Depuis quelques temps, je réfléchissais à la manière d'améliorer la qualité de mes écrits et j'ai finalement décidé de recourir aux services d'une Bêta à partir de ce chapitre 3 afin de pister mes fautes et de partager d'intéressantes discussions. Je remercie donc grandement mamoure21 pour sa gentillesse et son sérieux dans la relecture de ce chapitre.
Je vous remercie également, chères lectrices pour vos commentaires encourageants.
Voici la suite des aventures de Bella, j'espère qu'elle vous plaira.
Une vie de chatte par bloodykitchengirl
CHAPITRE 3
Après un petit somme paisible, je me réveillai fraîche et dispose aux aurores en même temps que ma maîtresse.
Avant de prendre la route, je pris tranquillement mon petit-déjeuner et fis longuement des mamours à ma maîtresse actuelle, pour lui dire au revoir et la remercier pour son hospitalité. Il fallait bien donner le change et faire croire que j'étais une chatte ordinaire mais j'appréciais réellement être caressée avec tendresse et déférence comme elle savait si bien le faire. Cette adresse-là, sur Paris, je n'étais pas prête de l'oublier…
Grâce à mes capacités vampiriques, il ne me fallait que cinq heures en longeant l'autoroute, sans me presser pour arriver à ma destination, Barcelone. Chemin faisant, je repensais à ma rencontre avec Fernando, vingt ans auparavant.
Flash back
C'était pendant une belle nuit estivale, dans le vieux quartier piéton de Montpellier. Il faisait très chaud, beaucoup de bars avaient installé des terrasses à l'extérieur. Je déambulais tranquillement à la recherche d'une proie facile quand tout à coup, je vis au détour d'une ruelle étroite une jeune femme d'une vingtaine d'années malmenée par un homme à peine plus âgé qu'elle, visiblement très éméché.
D'ordinaire je ne me mêlais pas des affaires des humains et j'allais passer mon chemin quand tout à coup, un bel homme brun, grand et costaud surgi de nulle part, fit rapidement fuir l'assaillant avant de s'occuper gentiment de la jeune fille. Il la raccompagna dans un bar où elle fut prise en charge par des secouristes présents comme tous les soirs au cas-où.
J'étais impressionnée, ce n'était pas rare que les humains laissent leurs semblables se débrouiller seuls dans de pareilles circonstances, sans se préoccuper de leur sort.
Il se dégageait quelque chose de cet homme qui m'intriguait et m'attirait en même temps. Par curiosité, je le suivis non sans discrétion, lorsqu'il repartit du bar.
- Alors ma jolie, tu as besoin de quelque chose ? me dit-il à voix haute en regardant dans ma direction.
Zut ! Il avait donc remarqué ma présence mais savait-il ce que j'étais ? Bon nombre d'humains s'adressaient aux animaux comme s'ils parlaient à n'importe quel autre individu de leur espèce. Je n'avais jamais compris cette attitude.
Dissimulée dans la pénombre, je le regardais alors attentivement droit dans les yeux et m'adressais à lui par la pensée pour avoir une réponse.
- Bonsoir, je m'appelle Bella et toi ?
- Bonsoir, je m'appelle Fernando, enchanté de faire ta connaissance ! me répondit-il par la pensée avec un fort accent catalan.
Il était donc des nôtres ! Comment ne l'avais-je pas remarqué auparavant ?
- Parce que je suis passé maître dans l'art de dissimuler mes pensées à nos semblables.
Oups ! J'avais oublié qu'il pouvait m'entendre !
- Comment fais-tu ? Je croyais que c'était impossible à faire !
- C'est une question d'entraînement, je t'apprendrai si tu veux. Viens chez moi, nous y serons plus tranquilles.
Je réfléchissais, sa proposition était intéressante. Cela pouvait toujours servir. Seulement, est-ce que je pouvais faire confiance à ce parfait inconnu ? Mon instinct me disait d'accepter.
- N'aies pas peur, je ne te ferai aucun mal ! Et tu as raison, il ne faut pas faire confiance aux inconnus mais il ne tient qu'à toi pour que nous ne le soyons plus ! déclara-t-il avec un ton moqueur, tout en me faisant un clin d'œil.
