Voilà la suite et fin j'espère que ça vous plaira ^^

RAR :

Sophie : Je suis atterrée par cette histoire qui n'en est pas une car c'est juste un prétexte à un plan a trois ! Il n'y a pas d'enquête, pas assez de sentiments et une situation trop vite réglée. Que Neal cache son passé à Peter : ok, que Neal ait des sentiments pour lui : ok, que El l'ait compris : ok mais pas cette situation tordue de se regarder s'embrasser ! White Collar ne mérite pas ça.

Rar : Tu as tout comprit sophie c'est exactement ce qu'est cette fic un prétexte pour mettre ces trois la ensemble. Et je n'est jamais prétendu le contraire c'est vraiment juste une excuse pour les voir ensemble. Je n'est pas fait d'enquête non je ne trouvais pas sa nécessaire pour une fois. Quand a la situation trop vite réglée ça ne l'était pas encore dans le chapitre un mais la voilà réglée dans ce chapitre. Ne te sens surtout pas obligé de le lire je ne pense pas qu'il te plaira. Merci pour cette review et pour ton avis.


0o0o0o0

Neal s'installa à son bureau en lâchant un soupir. La journée avait été interminable et il n'avait pas eu une seule minute pour parler à Peter.

Être dans le flou n'était pas une chose qu'il appréciait (ça menait trop souvent à des plans bâclés et à se faire prendre) et c'était clairement le cas dans la situation actuelle.

Une vibration se fit sentir dans sa poche, un SMS

Viens dîner ce soir

Elizabeth semblait d'accord. Il envoya juste un 'Ok' et se leva pour se rendre dans le bureau de Peter. Diana y était. Juste pour la forme, il toqua et entra.

Peter tendit un dossier à la jeune femme :

« Bien, archivez-moi ça. Je ne veux plus jamais entendre parler d'escroquerie à l'assurance. Je ne connais rien de plus barbant. »

« Oui, Monsieur. »

Elle sortit en souriant. Neal en fit autant en s'installant :

« Avoue qu'au moins, je mettais du sel dans ta vie, Agent Burke. »

« C'est toujours le cas. » Répondit Peter bien trop vite.

Il ferma les yeux, juste une seconde :

« Je n'aurais pas dû dire ça. »

« Pourquoi ? »

L'agent s'appuya sur le dos de sa chaise en jetant son stylo sur le bureau :

« C'est horriblement niais. »

« Toi ? »

Ils se mirent à rire. Neal inspira profondément. Il y avait longtemps qu'il n'avait pas été aussi heureux :

« Ta femme m'a invité à dîner. »

« Bien entendu. On ferait mieux d'y aller avant qu'une autre affaire urgente ne nous tombe dessus. »

« Arnaque à l'assurance, quels amateurs ! »

« Avance, Sundance, j'ai la dalle. »

0o0o0o0

Quand ils entrèrent dans la maison, aucune odeur de nourriture ne flottait dans l'air. Satchmo était affalé devant le canapé, la langue pendante.

Neal vint le caresser pendant que Peter lançait à la cantonade :

« El ? »

La jeune femme sortit de la cuisine. Elle portait un pantalon décontracté et un t-shirt. Dans l'une de ses mains, elle tenait trois DVD et un sachet de M&M'S, dans l'autre une bière, deux verres de vins et une bouteille. Entre son épaule et son oreille se trouvait son téléphone dans lequel elle parlait :

« Non, je vous avais dit jeudi… Je me fiche que ce ne soit pas fini. Il faudra que ça le soit vendredi ou toute l'organisation de la soirée sera à refaire… »

Neal l'observa déposer ses lèvres sur celles de son mari avant de lui tendre la bouteille de vin et les verres. Elle déposa les DVD et la bière sur la table avant d'enjamber le chien pour venir l'embrasser à son tour et de reprendre :

« Hé bien, faites en sorte d'être prêt ou je devrai mettre fin à notre collaboration. »

Elle raccrocha d'un geste rageur :

« Je déteste les fleuristes ! Non mais franchement, à quoi est-ce que ses compositions florales vont me servir deux jours après la soirée ? Je te le demande ! »

« Aucune idée. » Répondit Neal en secouant la tête, visiblement amusé.

