Et voilà ! Après harcèlement, supplications et compagnie, j'ai finalement continué ! Et je dois dire que je suis assez contente de moi sur ce coup-là parce qu'il y a une semaine, je n'avais pas du tout prévu d'écrire ce chapitre et pourtant, le voilà ! Je suis rarement aussi rapide XD Bon, par contre, pas sûr que vous m'aimiez beaucoup plus à la fin de ce chapitre mais bon '^^
Pour le chapitre 3, qui sera sûrement le dernier, je ne peux pas vous donner de dates car les deux prochaines semaines seront malheureusement consacrées à mes examens (VDM), mais je vous fais ça avant la fin du mois ! Merci encore pour tous vos encouragements !
Bonne Lecture ! =)
Chapitre 2 :
Cela devait faire une heure que Cuddy était dans sa voiture, toujours garée dans le parking du Princeton Plainsboro Teaching Hospital, ne sachant pas où aller. Une heure, ou peut-être deux. Peut-être même bien plus, elle avait totalement perdu la notion du temps depuis qu'elle avait commencé à réfléchir à sa situation. Elle n'arrivait pas à rentrer chez elle. Rentrer chez elle signifiait qu'elle disait définitivement adieu à House. Et elle ne pouvait s'y résoudre. D'un autre côté, elle n'arrivait pas à se décider à aller chez lui. Elle ne savait pas vraiment si elle craignait qu'il la repousse, ou au contraire, si elle avait peur qu'il lui dise qu'il était prêt à avoir une relation avec elle. Les deux alternatives l'effrayaient. Elle n'était pas prête à rayer House de sa vie, mais après toutes ses années à se faire souffrir mutuellement, elle n'était pas sûre d'être prête à quitter une vie de famille stable pour se lancer dans une histoire avec lui.
Cependant, elle avait si mal au cœur depuis qu'il lui avait tendu sa lettre de démission qu'elle démarra soudainement sa voiture en direction de son appartement à lui, elle avait besoin de lui parler.
En une vingtaine de minutes, elle était arrivée en bas de l'immeuble de House mais hésita encore à entrer. Prenant son courage à deux mains, elle envoya un SMS à Lucas pour le prévenir qu'à cause d'un problème à l'hôpital, elle finirait très tard et dormirait sûrement sur place. En vérité, elle se sentait mal de lui mentir mais savait que si sa confrontation avec House prenait une mauvaise tournure, elle serait incapable de rentrer à ses côtés et finirait sûrement la nuit à pleurer sur le canapé de son bureau. Elle appuya sur la touche d'envoi et, d'un pas décidé, se dirigea vers la porte de diagnosticien.
Elle frappa une première fois mais les coups qu'elle assénait sur la porte d'entrée restèrent sans réponse. Sachant que s'il reconnaissait sa voix, il refuserait probablement de lui ouvrir, elle ne dit rien et se contenta de tambouriner à la porte, jusqu'à ce que le diagnosticien vienne lui ouvrir, ce qu'il fit cinq bonnes minutes plus tard. Elle l'entendit claudiquer nonchalamment jusqu'à l'entrée et se retrouva finalement face à son regard aussi perçant que surpris. Il sembla mettre plusieurs secondes avant de réaliser l'identité de celle qui venait l'importuner et décida finalement de lui claquer la porte au nez. Cependant, la jeune femme avait anticipé son mouvement et bloqua la porte, l'empêchant de la fermer complètement ce qui déclencha un soupir mécontent chez House :
- « Je n'ai rien à dire Cuddy. »
- « Peut-être, mais moi j'ai à vous parler ! » décréta-t-elle d'une voix autoritaire en se faufilant dans l'appartement du médecin qui s'écarta pour la laisser passer.
Elle aperçut la valise posée près de la porte et une bonne partie de son assurance s'envola aussitôt. Naïvement, elle avait espéré un moment que tout ceci n'était qu'une mascarade de House pour la faire craquer. Cependant, quand elle vit à quel point l'appartement paraissait vide et les quelques bagages qui trônaient dans l'entrée, elle sut à quel point il était sérieux et à quel point elle devrait redoubler d'effort si elle voulait qu'il reste.
- « Vous partez vraiment… » murmura-t-elle, dépitée.
