FRUSTRATIONS by bloodykitchengirl

CHAPITRE 6

Je n'en croyais pas mes yeux et m'arrêtai net. Quel toupet ! Jasper était tranquillement installé sur mon lit en train de feuilleter un de mes livres !

- Jasper ! Personne ne t'a appris que ce n'était pas correct de rentrer dans la chambre d'une fille sans y avoir été invité ?

Ah ces vampires ! Aucun respect pour la vie privée des autres ! Au moins, il avait eu la délicatesse d'enlever ses chaussures !

- Bonsoir jeune fille, tu rentres bien tard…

- De quoi tu te mêles ? Tu n'es pas mon père, que je sache ! rétorquai-je sèchement.

- Je suis quand même le plus âgé de nous deux ! Tu n'es qu'un bébé à côté de mon grand âge, tu me dois le respect ! Je peux donc te dire ce que je veux…

Il me regardait en essayant d'avoir un air sérieux. Il était ridicule et je ne pus m'empêcher de pouffer de rire.

- A d'autres ! Trêve de plaisanterie, que fais-tu ici ?

- C'est Alice qui m'envoie ! Tu sais qu'elle ne peut pas te voir lorsque tu es à la réserve avec les loups, elle se faisait du souci pour toi.

Je réfléchissais et me rapprochais de Jasper. Pourquoi n'était-elle pas venue en personne, si elle se faisait tant de souci que cela ? Ce n'était pas la première fois que j'allais à la réserve et que je rentrais tard…

Soudain, je m'aperçus que ce n'était pas n'importe quel livre qu'il avait dans les mains, c'était mon journal intime ! Je croyais l'avoir bien caché pourtant… Ma colère fut instantanée.

- Non mais je rêve ! Rends-moi mon journal tout de suite !

Je me penchais pour l'attraper mais il se redressa et tendit le bras de l'autre côté pour que je ne puisse pas l'atteindre. Il me nargua et je lui tirai la langue par dépit.

- Tssst petite Bella, tu es vraiment une sacrée coquine ! Emmett sera surpris d'apprendre que sa petite sœur préférée n'a pas des pensées très catholiques envers je cite « la plastique de rêve » des hommes Cullen ! Alors comme cela, tu nous trouves sexy ! Lequel de nous préfères-tu ? Tu veux que je me déshabille pour t'aider à répondre à la question ?

- Rends-moi d'abord ce qui m'appartient !

- Il en est hors de question, ce serait trop facile et je veux m'amuser un peu… Qu'est-ce que tu serais prête à faire pour que je te le rende ?

Je ne répondis pas et l'air de rien, je fis le tour du lit, faisant semblant de vouloir prendre quelque chose dans le tiroir de ma table de chevet avant de retenter à nouveau ma chance. Mais à la vitesse de la lumière, il mit le journal dans son autre main.

C'était peine perdue face à la rapidité et à l'agilité d'un vampire mais je n'avais pas dit mon dernier mot ! J'entrouvris légèrement un pan de mon peignoir et repartis à l'assaut. Lorsque je me penchai au-dessus de lui, je le vis baisser les yeux au niveau de ma poitrine et s'immobiliser. J'en profitais alors pour récupérer mon bien. J'étais morte de rire intérieurement. Les hommes, vampires ou non étaient tous pareils !

- Vicieux ! Je t'ai bien eu ! Je le dirai à Emmett et surtout à Alice, ta femme !

Il secoua la tête en entendant le prénom de sa femme.

- Ce n'est pas du jeu, tu as triché !

Je serrai fermement mon journal contre moi de peur qu'il ne veuille le reprendre mais il s'assit simplement sur le bord du lit.

- Et alors ? De toute façon, tu n'avais pas à fouiller dans mes affaires, ce n'est pas classe du tout pour un gentleman de ton acabit !

- En parlant de « bite », tu sais que tu es bandante, Bella ? Tu as vraiment une belle poitrine !

Ah Jasper et ses jeux de mots ! Il avait les yeux toujours rivés au niveau de ma poitrine pourtant recouverte et se léchait inconsciemment les lèvres. Je le regardai plus attentivement et pouvais voir qu' il avait une massive érection. Et bien, il ne lui en fallait pas beaucoup ! Cependant, j'étais flattée de provoquer cette réaction chez un aussi bel homme. Quel dommage qu'il soit marié à ma meilleure amie…

- Jasper, tu es marié, je te le rappelle !

