Note de l'auteur : je remercie vivement les personnes qui ont laissé un commentaire.
FRUSTRATIONS par bloodykitchengirl
CHAPITRE 3
En descendant les escaliers, je laissais bien retomber mes cheveux le long de mes épaules. Ils étaient encore un peu humides suite à ma douche et sentaient bon la fraise. Cette odeur me réconfortait car elle me rappelait mes souvenirs d'enfance. Je savais qu' Edward aussi l'appréciait pour des raisons un peu similaires comme il me l'avait raconté un jour.
Edward essayait sans aucun doute de me faire plaisir en me préparant un de mes péchés mignons car il s'échappait de la cuisine une délicieuse odeur de pain perdu à la cannelle. D'ordinaire cette odeur m'aurait fait sauter de joie mais ce matin, j'avais l'estomac noué aussi elle me laissait presque indifférente.
- Installe-toi, c'est prêt, annonça calmement Edward sans me regarder en posant un verre de jus d'orange sur le comptoir de la cuisine à côté d'une assiette de pain perdu.
Je m'installais sur un des tabourets en l'observant attentivement. Il avait les traits tirés, ce qui était inhabituel pour un vampire. Son regard était rempli de tristesse. Je sentais bien qu'il était tourmenté. Il devait être au courant, il ne pouvait pas en être autrement.
- Mange, cela va refroidir, rajouta-t-il avec un ton autoritaire avant de s'asseoir en face de moi.
Comme je n'avais pas faim, je ne bus qu'un peu de mon jus d'orange. Il m'observait silencieusement. Apparemment il ne voulait pas parler. Je commençais à en avoir marre et décidai de me lever.
- Edward je suis désolée … chuchotai-je en le regardant une dernière fois avant de m'éloigner.
- Non Bella ! cria-t-il en se levant brusquement et en poussant par terre ce qu'il y avait sur le comptoir.
Avant que mon assiette ne touche le sol, je me retrouvais adossée contre la porte de la cuisine, les deux poignets emprisonnés dans les mains d' Edward le long de mon corps. Ses yeux étaient plus noirs que le charbon. Son visage était menaçant. Il enfonça son nez dans mes cheveux et inhala profondément avant de redescendre vers mon oreille qu'il mordilla un peu durement. Je n'appréciai pas vraiment ce qu'il était en train de faire.
- Tu sens toujours aussi bon après la douche, déclara-t-il avec une voix rauque que je ne lui reconnaissais pas, avant d'éloigner mes cheveux de mon cou.
Ce simple geste me fit légèrement sursauter et je me raidis car il allait enfin voir le suçon si cela n'avait pas déjà été le cas. Je ne savais pas à quoi m'attendre, mon cœur battait à la chamade. Il eut alors un geste surprenant. Il lécha mon cou et s'attarda plus longuement à l'endroit exact où se trouvait la preuve de mon délit. Sa langue n'était pas aussi douce que celle de mon amant de la veille mais la sensation n'était pas désagréable. Au moment où je sentis ses dents effleurer ma peau, je commençai à être mal à l'aise. Il pressait de plus en plus son corps contre le mien et il semblait très excité, à en juger ce que je sentais contre ma féminité. En ce qui me concernait, la situation n'avait rien d'excitant bien au contraire. Il libéra soudain un de mes poignets et remonta sa main pour caresser sans tendresse ma joue. Je ne pouvais pas bouger, mes jambes tremblaient.
- A moi, tu es à moi ! répéta-t-il plusieurs fois avant de presser violemment sa bouche contre la mienne.
Je sentis sa langue forcer le passage dans ma bouche et je n'eus pas d'autre choix que d'ouvrir la bouche. Edward n'était pas lui-même, il était d'ordinaire si précautionneux quand il me touchait. Quand je pense qu'il y a quelques jours encore j'aurais donné n'importe quoi pour qu'il se lâche un peu ! Maintenant j'étais effrayée par son comportement. Il poussa brutalement ma langue avant d'explorer rapidement ma bouche et de se retirer non sans grogner en marmonnant quelque chose à propos de mon odeur qui avait été souillée.
Tout à coup il arracha mon débardeur et mon soutien-gorge avant de malaxer fortement un de mes seins. Je criai de douleur et tentai de le repousser mais c'était peine perdue.
- Lâche-moi Edward, tu me fais mal, criai-je avec les larmes aux yeux.
- Tu ne lui disais pas cela à lui, hein ! Tu n'es qu'une garce d'allumeuse ! cracha-t-il avant de descendre sa main au niveau de mon intimité et de déchirer le tissu recouvrant mon entrejambe.
Il me pénétra alors violemment avec deux doigts et je ne pus m'empêcher de hurler.
- Arrête ! … Je t'en supplie arrête ! balbutiai-je entre deux hoquets.
Edward était comme pris dans une transe et semblait apprécier ce qu'il me faisait étant donné les bruits de ronronnement qu'il émettait. Il était méconnaissable.
- Tu es si étroite, tel que je le connais, il a dû se régaler. Maintenant c'est à mon tour d'en profiter, commenta-t-il en défaisant sa braguette.
