire énigmatique. Ce garçon était vraiment une énigme à lui même... Je les stoppais en leur disant que quelqu'un d'autre était de la partie. Presque aussitôt Démétri arriva, saluant tout le monde un grand sourire sur le visage. Je vis celui de Edward disparaître immédiatement. Peut-être se connaissaient-ils ? Apparemment non..

POV ROSALIE

Nous étions sur la route du retour avec mon oncle, mais je ne pouvais m'empêcher de réfléchir encore et toujours. Si bien que j'avais l'impression que mon cerveau allait exploser d'une seconde à l'autre. Je finis par exploser, lâchant un petit cri qui fit sursauter Carlisle. Heureusement cela ne brusqua pas sa conduite. Il me jaugea d'un regard inquiet.

-Tu as mal à ta jambe ?

- Non... Tonton tu me rendrais un service ? Si je te disais que ma santé mentale était en jeux ?

- Euh..je suppose que oui.

- Tu pourrais me déposer chez les Swan ?

- Mais pourquoi ? Bella est avec Jasper et Alice.

- Ce n'est pas à elle que je veux voir à vrai dire...

Il sembla comprendre et devant mon entêtement accéda à ma requête. Devant la nouvelle maison de Bella je me demandais soudain si j'avais bien fais.. A l'aide de mes béquilles je me traînais devant l'entrée promettant à mon oncle de lui téléphoner en cas de problème. Je restais un long moment devant la porte d'entrée sans rien faire. Heureusement que Charlie n'était pas là sinon je n'aurais jamais eu le cran de venir, surtout à cette heure tardive. Puis prise d'une impulsion je sonnais. La pore ne tarda pas à s'ouvrir à la volée, le visage furieux d'Emmett se dessinant devant moi. J'en eus un frisson d'horreur. Heureusement cela fut vite remplacé par de la surprise.

- Rosalie ?

- Oui..je peux te parler s'il te plait.

- Oui bien sur entre !

Je le suivis jusqu'au salon, où il me fit m'asseoir sur le divan. Un silence pesant finit par s'installer entre nous, je me finis par le briser mais il parla en même temps que moi. Nos regards se croisèrent et un léger rire sortit de nos lèvres.

- Emmett j'en ai marre.

De quoi ?

- J'en ai marre de savoir que tu me plais depuis des années. Depuis que nous avons commencé à traîner ensemble en fait. J'en ai marre de ressentir ce déchirement horrible à mon cœur depuis qu'on ne se parle plus, à chaque fois que je te vois ou penses à toi. J'en ai marre de ne cesser de penser à toi depuis que nous avons passer une semaine à se tourner autour à l'hôpital. Je ne dirais pas que j'en ai marre de t'aimer. Parce que c'est faux. J'ai l'impression que ce que je ressens pour toi me maintiens en vie tu vois. Comme si tu relançais mon cœur à chaque fois que je te voyais... Parce que je t'aime...

Il me regardait sans rien dire, le regard brillant, il finit par se prendre le visage entre les mains. Ce n'était pas réciproque... Je crus que j'allais fondre en larme devant lui et que mon cœur allait s'arrêter. Je me relevais avec difficulté, mes mains tremblantes, essayant de partir avec toute ma dignité.

- Qu'es-ce que tu fais ? Demanda-t-il.

- Je me casse puisque monsieur n'est pas capable de me dire qu'il ne veut pas de moi.

- Mais Rose ce n'est pas ça !

- Ah oui et c'est quoi ! Dis moi ! Je suis curieuse de l'entendre.

Nous criions tout les deux, nous affrontant du regard. Il avait l'air aussi colérique que moi, bien que dans son regard résidait aussi les traces d'une tristesse ne datant pas d'aujourd'hui.

- Je t'aime ! C'est ça que tu voulais entendre ! Que je suis amoureux de toi depuis qu'on a 13 ans et que j'ai jamais été capable de te le dire ! Seulement il ne se passera rien parce que tu mérites mieux qu'un putain de junkie comme moi !

Sa réplique me coupa le souffle, il m'aimait.. Il était amoureux de moi.. Je n'avais pas dis ça pour rien... Mais ma colère ne retomba pas !

