Un grand merci pour vos commentaires qui m'ont encouragée à poursuivre cette histoire !

Bonne lecture !


FRUSTRATIONS par bloodykitchengirl

CHAPITRE 4

J'entendais parler tout autour de moi. Les voix étaient étouffées et je ne comprenais pas ce qu'elles disaient. J'avais très chaud, il me semblait être trempée. Je n'aimais pas cette sensation et j'ouvris les yeux. Engourdie, j'eus un peu de mal à m'asseoir dans le lit. Je vis qu'il faisait jour.

- Ça y' est, elle est enfin réveillée ! s'exclamèrent en chœur Alice et Rosalie avant de se précipiter sur moi et de me serrer gentiment dans leurs bras.

- Je vous l'avais bien dit qu'il ne fallait pas vous inquiéter ! Elle ne fait jamais rien comme tout le monde ! fanfaronna Emmett.

- Parce que tu es un expert en sommeil humain, maintenant ! commenta ironiquement Jasper.

- Que se passe-t-il ? demandai-je en laissant échapper un bâillement.

- Tu nous as fait très peur Bella, tu as dormi pendant 3 jours entiers ! expliqua Rosalie.

- Et je n'y étais pour rien ! rajouta Jasper.

La chemise de nuit que je portais était réellement trempée. Chemise de nuit ? Je me rappelais m'être endormie avec mes vêtements. Une des filles avait dû me changer.

- Comment se fait-il que je sois trempée ? Je n'ai pas l'habitude de transpirer autant la nuit !

- Oh Bella ! Tu as eu beaucoup de fièvre, tu as même déliré. Nous avons dû changer les draps ainsi que ta chemise de nuit à de nombreuses reprises. Comment te sens-tu ? As-tu faim ?

Je réfléchissais, est-ce que je me sentais bien ? A priori oui, cependant j'étais un peu raide et j'avais l'impression d'être un peu bizarre. Quelque chose en moi avait changé mais je ne savais pas quoi. Tout à coup mon ventre gronda bruyamment.

- Tout va bien puisqu'elle a faim ! ironisa Emmett avant de se prendre une tape sur la tête donnée par Rosalie. Aïe ! Ben quoi c'est vrai !

- Je meurs de faim, je pourrais manger un bœuf entier !

- Mais c'est qu'elle n'a pas perdu le sens de l'humour en plus ! Ravi de te retrouver, petite sœur ! continua joyeusement Emmett.

- Je vais te préparer quelque chose. Pendant ce temps, va prendre une douche. Tu en as bien besoin, sans vouloir te vexer, déclara Rosalie, pince sans rire.

- Rose s'il te plait est-ce que je peux t'aider, hein dit ? supplia Emmett.

- Il en est hors de question, rappelle-toi comment cela s'est fini la dernière fois ! répondit-elle en soupirant, avant de quitter la pièce accompagnée d' Emmett.

Ouais, mais avoue que tu avais bien aimé malgré tout, tu n'avais pas dit non ! entendis-je dans le couloir.

Moi aussi je me rappelais de cette fois-là. Emmett avait été obligé par Esmée de rénover tout seul la cuisine tellement ils l'avaient saccagé avec leurs ébats inopinés. Tout était parti d'une bonne intention, pour m'aider à tester de nouvelles recettes de macarons, pour un concours de mon école, pendant que j'étais clouée au lit pour cause de grippe. Même si elle ne mangeait pas, Rosalie adorait cuisiner. C'était ce qui nous avait vraiment rapprochées au début de ma relation avec Edward.

J'avais deux passions dans la vie, la pâtisserie et la lecture. Edward m'avait persuadée de m'inscrire dans cette école de pâtisserie à Port Angelès et de profiter de mon humanité tant que je le pouvais étant donné qu'un vampire ne pouvait pas manger de nourriture humaine. Il m'avait promis que nous ferions le tour du monde des pâtisseries avant ma transformation et que j'aurais tout le temps ensuite de faire des études de lettres et de me lancer dans l'écriture de fictions. Ah Edward ! Tu m'avais promis tant de choses…

Sortant de mes pensées, je touchai mes cheveux et sentis qu'ils étaient effectivement poisseux. Je levai un bras et approchai mon nez de mon aisselle. Beurk ! Honteuse, je baissai mon bras. J'étais certaine d'être rouge écarlate. Je décidai de me lever pour prendre une douche. Soudain le téléphone d'Alice se mit à sonner. Elle décrocha aussitôt.