El leva les yeux au ciel :

« Et vous, comment s'est passée votre journée ? »

D'une même voix, les deux hommes répondirent :

« On déteste les arnaques à l'assurance. »

Ils se mirent à rire dans un bel ensemble. Peter vint s'installer dans le canapé juste à côté d'eux en déposant sa charge sur la table :

« Tu as prévu quoi pour ce soir, Hon ? »

Elle ouvrit la bouche pour répondre quand la sonnette retentit. Elle se leva et revint avec une pizza énorme :

« Pizza ! Vin, bière pour notre allergique au bon goût, et un choix entre trois films dont aucun n'est romantique. Je vous rassure, je ne veux pas de lamentations ce soir. »

Peter secoua la tête :

« Parce que boire du vin en mangeant de la pizza, c'est de bon goût ? »

« Le vin passe avec tout, Chéri. » Affirma El en posant le carton sur la table basse. Elle jeta un regard aux deux hommes :

« Allez vous changer, vous n'êtes pas habillés pour une soirée télé mal-bouffe mais grand cru. »

Peter se leva et Neal haussa les sourcils :

« Dans ce cas, j'aurais dû repasser chez moi… »

« Toi ? Tu n'as que des costumes. Je ne t'ai jamais vu autrement que tiré à quatre épingles. »

« J'ai des photos de lui en combinaison orange, si ça te dit. » Murmura Peter en enlaçant sa femme.

Neal lança un regard noir à son ami :

« Tu n'as pas ça. »

« Bien sûr que si. Tu ne crois quand même pas que j'aurais loupé ça. »

« Brûle-les ! »

« Non je les garde. Je pourrais en avoir besoin pour te faire chanter. »

« Je suis en train de déteindre sur toi, Peter Burke. »

« Allez hop hop hop ! Allez vous changer, je sens que le temps qu'on choisisse un film, la pizza sera déjà froide. » Ordonna El.

Neal se leva et suivit son ami dans leur chambre en murmurant :

« Elle est au courant que je vais flotter dans tout ce que tu pourras me prêter ? »

« Je crois oui. »

« Ça l'amuse ? »

Le rire de la jeune femme et sa voix moqueuse retentirent dans l'escalier :

« Beaucoup. »

Quand ils redescendirent, Neal portait un t-shirt blanc bien trop grand et un pantalon de jogging qu'il avait dû serrer au maximum. Peter portait à peu près la même chose, mais bien sûr, ça lui allait beaucoup mieux. Tous les deux pieds nus, ils s'installèrent sur le canapé. Elizabeth sortit de la cuisine avec un tire-bouchon et s'arrêta net :

« C'est injuste je trouve. »

« Moi aussi. » Répondit Peter.

« Quoi ? » demanda-t-il

Ce fut la jeune femme qui répondit :

« Que même comme ça, tu sois si sexy. »

Neal fut touché au point de ne pas savoir quoi répondre. La jeune femme lui jeta un regard où perçait la tendresse et quelque chose de plus. Elle vint s'installer sur le canapé à la gauche de son mari, le mettant ainsi entre eux, avant de saisir les trois boîtes de DVD :

« Donc ce soir au vote : 'Prince of Persia', 'Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec' ou 'Alice au pays des merveilles de Burton'. »

Les deux hommes se jetèrent un regard :

« Ne critiquez pas mes choix de films. Bien, ce sera 'Alice' alors. »

« Je croyais que c'était ouvert au vote. » Tiqua Neal

« Oui, mais je suis la Reine de Cœur ici, donc ma voix compte triple. »

« Bien entendu. Où avais-je la tête ? »

« Fais attention que je ne la coupe pas. »

« Elle le ferait, méfies-toi. » Murmura Peter

« Oui, je n'en doute pas. »

La jeune femme se leva pour mettre le DVD et vint se rasseoir. Elle servit deux verres de vin et trois parts de pizza. Ils firent trinquer leurs verres par-dessus la tête de l'agent du FBI avant de s'installer confortablement.

Neal ne voyait pas vraiment le film. Il se contentait de jeter quelques regards à Peter et Elizabeth. Pour la première fois depuis longtemps, il se sentait bien et aurait souhaité que ça dure...

La seule chose qui venait gâcher tout ça, c'était lui et ce fichu plan d'évasion. Tous les trésors de l'entrepôt valaient-il plus que ce qu'il était en train de vivre maintenant ?

Il sortit de ses pensées quand la main de Peter vint effleurer l'intérieur de sa cuisse. Il prit conscience d'avoir les yeux dans le vide depuis un bon moment. Il releva la tête pour croiser le regard de son ami qui mima :

« Ça va ? »

Neal hocha seulement la tête en réponse à la question muette. Les doigts de l'agent bougèrent sur sa cuisse dans une caresse réconfortante. Il ne pouvait pas l'abandonner ; il ne pouvait pas le décevoir.

Peter ne semblait pas vraiment conscient que sa main commençait à sérieusement remonter sur sa cuisse.

Avant de finir réellement émoustillé, Neal attrapa la main de son ami, l'immobilisant vraiment tout près de son entrejambe :

« Je ne suis pas aussi maître de moi-même que tu sembles le croire, Peter. »

Un regard d'incompréhension passa dans les yeux de l'agent juste avant que son regard ne se pose sur leurs mains.

