Un grand merci pour les lectrices qui ont laissé un commentaire.
Je trouvais original et intéressant d'avoir une Bella différente de tout ce que l'on peut voir en ce moment sur le site.
Pour celles qui auront le courage de passer outre le prologue et liront ce premier chapitre : s'il vous plait, faites-moi part de vos pensées...
Une vie de chatte par bloodykitchengirl
CHAPITRE 1
Il faisait un temps magnifique aujourd'hui et j'avais très envie d'aller me promener. Je miaulais et grattais à la vitre de la fenêtre pour faire comprendre à ma maîtresse actuelle que j'avais besoin de sortir.
- Vas-y ma chérie, sors prendre l'air !
Elle me caressa gentiment la tête et m'ouvrit la fenêtre. Je me retournai, miaulai pour la remercier et sautai par la fenêtre du rez-de-chaussée de l'hôtel particulier situé dans le XVI ème arrondissement. Oui, j'aimais bien le confort et je n'en avais pas honte…
J' humai l'air et savourai la douce odeur de pain chaud qui se dégageait d'une des meilleures boulangeries de la capitale qui se trouvait à une centaine de mètres de là.
Paris était vraiment une de mes villes préférées dans le monde pour de multiples raisons mais essentiellement pour la qualité de ses activités culturelles et de sa gastronomie.
Ce matin, ma maîtresse m'avait fait préparer une assiette de pain perdu à la cannelle aussi je n'avais plus faim. Mais étant une vraie gourmande, je ne pus m'empêcher d'aller traîner comme tous les matins devant la boulangerie et d'admirer le contenu des vitrines. A force de me voir, un des employés attendri avait pris l'habitude de venir me caresser et de m'offrir un croissant pur beurre aussitôt dévoré en quelques instants devant ses yeux amusés. Heureusement que je faisais de l'exercice tous les jours et que j'avais un super métabolisme ou sinon, je serais devenue rapidement obèse avec tout ce que j'ingurgitais par jour !
Après avoir fini, je me léchai les babines ostensiblement et pour le remercier, ronronnai très bruyamment tout en me frottant sensuellement contre ses jambes, la queue bien droite. Comme il était accroupi, je me redressai, posai mes pattes avants sur un de ses genoux et léchai gentiment sa joue avec ma petite langue râpeuse.
- Et bien si ma compagne était aussi reconnaissante que toi quand je lui fais plaisir, je serais le plus heureux des hommes !
Il rit et m'offrit des caresses supplémentaires avant de retourner travailler. S'il savait ce que je pouvais faire d'autre avec ma langue, il serait fou…
Je partis ensuite en direction du jardin d'acclimatation, croisant sur ma route quelques spécimens de la gente féline qui s'enfuirent en courant en m'apercevant. Tant mieux, je n'aimais pas avoir de la compagnie pendant que je me promenais le long des allées magnifiques du jardin et je n'étais pas d'humeur bagarreuse aujourd'hui…
Je regardai d'un air dégoûté les enfants qui s'émerveillaient devant les animaux de la ferme et les autres animaux dans leurs différents enclos. Pauvres bêtes enfermées, privées de leur liberté mais nées en captivité, elles n'étaient pas conscientes de la tristesse de leur situation, heureusement pour elles... Pour rien au monde, je n'aurais voulu être à leur place…
Plus loin, des amoureux se bécotaient tendrement sur un banc et s'échangeaient des mots doux. Je ne pouvais m'empêcher d'être un peu envieuse. Serai-je moi aussi un jour dans cette situation ? Détournant rapidement les yeux, je m'éloignai et poursuivis mon chemin pour aller du côté des manèges en bois. Les regarder tourner me rendait nostalgique aussi je rentrai dans une des cabines de contrôle et m'installai sur les genoux du jeune homme assis derrière son pupitre. Je m'endormis paisiblement pendant qu'il me caressait doucement.
A mon réveil, j'étais sur un lit, dans une chambre aux grandes baies vitrées donnant sur la Tour Eiffel. John m'avait une nouvelle fois ramenée chez lui.
Reprenant ma forme humaine, je m'étirai longuement pour détendre tous mes muscles et un mot griffonné sur l'oreiller attira mon attention.