- « Ça fait un moment que j'ai arrêté de jouer Cuddy, » répondit-il comme s'il avait lu dans ses pensées. « Si je vous dis que je m'en vais, c'est que j'en ai vraiment l'intention. »
- « Vous ne pouvez pas. » dit-elle d'un ton ferme.
- « Et pourquoi ça ? » demanda-t-il en tentant de cacher le brin d'espoir qui naissait en lui.
- « Vous ne pouvez pas abandonner votre travail, je serais obligée de fermer votre département ! Vous êtes le meilleur médecin de mon hôpital. Vous restez cependant difficile à gérer et je ne pense pas qu'un autre doyen vous accepte, malgré vos capacités. »
- « Vous n'aurez qu'à redonner le poste à Foreman, il se fera un plaisir de prendre ma place. Et il a de l'entraînement, il fera du bon boulot. Et sincèrement, je me fiche d'être un atout pour votre hôpital, ce n'est pas ça qui me retiendra. »
- « Vous avez bien vu ce que ça a donné la dernière fois que Foreman a été à la tête du département ! C'est un bon médecin mais pas autant que vous. Vous ne pouvez pas partir, ce serait égoïste ! J'ai besoin de vous ! » Sa voix tremblait de plus en plus et elle savait que sa dernière phrase ne concernait en rien des besoins professionnels.
- « Egoïste ? Je suis égoïste ? Et si on parlait de vous plutôt ! Pourquoi vous me ressortez des excuses bidon sur mon job alors que vous voulez simplement que je reste parce que ça vous plaît que je vous courre après ? Vous avez Lucas, ça devrait vous suffire, mais non, vous avez besoin que je continue à être derrière votre cul à vous admirer parce que c'est la seule chose qui vous fait encore sentir désirable. »
- « M'admirer ? House, vous passez votre temps à me blesser, il y a bien longtemps que vos remarques déplacées sur mon physique ne suffisent plus. Vous avez passé plus de 20 ans à me repousser et à me faire du mal et c'est au moment où j'ai trouvé un peu d'équilibre que vous vous manifestez enfin, à croire que vous le faites exprès ! En attendant, j'ai toujours été la pour vous, et je suis encore là si vous avez besoin de me parler mais ne me reprochez pas d'essayer de me protéger un peu ! »
- « Vous feriez mieux de partir Cuddy. » répondit House d'une voix calme.
- « Il n'en est pas question ! Je n'en ai pas fini avec vous. »
- « Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, il n'y a plus rien à dire Cuddy. Laissez-moi. » dit-il d'une voix lasse.
Elle se rapprocha de lui et lui lança un regard noir avant de rétorquer d'une voix ferme :
- « Et comme je me tue à vous le répéter depuis tout à l'heure, je ne partirais pas tant que vous n'aurez pas changé d'avis. »
- « Vous risquez de ne jamais partir dans ce cas… » souffla-t-il en se rendant compte qu'elle était beaucoup trop proche de lui.
- « Très bien, » dit-elle d'une voix plus douce.
- « Vous devriez vraiment sortir Cuddy, nous savons tous les deux que nous sommes de toute façon incapable de communiquer correctement… »
- « Je veux essayer pour une fois. » répondit-elle d'une voix toujours aussi douce.
- « Sortez Cuddy » ordonna-t-il d'une voix dure. Elle avait envahit son espace vital et c'était de plus en plus difficile pour lui de se retenir de la toucher.
- « Non » répondit-elle d'une voix tout aussi ferme.
- « Sortez ou je… »
- « Ou quoi House ? » s'enquit-elle.
Pris d'une pulsion irrépressible, et pour mettre fin à cette conversation qui, de toute façon, ne menait à rien, House plaqua violemment ses lèvres contre celle de Cuddy qui, d'abord surprise, répondit rapidement à son baiser en passant les bras autour de sa nuque pour se rapprocher de lui. De son côté, il posa une main possessive dans le creux de ses hanches pour la tenir près de lui, tandis que l'autre caressait tendrement la joue de la doyenne, contrastant avec la violence de leur baiser.
Toutes les barrières qu'ils avaient érigées entre eux depuis leur dernier baiser tombaient une à une, en particulier du côté de Cuddy qui s'abandonna totalement dans leur étreinte. N'étant définitivement pas venue pour ça, elle aurait voulu stopper leur baiser et le repousser, mais elle est en était tout simplement incapable. Embrasser House était la chose la plus addictive au monde.