Neal lia ses doigts au siens en murmurant tout près de son oreille :

« Pas que ça me dérangerait, mais je ne crois pas que tu sois vraiment prêt à assumer les conséquences. »

Peter grimaça mais ne tenta pas de reprendre possession de sa main. Neal vit Elizabeth sourire à leur manège.

Le film était bien trop long, surtout qu'il n'avait conscience que d'une chose : ses doigts et son corps tout contre ceux de Peter. Est-ce que se jeter sur lui maintenant serait mal perçu ?

Quand le générique de fin défila enfin, Neal poussa un profond soupir :

« Vous vous êtes vraiment ennuyés, hein ? » demanda El

« Noooon. » Répondirent-ils en chœur

« Et vous n'avez pas vraiment compris que j'espérais que vous en profiteriez pour faire autre chose ? »

« Vois ça avec Neal. »

« Quoi ? Mais… Ok, je jure de te laisser me tripoter la prochaine fois que ta femme voudra regarder du Burton. » Lâcha le repris de justice

Leur rire était vraiment quelque chose de plaisant à entendre. Neal se leva, dés-entrelaçant ses doigts de ceux de Peter, décollant son corps du sien à regret :

« Il est tard, il vaut mieux que j'y aille. »

« Reste… » Murmura la jeune femme.

« Je ne peux pas, El. »

« Pourquoi ? Ne me fais pas croire que tu es soudainement intimidé. »

« Tu me connais mieux que ça. »

« Alors quoi ? »

Le regard de Neal croisa celui de Peter. Lui avait compris. Ce fut difficile de l'avouer à la jeune femme :

« Je ne veux pas qu'on me demande pourquoi j'ai passé toute une nuit chez un agent du FBI. »

Il releva le bas de son pantalon, dévoilant le bracelet. Le regard d'Elizabeth s'y arrêta :

« Oh. »

« Oui ! »

Avec un rire forcé, elle ajouta :

« Très bien, mais tu ne perds rien pour attendre. »

« J'aime ce genre de menaces. »

Il se leva et les autres suivirent. Il s'arrêta juste avant d'ouvrir la porte pour embrasser El, profondément longuement, comme pour s'excuser de la décevoir.

Il s'écarta et la jeune femme lui tapota le torse de la main. Le regard de Neal tomba sur Peter. Il hésita un instant. Peter le remarqua. L'agent s'approcha et fondit sur ses lèvres. C'était la première fois que l'homme initiait le baiser.

Ce fut passionné, voire plus.

La langue de Peter vint caresser la sienne, ses doigts se perdirent dans ses cheveux, les ébouriffant. A quoi devait-il ressembler maintenant ?

Qu'allaient dire les voisins en le voyant sortir de la maison dans cet accoutrement ?

Ils se séparèrent à bout de souffle et Neal sortit précipitamment, de peur de changer d'avis.

0o0o0o

Neal nouait sa cravate quand on toqua :

« Entre. »

Peter entra. C'était stupide mais il était juste heureux de le voir. L'homme tenait deux gobelets de café et il lui en tendit un :

« Merci. Quel est le programme aujourd'hui ? »

« Tout sauf des assurances. »

« Merci Seigneur. »

« Appelle-moi Peter. »

« Que tu es drôle… »

Neal secoua la tête, suivit l'agent jusqu'à sa voiture et monta dedans.

Un silence s'installa. Pas un de ces silences gênants où ils cherchaient quelque chose à se dire, juste un silence de bien-être.

Même si Peter lui jetait sans cesse des petits regards insistants :

« Quoi ? »

« Rien. »

« Oh si dis-moi. » Insista-t-il

L'homme profita d'un arrêt à un feu rouge pour le regarder et demander de but en blanc :

« Pourquoi tu as hésité hier avant de m'embrasser ? Alors que ça semble toujours naturel et spontané quand c'est El ? »

« Parce que je sais qu'elle ne me repoussera pas. »

La réponse était sortie bien trop rapidement. Il regretta de ne pas avoir réfléchi un peu plus, quand Peter redémarra en demandant :

« Et moi si ? »

« Je ne sais pas. Peut-être, je ne veux pas te forcer à quoi que ce soit. Ou prendre le risque de te braquer. »

Peter poussa un soupir :

« Je ne vais pas m'enfuir en courant. »

« Tu me mets ça par écrit ? »

La voiture s'arrêta de nouveau au feu rouge et Neal sursauta quasiment quand, au lieu de répondre, Peter passa sa main sur sa nuque pour l'attirer à lui. Ce fut un choc, un vrai…

Et ce fut un baiser passionné. Jusqu'au moment où un klaxon retentit derrière eux. L'agent le relâcha et redémarra.

