Afin d'améliorer la qualité de mes écrits, j'ai finalement décidé de recourir aux services d'une Bêta pour pister mes fautes et partager d'intéressantes discussions, à partir de ce chapitre 8.

Je remercie donc mamoure21 pour sa gentillesse et son sérieux.

Je remercie également les lectrices qui me laissent régulièrement des commentaires.

FRUSTRATIONS by bloodykitchengirl

CHAPITRE 8

Vêtu d'une chemise beige et d'un jean noir, il était encore plus beau que la dernière fois que je l'avais vu. Une soudaine bouffée de chaleur m'envahit au moment où je repensais à ce qui s'était passé entre nous et à ce qui aurait pu se passer si Jacob ne nous avait pas interrompus.

- Bonsoir Bella ! Apparemment je tombe mal, tu partais ? demanda Paul avec un air embarrassé en lorgnant mon petit sac à dos.

- Bonsoir Paul ! Oui, je dois aller voir Alice mais ce n'est pas grave, entre quelques minutes !

Je le laissai passer et refermai la porte derrière lui.

- Tiens ! Dès que je l'ai vue et sentie, j'ai aussitôt pensé à toi…

- Euh…. Merci… dis-je en prenant la rose rouge qu'il me tendait.

Je lui adressai un petit sourire gêné. Paul n'était pas vraiment connu pour son romantisme. La portant à mon nez, je savourai son délicat parfum en fermant les yeux. Je l'entendis respirer profondément à plusieurs reprises, il était nerveux. Ce n'était pas dans ses habitudes…

- Bella, je ne sais pas comment te dire ça sans être ridicule mais tu me plais énormément et depuis la soirée à la plage, je n'arrête pas de penser à toi. Je sais que tu connais ma réputation de séducteur invétéré mais pour toi, je changerai. Tu n'es pas une fille comme les autres et je veux plus qu'une simple histoire de cul. Me feras-tu l'honneur de devenir ma petite amie ?

Surprise par sa déclaration, je ne pus m'empêcher de le fixer des yeux, bouche bée. Il était sérieux, là ?

- Oh ! fut tout ce qui sortit de ma bouche.

- Euh… Tu n'es pas obligée de me donner une réponse tout de suite, prends le temps de réfléchir…

- Paul, je suis extrêmement flattée par ta proposition mais en ce moment, ma vie est un peu compliquée… En toute franchise, je ne sais pas où j'en suis avec Edward et je ne sais pas si je suis prête à m'engager dans une nouvelle relation… Ne crois pas cependant que je regrette ce qui s'est passé à la plage…

Je le vis passer du stade de la déception à l'énervement en une fraction de seconde. Il serrait fortement les poings et sa mâchoire était crispée mais je n'avais pas peur de lui.

- J'ai compris ! Tu ne souhaites pas aller plus loin avec moi… Oublie que je suis venu… Je n'aurais jamais dû suivre les conseils d'Emilie…Va donc retrouver tes suceurs de sang ! cria-t-il avant de se diriger de lui-même vers la porte.

Il l'ouvrit avec précaution et se précipita dehors en direction des bois. Comprenant sa réaction, je ne cherchai pas à le retenir et sortis calmement à mon tour en prenant soin de bien fermer la porte à clé. Regardant ma montre, je m'aperçus que finalement, je n'allai pas être trop en retard.

En conduisant, je ne pouvais m'empêcher d'être excitée à l'idée d'avoir enfin des réponses à mes questions. A peine m'étais-je garée devant la maison blanche des Cullen que la porte s'ouvrit. Et un vampire assez grand et élancé, aux cheveux châtains clairs lui arrivant au niveau des épaules en sortit. Je l'observais attentivement tandis qu'il marchait lentement vers ma voiture. Sa démarche était gracieuse comme pour tous les vampires mais il se dégageait de lui quelque chose d'effrayant. Il était habillé tout en noir et portait de très belles santiags noires elles-aussi. Un vampire gothique ?

Lorsqu'il s'approcha de ma portière, j'eus un bref instant de panique. Ses yeux étaient rouges ! Devant ma réaction, il s'arrêta et me fit un énorme sourire. Son regard était bienveillant et je fus rassurée. Par politesse, je lui rendis son sourire et il dut prendre cela pour un signe d'encouragement car il ouvrit ma portière.

- Bonsoir Mademoiselle Bella ! Votre prénom vous sied à merveille. Vous êtes vraiment ravissante. Je m'appelle Peter. Puis-je ? demanda-t-il en me tendant sa main.