- Bonjour. Oui, elle vient de se réveiller. A priori, elle va bien. Nous en saurons plus tout à l'heure, répondit Alice avant de quitter elle aussi la chambre.

- Bon et bien il ne reste que nous deux, à présent Jasper ! Tu peux vaquer à tes occupations si tu en as envie, je n'ai pas besoin de toi pour prendre ma douche !

- Tu es certaine que tu ne veux pas que je vienne te frotter le dos ? Ou autre chose ? déclara-t-il avec un air taquin.

Ses yeux pétillaient avec un je ne sais quoi à l'intérieur. Etait-il sérieux ? J'étais morte de honte car je comprenais ce qu'il sous entendait. Il savait lui aussi. Connaissant Emmett et son humour grivois, je n'étais pas à l'abri de ses bonne blagues salaces. Si je pouvais disparaître sous terre maintenant, je le ferais aussitôt.

- Euh non merci ! Ca ira, répondis-je rapidement en sortant du lit.

Sans le regarder, je me précipitai vers la salle de bains sans trébucher heureusement et fermai rapidement la porte derrière moi. Je pris quelques instants pour reprendre mon souffle. Dans quel pétrin m'étais-je fourrée ?

Ayant un grand besoin de me détendre, je décidai de me faire couler un bain pour changer de l'ordinaire. Je me déshabillai rapidement et m'observai dans le miroir pour constater les dégâts. Et là première surprise, plus de cernes et plus de trace de suçon ! Je regardais mes poignets qu'Edward avait fortement serrés, rien non plus ! Rien non plus au niveau de mes cuisses ! C'était un véritable miracle, jamais des bleus n'avaient disparu aussi rapidement, c'était comme s'ils n'avaient jamais existé ! Je n'y comprenais rien mais je n'allais certainement pas me plaindre.

Le bain chaud me permit de me relaxer intensément mais pas complètement. Je me demandais où étaient Carlisle, Esmée. Je me faisais également également du souci pour Edward. Je supposais que j'aurais certainement des réponses plus tard. De retour dans la chambre, il n'y avait plus personne, seulement des vêtements posés sur le lit qu'Alice avait dû choisir comme toujours. Je soupirais en m'habillant. Elle avait encore choisi une tenue de designer que je trouvais bizarre mais bon je ne lui dirai rien, ce n'était pas le moment de se disputer.

Alléchée par la bonne odeur de pancakes, je dévalais à toute vitesse les escaliers pour me rendre dans la cuisine. Tout était prêt, il ne manquait plus que moi. En m'installant à table, je n'étais pas tranquille et observai tout autour de moi. Il ne restait plus rien des dégâts causés par la colère d' Edward et j'étais reconnaissante envers les filles d'avoir tout nettoyé. Les deux couples restèrent silencieux en m'observant manger comme ils le faisaient d'habitude. Je ne comprenais toujours pas pourquoi ils étaient toujours fascinés de me regarder manger mais l'avantage, c'était que je m'efforçais de manger proprement pour ne pas être ridicule !

- C'était vraiment délicieux Rosalie ! Je te remercie. Tu t'es une fois de plus surpassée ! louai-je en savourant la dernière bouchée, avant que les questions ne commencent à pleuvoir.

- Il n'y a pas de quoi Bella, tu sais que j'adore cuisiner pour toi ! J'ai rajouté un soupçon de cannelle, l'as-tu sentie ?

- Tu aimes la tenue que je t'ai choisie ? demanda Alice. Sinon, j'en ai une autre à te proposer.

