Merci d'avoir prêté attention à cette histoire et de m'avoir fait part de vos remarques. J'aime vraiment savoir ce que vous pensez. Continuez ainsi !
Bonne lecture !
TENSION SEXUELLE par bloodykitchengirl
ETAPE 3 : Opération Edward (partie 1)
Alice
Nous étions tous partis chasser en Alaska pour le week-end à l'exception de Jasper, resté à la maison pour veiller sur Bella.
J'aimais chasser avec Edward quand Jasper n'était pas avec moi. Il était fascinant à regarder. Tel un félin, son corps gracile fondait sur sa proie et avant que celle-ci ne s'en rende compte, il était trop tard, la vie l'avait déjà quittée. De nous tous, c'était lui le plus rapide et le plus gracieux quand il chassait.
J'adorais Edward, nous nous entendions parfaitement. Les autres nous reprochaient souvent notre complicité due à nos pouvoirs complémentaires qui nous permettaient d'avoir des conversations privées, silencieuses.
C'était un jeune homme réfléchi et cultivé qui passait beaucoup de temps à lire et à jouer du piano. Les compositions qu'il avait crées pour Bella étaient magnifiques, reflétant toute l'intensité de l'amour qu'il avait pour elle.
Sa vie et la nôtre avaient radicalement changé depuis l'arrivée de Bella dans notre famille. Qui aurait cru il y a deux ans de ça que cette petite humaine si fragile et forte à la fois gagnerait aussi facilement et de façon irréversible l'affection de toute une famille de vampires ? Et surtout séduirait le plus solitaire et taciturne de tous les vampires que je connaissais ?
Edward vivait assez mal le fait d'entendre en permanence toutes les pensées des membres de la famille mais également celles des humains. Seule Bella faisait exception et c'est cela qui l'avait d'abord attiré avant d'en être tombé tout simplement amoureux. Son âme sœur était une humaine contre toute attente et comble de malchance, elle était également sa chanteuse. La vie de Bella ne tenait qu'à un fil mais à force de volonté, Edward avait jusqu'à présent résisté à la tentation. Il avait trop à perdre si jamais il venait à perdre le contrôle.
Je n'avais eu que des visions partielles de ce qui allait se produire pendant ce week-end mais j'étais assez confiante quant à l'aboutissement de celui-ci. La famille devrait être plus heureuse et unie que jamais, du moins, c'était ce que j'espérais de tout mon cœur.
Bella était une jeune femme qui n'avait pas pleinement conscience de sa beauté. Je savais que mon Jasper la trouvait très attirante. Au début il ne pensait lui aussi qu'à son sang mais ensuite, en apprenant à la connaître et à l'apprécier, l'homme en lui avait pris le dessus et parfois je le surprenais en train d'admirer le corps de Bella. Je n'en étais nullement jalouse, je la trouvais belle, moi aussi.
J'avais pleinement conscience de son amour sans limite pour moi et avais une confiance absolue en lui. Mon homme avait des besoins à la hauteur des miens et nous avions une vie sexuelle fantastique et épanouie. C'était un amant extraordinaire. Comme je n'avais aucun souvenir de ma vie humaine, je n'avais pas d'élément de comparaison et n'étais sans doute pas objective, mais nous étions heureux ensemble et c'était le plus important. A l'heure actuelle, je ne pouvais pas concevoir mon éternité sans l'amour de ma vie.
J'aimais Bella, ma sœur et meilleure amie. S'il y avait une personne avec laquelle je pouvais partager mon Jasper, c'était bien elle. Je les aimais assez tous les deux pour accepter qu'ils aient des relations sexuelles. Que ne fallait-il pas faire pour que la famille reste unie ?
Cependant, j'étais moins sûre de la réaction d' Edward. Il était d'un naturel possessif et jaloux surtout en ce qui concernait sa femme. C'était pour ça que je tentais comme je le pouvais, ces derniers temps de lui cacher mes visions. Il fallait le voir pour le croire, chacune de nos sorties en public tournait au cauchemar à chaque fois qu'un homme lançait un regard appréciateur à Bella. Nous n'étions jamais de trop pour le retenir et l'empêcher d'étriper le pauvre malheureux au grand désespoir de Bella qui trouvait la situation de plus en plus ridicule.
Je comprenais sa réaction, il avait une femme magnifique qu'il ne pouvait pas satisfaire. D'où sa souffrance actuelle de ne pas consommer leur union. Quel homme amoureux ne voudrait pas faire sienne, l'amour de sa vie ? A une autre époque, leur mariage aurait été dissous depuis longtemps pour non consommation. Contrairement à lui, d'autres hommes, des humains, eux pouvaient accéder sans aucune difficulté à tous les désirs charnels de sa femme. Edward était un homme blessé. Il fallait absolument faire quelque chose, c'était crucial pour l'avenir de son couple et de notre famille.