Avec un sourire éclatant, Neal observa les alentours avant de dire :

« Tu prends des risques à faire ça dans la rue. »

« Tu adores prendre des risques. Tu ne vis que pour contourner les règles. »

« Dans le genre, je ne pouvais pas faire pire que de tomber amoureux de toi, Peter. »

Il vit son ami se tendre. Il en avait trop dit, bien entendu. Il chercha un moyen de tourner ses paroles en dérision pour faire croire à une blague, mais ne trouva rien. Il ne voulait rien trouver c'était juste la vérité.

Il était tombé fou amoureux d'un agent du FBI. Qu'est-ce qui pouvait arriver de pire à un repris de justice ?

0o0o0

Neal avait l'esprit ailleurs. Il savait qu'il aurait dû écouter Peter tout à l'heure, mais il avait été incapable de se concentrer sur quoi que ce soit.

Et maintenant, il s'en mordait les doigts, vu qu'il n'avait aucune idée du pourquoi du comment il se retrouvait dans une chambre d'hôtel au Hilton, regardant les agents du FBI connecter leurs appareils de surveillance.

Les techniciens remballèrent leurs affaires et sortirent un par un.

Peter alluma les écrans et prit la micro-caméra dans sa main en s'adressant à Jones et Diana :

« Bien, il ne reste plus qu'à trouver un moyen d'entrer dans la chambre de Clain. »

Toutes les têtes se tournèrent vers Neal. C'était le moment ou jamais de tenter de se concentrer :

« Les portes ont quel système d'ouverture ? »

Diana lui lança un regard exaspéré :

« Je savais que tu n'écoutais pas tout à l'heure. »

« Mmm quelle perspicacité, Agent Barrigan. »

Peter leva les mains pour mettre fin aux reproches :

« Ce sont des cartes à bande magnétique. Impossible de les dupliquer, du moins sans avoir quelques heures devant soi et le matériel adéquat. »

Neal ouvrir la porte de la chambre pour jeter un œil dans le couloir :

« Je peux entrer en moins de 10 minutes. »

Diana haussa les sourcils :

« Je suis sûre que tu ne sais même pas ce qu'on fait là. »

« Aucune idée. » Confirma Neal

« Alors comment tu pourrais entrer en si peu de temps ? »

« Tu veux parier ? »

« Je ne parie pas avec toi, Caffrey, tu es un tricheur. » Répondit la jeune.

Jones sortit son portefeuille :

« Moi je parie, pas en moins de 10 minutes. »

Neal se mit à sourire en posant les yeux sur Peter :

« Non, ne me regardes pas, je ne parie pas. Je suis sûr que tu seras dans cette chambre en moins de 5 minutes. »

« Bien, ce sera toi et moi Jones, alors 20 billets. »

« Tenu. »

Neal commença par enlever sa cravate et puis ses autres vêtements pour se rendre en boxer dans la salle de bains. Il en ressortit avec une minuscule serviette autour des hanches. Il plongea ses mains dans le seau à glaçon posé sur le bar pour mouiller ses cheveux.

Il prit le seau et la mini-caméra et sortit dans le couloir.

Le chariot de ménage était à trois portes de là.

En revenant dans la chambre 4 minutes 30 plus tard, il tendit la main à Jones qui, de mauvaise grâce, lui tendit le billet :

« Merci ! »

« C'est quand même le truc le plus vieux du monde. »

« Qui ne marche que si tu as le physique de l'emploi. » Précisa Diana.

Peter s'approcha et avant que Neal ait pu prendre le billet, il l'intercepta :

« Hé. »

« J'avais dit que tu serais à l'intérieur en moins de 5 minutes. »

Neal se mit à sourire. Regardant son ami droit dans les yeux, il enleva la serviette de ses reins et remit son pantalon et sa chemise, restant pieds nus. Jones fixa sa cheville :

« Attends, comment tu as fait pour que la femme de ménage ne voie pas le bracelet ? »

Avant même que Neal n'ait le temps d'ouvrir la bouche, Peter répondit :

« Je peux t'assurer que c'est pas ses pieds qu'elle regardait. »

Les deux autres agents du FBI lui jetèrent un regard étonné. Tandis que celui de Neal était franchement amusé, voire ravi.

Un peu trop sèchement, Peter ordonna :

« Il est presque l'heure. Allez au-devant de nos acheteurs. »

Les deux agents sortirent sans demander leur reste. A peine la porte refermée, Neal se laissa tomber sur une chaise devant les écrans :

« Tu m'expliques ? »

« Quoi ? J'ai parlé trop vite. Ça me paraissait juste tellement évident que… »

« Je parlais de l'affaire. » Préféra interrompre Neal.