- Maintenant que tu as fini de manger, passons aux choses sérieuses ! Je veux des réponses, annonça sérieusement Emmett de but en blanc. Qu'est-ce que cela fait d'avoir perdu ta virginité et d'être maintenant une vraie femme ? Est-ce que tu as eu du plaisir ?

Surprise, je recrachai violemment le jus d'orange que je venais de mettre à la bouche ! Il n'avait pas résisté à la tentation ! Néanmoins Rosalie réagit au quart de tour et le frappa sévèrement sur le bras.

- Hé ! C'est dégoûtant Bells ! Fais un peu attention, tu ne sais plus boire ? rajouta Emmett, mort de rire et fier de son effet.

- Quel manque de tact ! Tu n'as pas honte, non ? répondis-je sans me démonter. Et puis je ne te dirai rien, ces choses ne se racontent qu'entre filles. Et tu n'es pas une fille !

- Bella, tu n'es pas drôle ! Pour une fois qu'il se passe quelque chose d'intéressant dans cette maison, commenta-t-il en adoptant une mine boudeuse tandis que les autres nous regardaient avec un air moqueur.

- Où sont Esmée et Carlisle ? Pourquoi ne sont-ils pas rentrés avec vous ? Savez-vous où se trouve Edward ? lâchai-je brusquement, impatiente d'avoir une réponse.

Le silence s'installa soudain. Je les vis s'échanger un drôle de regard et avoir un semblant de conversation silencieuse. Non ! J'en avais assez de toutes leurs cachotteries.

- Bon alors, vous avez perdu votre langue tout à coup ? demandai-je en commençant à m'énerver.

- Edward est chez les Denali en Alaska, finit par dire Alice, très gênée.

Super, Tanya devait être en train de lui faire du gringue. Est-ce qu'il lui résistera encore étant donné notre situation actuelle ?

- Esmée et Carlisle avaient besoin d'être un peu seuls. Ils sont partis sur l'île d'Esmée. Aucune technologie ne peut fonctionner là-bas, ils seront vraiment tranquilles, continua Rosalie.

- Ils n'en avaient pas parlé ou alors je n'avais pas dû faire attention, commentai-je.

Le silence s'installa de nouveau. Tout à coup je réalisai une chose, j'avais dormi pendant trois jours !

- Charlie ! Que lui avez-vous dit quand je ne suis pas rentrée à la maison comme prévu ?

- Et bien, dit Alice, cela a été plutôt facile. Je lui ai dit que tu étais malade, alitée et que nous allions prendre soin de toi. Tu sais que ton père ne peut jamais rien me refuser ! De toute façon, il avait beaucoup de travail, il n'aurait pas pu s'occuper de toi. Il était content que tu sois entre de bonnes mains. Tu n'auras qu'à l'appeler tout à l'heure au poste.

- Et elle oublie de rajouter que j'ai imité ta voix pour qu'il ne s'inquiète pas de ne pas pouvoir te parler ! déclara Rosalie avec un air de fierté.

- Et l'école ?

- Je m'en suis chargé, déclara aussitôt Jasper, resté jusque là silencieux. Je me suis fait passer pour Carlisle au téléphone et je leur ai faxé un faux certificat médical justifiant d'une gastro-entérite nécessitant du repos.

- Merci, à tous d'avoir assuré mes arrières même si vous n'avez pas été très honnêtes !

- De rien Bella ! gloussa Emmett. La vie est tellement plus marrante depuis qu'on te connaît !

- Il reste cependant un autre souci, déclara Alice. Jacob a essayé à de nombreuses reprises de te joindre. Avec son ouïe de loup, il aurait reconnu la voix de Rosalie aussi nous n'avons pas essayé de le bluffer. Il était très inquiet et assez furieux de ne pas avoir le droit de venir te voir. Il va falloir que tu le rassures rapidement et que tu lui prouves que tu es toujours vivante et humaine, que nous n'avons pas rompu le traité.

- Je vais le faire tout de suite, concluais-je en me levant de table avec mon assiette à la main.

- Laisse, je vais faire la vaisselle, dit Rosalie. Va plutôt téléphoner à ton père.

