bien le bonjour les gens!
et voila le dernier chapitre de cette histoire... N'empêche je me suis bien éclaté à écrire ça! j'espère avoir gardé votre attention depuis le premier chapitre ^^
merci aux Review ça m'a bien encouragé et merci à ma béta lectrice Silu chan grâce à qui vous pouvez lire une histoire sans fautes!
sur ce, bonne lecture =)
Et alors que le chant des os sonnait à mes oreilles, j'entendis un cri. Pas ceux de Lavi, ni ceux de Tyki. Non. Les cris d'un enfant en larmes.
CHAPITRE 13: LA DEUXIÈME GÉNÉRATION
UNE TRENTAINE D'ANNÉES PLUS TARD
Allongé dans mon lit un bras derrière la tête, je regardais le plafond, l'esprit totalement serein. Le soleil commençait lentement à pointer le bout de son nez. Je soupirai. Cela signifiait que l'heure du lever approchait à grand pas. Je ne voulais pas me lever. Je voulais rester sous la couette, ne pas avoir à me soucier du monde extérieur et pouvoir câliner pour toujours la divine créature présente à mes côtés. En parlant de ce dernier, il bougea légèrement dans son sommeil, se collant un peu plus contre mon flanc, la tête posée contre mon torse. Je le regardai avec attendrissement, passant distraitement ma main dans ses cheveux blancs. Je n'arrivais pas à croire que nous avions 18 ans d'écart.
RETOUR DANS LE PASSE
J'ignorais pourquoi mais lorsque j'entendis les pleurs, je sentis mon cœur se serrer. Je me détournai du cadavre sanguinolent de Lavi et dirigeai mon regard vers la source des pleurs. A mon grand ébahissement, le corps d'Allen avait disparu. A sa place se tenait Tyki. Son regard fatigué était posé sur l'amas de chair derrière moi. Et dans ses bras, il tenait un bébé. Un bébé aux cheveux blancs, en larmes. J'écarquillai les yeux.
− Que ?! Mais qu'qu'est-ce que c'est que ça ?!
Le portugais afficha un air las, avant de me tendre l'enfant sous mon regard éberlué.
− Prends-le le temps que je nettoie tout ça. Promis une fois cette odeur évanouie je t'expliquerai tout.
J'attrapai le corps fragile du bambin avec hésitation, laissant Tyki se débarrasser du corps du roux. A ma grande surprise, le bébé arrêta de pleurer une fois dans mes bras, posant sur moi un regard anthracite familier. Il me regarda avec curiosité, puis sourit en tendant une de ses petites mains vers mon visage en gazouillant. Je sentis une douce chaleur dans le creux de mon ventre, comme si tenir ce bébé dans mes bras était la seule chose capable de me rendre heureux.
− Qu'est-ce que ça veut dire… ?
Je m'installai dans le canapé, l'enfant tranquillement blotti contre moi, jouant avec une mèche de mes cheveux. Tyki vint me rejoindre en soupirant de lassitude.
− Alors… Par où pourrais-je commencer ?
− Par le bébé que je tiens peut-être ?
Il hocha la tête.
− D'accord, mais avant j'aimerais te demander quelque chose. Que ressens-tu en le tenant contre toi ?
Je me mordis légèrement la lèvre.
− Je ne comprends pas… il y a un instant je ne pensais qu'à changer Lavi en steak haché et maintenant…Rien. J'ai juste envie de rester au calme.
Le brun soupira.
− Cela confirme ce que je pensais…
− Pardon ?
− Yuu…Ce bébé c'est Allen.
− …Quoi ?!
Le bébé s'agita contre moi. Je l'observai avec attention. Il me regardait, son regard acier m'observant avec innocence. Cet enfant ressemblait véritablement à Allen. Les cheveux blancs, les yeux gris, même son visage poupon était en tout point semblable à celui du blandin. Mais comment ?
− C'est un don extrêmement rare, mais qui existe. A partir d'un certain âge, certains immortels sont capables de se réincarner. Allen existait depuis presque un millénaire, cela ne me surprend pas.
Il se leva et passa sa main sur son visage.
− Personne ne connaissait cette capacité. Elle était totalement inconnue de tous, sauf d'un.
Il me regarda, la mine grave.