Où était passée la Bella intrépide ? Je ne mis pas longtemps à prendre ma décision.
- D'accord, je te suis.
Nous parcourûmes rapidement les ruelles jusqu'à ce que nous arrivions à une place très animée. La musique était assourdissante. Je me demandais comment les humains pouvaient supporter tout ce vacarme. Fernando sortit des clefs de sa poche et ouvrit la porte d'un immeuble très ancien. Il me laissa rentrer la première.
- Comment fais-tu pour vivre dans cet endroit aussi bruyant ? Je sais que dans la journée, il y a un marché sur cette place. En permanence, il y a beaucoup d'activités...
- C'est une question d'habitude et puis comme ça, je me sens moins seul.
Je pensais que les chats comme nous appréciaient le calme et la tranquillité, il était vraiment bizarre. Après avoir monté deux étages, nous nous arrêtâmes devant une énorme porte en bois massif. Il l'ouvrit et toujours aussi galant me laissa découvrir les lieux, la première. Une forte odeur de peinture et de solvants chimiques me prit aussitôt le nez et la gorge, je ne pus m'empêcher de toussoter.
- Tu verras, tu t'y habitueras vite ! dit-il en riant.
Son rire était franc et sincère et je lui souris en retour.
Il alluma la lumière bien que nous n'en ayons pas besoin. J'observais rapidement ce nouvel environnement. Le couloir avait des plafonds immenses. Les murs étaient recouverts de toiles de peinture aux couleurs très vives. Je continuais d'avancer et arrivais rapidement à une immense pièce. Il y avait également un peu partout d'autres toiles simplement posées sur le sol ou sur des chevalets en train d'attendre un dernier coup de pinceau, j'avais donc vraiment affaire à un artiste peintre !
- Tu aimes cette oeuvre ? demanda-t-il tout à coup, en me voyant plantée devant une de ses œuvres.
C'était vraiment de l'art abstrait. Je n'y connaissais rien mais les couleurs choisies me plaisaient bien.
- Oui elle me plait, bien que je ne comprenne pas ce qu'elle représente !
- Oh c'est une vue du Pic Saint Loup à travers les yeux d'un rapace ! Tu sais qu'ils ne voient pas la même chose que nous !
- Et bien, je n'aurais jamais deviné toute seule ! Pour ta gouverne, je sais parfaitement que les autres animaux ne voient pas comme nous !
- Relax ma jolie ! Je ne voulais pas te vexer, il me semblait pourtant que c'était évident. Apparemment ça ne l'est pas, il va falloir que je retravaille ma toile…
Je portais mon attention sur une autre toile que je ne comprenais pas plus que la précédente mais ne souhaitant pas provoquer de nouvelles tensions, je ne fis aucun commentaire.
- Je te trouve extrêmement ravissante Bella et j'aimerais bien te voir également sous ta forme humaine. Es-tu d'accord ?
Quelque chose en lui me rassurait aussi, sans aucune hésitation, je me transformai et m'étirais soigneusement devant ses yeux écarquillés.
- Satisfait de ce que tu vois ? lui demandai-je sur un ton taquin.
Il enleva sa chemise et me la tendit pour cacher ma nudité. Bien que cela ne me dérangeait pas de rester nue, je la pris et l'enfilai très lentement. Le tissu, fin et doux au toucher, caressait agréablement ma peau à chacun de mes mouvements. Je remontai les manches, on aurait dit une tunique tellement elle était grande pour moi.
- Tu es vraiment une des plus belles femelles que j'ai jamais vues ! J'aimerais beaucoup faire ton portrait.
Alors là, je ne savais pas quoi dire. En ayant vu ses œuvres, je me demandais à quoi je pourrais ressembler…
- Je te remercie pour le compliment et ta proposition mais j'ai horreur d'attirer l'attention sur moi aussi je me vois obligée de refuser.
- Quel dommage ! Mais bon, je comprends. Allez, fais comme chez toi, installe-toi où tu veux ! Désires-tu quelque chose à boire ?