- D'accord, merci.

Il était pratiquement 11 heures du matin, mon père devait encore être au poste de police.

- Allô ? Bonjour papa, c'est moi !

- Allô ? Bella, ma chérie tu vas mieux ? Je suis content que tu m'appelles.

- Oui, je suis guérie. Je rentrerai à la maison dans la journée.

- D'accord mais il faut que je te dise que j'avais prévu d'aller ce soir chez Sue, à La Push. Il y'a une soirée organisée par les jeunes sur la plage. Si tu es en forme et que tu as envie d'y aller, tu n'as qu'à prévenir Jacob.

- Je ne sais pas, il faut que je réfléchisse.

- Bon ma chérie, je te laisse car j'ai du travail qui m'attend. Je t'embrasse. A plus tard à la maison.

- Moi aussi je t'embrasse. A plus tard.

Après avoir raccroché, je réfléchissais. J'avais vraiment envie de me changer les idées.

- Alors tu vas y aller ou pas ? demanda impatiemment Alice. J'aurais bien aimé passer la journée avec toi, maintenant que tu es réveillée.

Fichus vampires et leur super audition, aucune intimité dans cette maison !

- Tu dois déjà le savoir, c'est toi la médium ici ! Mais je pense que oui. Il faut que j'appelle Jacob.

- Très drôle ! répliqua-t-elle en boudant avant de repartir dans la cuisine.

Je savais qu'Alice n'aimait pas du tout Jacob et était jalouse du temps que je pouvais passer avec lui.

- Allô Jacob ? Bonjour, c'est Bella !

- Allô ? Moi-même, alors tu es vivante ?

- Il semblerait que oui ! Tu n'es pas prêt de te débarrasser de moi !

- Tu sais que je t'aime, loin de moi d'avoir cette idée !

Et je savais qu'il était sincère, il avait toujours eu un béguin pour moi. Hélas pour lui ! Il n'était que mon meilleur ami ! De toute façon il était plus jeune que moi !

- Charlie m'a parlé de la soirée de ce soir.

- Génial, tu veux venir ?

- Oui, est-ce qu'il faut que j'amène quelque chose ?

- Maintenant que tu le dis, je voudrais que tu me fasses plaisir avec tes fabuleux muffins chocolat/gingembre. Billy en raffole aussi.

- D'accord si c'est pour vous deux car je ne me sens pas capable d'en faire pour toute la bande ! Je ne suis pas Emily !

- Je vais venir t'aider. Je serai chez toi à 14 heures comme cela nous partirons ensemble à la soirée, bye ! annonça-t-il avant de raccrocher, sans attendre que je lui donne mon avis.

C'était du Jacob tout craché de s'inviter chez moi, surtout quand il s'agissait de manger ! Génial, il fallait que j'aille faire les courses avant de rentrer ! Je montai ensuite dans la chambre d'Edward pour faire mon sac.

Au moment de partir, Alice me tendit un sac de provisions bien garni.

- Qu'est-ce que c'est ? questionnai-je bêtement.

- Tes courses, bien sûr ! Tu peux me remercier en me promettant que le week-end prochain je pourrai faire ce que je veux avec toi.

- D'accord, je te remercie Alice, répondis-je en soupirant intérieurement, craignant le pire pour ce week-end.

- Génial, tu ne vas pas le regretter !

La connaissant, j'en doutais fortement. Je fis mes au revoirs et pris la route dans ma vieille camionnette rouge. En rentrant, je vis que mon père n'avait pas fait sa vaisselle. Je m'attelai à la tâche avant de défaire mon sac. Je finissais de grignoter quand j'entendis frapper à la porte. Je partis vers la porte sans me précipiter, connaissant déjà l'identité de mon visiteur.

- Salut Jacob ! Tu es un peu en avance ! Entre, je t'en prie.

- Salut Bella, je sais mais j'avais très envie de te revoir ! déclara-t-il en se penchant pour me faire une bise sur la joue tout en ayant une main sur mon épaule.