« Tu l'as fait exprès. »

« Tu crois ? »

« Crétin. » Marmonna l'agent.

« Le pire c'est que tu te poses encore la question. »

« Quelle question ? »

Le sourire de Neal fut éclatant :

« Je sens ton regard sur moi, Peter. Il me brûle la peau chaque fois que tu te demandes si je t'attire. »

L'agent vint s'installer sur la chaise à ses côtés :

« Je ne pensais pas que… »

« Que je le remarquerais ? »

Hochement de tête positif.

« Tu rigoles ou quoi ? Bien sûr que je le vois ! Ça me rends dingue et je dois me retenir de te sauter dessus chaque fois. »

« Pourquoi ? »

« Pourquoi je me retiens ou pourquoi je te sauterais dessus ? »

Peter choisit de ne pas répondre :

« Y'a eu qu'El, tu comprends, depuis tellement longtemps. »

« C'est plutôt que tu n'as jamais été attiré par un mec. »

« J'ai répondu à cette question, ce n'est pas ça le problème. C'est plus les détails techniques qui... »

La lumière fut chez Neal :

« Ooooh tu te demandes si je pourrais t'exciter. »

Le regard de Peter le fit frissonner. C'était ce regard là qui lui brûlait la peau :

« Je peux t'assurer que oui, Peter, je peux même te le prouver. »

Sans savoir vraiment lequel des deux avait amorcé le mouvement, Neal se retrouva debout avec sa langue dans la bouche du Fed.

Il s'écarta juste le temps de jeter un regard carnassier à son flic avant de le plaquer sans ménagement contre le mur le plus proche. Il reprit possession de ses lèvres sauvagement. L'agent avait dit quelque chose à propos du fait qu'il savait y faire et Neal avait bien l'intention de lui prouver qu'il n'avait encore rien vu.

Doucement, il vint glisser une main sur la nuque de son aîné, tandis que sa langue entamait un balai sensuel dans sa bouche.

Dans un geste lent et expert, il fit descendre son autre main sur son torse, s'arrêtant sur les boutons de chair qu'il pouvait sentir à travers la chemise.

Peter voulait savoir s'il pouvait être excité par un mec ? Neal allait lui prouver que c'était bien plus que possible.

Il passa les doigts sous sa chemise avant de venir caresser ses flancs. Peter laissa échapper un gémissement contre sa bouche. L'homme serait-il chatouilleux ? Il faudrait qu'il pose la question à Elizabeth.

Neal aurait dû se sentir vraiment mal de faire ce genre de choses avec le mari d'une si bonne amie, mais il avait promis à la jeune femme (qui devait soit dit en passant être complètement cinglée) d'en profiter si l'occasion se présentait. Elle avait dit quelque chose à propos d'apprivoiser l'austère agent du FBI.

Et Neal était vraiment ravi d'obéir cette fois. Il continua son exploration, remontant jusqu'au téton qu'il pouvait tout juste sentir tout à l'heure.

Il relâcha la bouche de l'homme pour pouvoir poser ses lèvres dans sa nuque. Sans le quitter, il jeta un regard au flic.

Les yeux fermés, il semblait subir une torture.

Neal vint mordre doucement la peau tendre de son cou avant de glisser sa paume sur le ventre légèrement rebondi de son aîné. Il laissa ensuite ses doigts descendre un peu plus au sud.

Il sentit Peter se contracter. Il savait que l'homme s'apprêtait à protester. Neal fondit de nouveau sur ses lèvres pour l'empêcher de dire quoi que ce soit.

Est-ce que le harcèlement sexuel faisait partie des choses répréhensibles qu'il n'avait pas le droit de faire dans le cadre de son arrangement avec le FBI ?

Il espérait que non.

Tout en caressant la langue de Peter de la sienne, il effleura la fermeture éclair de son pantalon. L'anticipation était toujours sa partie préférée.

Neal recommença son manège, arrêtant le mouvement de sa langue juste au moment où sa main effleurait de nouveau l'entrejambe de l'agent.

Il ne fallut qu'une toute petite fois de plus pour que Peter pousse ses hanches en avant. Le gémissement de plaisir qu'il poussa quand enfin sa paume se posa réellement sur son sexe valait bien toute la retenue qu'il lui avait fallu pour en arriver là.

Contre sa main, il pouvait sentir l'érection naissante de Peter. Il quitta ses lèvres pour venir murmurer tout contre son oreille :

« Vu la situation actuelle, le travaille, l'enquête, etc, etc, etc, et si tu es d'accord pour dire que l'expérience était concluante, j'accepte de m'arrêter là. »

« Ça devrait me faire plaisir ? »

« Ça devrait. »

« Ce n'est pas le cas. » Grommela Peter.