- Alice, as-tu fini ? demanda sèchement Edward avec impatience. Il faut que nous parlions.
- Oui, j'arrive, répondis-je, en l'observant se passer un peu d'eau de la rivière, sur son visage peiné, après avoir sans doute entendu mes dernières pensées.
Nous avions chacun tué et drainé plusieurs de nos animaux favoris et étions maintenant rassasiés. Comme d'habitude, nous étions ensemble à cause de notre complicité mais aussi parce que les autres chassaient en couple avant de s'adonner à des activités plus libertines nécessitant une certaine intimité. Avant de nous séparer, nous nous donnions toujours rendez-vous au même endroit avant de rentrer tous ensemble à la maison.
- Regarde là-bas près des arbres au feuillage vert clair ! Il y a une vieille cabane de trappeur dans laquelle nous allons pouvoir nous installer, déclara-t-il avec un air pensif, en me la montrant d'un geste négligé de la main. Le temps commence à menacer et il va bientôt faire nuit.
- Edward, ce n'est pas comme si nous craignions le mauvais temps ! Aucun risque de tomber malade ! rajoutai-je, en voulant faire de l'humour pour tenter de le dérider.
Il ne fit aucun commentaire et le silence s'installa pendant que nous nous dirigions lentement vers la cabane en question. J'avais eu une vision de notre conversation à venir et étais moi-même un peu tendue.
Nous entrâmes dans la cabane. Mon nez se plissa en sentant l'odeur résiduelle des peaux tannées de la saison précédente. J'avais beau me nourrir de sang animal et être obligée de sentir de près les animaux, je n'en aimais pas pour autant leur odeur quand je n'étais pas dominée par mes propres pulsions animales. Et oui, j'aimais le confort et le luxe depuis que j'y avais goûté avec les Cullen ! Je ne pus m'empêcher de détailler notre nouvel environnement. La cabane était assez vétuste mais en bon état, les trappeurs qui s'en servaient d'habitude pendant l'hiver l'entretenaient régulièrement. La décoration toute masculine et le mobilier rustique étaient réduits au stricte minimum.
- Assieds-toi Alice, demanda Edward en tirant une chaise pour moi, à l'unique table présente.
Il était toujours aussi galant et prévenant.
- Edward, je sais ce que tu vas me dire, déclarais-je rapidement en n'osant pas le regarder dans les yeux alors qu'il s'asseyait en face de moi.
- Je sais mais je préfère m'exprimer de vive voix. Oh Alice je suis vraiment perdu ! dit-il les yeux fermés, en prenant sa tête entre ses mains, les coudes posés sur la table. Je ne sais pas ce que je dois faire, je l'aime tellement. Je ne pourrais plus vivre sans elle. Tu dois m'aider, tu es la seule à pouvoir le faire. J'ai confiance en toi.
Je tendis la main pour lui toucher le bras afin de le réconforter. Cela me fendait le cœur de le voir aussi désemparé, lui qui d'ordinaire était si sûr de lui.
- Elle t'aime aussi Edward, autant si ce n'est plus. Ne désespère pas, tu vas bien finir par y arriver. Je sais que ces dernières semaines, tu t'es bien préparé mentalement.
- Non, tu ne comprends pas, je suis loin d'être prêt. Je suis mort de peur. Que se passera-t-il si je perds le contrôle ? Au moindre faux pas, elle mourra. Et si elle meurt, je la suivrai aussitôt…
Emu, il ne put continuer. Je ne savais pas si je devais lui parler ou non de mes visions pour le rassurer et mon esprit dériva vers des comptines enfantines pour qu'il ne puisse pas m'entendre.
- Non, ne dis pas des choses comme cela. Je refuse que tu penses à votre mort à tous les deux. Il y a quelque chose à faire !
Il ouvrit soudain les yeux, me regarda tout en s'emparant de mes deux mains.