− Tu étais le seul à savoir qu'un immortel âgé possédait les mêmes capacités que le phénix qui renaît de ses cendres. Lorsque le corps meurt, il se transforme en cendres, donnant naissance à un nouvel être. Même visage, même âme, mais une personnalité différente.
Il garda le silence, avant de parler d'une voix douce.
− Tu comprends qui tu es, n'est-ce pas ?
Je ne répondis pas, incapable de formuler le moindre mot.
− Tu n'as jamais servi de substitut à l'ancien Yuu Kanda, lui et toi, vous êtes la même personne.
Il laissa un instant de silence pour me laisser le temps d'assimiler l'information, avant de continuer.
− Exceptés moi et Allen, personne n'était au courant. Nous n'avions aucune confiance en Lavi, encore moins en Lenalee, alors nous avons inventé cette histoire de mère morte en couches et de Yuu suicidé pour pouvoir justifier ta présence.
Je baissai la tête, laissant mon regard s'égarer sur la frimousse somnolente du bébé Allen, avant de demander d'une voix hésitante.
− Comment est-ce qu'il était ? L'ancien Kanda…
Tyki afficha un sourire amer.
− Ne le prends pas mal, mais c'était un véritable salopard.
Je haussai un sourcil, l'invitant à continuer.
− C'était une personne détestable. Cruel et froid comme la glace. Il n'avait de considération pour personne. Il tuait sans scrupule ni raisons, il y prenait même un certain plaisir.
− En gros, c'était un monstre…
− Oh oui ! Je n'ai pas compté le nombre d'os qu'il m'a cassé sous prétexte que je regardais Allen d'un peu trop près.
− Mais comment est-il mort au final ? S'est-il vraiment suicidé ?
Tyki hocha la tête.
− Oui, Yuu s'est bel et bien suicidé.
− Mais pourquoi ?!
− Tu l'as dit non ?
Je fronçai les sourcils, il soupira.
− Yuu était un monstre, il n'y avait aucun doute. Mais une chose était sûre, il aimait Allen plus que tout au monde. Avec lui, il était capable de tendresse et d'affection. Allen aussi l'aimait, mais parfois il avait peur de lui. Yuu ne lui aurait jamais fait de mal, il le savait, mais Kanda était véritablement effrayant. Capable de tuer un passant le sourire aux lèvres. Un jour, quelqu'un a eu l'audace d'insulter Allen dans la rue. Ce que tu as fait à Lavi était gentillet comparé à ce qu'il a fait subir à cet homme. Allen a essayé de l'arrêter et pour la première fois, Yuu lui a hurlé dessus. Lorsqu'il a remarqué l'air effrayé du blandin, il ne savait pas quoi faire. Il savait bien que la distance ne changerait rien et qu'il était capable de lui faire du mal sans le vouloir. C'est ce qui me laisse croire que les âmes sœurs existent. Yuu n'aimait personne, mais avec Allen, c'était bien plus que de l'amour. Il s'agissait d'une véritable addiction ! Ces deux-là se disputaient sans cesse mais ils finissaient toujours par se réconcilier. Ils n'arrivaient pas à se séparer bien longtemps et à chacune de leurs retrouvailles…
Il eut un frisson. Je fronçai les sourcils.
− Qu'est-ce qui se passait ?
− Hum…Disons que tout le pâté de maison était au courant qu'Allen et Yuu prenaient du bon temps.
Je rougis.
− A ce point ?
− Oh oui. J'étais toujours étonné de voir que malgré tout ça, Allen arrivait encore à marcher. Enfin bref ! Je pense avoir terminé.
− Tu as dit que l'ancien Yuu avait connu Allen alors qu'il était jeune. Est-ce que tu en sais plus ?
Il secoua la tête.
− Désolé. Allen m'a vaguement parlé de l'époque de leur rencontre mais n'est jamais rentré dans les détails.
Il se rassit à côté de moi, observant le bébé avec douceur.
− Les problèmes sont terminés maintenant. Lavi est mort, on va avoir la paix.
− Et Lenalee ?
− Je ne pense pas qu'elle reviendra. Son obsession pour Allen n'était pas de l'amour et maintenant qu'il l'a clairement rejetée, elle doit être partie.
Je poussai un soupir de soulagement en caressant la joue de l'enfant.
− Il n'aura pas de problème, c'est rassurant.
Il hocha la tête et observa le bébé.