« Mais ? »

« Mais l'expérience est concluante, je veux bien te le céder et tu ne perds rien pour attendre, crois-moi. »

Neal fit un pas en arrière, libérant son ami de son emprise avant d'avouer :

« J'aime quand toi ou ta femme vous me menacez. Même si pour le moment, je ne vois rien venir. »

« Je lui dirais que tu as dit ça. »

« Cafteur. »

Peter inspira profondément, probablement pour se reprendre. Il se rendit dans la salle bain. Neal entendit l'eau du lavabo couler. Il aurait presque espéré que Peter s'enferme dans la salle de bain pour finir ce qu'ils avaient à peine commencé.

Mais bien entendu, son agent du FBI était bien trop sérieux pour ce genre de choses. Lui-même avait du mal à croire qu'il avait pu arrêter les choses de cette façon :

« Je deviens mortellement ennuyeux. »

« Je dirais juste conscient que chacun de tes actes ont des conséquences. » Murmura Peter en sortant de la salle de bain et en passant une serviette sur son visage humide.

Avec une lueur de malice, Neal demanda :

« Donc, on est là pourquoi ? »

L'agent prit une profonde inspiration, lança la serviette sur le lit et répondit :

« Nos amis de la 208 sont suspectés d'avoir volé un tableau. D'après nos sources, ils vont tenter de le refourgué dans un peu moins d'une heure. »

« Quel tableau ? »

« T'es sérieux ? Je vais devoir répéter ? Tu étais où tout à l'heure ? Ah oui, assis en face de moi, si je me rappelle bien, pendant que j'expliquais tout ça. »

« Je pensais à autre chose. C'est en général ce qui arrive quand tu avoues des trucs que tu étais censé garder pour toi. »

Peter plongea son regard dans le sien :

« Tu parles de… la voiture… »

« Hé bien jusqu'à preuve du contraire, c'est le seul moment aujourd'hui, voir le seul et unique moment de toute ma vie où j'avoue un truc de mon plein gré. »

« Tu attends que je réponde quelque chose ? » Demanda Peter nerveusement.

« Je crois que je t'en ai assez demandé aujourd'hui. »

« Laisse-moi juste mettre de l'ordre dans tout ça. »

Avec un sourire enjôleur, Neal répondit :

« Prends tout ton temps. »

Avant d'être frappé par la vérité. Ils n'avaient pas tout leur temps puisque Mozzie et lui préparaient déjà leur fuite avec le trésor.

Peter lui parlait, mais Neal était déjà reparti bien loin…

0o0o0o

A tel point qu'il était bien incapable de dire comment s'était finie l'affaire, voire même la journée. Il était sous la douche depuis environ 20 minutes à se relaxer, à tenter de se détendre, quand on toqua à la porte.

Il attrapa une serviette pour la nouer autour de ses hanches et sortit pour aller ouvrir, dégoulinant de partout, maudissant la personne qui se trouvait devant la porte.

C'est-à-dire Peter et Elizabeth. La jeune femme se mit à sourire en le voyant ouvrir dans cette tenue. Quant à son mari, il ouvrit simplement la bouche pour dire :

« Deux fois dans la même journée, sérieusement ? »

« A croire que tu ne t'étais pas assez rincé l'œil, mon chéri. » Dit-elle en rigolant.

« Entrez et fermez la porte, je vais m'habiller. »

« C'est obligé ? »

Il attrapa le débardeur et le pantalon de jogging posés sur le lit et les enfila bien vite :

« Que me vaut le plaisir ? » Demanda-t-il en les retrouvant.

« On a apporté le dîner. »

El lui tendit deux gros sachets :

« Mais c'était une excuse et comme tu viens d'enfiler ton pantalon sans mettre de caleçon, on va devoir oublier le repas. »

« Je ne porte que des boxers. » La réponse avait été machinale.

Le sourire de la jeune femme, coquin, plein d'espoir et de désir, lui fit échanger un regard avec Peter. Est-ce qu'il était vraiment d'accord pour ce genre de choses ?

Il semblait nerveux mais quand sa femme leur attrapa les mains pour les mener jusqu'au lit, il ne résista pas.

0o0o0

Pourquoi est-ce que cette musique retentissait dans la pièce ? Neal était bien là, pelotonné entre son amant et… la femme de son amant. Voilà qui n'était pas banal.

El le bouscula en se levant et il grogna tout comme Peter.