Sans hésiter, je la pris et il m'aida à descendre de la voiture. Sa galanterie me rappelait Edward. Ce souvenir me peina un peu.

- Bonsoir Peter ! Je vous remercie…

Nous marchâmes ensuite côte à côte, silencieusement en direction de la maison mais je pouvais sentir son regard sur moi. C'était comme s'il analysait le moindre de mes gestes. Arrivés devant la porte, je me tournai alors vers lui, un peu agacée.

- Peter, je suppose que tu dois être l'ami « mystérieux » de Jasper aussi ce serait bien que nous nous tutoyons. J'apprécierais énormément que tu arrêtes de m'observer continuellement comme si j'avais deux têtes…

- Tu es franche et directe, j'aime ça… Je suis désolé de t'avoir embarrassée. Il faut dire à ma décharge que tu es fascinante à tous points de vue. Je comprends l'intérêt que les Cullen te portent.

Nous entrâmes et il ferma la porte derrière nous. Ne voyant personne, je m'avançais alors dans le salon d'où il me semblait entendre des murmures. A mon arrivée, le silence s'installa immédiatement.

- Salut Bella ! Je vois que tu as fait la connaissance du charmeur de ces dames ! s'écria Jasper assis dans un fauteuil avec Alice sur ses genoux.

Celle-ci me fit seulement un petit sourire et resta collée à Jasper.

- Salut tout le monde, répondis-je machinalement, un peu échaudée par cet accueil inhabituel.

- Salut Bella ! Allez viens t'asseoir près de nous ! suggéra Emmett confortablement assis avec Rosalie dans un des canapés.

Rosalie se détacha de lui et me serra brièvement dans ses bras au moment où je m'asseyais.

- Veux-tu boire quelque chose Bella ? demanda-t-elle en fronçant le nez avec un air dégoûté.

Je suppose qu'elle avait dû sentir l'odeur de Paul sur moi.

- Non je te remercie.

Je lui souris et vis que Peter était resté debout.

- Bon maintenant que nous sommes tous là, je vais pouvoir vous donner mes premières impressions. Mais avant, je vais me présenter à ceux qui ne me connaissent pas encore.

Il regarda rapidement Emmett et Rosalie avant de se tourner vers moi. Après avoir éclairci sa voix, il me fit un énorme sourire.

- Bella, je suis un vampire mais ça tu le sais déjà ! Sans rentrer dans les détails, j'ai la particularité d'avoir ce que vous humains, appelez un sixième sens.

- Tu vois l'avenir ? l'interrompit Emmett.

- Non, j'ai comme des intuitions. C'est assez difficile à expliquer, moi-même j'ai encore du mal parfois à comprendre le phénomène. Je ne maîtrise rien.

- Encore un qui a un super pouvoir, c'est pas juste ! bouda Emmett.

- Arrête de faire l'idiot et laisse-le parler ! lui ordonna Rosalie.

- Merci Rosalie ! En fait, ce n'est pas vraiment un pouvoir. Pour en revenir à nos moutons, Jasper, tu avais raison. Le fait qu'Edward ne puisse pas lire dans ses pensées laisse suggérer qu'elle a un bouclier mental très puissant puisqu'il se manifeste déjà alors qu'elle est encore humaine. Je n'ose penser à sa puissance lorsqu'elle sera transformée en vampire.

- Tu me vois transformée en vampire ? demandai-je.

- Non, je ne vois pas l'avenir, je te rappelle ! C'est simplement une déduction logique.

Depuis qu'Edward était parti, je n'avais pas vraiment réfléchi à la possibilité de devenir vampire à mon tour et je voulus subitement en avoir le cœur net.

- Alice, que vois-tu dans mon avenir ? Est-ce que je vais devenir un vampire ?

Elle semblait hésiter. Je la vis regarder Jasper et celui-ci hocha la tête.

- Bella, je suis désolée. La nuit où tu as perdu ta virginité, ton avenir est devenu flou et depuis ce matin, je ne vois plus rien du tout.

- Comment ça tu ne vois plus rien ? Je vais mourir ?

La suite logique de tout ce qui s'était produit ces derniers temps. Pourquoi n'étais-je pas étonnée ?

- Je n'en sais rien…

- Ok…

Que dire de plus ? J'observais attentivement tous les Cullen. Silencieux, ils avaient tous la tête baissée et n'osaient pas me regarder.