- Et t'es qui pour me dire ce que je mérite au juste ! C'est à moi d'en juger tu crois pas ? !

- Je vais te faire du mal, dit-il.

Je me rapprochais un peu de lui, sentant ma colère retombait comme un soufflé.

- Tu m'as sauvé la vie, tu ne me feras jamais de mal.

- Je suis un drogué.

- Tu vas commencé une cure et je t'aiderais. Je serais toujours avec toi.

- Tu mérites mieux que moi.

- Je t'ai déjà répondus à cela. Et moi ce que je veux c'est toi, rien d'autre que toi.

J'avançais, faisant disparaître la distance qui nous séparait tout les deux. Ni une, ni deux, prenant mon courage à deux mains je posais mes lèvres sur les siennes. Si au début il ne fit rien, bientôt il enserra ma taille avec ses mains, me serrant contre lui, répondant avidement au baiser. Je lâchais mes béquilles qui tombèrent sur le sol dans un tintement bruyant mais nous les ignorâmes. J'enroulais mes bras autour de sa nuque pour ne pas tomber, mais sa prise ferme m'en empêcher de toute manière.

- Si tu savais depuis combien de temps j'attends ce moment Rose, me souffla-t-il.

- Depuis aussi longtemps que moi, répondis-je avant de l'embrasser de nouveau.

POV BELLA

Nous primes le chemin de la boite située à quelque pas de là. Nous discutions tous, l'humeur était légère, sauf pour Edward qui lui semblait bougon. Je m'approchais de lui alors que Jasper et Démétri étaient plongée dans une discutions à propos de basket. Il me darda du regard avant que je me lance.

- Ca ne va pas Edward ?

- Si tout vas bien, claqua-t-il sèchement.

- Ok..

J'allais rejoindre les trois autres mais sa main s'enroula délicatement autour de mon bras pour me stoppais. Les autres continuèrent sans nous voir alors que nous étions en plein milieu de la route, seuls, arrêtaient, à se regarder dans le blanc des yeux. J'avais l'impression que l'endroit qu'il avait touché me brûlait, comme si chaque centimètre de ma peau réagissait à son contact. Il se racla la gorge avant de parler.

- Excuse moi Bella, c'est pas contre toi. Je suis désolé.

- C'est pas grave, lui dis-je plus légère.

- Et Bella je voulais te dire...

Il se gratta la nuque, mal à l'aise. Edward Cullen sans sa fierté et son naturel cash, ça c'était une première !

- Tu es très belle ce soir !

Je rougis encore une fois, décidément ce soit j'étais condamné à être en accord avec ma robe. Il allait ajouter quelque chose, mais Jasper nous héla au loin pour nous dire de nous dépêcher. Il me fit un sourire franc et nous les rejoignîmes. Nous primes place sur une table, et après avoir bus un mojito Démétri m'entraîna sur la piste, sans me laisser le temps de refuser. Il me colla à lui et nous enchaînâmes une série de danse , éclatant souvent de rire devant nos maladresses respectives, mais nous nous amusions bien. Nous finîmes par rejoindre le bar pour commander un nouveau verre. Il se tourna vers moi en jouant avec la paille de son cocktail.

- Tu sais que je suis en danger de mort.

Je fronçais les sourcils, il devait avoir bus plus que de raison... Devant ma mine circonspecte il reprit.

- Ton pote, Edward, il va m'assassiner, lacha-t-il l'air de rien.

- Qu'es-ce que tu racontes Dem !

- Regarde le tu verras.

Je me tournais vers Edward, qui nous observait assis sur la table avec Alice et Jasper. Ils nous fusillaient du regard, j'avais l'impression de revoir le Edward du début.. Celui de notre rencontre, quand seule haine nous rattachait. Aujourd'hui y avait-il quelque chose de différent ? Qu'es-ce qui nous attisait ? Avions-nous vraiment quelque chose qui nous rattachait ? Et d'ailleurs y avait-il vraiment un nous... ? Non.

- Tu te fais des idées, grognais-je.