- Alice, tes efforts ont été vains, je sais ce que tu as vu et sache que ça ne me plait pas plus qu'à toi. Cependant, tout dépend d'elle. Si elle accepte la proposition de Jasper, je ne m'y opposerai pas car c'est avant tout son corps à elle. Ça me tue de le dire mais Bella peut en faire ce qu'elle veut et si j'accepte de partager ma femme c'est uniquement parce qu'il s'agit de Jasper, mon frère et meilleur ami. Je sais qu'il prendra soin d'elle. Il l'apprécie et l'admire tant qu'il est incapable de lui faire du mal. De plus, c'est un homme d'expérience en la matière et il a tellement progressé en terme de contrôle de la soif que je lui fais entièrement confiance avec l'amour de ma vie. Peut-être qu'après avoir perdu son sang virginal, ce sera plus facile pour moi… expliqua-t-il, en baissant la voix. Mais l'idée me révulse malgré tout. C'est moi son mari, c'est moi qui devrais avoir le courage de lui accorder son souhait et pas lui…
Je souris et lui serrai les mains à mon tour pour lui montrer que j'étais avec lui. C'était vrai que la situation ne m'enchantait pas mais j'en avais pris mon parti pour leur bonheur à tous les deux.
- Tu es unique Alice, en as-tu conscience ? Ce n'est pas tout le monde qui accepterait ça sans broncher. En ce qui me concerne, j'ai encore beaucoup de mal... déclara-t-il, avec un air triste.
Il se leva, vint auprès de moi et se pencha pour me serrer brièvement dans ses bras. Il n'avait jamais été un grand fan des embrassades. Et ça perturbait énormément Bella qu'il refuse tout contact prolongé en dehors de ses périodes de sommeil.
- Je sais que je suis unique et j'en suis fière ! gloussai-je, en essayant de ne pas trop réfléchir. Dis-moi ce que je peux faire pour t'aider. Viens-en au fait.
Il se redressa et je pus voir qu'il était extrêmement embarrassé. Il détourna la tête quelques secondes et soupira en se passant la main dans ses cheveux avant de me faire face à nouveau. Une de ses mains était toujours posée sur mon épaule. Ses yeux brillaient avec une drôle de lueur.
- Alice, tu sais ce que je voudrais te demander. C'est extrêmement gênant. Je suis vierge et bien que j'ai déjà expérimenté les plaisirs solitaires, je n'ai jamais encore touché une femme et encore moins été touché par une femme. Avec Bella, nous n'en sommes toujours qu'au stade des baisers. Et je voulais te demander si…
- D'accord ! dis-je rapidement en l'interrompant, le regardant droit dans les yeux pour lui épargner de s'humilier davantage.
L'heure était venue que moi-aussi, je donne de ma personne. J'avais de l'appréhension car je n'avais jamais connu que Jasper depuis ma renaissance vampirique. Mais je devais avouer que la situation était assez excitante car je me demandais depuis longtemps à quoi ressemblait Edward tout nu. Étant donné qu'Emmett était pratiquement exhibitionniste, il était le seul qui m'intriguait encore. Il me regarda, hébété et s'il avait pu rougir, il serait à présent écarlate. Comme d'habitude, il m'avait entendue.
Je me levai de ma chaise et c'est moi, cette fois-ci qui le pris dans mes bras. Il se crispa un peu et je lui caressai gentiment la nuque pour le rassurer.
- J'ai eu une vision, tout finira bien, je te l'assure, murmurai-je dans son oreille. C'est uniquement par amour que nous faisons tout ça, il ne faut pas l'oublier.
- Je sais mais il n'empêche que je ne suis pas à l'aise. Tu n'es pas obligée de le faire Alice, je comprendrais que tu refuses, ajouta-t-il.
Il me laissait une chance de faire marche arrière mais ma vision était sans appel. Il fallait que je l'aide pour qu'il prenne conscience de son corps.
Je secouai la tête et lui dis mentalement qu'il était hors de question que je le laisse tomber.
- Je te remercie Alice, pour tout, dit-il avec des trémolos dans la voix.
Je pris mon courage à deux mains et lui souris pour le rassurer. Je fouillai ensuite dans la poche de ma veste à la recherche de ma petite bouteille d'huile d'argan. Pour lui faire prendre conscience de son corps, rien ne valait mieux qu'un bon massage. Il me regardait sans comprendre et devait se demander pourquoi je partais chasser avec une bouteille dans la poche.
- Fais-moi confiance, je ne vais pas te manger ! ricanai-je bêtement pour me donner du courage. Enlève ta chemise, tes chaussures et tes chaussettes pour commencer et mets-toi sur le ventre, sur le lit de camp.
Il fit ce que je lui avais demandé malgré sa pudeur légendaire et je ne pus m'empêcher de le regarder faire. Comme tous les vampires, Edward était imberbe. Il était vraiment beau mais toutefois pas aussi beau que mon Jasper. Edward sortait à peine de l'adolescence quand Carlisle l'avait transformé pour le sauver d'une mort certaine. Il était grand et musclé, son corps était vraiment celui d'un adolescent sportif en bonne santé mais il n'en était pas moins extrêmement désirable. Je vis que mon regard le perturbait un peu et il tourna la tête vers le mur quand il s'allongea.
