Bonjour tout le monde ! Alors me revoilà pour un nouveau chapitre !
Chapitre 27
-Je suis un homme. Fit remarquer calmement Drago.
Il n'allait pas céder à l'hystérie parce que sa mère semblait avoir oublié son sexe. Après tout, elle était fatiguée. Peut-être l'avait-elle mal regardé aujourd'hui. Il devait donc respirer et se calmer avant de se mettre à hurler au meurtre. Un homme ne pouvait pas avoir de bébé. Il n'avait pas d'utérus et ne souffrait pas chaque mois à cause de menstruation douloureuse et odorante. Alors, pourquoi sa mère parlait-elle de bébé et de sa vie sexuelle? Il avait couché avec l'homme qu'il aimait voilà tout. S'il avait été une femme, il se serait protégé comme il se doit! Mais, puisqu'il était un homme, il n'y avait aucune raison pour qu'il utilise une protection quelconque. Est-ce sa mère tenait à lui faire regretter son choix? Lui disait-elle ça pour lui faire peur? Comme les contes que les adultes racontaient aux enfants pour les empêcher de faire une bêtise? Et bien, il était trop tard. Il aimait faire l'amour. Et ce n'était pas avec ce conte à dormir debout qu'il allait arrêter.
-Un homme peut tomber enceint. Répliqua froidement Narcissa.
-Non, les hommes ne peuvent pas tomber enceint. Rétorqua tout aussi glacialement le blond. Comment ferait-on ça?
-Nous avons constaté que lorsqu'un couple de sorciers est très puissant… Le bébé peut se former dans cette magie. C'est très rare. En fait, ton arrière grand-oncle a vécu ça.
Son arrière… Un tremblement imperceptible le secoua alors qu'il foudroyait vicieusement du regard sa mère. Elle n'allait pas lui faire peur. Il ne portait pas de bébé en lui. Ce n'était pas le moment d'avoir un enfant, bon sang! Ils étaient en guerre! Surtout si le père était Harry. Il ne pouvait pas avoir un bébé. Il ne pouvait pas. Non. Pas question.
-Fais ce test Drago.
-Pas question! Explosa le blond. Non! Je ne veux pas!
-Tu agis comme un gamin.
-C'est drôle puisque supposément je serais entrain d'en porter un!
Ce fut au tour de sa mère de lui jeter un regard noir. Il ne portait pas un bébé dans son ventre. Parce que cela voudrait dire… Il était un homme. Les hommes ne tombaient pas enceints. Il fallait qu'il se le répète constamment. Les hommes ne tombaient pas enceints. Comment est-ce que cela aurait pu être possible. Il n'avait pas d'utérus! De la magie? Il ne fallait pas exagéré! La magie n'expliquait pas tout! La magie ne pouvait pas tout faire! Il n'était donc pas enceint et sa mère délirait. Aussi simple que cela.
-Fais ce test jeune homme ou je ne réponds plus de mes actions.
-Je ne le ferais pas.
-Drago, si tu ne portes pas d'enfant, il n'y a pas le moindre problème! S'interposa Ginny. Même si tu ne crois pas ta mère en ce moment, il y a quand même un doute en toi, pas vrai? Fais-le et comme ça tu pourras rire des suppositions de ta mère.
La rouquine avait raison, mais il ne voulait pas toucher cette boite. Il ne voulait pas toucher cette boite et attendre les minutes fatidiques qui lui diraient que sa mère avait perdu l'esprit. Il avait vomi en mangeant des œufs et c'était une raison suffisante pour qu'il urine sur ce truc? Quelle imbécilité. Ce fut le regard suppliant de sa mère qui le fit capituler. Il s'enferma violemment dans la salle de bain et fixa d'un regard peu amène la fichue boite. Il était un homme et voilà qu'on attendait de lui qu'il fasse un test de grossesse. Jusqu'où le ridicule de la situation irait.
Il défit alors son pantalon et s'empressa de faire d'uriner. Voilà. Il ne lui restait que quelques minutes à attendre pour avoir le résultat. Il devait tout de même admirer les moldus. Contrairement aux potions sorcières qui se contentaient de dire si la personne portait un enfant ou non, ce machin moldu disait même de combien de jours la femme était enceinte. Ingénieux vraiment. Et il devait s'ennuyer à mort pour penser à un truc aussi débile. De toute façon, c'était inutile. Il était un homme. Le corps d'un homme ne pouvait pas porter un enfant. Par où cet enfant avait-il donc l'intention de sortir?
