Je sais bien que ce n'est pas la quantité qui compte, mais voir autant de reviews pour une fic qui ne devait être à l'origine composée que d'un seul chapitre et que j'ai continué grâce à vos encouragements, ça fait vraiment chaud au cœur ! Bon cette fois j'en ai vraiment fini avec cette fiction, j'ai bien aimé l'écrire finalement même si je ne savais pas du tout où j'allais au début, encore désolée d'avoir mis tant de temps à poster le chapitre 3, j'espère que je me rattrape avec celui-ci ! Merci de m'avoir suivie et j'espère que vous serez tous au rendez-vous pour ma prochaine histoire :)
Un petit remerciement spécial à solealuna, Adema_Rahel_Huddy_Simhona, cda685, sagmig, Huuddyy et CGCath pour m'avoir suivie et pour vos commentaires ! Et merci à ParijanTaiyou de m'avoir rassurée sur la soi-disant non-nullité de mes deux derniers chapitres.
Bonne Lecture ! =)
Ses larmes avaient fini par se calmer, mais psychologiquement, elle n'allait pas mieux. Et en plus, elle était franchement laide, se dit Cuddy en apercevant dans le miroir ses cernes, ses yeux rougis, et ses cheveux à peines retenus par un élastique. Cependant, c'était le dernier de ses soucis. Depuis plusieurs heures, une seule et unique phrase tournait dans sa tête. En boucle. « Il est parti. House est parti. »
Elle s'était relevée du lit où elle était allée pleurer et avait terminé sa journée de façon mécanique, tel un robot. Elle avait réveillé sa fille de sa sieste, l'avait surveillée pendant qu'elle jouait, l'avait lavée, nourrie et couchée.
Et maintenant, elle était assise sur son canapé à attendre. Attendre quoi ? Elle-même l'ignorait. Elle voulait juste avoir moins mal, être apte à réfléchir, à trouver une solution. Elle avait réussi à admettre qu'il était peut-être temps de passer à autre chose, que 20 années à se languir d'une relation qui était vouée à l'échec avant même d'avoir commencé n'était pas une bonne idée. Mais aussitôt cette idée formulée, elle lui avait semblée absurde. Elle l'avait aimé pendant presque la moitié de sa vie, elle ne pouvait pas décider de passer à autre chose du jour au lendemain. Alors en attendant, elle était perdue, assise sur son canapé, étreinte par cette douleur qu'il lui avait maintes fois causée mais qui n'avait jamais fait aussi mal qu'à présent. Elle tentait en vain de se projeter dans l'avenir en se disant qu'elle aussi pourrait profiter de cette occasion pour prendre un nouveau départ mais en vérité, imaginer l'avenir sans lui lui faisait bien trop peur. Alors elle ferma les yeux.
C'est parce qu'elle avait les yeux fermé qu'elle crut d'abord à une hallucination. Quelques coups à sa porte, ce bruit si particulier qu'elle avait entendu plus de fois au beau milieu de la nuit plutôt qu'en plein jour. Le bruit du bois de sa canne contre le bois de sa porte et cette façon si particulière de frapper qu'elle avait appris à différencier de toutes les autres. Elle ouvrit les yeux et se leva, fébrile, se demandant un instant si son esprit ne lui jouait pas des tours. Elle s'arrêta devant sa porte, hésitant à l'ouvrir, réalisant qu'elle avait sûrement commencé à somnoler et que ce bruit n'était sûrement que le fruit de son imagination. Ou que si quelqu'un était derrière sa porte, c'était sûrement Wilson qui s'inquiétait pour elle et non pas celui qu'elle aurait vraiment voulu voir mais qui devait maintenant être à l'autre bout du pays, voire du monde.
Elle prit une grande inspiration pour se donner du courage mais lorsqu'elle ouvrit enfin sa porte, son cœur rata un battement.
- « House ? Je croyais que vous étiez parti ! » s'exclama-t-elle, figée.
Malgré ses espoirs, elle était sous le choc de le voir devant elle alors qu'elle le croyait déjà loin.
- « J'ai raté mon avion parce que j'étais trop occupé à penser à vous. » grogna-t-il, défaitiste, en fuyant son regard.