- Désolée ! dis-je, un peu embarrassée à mon tour, par mes pensées. Je te trouve vraiment beau mais ce qui importe le plus, c'est le regard de Bella quand elle te voit. Elle te dévore littéralement des yeux. Maintenant je vais te masser pour que tu prennes conscience de ton corps et que tu t'habitues à la sensation d'être touché. S'il s'agissait de Bella et non de moi, mes mains seraient bien plus chaudes et la sensation serait d'autant plus décuplée.
Je pris un peu d'huile dans le creux de mes mains et commençai à frictionner mes mains glacées pour que l'huile se réchauffe un peu avant de commencer à le masser confortablement.
- Edward, je vais m'installer entre tes jambes. Écarte-les un peu s'il te plait.
Je me positionnai alors entre ses cuisses. A peine avais-je posé mes mains sur ses épaules qu'il tressaillit et fit mine de se lever. Je dus appuyer fortement sur ses épaules pour le maintenir en place.
- Je ne peux pas Alice ! gémit-il.
- Bien sûr que tu le peux et de toute façon même si je suis moins forte que toi, rappelle-toi que je suis incassable ! Détends-toi et pense à Bella.
Il ferma les yeux et je sentis ses muscles se détendre sous mes doigts. Bella était vraiment toute sa vie. Au bout d'une vingtaine de minutes, tout son dos et ses bras étaient souples et relâchés. Il me sembla même l'entendre gémir de contentement. On aurait presque dit un ronronnement. Au moins, il y avait du progrès ! A cette remarque, il redressa légèrement la tête et ouvrit un œil. Il avait l'air content.
- C'est bon ce que tu me fais Alice, continue s'il te plait ! quémanda-t-il avec une voix rauque dans laquelle je perçus malgré tout une certaine gêne.
Je continuai quelques minutes supplémentaires pour lui faire plaisir.
- C'est super Edward, je sens que tu es complètement détendu. Passons maintenant à la seconde étape. Enlève ton pantalon et mets-toi sur le dos.
Il écarquilla les yeux, hésita un peu et finit par s'exécuter. Je fus surprise en voyant qu'il portait un caleçon fantaisie en coton blanc avec un Snoopy noir dessus. C'était trop mignon. Depuis qu'il était marié, c'était Bella qui choisissait ses sous-vêtements, seule concession de ma part. Quand il s'agissait de moi, il n'acceptait que du classique, de l'uni.
Je m'installai à califourchon sur ses cuisses musclées. Mon contact cette fois-ci le fit moins réagir que précédemment mais il n'était pas à l'aise.
- Ferme les yeux et laisse-toi aller comme tout à l'heure, recommandai-je en commençant à déplacer gentiment mes mains sur son torse pour masser ses bras, en m'attardant particulièrement sur les extrémités.
Ses mains étaient grandes et il avait des doigts longs et fins de pianiste. Je me demandai brièvement ce que ses mains pouvaient faire sur mon corps et notamment sur mes mamelons ou sur mon intimité. Soudain, je cédai à la tentation. Je pris ses doigts les uns après les autres, les portai à ma bouche et les léchai sensuellement. Au bout d'une dizaine de minutes, il fut vraiment ailleurs. Il soupirait régulièrement d'aise, donnant presque l'impression qu'il dormait. Son visage était détendu, il avait un air angélique. C'était beau à voir, il était tellement stressé au quotidien. J'avais presque des scrupules à passer à l'étape suivante qui risquait de l'effrayer. Il fallait bien le faire pourtant et j'en avais très envie. Rien que l'idée me faisait avoir des papillons dans le ventre.
Je déplaçai sensuellement mes mains sur son ventre en descendant progressivement vers le rebord de son caleçon. J'avais envie de savoir à quoi ressemblait son service trois pièces et chantais une chanson qu'il détestait pour qu'il ne lise pas mes pensées perverses. Je le sentis se raidir un peu aussi je ne m'attardais pas et m'attaquai ensuite à ses pieds. Il eut l'air d'apprécier mais je savais qu'il était sur le qui vive. Remontant le long de ses mollets, je m'attardai sur ses cuisses. Je me penchai en avant pour qu'il ait une vue panoramique de ma poitrine et posai ma bouche sur son ventre plat et musclé. Je remontai lentement vers ses mamelons que je pinçai gentiment avant de les stimuler avec ma langue. Il soupira de plaisir et je sentis contre mon bas-ventre, avec satisfaction, qu'une réaction commençait à apparaître au niveau de son entre-jambe.