Il aurait volontiers ri aux éclats si ce n'était pas de la peur de commencer à sangloter quelques secondes après. Il avait vraiment les émotions à fleur de peau depuis quelques temps. Pas parce qu'il portait un bébé, mais bien parce que l'homme qu'il aimait lui avait caché sa destinée et sa famille. Il avait de nombreuses raisons d'être triste et cela n'avait rien à voir avec un stupide fœtus dans son ventre. Il jeta un rapide coup d'œil à sa montre et réalisa que cela faisait 3 minutes qu'il attendait. Voilà… Il pouvait regarder maintenant et cette plaisanterie prendrait fin. Il attendait de ferme excuse de sa mère après cette idiotie. Il se saisit alors de la boite et poussa tomba aussitôt au sol. Sa mère se précipita alors à l'intérieur de la salle de bain, le secouant doucement. Il s'en fichait. Il ne voulait pas la regarder. Il ne pouvait pas la regarder. Pas avec ce qu'il était entrain de voir en ce moment. Les petites lettres noires qui semblaient le narguer. Il était un homme. C'était donc impossible. Totalement impossible. Et pourtant…
Enceinte de 20 jours.
Il voulait mourir. Comment était-ce possible? Il ne pouvait pas… Il n'était pas prêt… Il était sur le point de faire une crise d'hyperventilation.
-Respire chéri. Respire. Supplia sa mère.
-Maman… Maman…
Il n'avait pas appelé sa mère ainsi depuis qu'il était revenu de son enlèvement par le Seigneur des Ténèbres. Cette fois-ci, il laissa librement les larmes dégringoler sur ses joues alors qu'il enfonçait sa tête contre la poitrine de sa mère. Un… Un bébé… Il ne pouvait pas avoir un bébé maintenant. Ils étaient en guerre! Un homme n'était pas censé avoir un bébé voilà pourquoi il n'avait pas pris de précaution! Comment était-il censé dire une chose pareille à Harry? Reverrait-il même Harry à temps pour lui dire? Cette pensée le fit pleurer encore plus fort. Depuis 20 jours… Depuis 20 jours un bébé grandissait en lui. Il ne savait plus quoi faire. Et si Voldemort gagnait? Dans quel monde emmenait-il ce bébé? S'il gardait cet enfant… cela voudrait dire qu'il ne pourrait plus se battre aux côtés de ses amis. Qu'il n'aurait plus la moindre opportunité de voir Harry.
-Qu'est-ce que je dois faire Maman? Sanglota-t-il.
-Tu as le choix entre le garder ou avorter chéri.
Un tremblement d'horreur traversa son corps face à cette pensée. Et pourtant, c'était la solution la plus logique. Il ne pouvait pas garder ce bébé. Trop de responsabilité. Trop de devoir. Et le père n'était pas au courant. Harry n'avait pas prévu d'avoir un bébé. Et s'il continuait dans cette direction, il ne l'apprendrait jamais.
-Tu dois te reposer. Penser à ce que tu vas faire.
Le chemin jusqu'à sa chambre se déroula dans le silence le plus complet. En fait, c'était à peine s'il réalisait qu'il se dirigeait jusqu'à sa chambre. Ce ne fut que lorsqu'il fut couché, les yeux grands ouverts, qu'il réalisa qu'il venait de se réveiller et qu'on lui disait déjà d'aller se coucher. Ah… Mais, il était vrai que les femmes enceintes dormaient tout le monde. Un rire hystérique s'échappa de sa gorge suivit aussitôt par des larmes amères.
Garder cet enfant voulait dire souffrir et être impuissant. Il ne pourrait que rester cloitrer ici alors que tous les gens qu'il aimait se battaient pour sauver leur pays. Garder cet enfant voulait dire probablement aller contre la volonté d'Harry. Garder cet enfant voulait aussi dire qu'il avait une forte chance de l'élever seul. Et cela voulait aussi dire qu'il pouvait l'élever dans un monde en guerre. C'était illogique. Parfaitement illogique. Cet enfant ne le remercierait pas de l'avoir emmené dans ce monde. Il lui en voudrait même. Était-ce un garçon ou une fille? Son cœur se serra douloureusement dans sa poitrine face à cette pensée. Il ne pouvait pas penser que ce fœtus était un humain. Il ne pouvait pas tuer un humain. Il tuait une boule de sang voilà tout. Une boule de sang qui ne ressentait ni amour, ni joie, ni haine. Une boule de sang… Une… Une petite fille ou un petit garçon. Bordel! Il ferma péniblement les yeux et s'obligea à chercher le sommeil. Il ne voulait plus réfléchir. Il voulait le calme.