« Ma Bella chérie, je suis content que tu sois passée me rendre visite. Je suis allé chercher de quoi nous préparer un bon repas. Attends-moi et fais comme chez toi… »
Ah ce John, toujours aussi prévenant malgré les années ! Je soupirai, me sentant un peu coupable de le faire encore espérer. Tout ce qui m'intéressait chez lui, c'était qu'il était le seul sur Paris à ma connaissance, à pouvoir m'offrir des moments de réconfort en toute sécurité puisque nous étions dans la même situation. Décidant de prendre une douche, je me levai du lit.
J'ouvris la porte de la salle de bains et m'installai dans la douche. Il avait installé un nouveau rideau de douche, celui-ci était bleu avec des motifs Hello Kitty de toutes les couleurs, mon personnage favori. Je ne doutais pas qu'il avait eu ce geste pour me faire plaisir car ce n'était pas très viril pour un homme célibataire ! Mes affaires de toilettes étaient toujours là, soigneusement rangées sous le lavabo.
Je me lavais consciencieusement avec un savon liquide parfumé à la fraise, savourant l'eau chaude coulant sur ma peau. Soudain, j'entendis la porte d'entrée de l'appartement s'ouvrir et se refermer doucement. Des paquets furent posés sur la table de la cuisine. J'entendis ensuite des pas se diriger vers la salle de bains et des bruits de vêtements tombant sur le sol. Le rideau de la douche s'ouvrit rapidement, un corps nu se faufila derrière moi et m'enlaça.
- J'arrive juste à temps ma beauté !
- Comme toujours, pervers !
- Peut-être mais tu aimes bien ce côté-là chez moi ! Est-ce que je me trompe ?
- Arrête de dire des bêtises et aide-moi à me laver les cheveux s'il te plait !
- C'est si gentiment demandé ! Qu'est-ce que j'y gagne ? Je ne suis pas ton domestique !
Il râlait pour la forme mais je savais qu'il était plus qu'heureux que je sois là…
- Ma reconnaissance éternelle ? Je suis à toi jusqu'à la nuit tombée ! Cela te convient-il ?
- Donne-moi le shampoing !
Ses doigts longs et fins massèrent immédiatement et divinement bien mon cuir chevelu, me faisant frissonner et soupirer d'aise. Sachant parfaitement l'effet qu'il avait sur moi, il prit tout son temps. Me laissant aller contre lui, je sentis son impressionnante érection pointer dans le creux de mes reins. Prenant la paume de douche, il rinça soigneusement mes cheveux avant de la remettre en place sur le mur et de laisser couler l'eau chaude sur nos deux corps.
Il m'embrassa dans le cou, mordilla mon oreille et posa ses mains sur mes seins qu'il massa gentiment. Je gémis de plaisir et il continua en s'attaquant à mes mamelons qu'il pinça et tira légèrement. Le moins que l'on puisse dire c'était qu'avec les années, il savait exactement comment faire réagir mon corps, sans aucune surprise… J'aimais malgré tout l'avoir pour partenaire occasionnel de lit…
- Dis-moi ce que tu veux ? demanda-t-il dans le creux de mon oreille.
- Une bonne tarte à la fraise avec de la chantilly dessus et puis…
- Puisque je ne t'intéresse pas, je m'en vais…
Il relâcha mes seins et fit mine de sortir de la douche en boudant. Je le retins par le bras et le plaquai violemment contre un des murs de la douche. Plusieurs carreaux se fendirent sous la force de l'impact. Nous nous regardâmes fixement. Ses pupilles étaient dilatées au maximum et il ne semblait pas surpris de ma réaction, comme s'il s'y attendait, se léchant les lèvres par anticipation.
- Où crois-tu aller comme cela, jeune homme ? Tu vas finir ce que tu as commencé ! Sinon tu t'en mordras les doigts ou les pattes si tu préfères…
- Waouh ! Je suis mort de peur…
- Tu as la mémoire courte, rappelle-toi Berlin en 1980…
- Sur ce coup-là, je l'avais eu mauvaise… Bon où en étions-nous ?
Je lui pris les mains et les posai sur mes seins. Il se pencha et lécha gentiment mon cou, me faisant frissonner. Je fermai les yeux, savourant la sensation.
- C'est nettement mieux, continue !