J'étais une femme, bon sang ! J'avais sans cesse envie d'être désirable et désirée ! La situation m'excitait de plus en plus, je décidai alors d'aller plus loin. Mais il attrapa mes mains au moment où je tentai une caresse plus intime en passant par les jambes de son caleçon.
- STOP ! Que fais-tu Alice ? s'exclama-t-il, paniqué en se redressant sur le lit, les mains posées sur son caleçon, comme pour se protéger.
- Voyons Edward, ne fais pas l'enfant ! Tu sais très bien ce que je veux faire ! répondis-je en étouffant un petit rire devant sa réaction.
- NON ! Il en est hors de question ! Je ne veux pas ! dit-il passablement énervé.
- D'accord, calme-toi. Passons à autre chose ! déclarai-je, déçue. Ferme les yeux et laisse-toi faire, je te promets ne plus rien tenter en dessous de la ceinture. Pourtant, sache que ce n'est pas l'envie qui me manque…
J'étais maintenant assez excitée, je commençai à sentir mon humidité féminine imprégner mon legging que je portais à même la peau. Mais que pouvais-je attendre du super prude Edward Cullen ? Le week-end risquait d'être long...
Edward
J'avais quitté ma Bella à contrecœur pour aller chasser avec les membres de ma famille, excepté Jasper resté pour veiller sur elle. Je n'aimais pas être séparé physiquement d'elle mais je savais que c'était nécessaire pour sa survie, pour que je puisse rester près d'elle le plus souvent possible, surtout la nuit quand elle se pelotonnait contre moi, sans la mettre en danger. Cette fois-ci, j'avais eu plus de mal que d'habitude à partir.
Dans la journée, j'avais lu dans les pensées d'Alice quand elle croyait que je ne faisais pas attention à elle. J'avais vu une partie de sa vision de Jasper et de Bella. Je savais que Jasper trouvait que ma femme était belle mais je ne pensais pas qu'il oserait lui faire des avances. Si ça avait été un autre homme, je l'aurais tué sur le champ mais là, il s'agissait de mon frère et meilleur ami. Je lui faisais confiance, il ne la forcerait pas si elle n'en avait pas envie. Il voulait m'aider, j'en étais certain mais je savais pertinemment, connaissant son appétit sexuel qu'il en retirerait un certain plaisir.
Bien que ça me rendait malade de le dire, Bella pouvait disposer de son corps comme elle le voulait tant que je ne l'avais pas proclamée mienne. Je voulais avant tout son bonheur même si je n'en avais pas l'air. Dieu seul savait que j'avais essayé de me raisonner et de tenter de passer à l'acte avec ma femme mais en vain, j'avais fait machine arrière rapidement à chaque fois. Moi, masochiste ? Sûrement ! J'avais du mal à accepter le fait que ma femme allait se donner à un autre avant d'être mienne mais que pouvais-je faire d'autre ? Et Alice, mon petit lutin préféré, comment prenait-elle la situation ? J'avais beau essayer de l'observer mais son joli minois était impassible et en me voyant faire, elle s'était mise à chanter mentalement tous les hymnes nationaux possibles et inimaginables dans leur langue d'origine.
Lorsque Jasper ne venait pas chasser avec nous, je chassais avec Alice car les autres avaient pris l'habitude de faire plus que chasser ensemble et avaient besoin d'intimité. Chaque couple partait dans la direction de son choix et nous nous retrouvions traditionnellement au même endroit à un horaire donné pour rentrer tous ensemble à la maison.
Cela m'arrangeait car sans être prude et coincé, enfin si un peu, je détestais avoir toutes ces images mentales des couples de ma famille en train de copuler comme des sauvages n'importe où. Je les avais tous vus nus dans des positions dont je n'aurais jamais soupçonné l'existence si je ne les avais pas vues moi-même. Mon éducation sexuelle était plus que parfaite en théorie mais en pratique, c'était le néant absolu. Voir et pratiquer étaient deux choses radicalement différentes.
Les questions que tous se posaient avant que je ne sois avec Bella étaient toujours les mêmes. Étais-je gai pour ne pas m'intéresser aux femmes ? Avais-je été transformé trop tôt et que ma puberté n'avait pas eu lieu ? Étais-je excité en les voyant et en les entendant s'adonner jour et nuit à leurs activités conjugales ? Est-ce que je me masturbais ? Ces dernières questions étant naturellement celles d'Emmett !