Il ne répondit rien et nous avançâmes vers la table pour reprendre nos places. Je m'assis entre Edward et Démétri, en face de moi se trouvait une Alice pensive. Je me tournais vers mon voisin, à l'air grognon, qui scannais la piste de danse du regard.

- Tu fais quoi ? Demandais-je.

- Ça Bella, c'est un Edward qui s'apprête à partir en chasse.

- En chasse ?

- J'ai repéré une petite blonde, hyper bien roulé ! Claque le dit chasseur sèchement.

Sans plus de cérémonie il quitta la table pour aller voit sa « petite blonde hyper bien roulé », je crus voir rouge, et plus je le voyais avec cette plus cela me dérangeait, voir me blessait. Elle n'était pas petite, elle était naine ! Perchée sur des talons avec lesquels elle ne savait même pas marcher ! Et puis c'était une fausse blonde, il n'y avait qu'à voir ses racines noirs de dix centimètres. C'est ça rigole idiote, histoire qu'Edward voit ton sourire jaune !

- T'es sur que ça va Bella ? Questionna Jasper inquiet.

- Parce que tu tournes furieusement ta paille depuis plus de cinq minutes comme si tu voulais que ton verre explose.

Je grognais dans ma barbe ne préférant rien répondre ce qui fit rire Démétri. Je lui lançais un regard noir pour qu'il arrête. Il se pencha à mon oreille, pour que moi seule puisse entendre ce qu'il avait à me dire.

- Je connais quelqu'un qui crève de jalousie.

- Moi ? Non mais tu dérailles !

- Oh mais je ne parlais pas de toi, mais de Edward. Maintenant que tu le dis, oui toi aussi.

- N'importe quoi.

- Allez viens allons lui faire goûter à sa propre médecine.

Je le laissais m'entraîner une nouvelle fois sur la piste, sans opposer un quelconque refus. Edward et son boulet dansaient très de nous. Je les ignorais et Dem me colla aussitôt à lui. Nous dansions sur une musique enflammée. Je savais qu'il ne profitait pas de la situation, pour la simple et bonne raison que Démétri était gay. Il me l'avait appris il y a quelques jours quand j'avais crus qu'il sortait avec Tanya. Alors je le laissais faire, me retenant de rire quand il me chuchotait au creux de l'oreille les réactions de l'autre couple. On aurait même pus croire qu'il m'embrassait dans le cou. Il inversa nos positions, et se fut à moi de les voir. Edward me lança un regard plein de défi, et l'instant d'après sa bouche se posait sur celle de l'immonde blonde. J'en eus un haut de cœur. Je ne savais pas ce qu'il me prenait de réagir aussi excessivement, après tout jusqu'à présent nous n'étions même pas amis. A la fin de la chanson, je me libérais de l'étreinte de mon ami et partis au toilette, prétextant une envie pressante. Une fois dans les toilettes, je me positionnais devant les miroirs passant un peu d'eau sur mon visage pour me rafraîchir. Je me remis un peu de maquillage et sortis une fois les idées plus claire. Je ne cessais de me répéter que je n'avais pas à réagir comme ça. Nous n'étions rien. Il n'y avait pas de nous.

Qu'elle fut ma surprise lorsqu'en sortant je tombais nez à nez avec lui. Je pestais, maudissant ma malchance légendaire. Je ne savais pas ce que j'avais pus faire dans une autre vie pour mériter tout ça. J'avais dus être une affreuse criminelle avide de crimes. Je ne voyais pas d'autre explications. Nos regards s'affrontaient, et je ne pus m'empêcher de dégainer mes paroles haineuses la première.

- Si tu cherches, ta... proie elle n'est pas dans les toilettes ! Crachais-je.

- Et toi si tu cherches ton...pote, il est partit au bar, draguer la serveuse sûrement !

- Alors ça m'étonnerait !

- Comment tu peux en être aussi sûr ! Me défia-t-il.

- Sûrement parce qu'il est gay !

Il ne pipa mot, ma réplique lui clouant le bec. Prends ça espèce d'idiot. J'allais partir mais il me bloqua le passage. Il passa une main dans ses cheveux, toutes traces de colère ayant disparus. Il avait même l'air de s'en vouloir.