Sacré Jacob, il était toujours aussi tactile et démonstratif. Je le regardai plus en détail. Il avait encore grandi et pris du muscle par rapport à la dernière fois où je l'avais vu, dix jours auparavant. Je devais reconnaître qu'il était pas mal comme cela.

- Pour quelqu'un qui était malade, je te trouve resplendissante, rajouta-t-il en me faisant un clin d'œil. Tu sens encore meilleur que d'habitude, as-tu changé de parfum ?

Mais qu'est-ce qu'ils avaient tous avec mon odeur, ces derniers temps !

- NON ! Allez-viens, nous allons nous mettre au travail, cassai-je.

- Hé ne te fâche pas ! J'adore ta nouvelle odeur, c'était un compliment ! dit-il avec les yeux pétillants de malice.

Je sortis tous les ingrédients nécessaires pour faire mes fameux muffins et donnai à Jacob la délicate mission de faire toutes les pesées pendant que je préchauffais le four. Quand je me retournai, horreur, il avait mis de la farine un peu partout sur lui ! Et il souriait comme un enfant content de lui.

- Oups, pardon ! dit-il avant de secouer et de mettre ainsi de la farine partout par terre.

- C'est rien ! Allez, beurre les moules pendant que je fais l'appareil à muffins !

Après avoir fini d'enfourner nos gâteaux, il lécha consciencieusement la cuillère. Je le regardais faire, amusée. Il était vraiment sérieux et appliqué. Quand il leva les yeux, honteux, je ne pus m'empêcher de lui sourire. Il était craquant comme cela. Allez, reprends-toi Bella, c'est un gamin !

Jacob proposa de faire la vaisselle pendant que nous discutions de ce que nous avions fait ces derniers temps. Tout à coup pour s'amuser, il m'aspergea d'un peu d'eau en disant que j'étais trop sérieuse. Je ne pus m'empêcher de crier et l'aspergeai aussi en retour. Après quelques minutes de bataille d'eau, nous fûmes complètement trempés. Soudain, Jacob enleva son tee-shirt mouillé et je pus admirer son magnifique torse imberbe et musclé. Je vis Jacob me regarder curieusement également et lorsque je me regardai à mon tour, je compris pourquoi. On voyait très nettement mon soutien-gorge en dentelle blanche à travers mon haut ! Je rougis un peu et me raclai la gorge avant de jouer les innocentes. Jacob finit par détourner le regard et nous terminâmes de ranger la cuisine dans une atmosphère tendue. Pendant que les muffins finissaient de cuire, Jacob s'absenta rapidement pour aller chercher dans sa voiture de quoi se changer. Il avait l'habitude d'avoir en permanence des vêtements de rechange au cas où il se transformerait en loup.

J'emballais les muffins dans une jolie boîte métallique pendant qu'il prenait une douche. Je ne pouvais pas m'empêcher d'imaginer son corps nu sous l'eau chaude. J'eus soudain honte de mes pensées inappropriées et me donnai une petite gifle pour reprendre mes esprits. Lorsqu'il redescendit, il portait un tee-shirt blanc moulant et un jean noir. Mais ce que je remarquai surtout, c'était son sourire béat. Il semblait détendu et joyeux. J'imaginais très bien ce qu'il avait fait dans la douche et me demandai brièvement s'il avait pensé à moi. Bon sang, qu'est-ce qui m'arrivait ?

Après avoir également pris une douche, je décidai de m'habiller pour la soirée. Etant donné que nous allions rester dehors, j'optais pour un pantacourt, un simple débardeur et des espadrilles. Auprès du feu, je n'aurais pas froid. Je me coiffai rapidement et fis une queue de cheval avant de rejoindre Jacob dans le salon. Il avait mis la télévision en m'attendant et semblait captivé par un match de football américain. Je dus toussoter pour lui dire que j'étais prête à partir. Il me détailla de la tête aux pieds et eut un sourire approbateur avant de se lever et d'aller chercher la boîte de muffins.

Dans la voiture, je n'arrêtais pas de me dire que la soirée risquait d'être longue…