Stupéfaite de son aveu, Cuddy ouvrit légèrement la bouche puis lui murmura un «Entrez » timide avant de s'écarter pour le laisser passer.
- « Voilà qui va faire plaisir à Lucas. » répondit House d'un ton sarcastique.
- « Lucas est parti. Nous avons rompu. » répondit Cuddy, retrouvant son aplomb.
Surpris par l'information à laquelle il ne s'attendait pas vraiment. House s'arrêta sur le pas de la porte et la dévisagea.
- « C'est pour ça que vous avez une mine affreuse ? »
- « Pas vraiment. Vous êtes le seul à pouvoir me mettre dans un état pareil. » rétorqua-t-elle d'un ton plein de reproches en se rappelant des paroles du détective, un peu plus tôt dans la journée.
House ne répondit pas tout de suite, gêné. Puis finit par reprendre la parole, ayant ce besoin irrépressible de savoir :
- « C'est à cause de ce qu'il s'est passé cette nuit ? »
- « Vous croyiez vraiment que je m'étais servie de vous pour une bonne nuit de sexe, et qu'après, j'allais partir retrouver un autre homme comme si de rien n'était ? Vous n'êtes vraiment qu'un abruti ! »
- « Une 'bonne nuit de sexe' hein ? Ravi de voir que ça vous a plu ! » déclara le diagnosticien avec un sourire satisfait.
- « House ! » s'insurgea Cuddy.
House détourna la tête pour cacher son sourire. Il adorait l'entendre hurler son nom. Que ce soit un cri de plaisir ou d'indignation. Il appréciait cependant beaucoup moins le silence tendu qui s'installa entre eux.
- « Pourquoi n'êtes-vous pas monté dans l'avion ? » reprit-elle d'une voix douce.
- « Je croyais que c'était ce que vous vouliez ? » bougonna-t-il.
- « Je croyais que votre passe-temps préféré était de faire l'inverse de ce que je veux ? » répondit-elle du tac au tac.
- « Pas cette fois apparemment. » soupira-t-il.
- « Tant mieux. » murmura faiblement la doyenne, ne le quittant pas des yeux.
Il lui sourit imperceptiblement et elle fini par baisser les yeux, ne pouvant supporter la façon dont il la sondait du regard. Un silence gênant s'installa à nouveau entre eux, rendant l'atmosphère de la pièce presque étouffante. Se maudissant mentalement de ne pas être monté dans son avion et d'être revenu chez la doyenne, chercher des réponses à des questions qui n'avaient pas de sens, le diagnosticien jeta un œil vers la porte de sortie, pensant qu'il était temps de fuir.
Apercevant son manège, la doyenne décida que c'était le moment de lui poser la question qui la titillait depuis de longues heures :
- « Pourquoi tu m'as rejetée ce matin ? »
House qui avait aussitôt replongé son regard dans les yeux de la doyenne lorsqu'il avait entendu le son de sa voix baissa à nouveau les yeux et prit un moment avant de répondre.
- « J'ai pas réfléchi, » grogna-t-il. « Je me suis réveillé, tu n'étais plus à côté de moi, tu étais au téléphone avec Lucas et… ça m'a énervé. Ça m'a rappelé que tu étais avec lui et qu'en comparaison, je n'avais pas de grandes chances que tu préfères rester avec moi. »
- « Pour le savoir, il aurait fallu me demander mon avis avant de tirer des conclusions hâtives ! » répondit sèchement la doyenne.
- « J'étais pas certain d'avoir envie d'entendre ce que tu avais à dire. C'était plus simple de te mettre dehors avant que tu n'aies à me rejeter, encore. »
- « Tu dis ça comme si j'avais passé ma vie à te rejeter ! N'échange pas les rôles. » répondit-elle, irritée en se rappelant le nombre douloureusement incalculable de fois où il l'avait maintenue à distance.