− Je pense que c'est une bonne chose qu'Allen soit mort.
Je fronçai les sourcils.
− Quoi ?!
− Le premier Allen avait assez vécu. S'il était resté en vie, il aurait continué à culpabiliser à propos du premier Yuu. Toi et ce bébé, vous êtes la seconde génération, celle qui n'a normalement pas à penser à la génération précédente. La mort d'Allen a remis les pendules à l'heure.
Je regardai l'enfant.
− Tu as sans doute raison…
− J'ai toujours raison gamin ! Maintenant il ne reste qu'une chose à faire.
− Quoi ?
− Trouver un appart ! On ne va pas rester ici alors que ta croissance a cessé.
Je soupirai.
− Je sais…Mais connaissant Tiedoll, il va vouloir garder le contact…
Quelques années plus tard
Je m'affalai sur le canapé, éreinté. Allen n'avait que 9 ans et pourtant il nous en faisait voir des vertes et des pas mûres… Enfin, moi je m'en sortais, mais Tyki… Ce dernier vint s'affaler à mes côtés, la tenue débraillée et l'air de vouloir en finir.
− Je crois que même toi, tu ne nous as pas donné autant de fil à retordre.
Je poussai un soupir à fendre l'âme. Actuellement, le blandin boudait dans son bain, nous laissant un instant de répit. Allen n'était pas méchant bien au contraire, mais c'était un enfant assez farceur et il passait son temps à piéger la maison. J'avais plus de chance que Tyki, ma chambre était épargnée, contrairement à la sienne.
− J'ai fini !
Une tornade blanche arriva en quatrième vitesse et vint s'installer directement sur mes genoux. Simplement couvert d'une grande serviette, Allen me regardait, les yeux brillants. Je passai une main dans ses cheveux.
− C'est bien.
Il rougit de plaisir et se colla contre moi en souriant. D'après Tyki, le petit Allen était aussi câlin avec moi que je l'étais avec le premier Allen. Ce qui confirmait sa théorie de l'âme sœur. Le blandin passait son temps avec moi, ne dormait que très rarement dans sa chambre et il me faisait même des avances ! Je me levai avec lui dans les bras et le conduisis à sa chambre pour l'habiller. Comme à son habitude, il se laissa faire (contrairement avec Tyki) et vint dans mes bras une fois la tâche achevée.
− Yuu… Pourquoi tu ne m'embrasses pas ?
Je soupirai.
− Tu es encore un enfant Allen, on en a déjà parlé.
Il me regarda, les yeux mouillés.
− Et n'essaye pas de m'amadouer comme ça.
Il baissa la tête, je soupirai.
− Je te propose un marché.
Il releva son visage.
− Quel marché ?
− Je te donnerai un baiser lorsque tu auras 18 ans.
Il me regarda, les yeux brillants, avant de sourire. Le genre de sourire voulant dire « ne compte pas sur moi pour oublier, tu es piégé ».
− Tu me le promets ?
− C'est promis.
Il se blottit contre moi, tout content.
DE NOS JOURS
Et bien sûr, il n'avait pas oublié, le jour de son 18ème anniversaire il m'avait rappelé notre accord et exigé son baiser. Évidemment, cela ne s'était pas arrêté à un simple baiser…
− Tu es réveillé depuis longtemps ?
Je me tournai vers le blandin qui me regardait, les yeux encore endormis.
− Quelques minutes tout au plus.
Il sourit et vint m'embrasser. Au final, tout se passait à merveille. Personne pour venir nous casser les pieds, seulement moi et Allen pelotonnés sous la couette. Je refermai les yeux quand des coups à la porte d'entrée me firent grogner. J'entendis Allen rire.
− J'ai oublié de te dire, j'ai invité Tyki à déjeuner…
− … Fais chier.
eh voila...C'est la fin de cette histoire ^^ j'espère qu'elle vous aura plu jusqu'au bout!
si vous avez aimé cette histoire faites le moi savoir!
a plus les gens!
PS: une idée m'est venue qui peut potentiellement vous plaire... Ici nous avons parlé de la seconde génération de yuyu et moya... Mais qu'en est-il de la première génération?
bref, si l'idée d'avoir une mini histoire sur le passé de nos deux camarades, faites-le moi savoir! (que je ne me lance pas dans ce projet pour rien ^^")
bref à plus bis les gens!