La voix de la jeune femme lui parvenait, mais il n'arrivait pas à savoir ce qu'elle disait. Et puis elle fut tout près d'eux :

« Il faut que j'y aille. Je peux utiliser ta douche ? »

« Sûr… »

Quand il ouvrit de nouveau les yeux, Peter l'enlaçait et l'appartement était silencieux :

« El est partie ? »

« Presque. »

La jeune femme apparut dans le tailleur qu'elle portait la veille. Elle s'approcha du lit et vint embrasser son mari en passant par-dessus Neal. Elle murmura ensuite :

« Passe une bonne journée. »

« Toi aussi, Hon. »

Elle se déplaça légèrement et vint déposer ses lèvres sur celles de leur amant :

« Toi, sois sage. »

Neal leva la main gauche, posa la droite à plat dans l'air avant de dire :

« Je le jure. »

« C'est ta main gauche, escroc. »

Elle se mit à rire et sortit de l'appartement :

« Avoues que tu t'attendais pas à ce qu'elle le remarque. »

Neal se mit à rire, les secouant tous les deux. Il se déplaça juste un peu pour poser sa tête sur le torse de son amant. Doucement, comme s'il craignait que quelqu'un dorme encore ou comme s'il craignait la réponse, Neal demanda :

« Avant tout ça… Tu n'y avais jamais pensé ? »

Peter inspira profondément :

« Il y a eu quelque fois... Des moments où j'étais tellement en colère contre toi que j'aurais voulu te secouer ou te coller contre un mur. Et je n'ai jamais osé pousser plus loin ces pensées parce que je savais bien où elles mèneraient. »

Neal se tendit légèrement et le flic le sentit :

« Quoi ? »

« Rien… »

« Neal. »

« Je ne sais pas. J'ai vraiment l'impression qu'on t'a forcé la main et ça ne me plaît pas trop. »

« Forcé ? »

Peter lui fit relever la tête :

« Tu as eu l'impression une seule fois cette nuit d'avoir forcé quoi que ce soit ? »

« Non. » Répondit Neal, plutôt sûr de lui.

« Alors tout va bien. »

« Si tu le dis. »

Peter lui donna une claque sur les fesses :

« Rendors-toi avant de me rendre dingue. »

0o0o0o

Neal noua sa cravate en s'observant dans le miroir, pendant que ses pensées dérivaient. Une semaine avait passé et il n'était pas plus avancé.

Peter et El avaient dormi trois nuits ici-même, avec lui, et chaque nouvelle nuit, chaque nouvelle fois qu'ils avaient fait l'amour ensemble, tous les trois, Neal s'était posé les mêmes questions. Les mêmes angoisses étaient remontées.

Qu'est-ce qu'il faisait ? Il ne pouvait pas se glisser comme ça dans leur couple. Pourtant, ils avaient l'air d'apprécier les choses autant que lui. Mais qu'est-ce qui se passerait quand ils se lasseraient ? Neal grogna. Ils n'auraient pas le temps de se lasser puisque Moz et lui allaient partir.

Est-ce qu'il en serait capable maintenant ?

Quelqu'un toqua, le sortant de ses pensées :

« Entre, Peter. »

La porte s'ouvrit sur Elizabeth :

« El, je suis surpris de te voir. »

« Peter gare la voiture. Il arrive. On s'est dit qu'il était peut-être temps qu'on se parle, tous les trois. »

« Garer la voiture ? Il t'envoie en éclaireur, oui. »

« Gagné. »

Neal inspira profondément et lui fit signe de s'asseoir à la table :

« C'est le moment où vous me dites que c'était bien plaisant mais… »

« Tout le contraire en fait. »

Ce fut une véritable surprise :

« C'est-à-dire ? »

La jeune femme prit une de ses mains dans les siennes :

« Tu as le courage de dire à Peter que tu l'aimais, je ne peux pas faire moins. Je ne sais pas ce que tu as prévu, je ne sais pas ce que toi et Moz vous manigancez, mais ne le fais pas. Rends ce trésor, si c'est toi qui l'as. Parce que je t'aime, parce que Peter t'aime et que nous voulons te garder avec nous. Un jour, tu n'auras plus ce fichu bracelet et tu seras libre d'aller où bon te semble, y compris dans notre maison, dans notre lit, aussi souvent que tu le souhaites. »

Ce fut comme tomber du haut d'une falaise, libre…

Libre de partager leurs vies.

Peter entra et leur jeta un regard :

« J'arrive trop tôt ? »

« J'ai dit tout ce que j'avais dire mon chéri, à ton tour. »

L'agent s'approcha et vint enlacer sa femme en plongeant son regard dans les yeux de son amant :

« Je ne sais pas trop ce qu'elle t'a dit, elle n'a rien voulu me dire, mais je crois qu'on était d'accord sur le principe. Pour une fois dans ta vie, prends la bonne décision. Réfléchis avant de faire les choses. Nous tenons à toi. Tu ne peux pas merder cette fois. »

Est-ce que c'était ce que Peter Burke considérait comme une déclaration d'amour 'ne merde pas' ?