- Bon je vais continuer. Bella qu'as-tu remarqué comme changements depuis cette fameuse nuit ? demanda Peter tout en s'asseyant sur une chaise.

- Et bien, ma peau est plus belle et moins fragile. Mon odeur corporelle a changé. J'ai une meilleure vision nocturne et je suis moins maladroite. Hier soir, je me suis cassée la main et ce matin, elle était normale. Je me suis entaillée aujourd'hui assez profondément la main et la plaie s'est instantanément refermée.

- Tout cela est dû aux effets du venin Bella.

- Est-ce que je suis en train de me transformer ou quoi ?

- Non, je ne pense pas mais ton corps a assimilé sans difficulté le venin et s'en est servi pour se protéger et se réparer. Tu es devenue en quelque sorte, une super humaine. Tous tes sens se sont améliorés.

- Tu crois que c'est temporaire et que les effets du venin vont s'estomper avant de disparaître complètement ?

- Je n'en ai aucune idée, seul le temps nous le dira… Dans ton cas, il y a eu un effet de dose qui s'est rajouté… Et ton corps a aussi combiné les venins de deux vampires différents. C'est la première fois que j'entends parler d'une telle situation. Il faut dire que d'ordinaire, les humains ne côtoient pas d'aussi près les vampires, si tu vois ce que je veux dire…

Me voilà bien avancée ! En clair, en ne couchant plus avec un vampire, je ne recevrai pas de dose supplémentaire de venin…

- J'ai aussi l'impression d'être irrésistible depuis quelques temps et d'avoir un succès fou parmi la gente masculine, crois-tu que cela est aussi dû aux effets du venin ?

- Bella, tu oublies que tu as toujours été très jolie, rajouta Rosalie. Tu n'avais de yeux que pour Edward et tu n'as jamais véritablement prêté attention aux regards que les autres hommes portaient sur toi. Peut-être que tu as tout simplement mûri et que tu as davantage confiance en toi maintenant que tu es une femme. Cette assurance te fait rayonner et te rend encore plus attirante.

- Ouais c'est vrai Bella ! Si tu n'étais pas ma petite sœur et si je n'étais pas déjà marié, il y a longtemps que je t'aurais fait des avances ! dit gaiement Emmett en me faisant un clin d'œil.

J'étais gênée par sa déclaration faite en présence de sa femme ! Et la réaction de celle-ci ne tarda pas. Elle lui donna une tape monumentale sur la tête.

- Merci Emmett pour ton manque de tact ! lui dit-elle en le regardant de travers.

Le silence s'installa de nouveau sans que je sois surprise. Jasper me considérait aussi comme sa petite sœur et pourtant nous avions couché ensemble… Si Jasper avait craqué, alors pourquoi pas Emmett ?

Rien que la pensée d'avoir des relations sexuelles avec Emmett me retourna littéralement l'estomac et je me levai pour aller dans la cuisine boire un verre d'eau. Tandis que je rinçais mon verre, il me sembla soudain entendre une voix féminine que je ne connaissais pas.

Lorsque je revins dans le salon, ils étaient tous silencieux et je vis qu'une femelle vampire avait pris ma place sur le canapé. Selon mes critères, c'était une beauté blonde glaciale. Sa tenue était vulgaire et indécente. Intuitivement, je sus qu'il s'agissait de Tanya. Mais que faisait-elle ici ? Etait-il arrivé quelque chose à Edward ? Non, elle ne paraissait pas triste, bien au contraire…

- Bonsoir Tanya, dis-je poliment mais sèchement.

Je m'assis ensuite dans un fauteuil en face du canapé.

- Bonsoir Bella, je suis enchantée de faire enfin ta connaissance ! Je suis très étonnée que tu saches qui je suis. Mais je suppose que mon Eddie a dû souvent te parler de moi. Nous avons toujours été très proches l'un de l'autre.

Sa voix était mielleuse et charmeuse mais j'avais un très mauvais pressentiment. Cette fille était dangereuse.

- Ton Eddie ? m'étranglai-je autant de rire que de surprise.

Il avait comme moi toujours eu horreur des surnoms ! Et celui-ci était vraiment ridicule. Mais pourquoi utilisait-elle un adjectif possessif ?

Elle rit et me regarda avec condescendance.

- Oui tu ne le savais pas ? Il adore que je l'appelle Eddie. C'est le petit nom que je lui ai donné depuis le premier jour de notre rencontre. Bien sûr, tu n'étais pas encore née. Il m'appelle Tani d'ailleurs. Ça sonne bien Eddie et Tani, vous ne trouvez pas ?