Je hochai la tête et regardais autour de moi. Dans un des coins de la pièce, j'aperçus un joli divan en velours rouge ainsi qu'une petite table basse recouverte de magazines de mode. Je m'assis, pris un magazine et commençais à feuilleter celui-ci. N'y trouvant rien de bien intéressant, je ne tardais pas à le reposer rapidement. Fernando toujours torse nu revint dans la pièce avec deux grands verres à la main. Leur contenu sentait très bon, il me sembla reconnaître l'odeur de sang humain. Mais comment était-ce possible ?
- Je me doutais que tu devais être en train de chasser lorsque nous nous sommes rencontrés alors j'ai pensé qu'un petit remontant te ferait du bien.
Il me tendit le verre et je le pris avec plaisir. J'humais son contenu, c'était bien ce que j'avais reconnu, du sang humain.
- Je te remercie mais comment se fait-il que tu aies du sang humain chez toi ? C'est la première fois que j'en bois dans un verre !
- Tu n'es pas la première à être surprise. En fait, je suis bénévole au centre de transfusion et ni vu ni connu, de temps en temps, je vole quelques poches de sang. Il suffit de les conserver dans le freezer et je les réchauffe ensuite brièvement dans un peu d'eau tiède avant de les consommer. Cela me permet de tenir lorsque je n'ai pas envie d'aller chasser. Allez goûte ! Dis-moi ce que tu en penses.
Ses yeux pétillaient de malice et il souriait pour m'encourager. Je m'exécutai et bus d'une traite le contenu de mon verre. Ce n'était pas aussi savoureux que le sang frais bu à la source mais c'était fort acceptable. Je m'en léchais même les lèvres.
- C'était bon. Tu as eu une excellente idée. Pour dépanner, c'est vraiment pratique. Mais j'adore chasser aussi ce ne serait pas une habitude que j'adopterai sur du long terme, commentai-je.
Fernando resté debout, me regardait maintenant avec une drôle de lueur dans les yeux, tout en vidant également son verre. Je posais mon verre sur la table basse et il fit de même avant de s'asseoir près de moi.
- Tu permets ? demanda-t-il tout à coup en fixant ma bouche.
Je me doutais de ce qu'il avait envie de faire et n'ayant rien contre, je hochai simplement la tête et restai sagement immobile. Il souleva gentiment mon menton avec deux doigts et approcha sa bouche de la mienne. Il pencha légèrement la tête et lécha une goutte que j'avais oubliée au coin de mes lèvres. Je sentis son haleine sur mon visage et voulus le goûter à mon tour. J'enlaçais son cou et pressais mes lèvres contre les siennes avant de mordre sa lèvre inférieure. Il ronronna et je lapai à mon tour les quelques gouttes de son sang perlant de la morsure que je venais de lui infliger.
- Tu as très bon goût, lui dis-je en me léchant les lèvres.
- Et toi, tu sens délicieusement bon. Je voudrais te goûter moi-aussi.
Il se passa la langue sur les lèvres tout en me dévorant des yeux. Je faisais de même, il était beau et musclé. Le sang avait déclenché une nouvelle soif en moi et Fernando avait tout pour me plaire. Sans un mot, je défis lentement un par un les boutons de sa chemise en commençant par ceux du bas. J'enlevai la chemise, la jetai au loin puis je me caressai les seins tout en écartant les jambes et en ne le quittant pas du regard.
Comprenant le message, il vint s'agenouiller par terre entre mes jambes. Il leva les yeux vers moi et je lui souris pour l'encourager. Mon corps frissonnait par anticipation. Il posa les mains sur mes hanches et tira doucement dessus pour que je me rapproche du bord. Sans me lâcher, il pénétra mon intimité avec un doigt, le retira et le suça méticuleusement. Je l'observais faire, fascinée. C'était extrêmement érotique.
- Mmmm, délicieuse !
- Tais-toi et continue !
Il s'exécuta et lécha mes lèvres intimes, me faisant gémir de plaisir. Je plongeais mes doigts dans ses boucles brunes et lui arrachais sans le vouloir une mèche de cheveux au moment où il s'attaqua à mon petit paquet de nerfs. Il était tellement concentré sur ce qu'il faisait qu'il ne réagit pas et au contraire, augmenta l'intensité de la torture qu'il m'infligeait en introduisant simultanément deux doigts épais dans mon antre humide. Au bout de quelques intenses va-et-vient accompagnés de multiples grognements de satisfaction, je jouis intensément et je me sentis partir. Il lapa mes sécrétions, embrassa mon sexe, se redressa et sans que je lui oppose la moindre résistance, m'allongea sur le divan.