Bella avait changé ma vie. J'étais solitaire et renfermé, ne pensant qu'à lire, m'instruire, écouter de la musique et jouer du piano. Les jours et les nuits se succédaient sans grand intérêt pour moi. Bella avec son humanité m'avait en quelque sorte ramené à la vie, elle m'avait redonné le goût à la vie ou plutôt à ma non-vie ! Je ne vivais désormais que pour elle. A ce jour, je n'en revenais toujours pas qu'elle m'aimait et avait même accepté de m'épouser. Je voulais partager mon éternité avec elle et c'était réciproque.
Pourquoi fallait-il qu'elle soit bornée à ce point et gâche notre bonheur en voulant absolument avoir des rapports sexuels avec moi en étant humaine ? Pourquoi ne pouvait-elle pas attendre d'être transformée ? Je souhaitais plus que tout la faire mienne une fois transformée pour ne prendre aucun risque. Je crevais de désir pour elle. Pour calmer mon érection quasi permanente, de plus en plus douloureuse, j'avais été contraint de me masturber en pensant à elle pour me soulager mais c'était peine perdue. Le répit ne durait jamais bien longtemps avant le retour au point de départ. Que deviendrais-je sans elle ? Rien ! Sa mort signifierait la mienne également, même si techniquement j'étais déjà mort mais ça, c'était un autre débat.
En chassant dans la région quelques mois auparavant, j'avais repéré par hasard cette petite cabane de trappeur. Je n'y avais plus repensé avant aujourd'hui. Si je voulais parvenir un jour à satisfaire mon épouse humaine, il fallait que mon contrôle soit plus que parfait et pour cela, j'avais besoin d'Alice.
C'était la seule à pouvoir m'aider, la seule en qui j'avais confiance. Nous étions si complices que parfois les humains se demandaient si nous n'étions pas ensemble au nez et à la barbe de Jasper. Au diable la pruderie ! Je voulais sauver mon couple. J'espérais qu'Alice accepterait de m'aider.
Après avoir fini de chasser, repus, je lui avais demandé de me suivre dans cette cabane. Si la situation n'était pas aussi critique, j'aurais été mort de rire en voyant les réactions d'Alice en découvrant la cabane. Mon petit lutin hyperactif, toujours accro au confort, à l'esthétique était assez mal à l'aise devant tant de rusticité. Je l'avais incitée à s'asseoir pour que nous puissions parler tranquillement.
- Edward, je sais ce que tu vas me dire, déclara-t-elle rapidement en baissant les yeux tandis que je m'asseyais en face d'elle.
- Je sais mais je préfère m'exprimer de vive voix. Oh Alice ! Je suis vraiment perdu ! déclarai-je les yeux fermés, en prenant ma tête entre mes mains, les coudes posés sur la table. Je ne sais pas ce que je dois faire, je l'aime tellement. Je ne pourrais plus vivre sans elle. Tu dois m'aider, tu es la seule à pouvoir le faire. J'ai confiance en toi.
Je savais que je devais avoir un air pitoyable, à me montrer ainsi vulnérable et perdu mais au point où j'en étais, je n'avais plus d'amour propre.
Elle me caressa gentiment le bras pour me réconforter.
- Elle t'aime aussi Edward, autant si ce n'est plus. Ne désespère pas, tu vas bien finir par y arriver. Je sais que ces dernières semaines, tu t'es bien préparé mentalement.
- Non, tu ne comprends pas, je suis loin d'être prêt. Je suis mort de peur. Que se passera-t-il si je perds le contrôle ? Au moindre faux pas, elle mourra. Et si elle meurt, je la suivrai aussitôt…
Emu, je ne pus continuer.
- Non, ne dis pas des choses comme ça. Je refuse que tu penses à votre mort à tous les deux. Il y a quelque chose à faire.
J'ouvris soudain les yeux et la regardai tout en m'emparant de ses deux mains.
- Alice, je sais ce que tu as vu et sache que cela ne me plait pas plus qu'à toi. Cependant, tout dépend d'elle. Si elle accepte la proposition de Jasper, je ne m'y opposerai pas car c'est avant tout son corps à elle. Bella peut en faire ce qu'elle veut et si j'accepte de partager ma femme, c'est uniquement parce qu'il s'agit de Jasper, mon frère et meilleur ami. Je sais qu'il prendra soin d'elle. Il l'apprécie et l'admire tant qu'il est incapable de lui faire du mal. De plus, c'est un homme d'expérience en la matière et il a tellement progressé en terme de contrôle de la soif que je lui fais entièrement confiance avec l'amour de ma vie. Peut-être qu'après avoir perdu son sang virginal, ce sera plus facile pour moi… expliqua-t-il, en baissant la voix. Mais l'idée me révulse malgré tout. C'est moi son mari, c'est moi qui devrais avoir le courage de lui accorder son souhait et pas lui…
Elle serra fortement mes mains en esquissant un petit sourire gêné. Heureusement que j'étais un vampire sinon elle m'aurait brisé les mains.