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Une grimace déforma son visage en reconnaissant les lieux où il se trouvait. Il sentit alors des mains fortes se poser sur ses yeux alors qu'un souffle chaud se promenait sur son oreille.
-Devine qui c'est. Chantonna la voix joviale.
-Lâche-moi Riley.
Le jumeau d'Harry le relâcha aussitôt et se planta devant lui, le dévisageant avec un grand sourire. Il était vraiment effrayant. Même son sourire était terrifiant.
-Tu sais Harry est vraiment fâché contre toi. Tu as volé son livre, vilain garnement. Sermonna le brun.
-Quel est ce livre? Riposta Drago.
-C'est la clé pour venir jusqu'à moi. Enfin jusqu'à cette chambre.
-Et où se trouve cette chambre?
Une lueur amusée s'alluma dans les yeux verts de Riley.
-Dans la plus haute tour du plus haut château.
-Je ne la trouve pas drôle.
-Qui te dit qu'il s'agit d'une blague?
Les deux s'affrontèrent du regard avant que Riley n'éclate d'un grand rire tonitruant.
-D'accord, d'accord! Tu as gagné. Il s'agit du château de Voldemort. Tu sais le château que personne n'a jamais découvert parce qu'il est caché par un vilain sort. Harry t'en veut beaucoup puisqu'il ne peut plus venir me visiter. Le Saint-Homme.
Les mains de Riley se posèrent alors autour de son cou, le lui caressant tendrement et le faisant presque trembler. Il se dégagea brusquement de son étreinte et recula de quelques pas.
-Mais, même avec toute sa colère… Il t'aime encore c'est fou. J'ai vu hier soir qu'il a fait un rêve sur toi… Un rêve d'avenir. Ce n'est pas bien.
-Pourquoi veux-tu qu'il meurt avec toi? S'écria Drago.
-Parce que ce n'est que justice. Enfin, dans sa petite tête.
Riley se laissa alors tomber sur son lit, un grand sourire plaqué sur ses lèvres. Était-ce un véritable sourire? Pourquoi ne cessait-il de sourire alors qu'il n'y avait rien de drôle? Pourtant, Harry semblait toujours si froid… si triste… Pourquoi le visage de Riley était-il toujours aussi faussement souriant? Pourquoi n'était-ce pas le contraire alors que personne ne voyait le sourire de Riley et que tout le monde voyait la mine renfrognée d'Harry.
-Qu'est-ce que tu veux dire par « dans sa petite tête »?
Le brun lui envoya alors un regard songeur.
-Comment te sentirais-tu si tu devais tuer ton jumeau? L'unique membre de ta famille encore vivant? Imagine sa vie. Son visage de martyr, bien qu'il lui aille très bien, m'ennuie au plus haut point. Mieux vaut qu'il meurt avec moi et qu'on n'en parle plus!
Drago posa vivement sa main sur son ventre, devenant aussi blanc qu'un linge. Non. Il ne pouvait pas parler de ce bébé. Pas quand il ne savait pas encore ce qu'il devait faire…
-Mais, tu sais que c'est vraiment étrange… Je ne pouvais pas communiquer avec toi auparavant.
-Peut-être que c'est parce que j'ai volé ce livre. Fit remarquer Drago.
-Non. Je ne peux visiter personne sauf Harry. Et pourtant, je peux pénétrer dans ton esprit maintenant. C'est un phénomène très intéressant.
Lui aussi n'aurait pas compris s'il ne savait que… son bébé à lui et à Harry grandissait en lui. Un bébé. Un bébé. Pas une boule de sang. Pas un machin sans émotion. Son sang. Le sang d'Harry. Oh merde. Oh merde… Comment pouvait-il tuer son propre bébé s'il se mettait à penser comme ça? Il avait mal au cœur. Merlin, comme il avait mal au cœur.
-Qu'est-ce qui se passe dans ta tête blondinette?
-Je…
-Aller! Tu peux finir cette phrase j'en suis convaincu!
-Je suis enceint.
Ce fut lorsqu'il vit le sourire de Riley disparaitre qu'il comprit soudainement la gravité de la situation.
À suivre…