- Et alors ? Je peux quand même regarder le menu même si je suis au régime ! De plus, tu sens merveilleusement bon. C'est difficile de résister à la tentation…

Il se leva et s'approcha de moi. Nous étions debout, face à face. Ses yeux étaient noirs et me fixaient étrangement. Il arracha mon journal des mains et le jeta à l'autre bout de la pièce. Je n'arrivais pas à bouger, j'étais comme paralysée. Que m'arrivait-il ?

- Jasper, que fais-tu ? Tu me fais peur là…

- Voyons Bella, tu es une femme maintenant…

Il enlaça fermement ma taille et plongea son nez dans mes cheveux. Je le sentis inhaler profondément et il grogna légèrement. Qu'est-ce qu'ils avaient tous à me sniffer aujourd'hui ? Soudain, il nous fit pivoter et me poussa brutalement sur mon lit avant de me rejoindre. D'un geste de la main, il arracha mon peignoir et je me retrouvais nue devant lui. Par pudeur, je croisais les jambes, mis une main sur mon intimité et avec un bras tentais de couvrir mes seins.

- Oh non ! Enlève tes mains, je veux te voir entièrement nue !

Il écarta mes jambes, se plaça à genoux entre elles, retira mes mains de mon corps et les mit au-dessus de ma tête sans que je lui oppose la moindre résistance. A quoi bon lutter ?

- Tu es magnifique Bella…

- Reprends tes esprits, tu n'es pas toi-même ! cria-je, toujours incapable de bouger.

Il sembla hésiter un moment mais ne relâcha pas sa prise sur mes poignets. De sa main libre, il déchira ses vêtements. Mes yeux s'écarquillèrent devant sa beauté sculpturale. Je n'avais jamais vu un homme entièrement nu d'aussi près et je n'étais pas déçue. Une véritable statue grecque vivante ! Comme l'avait décrit Alice, il était imberbe au niveau de ses parties génitales. Son sexe dressé était énorme et je ne pouvais pas m'empêcher de le fixer des yeux, me demandant s'il allait s'adapter à ma féminité. J'eus honte de mes pensées salaces pendant une fraction de seconde avant de me ressaisir.

Avais-je vraiment envie qu'il s'arrête ? Non ! J'avais vraiment été énervée que Jacob ait interrompu mon interlude avec Paul et souhaitais un certain soulagement de ma frustration… L'opportunité m'était donnée en cet instant… Pourquoi ne pas en profiter ?

Je sentais ma peur progressivement disparaître et être remplacée par du désir pour cet Apollon devant moi qui me dévorait des yeux lui aussi. Mon entrejambe était déjà très humide et me démangeait fortement.

Sans me quitter des yeux, il se pencha pour lécher mes seins qui depuis le début le captivaient. Ses longs cheveux blonds étaient doux comme de la soie et caressaient ma peau en même temps. Je gémis de plaisir et m'arc boutais contre sa virilité. Il grogna. Frémissant à mon contact, il relâcha mes mains pour se retenir et éviter de m'écraser. De sa main libre, il atteignit mon bouton du plaisir qu'il titilla gentiment mais efficacement. Je brûlais de désir. Enlaçant sa nuque, je le tirai vers moi. Il me le fallait absolument en moi quitte à le supplier, j'étais plus que prête…

- Jasper arrête de jouer, prends-moi maintenant !

- A tes ordres ma beauté !

Son souffle comme le mien était erratique, il me désirait autant que moi que je le désirais. Ecrasant ses lèvres contre les miennes, il plaça l'extrémité de son sexe turgescent à l'entrée de mon intimité et commença à me pénétrer très lentement comme s'il avait peur de me faire mal. Impatiente, d'un coup de reins, je le forçai à me pénétrer plus rapidement. Il était énorme mais la sensation d'écartèlement était très agréable contrairement à ma première fois. Rapidement, nous nous emboîtâmes parfaitement et il remonta une de mes jambes sur son épaule, augmentant ainsi la profondeur de sa pénétration. Au début, il se retint et commença de petits mouvements de va-et-vient, me faisant crier de plaisir.