- Tu es unique Alice, en as-tu conscience ? Ce n'est pas tout le monde qui accepterait ça sans broncher. En ce qui me concerne, j'ai encore beaucoup de mal...
Je me levai et m'approchai d'elle avant de la serrer brièvement dans mes bras. Je n'aimais pas les contacts physiques trop rapprochés.
- Je sais que je suis unique et j'en suis fière ! gloussa-t-elle. Dis-moi ce que je peux faire pour t'aider. Viens-en au fait.
Je me redressai, embarrassé et détournai la tête quelques instants avant de lui refaire face. Ma main était toujours posée sur son épaule.
- Alice, tu sais ce que je voudrais te demander. C'est extrêmement gênant. Je suis vierge et bien que j'ai déjà expérimenté les plaisirs solitaires, je n'ai jamais encore touché une femme et encore moins été touché par une femme. Avec Bella, nous n'en sommes toujours qu'au stade des baisers. Et je voulais te demander si…
- D'accord ! dit-elle rapidement en m'interrompant.
Elle me regardait droit dans les yeux mais je sentais bien qu'elle était hésitante et un peu craintive. Soudain, j'entendis ses pensées. Elle se demandait à quoi je ressemblais tout nu et cela m'embarrassa. Aucune femme ne m'avait jamais vu nu et surtout pas Bella, mon épouse !
Elle se leva et me prit dans mes bras. Je me crispai un peu et elle me caressa gentiment la nuque pour tenter de me rassurer.
- J'ai eu une vision, tout finira bien, je te l'assure, murmura-t-elle dans mon oreille. C'est uniquement par amour que nous faisons tout ça, il ne faut pas l'oublier.
- Je sais mais il n'empêche que je ne suis pas à l'aise. Tu n'es pas obligée de le faire Alice, je comprendrais que tu refuses, ajoutai-je, ne voulant pas qu'elle se sente obligée de m'aider.
Elle secoua la tête et me dit mentalement qu'il était hors de question qu'elle me laisse tomber.
- Je te remercie Alice, pour tout, dis-je, ému.
Elle me sourit et fouilla ensuite dans la poche de sa veste. Elle en sortit avec un air victorieux, une petite bouteille. Je la regardais intrigué, le sourcil relevé et compris ce qu'elle voulait faire avec, en lisant ses pensées.
- Fais-moi confiance, je ne vais pas te manger ! ricana-t-elle. Enlève ta chemise, tes chaussures et tes chaussettes pour commencer et mets-toi sur le ventre, sur le lit de camp.
J'obtempérais et me déshabillais devant elle. Son regard appuyé me gênait fortement et je m'allongeai sur le lit en tournant la tête contre le mur pour le fuir.
- Désolée ! dit-elle, embarrassée. Je te trouve vraiment beau mais ce qui importe le plus, c'est le regard de Bella quand elle te voit. Elle te dévore littéralement des yeux. Maintenant je vais te masser pour que tu prennes conscience de ton corps et que tu t'habitues à la sensation d'être touché. S'il s'agissait de Bella et non de moi, mes mains seraient bien plus chaudes et la sensation serait d'autant plus décuplée.
Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour être avec Bella en ce moment ? Que faisait-elle ? Je n'arrêtais pas de me poser mille et une questions. La seule certitude que j'avais, c'était que j'avais confiance en elle et en son amour pour moi.
- Edward, je vais m'installer entre tes jambes. Écarte-les un peu s'il te plait.
Elle se plaça entre mes cuisses. La sensation était vraiment bizarre. C'était inconfortable. A peine avait-elle posé ses mains sur mes épaules que je tressaillis et voulus me lever. Je la sentis me maintenir fermement en place.
- Je ne peux pas Alice ! gémis-je.
- Bien sûr que tu le peux et de toute façon même si je suis moins forte que toi, rappelle-toi que je suis incassable ! Détends-toi et pense à Bella.
Je fermai les yeux en pensant à ma magnifique Bella et sentis mes muscles se détendre progressivement sous ses doigts. Je me sentais bien, déconnecté de la réalité. J'entendis vaguement une pensée d'Alice et je lui souris en redressant un peu la tête pour la regarder.
- C'est bon ce que tu me fais Alice, continue s'il te plait ! réclamai-je, embarrassé.
Elle continua quelques minutes supplémentaires pour me faire plaisir.
- C'est super Edward, je sens que tu es complètement détendu. Passons maintenant à la seconde étape. Enlève ton pantalon et mets-toi sur le dos.