Je fermai les yeux prête à subir le pire quand tout à coup j'entendis un grand claquement et je sentis que quelqu'un le retirait de moi.
- Edward, tu ne sais plus ce que tu fais ! Je t'en prie, ressaisis-toi ! s'exclama mon petit lutin adoré.
Lorsque je rouvris les yeux, je vis que Emmett et Jasper avec un air triste et navré, retenaient tant bien que mal Edward qui se débattait fortement. Celui-ci n'arrêtait pas de grogner et de proférer des insanités. Libérée, je m'effondrais par terre en pleurant. Rosalie s'assit près de moi et me prit dans ses bras en murmurant que tout allait s'arranger et qu'il allait payer pour ce qu'il m'avait fait. Alice plaça une couverture autour de mes épaules dénudées tandis que je ne pouvais plus retenir mes larmes. Le tee-shirt haute couture de Rosalie sera bon à jeter à la poubelle ! Rosalie me souleva et m'emmena à l'étage dans sa chambre. Elle me déposa délicatement sur son lit avant de s'allonger à mes côtés. Je posai ma tête contre sa poitrine en agrippant fermement son tee-shirt.
- J'ai eu tellement peur, je ne le reconnaissais plus, sanglotai-je.. D'abord il semblait triste, apathique et ensuite il s'est énervé d'un seul coup …
- Oh Bella, si tu savais comme je m'en veux, déclara Alice émue en me caressant doucement les cheveux, je n'avais pas vu qu'il réagirait comme cela. Cela ne devait pas se passer ainsi.
- N'y pense plus, vous êtes rentrés à temps, c'est tout ce qui importe. Mais je ne peux pas vraiment lui en vouloir après ce que moi je lui ai fait ! rajoutai-je.
- Nous savons tous ce qu'il s'est passé hier soir Bella, tu n'as pas à te sentir coupable.
Je le savais, Alice avait tout vu et en avait parlé aux autres. Je ne comprenais pas leurs réactions.
- Vous êtes au courant et pourtant vous êtes là à me consoler. Vous devez me haïr pour ce que j'ai fait. Je ne suis pas digne de votre amour.
- Arrête de te fustiger Bella, ce que tu as fait est normal après toute la frustration sexuelle que tu as dû endurer surtout pendant ces derniers mois. Mon frère est un idiot, il savait que cela devait arriver un jour ou l'autre mais cela ne justifiait pas son débordement de tout à l'heure, commenta amèrement Rosalie.
Les filles tournèrent la tête en direction de la porte de la chambre puis se regardèrent. Leurs lèvres bougèrent à toute vitesse sans que je ne puisse comprendre quoique ce soit. Je détestais qu'elles fassent cela. Soudain j'entendis une porte claquer bruyamment.
- Edward est parti, affirma calmement Alice. Il est revenu à lui et est parti chasser. Il est désolé et s'en veut terriblement. Lui aussi souffrait de la situation et a dérapé. Il t'aime tellement Bella. Peut-être pas dans l'immédiat mais tu lui pardonneras un jour Bella. Tu nous pardonneras aussi.
Je ne comprenais pas vraiment ce qu'elle voulait dire mais c'était souvent comme cela avec elle.
- Repose-toi maintenant, tu en as bien besoin. Nous reparlerons de tout cela plus tard, ajouta Rosalie en m'embrassant sur le front. Nous t'aimons, tu fais partie de notre famille, ne l'oublie jamais.
- Restez avec moi, s'il vous plaît, je n'ai pas envie d'être seule pour l'instant, suppliai-je.
- D'accord, je comprends, répondit Rosalie. Je vais rester avec toi.
- Il faut que j'aille discuter avec Jasper, ma chérie, je reviendrai plus tard, déclara Alice avant de quitter la chambre. Je t'aime Bella.
- Dis Rose, qu'est-ce qu'Alice a vu exactement de la soirée d'hier soir ? Que vous a-t-elle dit ? Est-ce qu'elle a vu de qui il s'agissait ? demandai-je bien qu'engourdie, mon esprit tournait à cent à l'heure pour tenter de comprendre la situation. J'ai cru comprendre qu'Edward savait de qui il s'agissait.
- Je ne peux pas te répondre pour le moment Bella. Ce n'est pas que je ne veuille pas te répondre mais je suis tenue au secret. En temps voulu, tu sauras tout. Sache que nous t'aimons tous énormément petite sœur. Repose-toi maintenant.
Ok là je flippais ! Ils me cachaient tous quelque chose et je n'aimais pas cela. Pourquoi soudainement me déclaraient-ils tous leur amour pour moi ? Au fait je n'avais pas vu tout à l'heure ni Esmée, ni Carlisle. Où étaient-ils ? Je commençais à sentir une lente torpeur m'envahir. Je baillai sérieusement pourtant je n'avais pas sommeil. Sûrement un effet du pouvoir de Jasper.
- Où sont Esmée et Carlisle ? parvins-je à demander avant de sombrer brusquement dans le sommeil en entendant des voix très lointaines.