Fernando retira prestement son pantalon et exhiba fièrement sa virilité dressée. Il la prit dans une main et se caressa. Je déglutis difficilement, je le voulais en moi et il faisait volontairement durer l'attente. Aussi je décidais de m'occuper de moi-même également en le regardant droit dans les yeux. Apparemment cette vision lui plaisait car son sexe grossissait davantage de seconde en seconde dans sa main. Je me fis jouir et il craqua.
Il me força à me mettre à quatre pattes. Je le sentis se placer entre mes jambes, tenir fermement mes hanches et me pénétrer brutalement. Lorsqu'il buta au fond de mon ventre, je ne pus m'empêcher de crier de plaisir tellement j'étais distendue. Il se pencha pour lécher mon cou et mordiller mon oreille avant de se redresser et de marteler furieusement mon intimité. J'agrippais comme je pouvais le divan pour me retenir. Celui-ci tremblait dangereusement mais il résista à la violence de ses assauts. Dans un vacarme assourdissant, mêlant râles et grognements, nous atteignîmes rapidement notre extase. Il se laissa tomber sur le côté sans se retirer et nous nous endormîmes emboîtés l'un dans l'autre.
Je restais avec lui pendant une semaine. Il m'enseigna des techniques de relaxation et nous fîmes un nombre incalculable de fois l'amour dans toutes les positions possibles et inimaginables.
A mon départ, je savais parfaitement dissimuler ma présence lorsque je le voulais. Mon séjour avait été une réussite totale.
Fin du flash back
Par la suite, nous nous revîmes environ une fois par an, jusqu'à ce qu'il rencontre sa muse, en la personne de Gina, une jolie petite femelle brune qui étrangement me ressemblait. Bien que je m'entende très bien avec elle, cela faisait trois ans que je ne les avais pas revus. Ce n'est que récemment que j'avais appris par des connaissances communes, qu'ils s'étaient installés à Barcelone. Ils seront sans doute surpris par ma visite mais je n'avais aucune crainte à avoir quant à leur hospitalité. Il était d'usage pour les sédentaires de toujours réserver une place chez eux pour les nomades comme moi.
Peu de temps avant d'arriver à destination, je trouvais de quoi me sustenter en la personne d'un routier endormi sur une aire de repos déserte.
Je sentis leur présence dans la ville et trouvais sans difficultés leur domicile. C'était un grand appartement situé dans un vieil immeuble. Tout à fait le style de Fernando !
Je n'avais pas cherché à dissimuler ma présence aussi, à peine étais-je arrivée que la porte s'ouvrit. Mes yeux s'écarquillèrent en voyant l'énorme ventre arboré fièrement par Gina qui se tenait contre Fernando, tout souriant lui aussi. C'est sûr qu'ils pouvaient être fiers tous les deux, les naissances étaient tellement rares pour notre espèce…
- Salut Bella !
- Salut les gars ! Et bien, je crois que les félicitations sont à l'ordre du jour !
- Merci ! Allez entre.
Je m'exécutais et Fernando referma derrière moi. Je me transformai et il me serra brièvement dans ses bras avant que Gina ne fasse de même avec difficulté à cause de son ventre.
- Viens, je vais te prêter une de mes robes. Il faut que tu t'habilles rapidement ou sinon Fernando te sautera dessus ! dit-elle en riant.
Je me tournais et vis que Fernando me regardait avec envie. Je lui fis un clin d'œil et un petit sourire en coin avant de suivre Gina dans sa chambre.
- Je suis si heureuse Bella, cela faisait vraiment longtemps que j'espérais donner un héritier à Fernando.
- C'est pour quand ?
- Dans deux semaines si tout va bien !
- Si tout va bien ? Tu as l'air en pleine forme pourtant !