La passion se faisant toujours plus forte, House la plaqua contre le mur de son appartement pour la sentir toujours plus près de lui.
Cependant, cette scène ne fut pas sans lui rappeler une autre, fruit de son imagination et qui aurait pu avoir lieu une année auparavant s'il l'avait appelé à l'aide plutôt que d'insulter sa fille. Le souvenir raviva en lui une douleur qu'il essayait de cacher en vain et il dû interrompre le baiser, essoufflé, perdu, blessé. Il ne relâcha cependant pas la pression qu'il avait sur la doyenne, trop émerveillé que sa présence soit cette fois réelle pour la laisser partir.
De son côté, Cuddy était étonnée de cet éloignement brutal, mais trop préoccupée par tous les sentiments qui la submergeaient au contact de House pour s'en formaliser. Elle enfouit sa tête dans le cou du diagnosticien pour cacher les larmes qui commençaient à perler au coin de ses yeux. House resserra son étreinte autour d'elle et posa sa tête sur celle de la jeune femme, humant le doux parfum fruité de ses cheveux.
Ils conservèrent cette position pendant de longues minutes, trop biens dans les bras l'un de l'autre pour s'écarter et peut-être mettre fin à cette étreinte si douce. Trop biens et trop occupés à analyser leur battements de cœur irréguliers, leurs peaux moites et cette sensation étrange au creux de leur estomac.
House desserra un de ses bras qui tenait la doyenne et l'amena dans sa chevelure autrefois bouclée pour caresser ses mèches. Toujours la tête dans le cou du diagnosticien, enivrée par son odeur masculine, Cuddy poussa un soupir de bien-être et sourit quand il frissonna en sentant son souffle chaud dans son cou.
Elle comprit alors qu'elle ne pourrait plus lutter contre ses sentiments et murmura au creux de son oreille les quelques mots qu'elle avait en tête depuis qu'il lui avait tendu sa lettre de démission :
- « Reste avec moi… »
Pour appuyer ses paroles, elle commença à déposer de légers baisers sur sa peau rugueuse. D'abord en dessous de son oreille, puis sur sa joue et le long de sa mâchoire pour enfin arriver au niveau de ses lèvres qu'elle attrapa délicatement avec les siennes. Il ouvrit automatiquement la bouche, laissant la langue de la doyenne s'insinuer entre ses lèvres et entamer un véritable tango avec la sienne.
La doyenne mit fin au baiser sans pour autant se décoller du diagnosticien. Au contraire, elle resta contre lui et partit explorer son cou de ses lèvres, sentant son cœur battre la chamade contre sa bouche lorsqu'elle arriva au niveau de sa carotide. House soupira de contentement et glissa une de ses mains sous le haut de la doyenne pour caresser la peau soyeuse de son ventre. Il remonta doucement et frôla sa poitrine à travers son soutien-gorge. Il ne put s'empêcher de sourire, satisfait, lorsqu'il entendit Cuddy gémir contre son cou. Décidant qu'il était temps de prendre les choses en main, il s'écarta légèrement de la brunette afin de lui enlever son haut pour mieux admirer les « jumelles ».
Elle ne put s'empêcher de sourire face à son regard admiratif. Il répondit à son sourire avant de se pencher pour prendre possession de ses lèvres puis de descendre lentement sa bouche pour finalement embrasser sa poitrine. Elle gémit à nouveau, plus fort cette fois, et ferma les yeux. Ce qu'elle ressentait à ce moment précis, plaquée entre un mur et son diagnosticien qui embrassait chaque parcelle de son corps, était plus fort que tout ce qu'elle avait pu expérimenter jusque-là. Encore plus fort que la nuit qu'ils avaient passée ensembles, une vingtaine d'années auparavant.
Succombant à la bouche gourmande du médecin, Cuddy se contenta de passer la main dans ses cheveux et de se débarrasser de ses talons alors qu'il était occupé à dégrafer son soutien-gorge pour libérer sa poitrine. Il repartit aussitôt à l'assaut de ces deux merveilles et grogna de satisfaction lorsqu'elle poussa un cri de plaisir après qu'il ait mordillé l'un de ses tétons.