- « Je ne dis pas le contraire, c'est juste que j'ai beaucoup plus de mal que toi à encaisser ce genre de choses. Si c'était toi qui m'avait blessé autant de fois que moi je t'ai fait du mal, je crois que j'aurais lâché prise depuis bien longtemps. »
- « C'est ce que tu veux ? Que je lâche prise ? » s'enquit-elle en se rapprochant de lui.
Incapable de répondre face au sérieux de la conversation et de ses conséquences, House se contenta de nier de la tête, en la dévisageant.
- « Tu as toujours l'intention de partir ? » demanda timidement Cuddy.
- « Je ne sais pas, » répondit-il honnêtement, « le prochain avion n'est que demain matin, ça te laisse toute la nuit pour m'exposer tes arguments. » termina-t-il en lui adressant un sourire coquin dans une tentative désespérée de détendre l'atmosphère devenue bien trop lourde.
- « Si tu essaies de partir, je t'attache et te traîne en laisse jusqu'à la fin de tes jours. » répondit-elle, ne plaisantant qu'a moitié.
- « Mais encore ? » demanda House d'une voix intéressée.
- « Si tu pars, je lance des avis de recherche et je te tuerais de mes propres mains lorsqu'on te retrouveras. » continua Cuddy.
- « Deuxième argument tout à fait convaincant. » sourit-il.
Enfin, elle posa une main sur sa joue, plongea son regard dans le sien et déclara :
- « Tu ne peux pas partir parce que je t'aime. »
Sous le choc, House la dévisagea pendant de longues secondes, trop ébahit par la sincérité de la jeune femme. Trop surpris qu'elle lui avoue ses sentiments alors qu'il pensait qu'elle avait tourné la page. Trop étonné de voir qu'enfin, le futur s'annonçait plein d'espoir pour eux.
- « Alors ça, c'est un super argument ! »
Pour seule réponse, elle se contenta de lui sourire et il continuèrent à se dévisager pendant plusieurs secondes avec que Cuddy ne franchisse les quelques centimètres qui les séparaient pour déposer timidement un léger baiser sur les lèvres du diagnosticien. Elle s'écarta presque aussitôt pour voir sa réaction mais il l'empêcha d'aller trop loin en passant un bras autour de sa taille.
Il lui sourit à son tour puis se pencha vers elle pour l'embrasser. Alors qu'elle s'était simplement contentée d'effleurer ses lèvres, son baiser à lui était beaucoup plus violent et passionné. Il lâcha sa canne et passa son deuxième bras autour du corps de la jeune femme pour la rapprocher de lui tandis qu'elle passait ses bras autour de son cou. Il glissa sa langue entre ses lèvres entrouvertes et approfondit le baiser, retrouvant ce petit goût fruité qui lui avait tant manqué ces dernières 24 heures. Le manque d'air les contraints finalement à se séparer pour reprendre leur souffle.
Cuddy s'appuya contre le torse du diagnosticien, satisfaite d'entendre que les battements de son cœur étaient aussi désordonnés que les siens. Elle resserra la prise qu'elle avait autour de son cou, effrayée qu'il tente de s'éloigner et commença lentement à caresser sa nuque, au niveau de la base de ses cheveux pendant qu'il se contentait de la serrer contre lui.
Finalement, il fut le premier à briser le silence et Cuddy se tendit dès qu'il commença à parler.
- « Ecoute, je t'ai fait du mal et… »
- « Et je t'ai fait du mal aussi…», le coupa la doyenne d'une voix ferme, « …mais maintenant tu es là, concentrons-nous sur ça. »
Elle ponctua ses paroles par un regard sévère qui contrasta avec la douceur avec laquelle elle glissa sa main dans celle du diagnosticien pour le retenir près d'elle et qu'il ne s'échappe pas.
- « Ne t'en fais pas, » sourit-il en comprenant son geste, « je ne partirais plus. »
Fin.
Tout ça pour ça, oui, je sais. Il semblerait que je soit incapable de terminer mes fictions autrement que par une surdose de niaiserie. J'espère que ça vous plaît quand même. En même temps, j'ai une petite part de guimauve en moi qui fait que j'ai eu besoin de finir cette histoire sur une autre positive pour ma santé mentale. A bientôt pour de nouvelles aventures (j'ai plein de Drama en stock) !