J'hésitai quelques instants avant de m'exécuter, c'était la première fois que j'allais me retrouver en caleçon devant une femme. Surtout que celui que j'avais mis était un de ceux que Bella m'avait offert. J'aimais porter celui-ci quand j'étais loin d'elle. Il ne faisait pas viril mais il avait le mérite de me faire penser à elle. Elle avait un faible pour Snoopy.
Elle s'installa à califourchon sur mes cuisses et je me raidis un peu. Je fus surpris par son poids, elle était très légère. Mais autre chose retint mon attention. Je ne m'en étais pas rendu compte auparavant mais elle avait choisi une tenue peu habituelle pour chasser. Elle était vêtue d'un legging noir qui soulignait ses jolies fesses musclées et d'un débardeur gris clair. Il était évident qu'elle ne portait pas de soutien-gorge. Sa poitrine était menue mais bien formée, ses tétons pointaient naturellement sous le tissu. Je déglutis difficilement en revoyant les images vues dans la tête de Jasper, de son visage déformé par le plaisir quand il lui suçait et mordillait ses tétons.
- Ferme les yeux et laisse-toi aller comme tout à l'heure, dit-elle en commençant à déplacer gentiment ses mains sur son torse pour masser mes bras, en s'attardant particulièrement sur mes mains.
J'eus du mal à me laisser aller au début avec toutes ces visions érotiques d'Alice faisant l'amour avec Jasper. Soudain, elle prit mes doigts les uns après les autres, les porta à sa bouche et les lécha sensuellement. La sensation de sa jolie petite langue douce sur mes doigts était divine, je m'abandonnai complètement.
Je sentis ensuite ses mains se déplacer sur mon ventre et se rapprocher lentement de la bande élastique de mon caleçon. Je tentai de lire dans ses pensées mais elle chantait mentalement en boucle le tube d'Aqua, Barbie girl. Je détestais cette chanson et elle le savait. Je m'inquiétai car cela voulait dire qu'elle avait quelque chose à cacher.
Elle s'attaqua ensuite à mes pieds, la sensation était presque aussi agréable que pour les mains, remonta le long de mes mollets avant de s'attarder plus longuement sur mes cuisses. Elle se pencha en avant et je vis nettement ses seins par l'encolure de son débardeur. Sa bouche se posa sur mon ventre et remonta lentement vers mes mamelons qu'elle pinça gentiment entre ses lèvres avant de jouer avec, en utilisant sa langue. Intrigué par cette nouvelle sensation qui me plaisait, je la laissais faire en soupirant de plaisir. Je fus tenté malgré moi de poser mes mains sur ses fesses mais les gardai finalement en place, le long de mon corps.
Cela commençait sérieusement à me faire des choses dans le bas-ventre. Je ressentais comme des fourmillements familiers au niveau de mon entre-jambe. Dire que je pensais qu'il n'y avait que Bella pour me faire de l'effet. Il suffisait d'un regard suggestif de Bella ou d'un simple contact de sa peau pour me provoquer des érections. Jamais au grand jamais, je n'avais eu ce genre de réaction en regardant Alice. Et voilà que maintenant le contact de ses mains et de sa bouche me faisaient réagir. C'était purement un réflexe masculin. Je ne la désirais pas réellement, n'est-ce pas ? Je n'étais pas amoureux d'Alice !
J'ouvris les yeux et attrapai ses mains au moment où elle tentait de glisser ses mains dans les jambes de mon caleçon.
- STOP ! Que fais-tu Alice ? m'exclamai-je en me redressant sur le lit, en plaquant mes mains sur mon caleçon.
- Voyons Edward, ne fais pas l'enfant ! Tu sais très bien ce que je veux faire ! dit-elle avec un air moqueur.
- NON ! Il en est hors de question ! Je ne veux pas !
- D'accord, calme-toi. Passons à autre chose ! déclara-t-elle, clairement déçue. Ferme les yeux et laisse-toi faire, je te promets ne plus rien tenter en dessous de la ceinture. Pourtant, sache que ce n'est pas l'envie qui me manque…
Je fermai les yeux, sachant ce qu'elle insinuait. Elle bloquait encore l'accès à ses pensées. Je craignais le pire. Elle avait déclenché en moi une réaction physique. Je ne voulais pas me l'avouer, mais je commençais à avoir envie d'elle. Pour l'avoir déjà vue nue en action dans les pensées de Jasper, je savais qu'elle avait un très joli corps et qu'elle adorait faire l'amour. Je pouvais sentir l'odeur de son excitation.
Mon Dieu, qu'avais-je fait ? Avais-je eu une bonne idée en demandant à Alice de m'aider ?