Ils le regardaient tous les deux avec tellement d'espoir dans les yeux.

Il ne pouvait pas les décevoir. Il se racla la gorge pour reprendre contenance avant de murmurer :

« Vous me laissez la journée ? »

Une lueur de déception passa dans leurs yeux, mais El répondit quand même :

« Bien sûr. Je vais travailler. »

Elle les embrassa tous les deux avant de sortir. Le regard noir que Peter lui lança lui fit mal. Quel regard aurait l'agent du FBI quand il comprendrait que lui et Mozi s'étaient enfuis avec le trésor ? Neal se leva en inspirant profondément :

« Je te rejoins au bureau. J'ai quelques petites choses à faire avant. »

Peter ferma les yeux en murmurant :

« Fais le bon choix… »

« Pourquoi ? »

« Parce que je tiens à toi et que je ne veux pas, je ne peux pas, te rattraper pour te mettre en prison. Je ne le supporterais pas. »

« Mais tu le ferais quand même. »

« Mais je le ferais quand même. »

L'homme sortit sans un mot de plus.

0o0o0o

Le ding de l'ascenseur retentit une nouvelle fois et Peter releva la tête, espérant vraiment que cette fois, c'était Neal.

Mais non.

Il résista une nouvelle fois à aller vérifier ses déplacement sur l'ordinateur. Il devait lui faire confiance. Il pouvait lui faire confiance.

Neal ne les trahirait pas.

C'était plus un souhait qu'une conviction cependant.

Tout le monde était parti déjeuner, mais Peter ne pouvait pas se résoudre à quitter son bureau, juste au cas où il arriverait.

C'était pathétique.

Il sursauta quand une ombre apparut au coin de son œil.

Son cœur maqua un battement. Neal Caffrey se trouvait là, dans son bureau :

« Neal. »

L'homme semblait nerveux. Les mots sortirent de sa bouche bien trop vite :

« Tout ce que j'ai toujours voulu, Peter, c'est une famille. Quelqu'un qui m'aime assez pour se soucier de moi. »

« C'est le cas. Je m'en soucie. Tu as le droit d'être heureux.»

Neal plongea la main dans sa poche et lui tendit deux passeports :

« Je le suis maintenant. »

Peter ouvrit les deux carnets avant de les jeter sur le bureau :

« C'est pour ça que tu me donnes ça ? »

« Oui. »

Dépité de voir qu'il avait raison, Peter secoua la tête en demandant :

« Tu avais l'intention…»

« Est-ce que je pourrais éviter l'interrogatoire ? »

« Est-ce que tu restes vraiment ? »

Neal s'approcha un peu plus :

« J'aime Elizabeth et je t'aime, toi. Rien n'est encore bien clair dans ma tête, mais je ne veux pas partir. »

« Le trésor ? »

Il lui tendit un papier :

« Tu le trouveras dans cette entrepôt. »

« Tu convaincu Mozzi de le rendre ? »

La surprise passa sur le visage du repris de justice :

« Tu le savais. »

« Je vous connais. »

« Mozzie a ses raisons de rester, tout comme j'ai les miennes. »

« Sa geek ? »

Un tout petit hochement de tête lui répondit. Sans se lever, Peter posa juste sa main sur l'épaule de son amant :

« Tu fais le bon choix, Neal. »

« L'une des rares fois dans ma vie. Comme tu l'a souligné. »

« Ça ne sera pas la dernière, j'y veillerais. »

Le soupire de Neal semblait désabusé :

« Parce que c'est ton boulot. »

Les mots sortirent facilement de la bouche du Fed :

« Parce que je t'aime. »

Leurs regards se croisèrent un long moment et Neal réduisit l'espace entre eux pour venir déposer un baiser sur ses lèvres. C'était doux, profond, aimant…

Il s'éloigna et jeta un coup d'œil aux alentours, personne :

« Les cameras, Neal. »

« J'effacerai la bande, comme la première fois. »

« C'est un crime fédéral ça, tu le sais ? »

« Mais quel crime… »

Avec un sourire éclatant, Neal reprit possession de ses lèvres.

Un sentiment de plénitude envahit l'agent du FBI. Il avait finalement réussi à faire comprendre à son escroc d'ami que l'honnêteté pouvait payer.

Qu'il pouvait être heureux.

Peter n'aurait jamais imaginé que ce serait entre lui et El mais c'était une chose qui lui semblait évidente maintenant.

Tout comme le fait qu'ils seraient heureux tout les trois et que deux Burke ne seraient pas de trop pour garder Neal Caffrey dans le droit chemin.

Fin


Voilà c'est finie j'espère que ça vous plus Merci pour vos review