Lasse d'être passive, la doyenne entreprit de déboutonner la chemise de House, histoire de les mettre à égalité. Pendant ce temps, il caressait ses cuisses, remontant doucement sous sa jupe, avide de son contact. Il finit par la lui enlever et s'arrêta quelques secondes pour l'admirer, elle, la femme de ses rêves, simplement vêtue d'une petite culotte et prête à s'offrir à lui. Il lui sourit doucement et se pencha à nouveau vers ses lèvres pour l'embrasser.
Il recommença à la caresser et son sourire s'élargit lorsqu'elle passa une de ses jambes autour de ses hanches pour se rapprocher de lui. Décidant qu'il était grand temps de migrer vers un endroit plus confortable, il l'empoigna par les fesses afin qu'elle enroule sa deuxième jambe autour de son bassin. Elle lui lança un regard inquiet, lui demandant implicitement si sa jambe allait tenir le cou mais il la rassura et commença son ascension vers la chambre. Ascension qui fut relativement périlleuse, de par son muscle manquant et sa concentration qui lui faisait défaut à chaque fois que les lèvres de Cuddy frôlaient sa peau. Heureusement, de nombreux meubles se trouvaient sur leur chemins, meubles auquel il put se rattraper pour finalement arriver à son but.
Il tenta de la poser délicatement sur le lit mais sa jambe ne supportant plus leurs deux poids, elle atterrit un peu durement sur le matelas et ce fut à son tour de lui lancer un regard inquiet. Elle lui sourit pour le rassurer et l'attrapa par la chemise pour l'attirer vers elle afin que leurs lèvres se rejoignent à nouveau.
Enfin, elle lui retira sa chemise qu'elle avait préalablement déboutonnée et fit glisser les mains le long de son torse pour arriver jusqu'à la ceinture de son jean qu'elle détacha habilement. House la regardait faire, émerveillé par toute la beauté qui s'offrait à lui, en effleurant délicatement sa peau. Maintenant qu'ils étaient enfin dans son lit, il réalisait vraiment à quoi cela aller les mener et chaque geste lui semblait être un sacrilège.
Démon le jour, déesse la nuit, cette femme finirait bien par avoir sa peau un jour. Les gestes qui suivirent ne firent que confirmer ses pensées. Il crut qu'il allait exploser lorsqu'il sentit sa main caresser son membre tendu à travers le tissu de son boxer. Cependant, ce n'était rien comparé aux sensations qu'il ressentit lorsqu'elle lui enleva le vêtement et reprit ses caresses, peau contre peau. Il dut l'arrêter, ne voulant pas que les choses s'arrêtent trop vite. C'était à son tour de la rendre folle. Il enleva délicatement le dernier rempart à sa nudité, le faisant lentement glisser le long de ses jambes fuselées, puis remonta, tout aussi lentement en caressant ses chevilles, ses mollets puis ses cuisses. Il souffla sur la peau tendre, si près de son intimité, lui arrachant un cri et caressa cette zone si sensible de ses longs doigts de pianiste.
Il continua son ascension et arriva au niveau de sa bouche où il déposa un baiser langoureux. Il plongea son regard dans celui de la doyenne, emplit de désir, qui lui murmura :
- « Viens ».
Il comprit le message et la pénétra enfin. Il commença à faire des mouvements de bassins à la fois ample et lents, tandis qu'elle l'entourait une nouvelle fois de ses cuisses pour renforcer le contact entre eux. Petit à petit, ses coups de reins se firent plus durs, plus violents, arrachant de nombreux gémissement à la jeune femme. Il sentait qu'elle était près du point de non-retour et ralentit ses mouvements pour faire durer le plaisir quelques minutes de plus. Mécontente, la doyenne retourna la situation pour lui imposer son rythme à elle. Pendant le sexe, comme au travail, ils avaient ce besoin de montrer qui avait le dessus sur l'autre. Et à ce moment, il était à sa merci alors qu'elle le faisait languir, accélérant lentement ses coups de bassins pour les amener vers la jouissance. Ils finirent par atteindre l'orgasme à quelques secondes d'intervalle et elle se laissa tomber sur son torse, sans pour autant se détacher de lui, voulant profiter de l'osmose de leur deux corps pendant encore quelques minutes pendant que House lui caressait tendrement les cheveux. Puis, la position n'étant que très peu confortable, elle se retira lentement et ils se glissèrent sous les draps, l'un à côté de l'autre. Il l'entoura de ses bras et elle posa une main sur son torse, sans le lâcher du regard. Ils se dévisageaient mais ne parlaient pas, perdus, aucun mot ne semblant être assez fort pour décrire leur situation. A la place, elle luit tendit les lèvres et il l'embrassa à nouveau, ce baiser-là beaucoup plus doux que tous ceux qu'ils avaient échangés jusqu'ici. Ils s'écartèrent pour reprendre leur souffle et Cuddy posa la tête au creux de l'épaule de House. Enfin, ils s'endormirent, paisibles.