Emmett pouffa de rire mais ne rajouta rien. Les autres ne firent aucun commentaire. Ok, je voyais clairement où elle voulait en venir. Quelle garce !

- Que nous vaut l'honneur de ta visite ? demandai-je agacée.

- Rien de spécial, Eddie m'a demandé de lui ramener quelques effets personnels puisqu'il a décidé de venir s'installer définitivement chez nous, en Alaska.

Elle avait dit cela en me regardant droit dans les yeux en insistant bien sur le définitivement. Alors comme ça, Edward n'allait pas revenir ? Etait-ce donc vraiment fini entre nous ?

- Comment ça définitivement ? intervint Rosalie en sortant de sa torpeur.

- Oui, il s'est finalement rendu compte que nous étions faits l'un pour l'autre. C'est un amant fantastique et croyez-moi, j'ai de l'expérience en la matière. Il m'a même demandée en mariage. Regardez la taille de mon diamant ! Il ne s'est pas moqué de moi…

Elle tendit la main pour que nous puissions bien voir sa bague tout en me faisant un clin d'œil. Je ruminais intérieurement et les larmes commencèrent à me piquer les yeux. Si j'avais jamais eu le moindre doute, la situation était plus que limpide maintenant…

- Ce n'est pas possible ! C'est Bella qu'il aime ! s'écria Rosalie. Tu mens ! Alice, s'il te plaît, dis quelque chose !

Je me tournais vers Alice. Celle-ci n'osa pas me regarder et resta silencieuse. J'avais envie de crier pour qu'elle se décide enfin à dire quelque chose mais je décidai finalement garder une certaine dignité et choisis de l'ignorer totalement.

- Non je ne mens pas. Franchement Bella, tu ne croyais quand même pas qu'Edward allait rester indéfiniment avec une insipide petite humaine telle que toi ! Il a enfin repris ses esprits avant qu'il ne soit trop tard. De toute façon, tout cela n'était qu'un jeu pour lui comme pour vous tous ici présents ! Quelle bande d'hypocrites vous êtes… Tout ça pour une histoire de bébé !

Je sentis mon souffle se couper.

- Oups ! Vous ne lui en aviez pas parlé ? rajouta-t-elle avec un air faussement innocent.

- Quelle histoire de bébé ? Rosalie, Alice ?

Le silence était pesant et ma colère grandissait à chaque seconde qui passait.

- J'attends des réponses !

Rosalie baissa les yeux à son tour.

- Tu vois, elles n'osent même plus te regarder en face ! Mais moi, je vais te répondre. Carlisle a entendu parler d'une théorie comme quoi les vampires mâles pouvaient se reproduire avec des humaines. Ils voulaient se servir de toi comme cobaye ma chère !

- Non, ce n'est pas entièrement vrai ! crièrent en même temps Alice et Rosalie. Ce n'est pas ce que tu crois ! Ne l'écoute pas Bella, nous t'aimons !

- Pas entièrement vrai ? Je veux des explications immédiatement.

Elles se consultèrent du regard et allaient s'exprimer mais Tanya les devança.

- Si tu veux, je peux appeler Eddie pour qu'il te dise la vérité !

Elle sortit un téléphone portable rose fushia et composa un numéro que je ne connaissais pas.

- Allô Eddie chéri ? J'ai Bella en face de moi. Dis-lui la vérité sur votre couple et sur le reste !

Elle me tendit son téléphone et je le portais sans hésitation à mon oreille.

- Allô ?

- Bella, c'est toi ?

Je reconnus aussitôt la voix d'Edward. Il était nerveux, sa voix tremblait.

- Oui…

- Je suis désolé. Je ne m'intéressais à toi au départ que pour ton éventuelle capacité de reproduction mais…

Je n'attendis pas qu'il finisse sa phrase, ne voulant pas en entendre davantage, je jetai rageusement le téléphone sur le sol. Celui-ci se brisa en plusieurs morceaux mais je m'en fichais royalement. Levant les yeux, je vis Tanya me lancer un regard narquois. Les autres étaient immobiles tels des statues.

- Quel dommage, je l'aimais bien celui-ci ! Enfin tant pis, Eddie m'en rachètera un autre encore plus joli…

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Les larmes retenues jusqu'à présent se déversèrent le long de mes joues. J'avais mal, très mal. Il fallait que je sorte le plus rapidement possible de cette maison dont les occupants me dégoûtaient au plus haut point.