Il suçota mon point de pulsation et descendit une main au niveau de mon bouton du plaisir. Mon corps s'embrasa et réclama ce qu'il fallait pour l'apaiser. Avec ma main, je caressai lentement d'abord puis de plus en plus vigoureusement sa virilité. N'en pouvant plus, impatiente, prenant appui sur ses épaules, je lui sautai dessus et enlaçai sa taille avec mes jambes. Son sexe érigé titilla l'entrée de mon intimité. John empauma mes fesses pour me soutenir et d'un coup de reins, nous ne fîmes qu'un. Il nous fit pivoter et m'adossa contre le mur avant que nous commencions notre danse sensuelle. Nous gémîmes à perdre haleine.
J'enfonçai mes ongles pointus dans son dos et le mordis profondément à l'épaule au moment d'atteindre mon orgasme. Sous l'effet de la surprise, il desserra sa prise et dérapa sur le sol mouillé de la douche. Pour me stabiliser, je m'accrochai au rideau de douche mais cela ne nous empêcha pas de tomber violemment et bruyamment sur le sol carrelé de la salle de bains, empêtrés dans le rideau. Nous éclatâmes de rire.
- Et bien, si nous étions de véritables humains, nous serions en piteux état maintenant !
- Dommage pour ton joli rideau tout neuf !
- Ce n'est pas grave, j'en ai un autre en réserve…
Encore emboîtés l'un dans l'autre, nous continuâmes ensuite nos ébats par terre. Plusieurs heures après, nous sortîmes enfin de la salle de bains sans pouvoir prendre de douche car nous avions épuisé toute l'eau chaude et il était hors de question que je me lave à l'eau froide…
John me tendit un de ses caleçons et une de ses chemises avant de se rhabiller lui aussi. Soudain, nos estomacs grondèrent en chœur.
- Je crois qu'il est temps de manger !
- Qu'as-tu acheté de bon ?
- Ton plat chinois préféré, des nouilles sautées avec des crevettes au gingembre et en dessert des tartelettes au citron.
- Tu me gâtes !
- Va t'installer dans le salon pendant que je réchauffe les plats !
Il fila dans la cuisine et je partis sur le balcon pour observer la vue magnifique. La nuit commençait à tomber et l'air frais était agréable. John était vraiment un chic type mais je n'en étais pas amoureuse… Tout à coup, je sentis une paire de bras enlacer ma taille et une bouche embrasser le sommet de ma tête.
- C'est prêt, viens manger.
- Ça sent délicieusement bon…
Nous mangeâmes relativement dans le silence. Il avait mis en fond sonore un peu de musique classique. C'était souvent comme cela avec lui, malgré nos souvenirs communs, nous n'avions pas grand chose à nous dire…
- Bella, je sais que tu n'es pas amoureuse de moi mais pourquoi ne nous donnes-tu pas une chance ? Pourquoi ne viendrais-tu pas t'installer ici avec moi sans que nous soyons vraiment un couple ? Tu pourrais vivre comme une humaine beaucoup plus longtemps…
- Nous avons déjà eu cette conversation à plusieurs reprises ! Je ne suis pas prête à vivre en couple et cela n'a rien à voir avec toi. J'aime ma liberté et mon indépendance.
- Quelle indépendance ? Tu vis chez une humaine qui te nourrit et te loge ! Et dans le luxe en plus ! Tu ne fais rien pour gagner ta pitance quotidienne…
- Et alors ? Je n'ai aucun compte à te rendre même si nous couchons ensemble de temps en temps ! Je suis libre de mes allers et venues… De toute façon j'ai l'intention de quitter Paris très prochainement…
- Quand comptais-tu m'en parler ? Cela ne fait que deux mois que tu es revenue à Paris et c'est seulement aujourd'hui que tu es venue me voir… Je voudrais venir avec toi…
- Non ! Il en est hors de question, tu m'énerves…
J'arrachai de rage mes vêtements, me retransformai et sautai par dessus la rambarde du balcon. La discrétion qui me caractérisait avait disparu et je me moquai bien que l'on puisse me voir sauter du sixième étage. Il me cria de revenir mais je fis la sourde oreille. Il fallait que je m'éloigne de lui au plus vite ou sinon je risquerais de le blesser… Je courus droit devant sans m'arrêter…
