Bonjour tout le monde !

Merci pour vos lectures & vos reviews ! J'espère que cette suite vous plaira ! Je vous embrasse & j'espère avoir le plaisir de lire vos avis !

Très bonne lecture & plein d'amour !

Je me lève, Astoria descend l'escalier, je l'entends. Je pars à sa rencontre. Il est l'heure.

Chapitre 2 : Manoir Malefoy

-Drago, Astoria. Quel plaisir de vous voir, entrez, approchez.

Mon épouse lâche mon bras et plisse le nez, mais elle se reprend bien vite et s'avance en souriant vers ma mère.

-Narcissa, quel plaisir de vous voir.

Sa voix est trop enthousiaste pour paraître réelle, mais ma mère n'y prête pas attention et se contente de lui répondre sur le même ton. Je m'approche alors à mon tour et l'embrasse sur les deux joues. J'en profite pour respirer pleinement son parfum, un mélange de fruit rouge et de pin. Cette odeur fait remonter, en moi, les meilleurs souvenirs de mon enfance.

-Aschkin. Débarrasse-les !

Un elfe arrive et s'occupe de nos affaires, ma femme le remercie d'un coup de tête rapide.

Ma mère nous attrape alors et nous entraîne à sa suite. Et comme à chaque fois, je redécouvre ma maison d'enfance.

Les couloirs sont étroits et sombres. Il n'y a pas de fenêtre, mais de petites bougies qui guident nos pas. Les tableaux, les ancêtres des Malefoy, nous salut à notre passage.

Au bout d'un petit moment, nous arrivons face à une porte. Ma mère la pousse et nous la suivons. Le salon est, de loin, la pièce la plus accueillante de la maison.

Le soleil me brûle les yeux après cette excursion dans les dédalles de nos couloirs.

Un feu crépite et je vois mon père debout devant une grande fenêtre. Il se retourne vers moi et me sourit. Pas un sourire de bonheur, mais plutôt un petit rictus dont il a l'habitude.

-Drago, mon enfant ! Astoria, bonjour.

-Bonjour, monsieur Malefoy.

Le ton d'Astoria est beaucoup trop froid et distant pour que personne ne s'en aperçoive. Mais aucun de nous ne relève, n'y prête attention. Il en est ainsi dans la famille des Malefoy.

Nous nous installons sur un canapé et des verres ainsi que des apéritifs apparaissent alors. Merci Aschkin !

-Alors, comment va notre petit Scorpius ?

-Bien, très bien. Il n'a pas une minute à lui, même pas le temps de nous écrire une lettre.

-Tu étais pareil à son âge, mon garçon.

-Je sais, maman. Mais, quand vous m'écriviez, je répondais.

Ma mère rigole alors qu'Astoria semble se détendre légèrement à mes côtés. Sa main se glisse même vers la mienne, sans pour autant la toucher.

-Ah Poudlard. Quel souvenir !

Ma femme frissonne à mes côtés, je sens que le sujet tabou va être abordé.

-Qui a-t-il en potion ?

Elle soupire à mes côtés et répond à la question de mon père. Mon regard lui se perd vers la cheminé, dans les flammes.

Je me souviens encore parfaitement de ma première rentrée à l'école de magie Poudlard. C'était un jour merveilleux, encore innocemment innocent.

-Drago ! Mais ou te caches-tu ? Ce n'est pourtant pas le moment.

-Je suis ici.

Ma mère entre dans la pièce, plus élégante que jamais, le regard attendrit.

-Oh tu as déjà passé ta robe d'école ?

Ma tête se penche vers mes pieds, afin d'analyser ma tenue. Un grand sourire vient éclairer mon visage.

-Naturellement !

-Tu aurais pu la mettre dans le train, tu seras seul habillé ainsi.

Mon sourire s'éteint.

-Bon nous n'avons plus le temps, viens.

Elle me tend la main et je l'attrape. Nous voilà en route pour Poudlard. Sous mes yeux se tient la gare de Londres.

-Passons la barrière.

Je fronce le nez, alors que je sais parfaitement que je vais passer sans encombre la barrière magique.

De l'autre côté, mes yeux s'ouvrent en grand alors que je soupire d'aise face à la locomotive de la gare King's Cross.

-Drago ? Drago !

-Drago !

Je me tourne vers ma femme qui me regarde bizarrement.

-Tu m'as appelé ?

-Nous passons à table.

Je tourne la tête et remarque l'élégante table dressée dans la salle à manger. Ma mère et mon père s'y trouve déjà. Je me lève à mon tour.

-A quoi pensais-tu ?

-Je pensais à ma première rentrée à Poudlard, quand m'a mère m'a accompagnée sur le quai.

-Oh.

Elle plonge ses yeux dans le miens, comme pour savoir si je mens ou non.

-Mes enfants ! Le repas est servi !

J'attrape alors sa main et avance jusqu'à la table ou ma mère me sourit. Je m'installe et entame le repas.

Ma mère fait la conversation à Astoria pendant que je déguste le succulent plat tout en les écoutants distraitement.

Je ne suis pas totalement présent, encore à moitié dans mes souvenirs d'enfance. La ou la vie était si simple, si banale. Quand l'innocence d'un enfant était toujours présente.

Mon père se racle la gorge et me dévisage.

-Tu sembles fatigué, Drago.

-J'ai beaucoup de travail en ce moment. Merci de t'inquiéter de ma santé.

-Tu semblais moins résistant qu'il y a quelques années …

Il reprend son souffle et la conversation entre ma mère et ma femme s'arrête.

-Ou est donc passé le Drago d'il y a 19 ans ?