- Je suis con, lacha-t-il.

- Tu peux le dire, rétorquais-je.

- Bella...je voulais juste...te rendre jalouse.

Là c'était à moi d'être moucher, de ne plus savoir quoi dire. Me rendre jalouse ? Démétri avait raison ? Peut-être ressentait-il la même chose que moi ? Je ne savais pas quoi penser, alors un mot s'échappa de mes lèvres sans que je puisse le contrôler.

- Pourquoi ?

- Parce que tu me plais ! Que je n'arrête pas de penser à toi, tout le temps.

- Oh.

Son regard devint un peu plus triste, suintant la déception. J'allais lui répondre, lui dire ce que je ressentais mais Alice et Jasper revinrent, Jasper demanda à Edward s'il pouvait me ramener chez moi, puisque Em' avait repris ma voiture après le concert. Celui ci soudain un peu plus renfermé accepta et nous quittâmes la boite après avoir dit au revoir à Dem qui semblait avoir trouvé son bonheur, non pas avec la serveuse, mais le barman.

Sans un mot nous regagnâmes sa Volvo argenté. Le silence dans l'habitacle se faisait pesant, je n'osais pas dire un mot, j'étais terrifié. J'avais l'impression que si je brisais ce silence, j'allais me briser par la même occasion. Alors je laissais les kilomètres passer avant de me lancer, quand je vis le panneau de Forks.

- Je n'ai pas pus te répondre tout à l'heure dans la boite.

- Pas la peine j'ai compris, souffla-t-il.

- Je ne pense pas non.

- Si merci de ne pas remuer le couteau dans la plaie.

- Ah bon donc tu sais que tu me plais aussi ? Que te voir aguicher et embrasser cette idiote à la colo mal faite m'a fait énormément chier ? Que tu hantes mes pensées tout le temps ? Que malgré ton caractère changeant et insupportable je n'arrête pas de penser à toi ? Et bien écoutes si tu le savais déjà je ne t'apprends rien !

Il freina sèchement, alors que j'étais arrivé devant chez moi, j'allais sortir en trombe mais une nouvelle fois il me retint. Son contact me brûla une nouvelle fois, je retins ma respiration en me tournant vers lui. Je ne pourrais pas fuir. Au lieu d'être en colère il affichait une mine radieuse. Il attrapa ma main, alors que je refermais la portière.

- Tu veux dire que c'est réciproque.

- Euh et bien je crois que oui...

- Donc si je t'embrasse tu n'y verras aucun inconvénient ?

- Euh et bien je crois que non...

Il ne lui en fallut pas plus pour qu'il se jette sur mes lèvres. Je répondis avec autant de passion et d'ardeur à son baiser. Ce n'était pas doux. C'était violent et passionné, comme nous. Sa main se positionna à l'arrière de ma tête pour me rapprocher de lui, alors que je faisais la même chose de mon côté. Nous finîmes pas nous séparer hors d'haleine, les yeux pétillant.

- Si tu savais depuis combien de temps j'attends ça.

- Et bien je pense que le jour où tu m'as sauté dessus dans mon appartement tu m'as donné un avant goût, soufflais-je.

Il éclata de rire, je lui souris en réponse avant de vraiment descendre de la voiture.

- Bonne nuit Bella, fais de beaux rêve.

- Bonne nuit Edward, à mercredi.

Il me dit un clin d'œil et une fois que j'eus atteins la porte de chez moi la Volvo disparut au loin, emportant avec elle ce moment magique. Je grimpais jusqu'à ma chambre, je voulus aller voir Emmett, mais il dormait, sa porte était entrouverte et qu'elle ne fut pas ma surprise de voir ma meilleure amie allongé avec lui, accroché à mon frère comme à une bouée de sauvetage. Rosalie et Emmett ? Non.

Je vous fais de très gros bisous espérant recevoir vos avis via les reviews. La suite très prochainement, la semaine prochaine j'espère. Comme vous l'avez vu j'ai écris un plus gros chapitre que d'habitude pour me faire pardonner:)

Robisous !