Le lendemain, Cuddy était encore relativement endormie lorsqu'un bruit insistant et fort désagréable la tira de son sommeil. Son téléphone sonnait dans l'autre pièce. Pourtant peu encline à se retirer de l'étreinte si accueillante du diagnosticien, elle sortit du lit à contrecœur, enfila la chemise de l'homme et partit à la recherche de son téléphone, quelque part au milieu de ses vêtements éparpillés dans le salon. Sans prendre le temps de vérifier l'identité de l'appelant, elle décrocha :
- « Allo, chérie ? Tu décroches enfin, je m'inquiétais… »
- « Lucas ? » s'exclama Cuddy, d'abord surprise. Elle l'avait oublié celui-là. « Je… je suis désolée j'ai été retenue… » Elle ne savait pas quoi lui dire. Il était chez elle, à l'attendre en s'occupant de sa fille, elle n'allait définitivement pas rompre avec lui par téléphone !
Parce qu'elle en était certaine maintenant, elle devait rompre avec Lucas. Elle n'était toujours pas convaincue des chances de réussite qu'aurait une relation avec House, mais après la nuit qu'ils venaient de passer, elle ne pouvait vraiment pas retourner dans les bras d'un autre.
- « Ce n'est pas grave, mais tu devrais te reposer un peu, tu travailles trop ! Tu rentres à la maison ? » demanda-t-il d'une voix extrêmement douce.
- « Oui, » décida-t-elle d'un ton ferme, elle devait le faire maintenant. « J'arrive Lucas. »
Elle raccrocha, à la fois soulagée et angoissée, convaincue qu'elle était en train de prendre la bonne décision. Elle se retourna et aperçu avec surprise House en boxer, appuyé sur la chambranle de la porte de sa chambre. A cette vue, elle s'humecta les lèvres, réalisant qu'elle ne pourrait jamais être rassasiée de cet homme, et lui sourit.
Sourire qu'il ne lui retourna pas, préférant lui lancer un regard glacial qui la cloua sur place. Elle ne savait pas qu'il avait entendu toute sa conversation avec le détective et que, ne sachant pas que la doyenne avait l'intention de rompre, il avait relativement mal prit son empressement à aller retrouver un autre homme. Et encore, c'était un euphémisme. Il était littéralement blessé et furieux qu'elle soit si pressée de partir de chez lui après ce qu'ils avaient partagés. Sans lui laisser le temps de parler, il lui balança sa petite culotte à la figure et dit :
- « Tenez. Vous ne voudriez pas le faire attendre. »
Sans un mot de plus, il se dirigea vers la cuisine sous le regard surpris de Cuddy qui ne s'attendait pas à ce genre de comportement après la nuit qu'ils avaient passée. Elle remarqua douloureusement que le vouvoiement était revenu en même temps que la mauvaise humeur du diagnosticien.
Elle partit se rhabiller, troublée et se dirigea vers la cuisine, espérant mettre les choses au clair avant de partir.
- « House, je… »
- « Quoi ? Il faut vous faire le café en plus ? Vous voulez peut-être que je vous paie aussi ? » demanda-t-il d'un ton froid.
Son regard froid et indifférent, ses paroles dures, ses références aux prostituées, ce comportement incompréhensible, ce fut trop pour Cuddy qui explosa :
- « Vous n'êtes qu'un con ! » déclara-t-elle avant de se diriger vers la sortie et de partir en claquant la porte.
- « Je sais. » murmura-t-il une fois seul en regardant dans le vide d'un air perdu.