- Ouuuuuiiiiiii ! Plus foooort !

Soudain pris de frénésie, il accéléra la cadence et nous gémîmes à l'unisson pendant ce qui me sembla être des heures sans aucune retenue.

- Bellaaaa, je vais jouiir !

- Moi aussiiiiiii !

Comme si c'était possible, ses coups de butoir devinrent plus puissants et nous atteignîmes ensemble l'extase. Il relâcha ma jambe qui retomba toute molle sur le lit, se retira rapidement de mon intimité et se laissa tomber à côté de moi, un sourire béat sur les lèvres.

Je me sentais merveilleusement bien et profitais de l'instant présent. Lui aussi, semblait détendu et serein. Il ramassa la couverture qui était tombée par terre pendant nos ébats et nous recouvrit avec.

- C'était génial, commentai-je en me blottissant contre lui.

- Ouais ça l'était vraiment, répondit-il en m'embrassant sur la joue.

- Jasper, que s'est-il passé ?

- Je ne sais pas ma chérie, depuis ce matin, je n'arrivais pas à penser à autre chose qu'à toi. Tout à l'heure, je ne parvenais plus à me contrôler.

- C'est vraiment bizarre… Tu as des regrets ?

- Non aucun et pourtant je devrais, je suis un homme marié…

- Moi non plus et pourtant moi aussi je devrais, tu es marié à ma meilleure amie qui est comme ma sœur… En parlant d'Alice, crois-tu qu'elle a eu une vision de ce que nous venons de faire ? Je me demande pourquoi elle n'a rien fait pour nous empêcher de passer à l'acte.

- Je crois que oui. Ce soir quand elle m'a demandé de venir voir si tu allais bien, en m'embrassant au moment de partir, elle m'a dit et je cite « Je t'aimerai toujours quoique tu fasses mon amour ». Je comprends maintenant ce qu'elle voulait dire et me pose la même question que toi.

- Elle doit avoir ses raisons et je compte bien avoir des réponses à toutes mes questions demain soir après l'école. Je commence à en avoir assez de toutes ces cachotteries.

- Je comprends ta frustration mais sache que nous t'aimons tous et que c'était pour ton bien que nous t'avons caché certaines choses. Je n'en dirai pas plus…

- Toi et ta loyauté… Vous êtes tous pareils ! m'emportai-je, en le frappant par dépit sur le torse.

J'entendis les os de ma main craquer et criai aussitôt de douleur. J'avais encore eu une idée géniale ! Je me tins la main et Jasper m'aida à me redresser.

- Petite sotte, qu'est-ce qui t'a pris de me frapper ? Montre-moi ta main.

Je lui tirai la langue et lui tendis la main.

- Voyons cela. Est-ce que tu peux bouger les doigts ? Tu as mal là quand j'appuie dessus ?

Ses doigts glacés tâtaient délicatement chaque centimètre carré de ma main et la sensation était agréable, atténuant nettement la douleur. Un pain de glace vivant, un aspect pratique encore inconnu de la vie vampirique !

- Oui je peux bouger un peu les doigts et non, le froid de tes mains endort la douleur. Pose tes mains sur la mienne comme cela s'il te plait.

Joignant le geste à la parole, avec ma main valide je lui montrais comment placer sa deuxième main sous la mienne pour prendre ma main en sandwich.

- Je ne suis pas médecin mais je pense que plusieurs os sont cassés. Allonge-toi, il est trop tard pour aller à l'hôpital. Je vais rester avec toi et t'y emmènerai demain.

- Et dire que je devais aller à l'école demain ! Le sort est contre moi… pleurnichais-je.

- Le sort n'a rien à voir ici ! Si tu n'étais pas aussi impulsive et violente, rien ne serait arrivé à ta main ! ricana-t-il. Il est temps pour toi de dormir, je vais utiliser mon pouvoir pour t'envoyer au pays des rêves.

- Jazz, je t'aime tu sais ?

- Oui je le sais, moi aussi je t'aime. Dors bien ma chérie.

Il m'embrassa sur le front et avant que je ne m'endorme, j'entendis un téléphone portable sonner.