- Salauds ! Vous vous êtes tous bien moqués de moi ! La plaisanterie est finie, je n'ai plus rien à faire ici, adieu ! hurlai-je en courant vers la porte d'entrée sans me retourner.

Je courus droit devant et m'enfonçai dans la forêt avoisinante. Il faisait nuit noire mais c'était bien le cadet de mes soucis. Au bout d'une dizaine de minutes, je m'arrêtais et m'assis sur une souche d'arbre tout en continuant à pleurer et à ressasser les dernières révélations.

Quelle idiote j'avais été de croire qu'ils m'aimaient et tenaient à moi ! Je n'avais été qu'un vulgaire jouet qu'on utilise jusqu'à ce qu'on s'en lasse ou qu'on n'en ait plus besoin.

Soudain, je me sentis observée et je sus que je n'étais pas seule. Un des Cullen m'avait-il suivie ?

- Y a t-il quelqu'un ? Ce n'est pas drôle, qui que tu sois, montre-toi !

La lune était haute et j'y voyais plutôt bien. N'ayant pas de réponse, je me levai et scrutai attentivement les alentours. J'étais certaine qu'il y avait quelqu'un avec moi mais je ne voyais cependant personne. Tout à coup je me retrouvai brutalement plaquée sur le sol. Mon souffle se coupa sous la force de l'impact, ma tête heurta une motte de terre rigidifiée et je vis trente-six chandelles.

- C'était trop facile ! dit une voix masculine avec un fort accent slave que je n'avais jamais entendue. Vous les humains, êtes si prévisibles ! Elle aurait pu me dire combien tu étais jolie. J'ai très envie de m'amuser un peu avec toi avant de te tuer. Tu sens délicieusement bon !

Zut ! Un vampire assoiffé ! Pourquoi n'avais-je pas pris ma voiture au lieu de partir en courant dans les bois ? De qui parlait-il ?

Il me renifla consciencieusement avant de lécher et de mordiller la peau recouvrant mon point de pulsation sans la rompre. Je tentai de me libérer mais il était beaucoup trop fort pour moi. Je fermai alors les yeux résignée. Ma fin approchait à grands pas. Curieusement, ni la peur, ni les regrets ne s'emparèrent de moi. A qui manquerai-je ? Personne n'avait besoin de moi, Charlie menait sa propre vie, ma mère aussi…

- Après tout, elle a seulement demandé que je te tue et ne m'a pas interdit de prendre mon pied en même temps. Tu vas voir ma belle, tu vas aimer ce que je vais te faire !

Ça, j'en doutais fortement et je priai intérieurement pour qu'il me tue le plus vite possible sans me faire trop souffrir. Mais mon souhait ne fut pas exaucé, bien au contraire.

Il arracha mes vêtements, écarta mes jambes et plaça une main sur ma bouche pour m'empêcher de crier au moment où il me pénétra sauvagement, déchirant mon intimité au passage. Une odeur de sang frais se répandit aussitôt dans les airs. Une sensation de nausée s'empara de moi tandis que lui, avait l'air d'être encore plus excité. Son sexe m'écartelait de plus en plus. Les larmes ruisselaient sans fin sur mon visage.

- Tais-toi si tu veux que j'abrège rapidement tes souffrances ! Compris ?

Je hochai la tête et sanglotais silencieusement. Il retira alors sa main et la descendit au niveau de mon intimité. Je l'entendis ensuite sucer bruyamment ses doigts. C'était écœurant.

- Mmmm ! Etroite et chaude… Tu es ma première humaine et je crois que je vais y prendre goût…

Mon tortionnaire m'assena ensuite de violents coups de butoirs en grognant de plaisir. J'avais l'impression que mes os se brisaient un peu plus à chaque seconde qui passait. Je voulais mourir tellement la douleur était intense. Lorsqu'il éjacula, je crus que tout était enfin fini mais je me trompais lourdement. Il se retira de mon intimité, se redressa et me força à me mettre à quatre pattes avant de me sodomiser brutalement. Je ne pus réprimer un hurlement de douleur et pour me faire taire, il me donna un violent coup sur la tête qui ne m'assomma malheureusement pas complètement. Léthargique, j'étais cependant soulagée de ne plus rien ressentir tandis qu'il continuait à abuser de mon corps.

Après ce qui me parut être une éternité, il planta finalement ses crocs dans ma carotide et je sentis lentement la vie me quitter.

Juste avant de sombrer complètement dans l'inconscience, j'entendis des hurlements lointains…