Bon c'est vrai qu'elle avait mauvaise mine mais je n'allais pas le lui dire ! J'avais entendu dire que les grossesses étaient difficiles à vivre et qu'elles ne se terminaient pas toujours bien. Le fait qu'elle reste dans sa forme humaine ne facilitait pas les choses mais bon, c'était leur choix à tous les deux de vivre comme les humains…
- La grossesse ne s'est pas très bien passée jusqu'à présent. Je dois rester au maximum allongée car je fais souvent des malaises. Je me suis juste levée pour t'accueillir.
- Si je dérange, je peux aller dormir ailleurs.
- Non, surtout pas ! Nous sommes ravis de te voir Bella. Et je suis certaine que Fernando m'en voudrait si tu partais. Il a toujours eu un petit faible pour toi. J'en suis parfaitement consciente même si je sais qu'il m'aime vraiment. Dans mon état actuel, je ne peux pas le satisfaire si tu vois ce que je veux dire, aussi ta présence lui fera beaucoup de bien. Il est tellement stressé par cette grossesse…
- Je ferai ce que je peux pour vous aider tous les deux, lui dis-je en la caressant doucement sur la joue pour la réconforter.
- Merci, je savais que je pouvais compter sur toi. Tiens voici une robe de chambre, la robe promise et seulement une culotte car je sais que tu détestes les soutiens-gorges. Tu trouveras des serviettes dans la salle de bains si tu as envie de prendre une douche. La chambre d'amis est déjà prête.
Gina savait choisir avec goût ses vêtements. J'avais devant les yeux une robe de chambre en satin bleu ainsi qu'une petite robe à bretelles fines, simple mais très jolie, en coton de couleur jaune avec des petites fleurs bleues. Tandis que la culotte était en soie blanche à ma grande satisfaction.
- Je te remercie. Tu peux retourner t'allonger, je vais aller prendre une douche et me reposer un peu aussi. Je trouverai mon chemin seule.
Mes vêtements à la main, je sortis vêtue de la robe de chambre et vis que Fernando m'attendait dans le couloir.
- Alors ma belle, cela faisait bien longtemps que nous ne nous étions pas vus. Quoi de neuf ?
- Rien de particulier, je viens de passer deux mois à Paris et avant, j'étais en Italie.
- Alors tu as revu John ? Et naturellement tu as couché avec lui ? dit-il avec une pointe de dédain dans la voix.
- Oui je l'ai revu et oui j'ai couché avec lui. En quoi ça te dérange ?
- Il n'est pas bien pour toi. Tu mérites nettement mieux.
Je le regardais droit dans les yeux, un peu agacée.
- Ah oui ? Quelqu'un comme toi, je parie ?
- Oui. Tu sais que je t'aime depuis le premier jour de notre rencontre…
Quel manque de tact ! Il avait perdu la tête ou quoi ? Sa femelle était dans la chambre voisine !
- Comment oses-tu me faire de telles déclarations alors que tu es en couple et que tu vas être père en plus ?
- Et alors ? Gina sait depuis toujours ce que je ressens pour toi. Nous n'avons pas de secrets l'un pour l'autre. Elle sait parfaitement que je l'aime aussi.
Bon sang ! Est-ce que j'avais eu une bonne idée en venant ici ? Fernando et Gina étaient parfaits l'un pour l'autre. Je n'avais jamais eu l'intention de créer des problèmes de couple ! Pourquoi les mâles voulaient-ils toujours ce qu'ils ne pouvaient pas avoir ?
Je fis de mon mieux pour garder mon calme.
- Je ne veux rien savoir de plus ! Je lui ai promis de rester avec vous pour vous aider à vivre plus sereinement la fin de sa grossesse mais il faut que tout soit bien clair entre nous. Je ne suis là que de passage, d'accord ?
Il me fit un petit sourire, hocha la tête avant de déposer un baiser sur mon front et de me serrer dans ses bras.
- Tu sais que tu es toujours aussi magnifique ?
Je pouvais sentir son désir contre mon ventre et il était loin d'être petit !
- Oui on me le dit tous les jours ! répondis-je avec un air moqueur en le repoussant gentiment. Maintenant, si tu permets, j'aimerais bien prendre une douche.
Il me relâcha à contrecœur et je partis dans la salle de bains, songeuse...
