Update : 26/06/2012 ~Bizarrement, bien que je n'ai pas posté ici depuis 2 mois, il pleut encore. Coïncidence ?... Je ne crois pas. (En réalité, Dieu, cette femme fontaine, jouit d'avance à l'idée de lire ce chapitre, grand bien lui fasse.


Mea culpa du jour : 2 mois de retard, je pense que c'est excusable n'est-ce pas ? (Ah bon, non ? Vraiment pas ?)

Spéciale D10Kas : Cette fanfiction est toujours, avant toute chose, un cadeau pour D. Would, anciennement Dairy's Scribenpenne, et messie à ses heures perdues. Je pense qu'il est important que vous sachiez tous que cela fait 1 an que nous nous sommes rencontrées IRL (comme disent les d'jeunz). Nous allons célébrer ça comme il se doit, on a même organiser une graaaande marche pour ça que nous avons appelé la gay pride.
Si parmi vous, certains y seront, n'hésitez pas à agiter les bras.
Parallèlement je vais épouser AL et donc comme je serais ensuite en voyage de noce la suite viendra surement tardivement (ouioui je prépare mon excuse à l'avance, je m'améliore).
Ensuite, sachez que le groupe facebook du Baba ceylavie. Voilà, ça c'est dit.

Note: Je répondrais aux reviews demain soir, promis. Mais je vous aime tous très fort, et je jouis en vous lisant.

Note² : J'éditerai ce chapitre avec la version corrigée, sans fautes et tout, plus tard également. En attendant soyez coules.

Rating : NC-18

Disclamer : J.K. Rowling


Notes de lecture : [1] Un film à voir, absolument. Et sans doute un livre à lire, mais je ne l'ai pas encore fait.

[2] D. vous donnera de plus amples informations sur cette pratique, en tant qu'étudiante en histoire.


Chapitre 7 : Tomber à l'eau

"Tu n'est pas saoul, Paris est sous la Seine
la Seine, la Seine"
Un monstre à Paris - Vanessa Paradis feat. M

Après sa discussion avec Théodore, Draco n'avait pas eut envie de rentrer chez lui. Il avait marché un peu sous la pluie, puis quand elle avait été trop forte il avait hésité à aller chez Luna. Il avait renoncé au dernier moment par peur de tomber sur Harry. Il avait embrassé ce type. Il voyait mal comment il avait pu tomber aussi bas. Finalement, il était allé au Terrier. Il ne savait pas si ce serait ouvert ni même si il y aurait quelqu'un, mais c'était le seul endroit qui lui venait à l'esprit.

Un habitué buvait un café en fumant à la terrasse. Molly Weasley passait la serpillère derrière le bar.

-Bonjour, marmonna Draco en entrant.

-Bonjour mon garçon. Tu vas mieux ?

Le sang de Draco se glaça dans ses veines : cette bonne femme ridicule l'avait vu dans un état pitoyable, il était définitivement souillé.

-Mouais. Je voudrai bien un café s'il vous plait Molly.

Il s'assit à une table près de la vitre et s'observa dans le reflet. En constatant qu'il avait des cernes il mit précipitamment ses lunettes de soleil. Madame Weasley lui apporta son café et le journal.

-Tu n'es pas en cours ?

-Merci. Non. J'ai fais en sorte de n'avoir des cours que le vendredi après-midi pour pouvoir sortir le jeudi soir.

-Sage décision. C'est vrai que vous choisissez vos horaires à la fac.

-Pas toujours.

-Qu'est ce que tu étudies exactement ?

Draco se demanda si elle comptait lui faire la discussion toute la matinée. Il eu un tic nerveux.

-L'économie, la gestion… Ce genre de trucs.

Il fit mine de lire le journal pour bien faire comprendre à Molly qu'il ne souhaitait pas discuter. Il voulait juste ne pas être seul. Avoir de l'animation autour de lui. Visiblement le message passa car elle retourna astiquer son plancher.

Il resta assis là un bon moment avant de se lever, non sans laisser un généreux pourboire, pour aller chercher ses affaires chez lui avant de filer en cours. Il allait sortir du bar lorsqu'Harry y entra, les cheveux en désordre, l'air affolé, et le souffle erratique, comme s'il avait couru.

-J'ai oublié mes bombes ici hier soir ! S'exclama-t-il avant même de dire bonjour à qui que ce soit.

Puis, son regard croisa celui de Draco.

-Oh. Tu… Harry désigna la porte.

-Ouais je m'en vais, j'ai cours.

-Ah. Tu vas encore en cours ? Je ne le savais même pas.

-Il y'a tant de choses de moi que tu ignores Potter.

Draco sortit sans un mot de plus.

- Attends-je… MOLLY ! Je passerai plus tard, laisse tomber pour les bombes ! Merci ! Bonne journée.

Harry sortit précipitamment et suivit Draco.

- Attends-moi, je dois te parler !

-Moi je n'ai rien à te dire. Je suis pressé, lâche moi.

-Je t'accompagne, je peux te parler en chemin.

-Soit.

-A propos d'hier soir, tu sais. Tu te souviens ce qu'il c'est passé ?

-Très bien, menti Draco.

-Bon. Je… Je me doute bien que j'ai été un peu… direct. Pour le baiser je veux dire.

Draco eut un rire froid.

-Mais j'avais bu. On avait bu tout les deux. Ce serait con que ça change quelque chose. On a cas… Oublier ça d'accord ?

-Qu'est ce que tu voudrais que ça change ? Demanda Draco d'un ton polaire.

-Et bien… Notre… amitié, j'imagine.

Draco se stoppa brusquement.

-Nous ne sommes pas amis Potter. N'oublies jamais ça. Je te parle et je te fréquente parce que ça me distrait, alors surtout ne t'inquiète pas : ça ne va strictement rien changer entre nous. C'était cool mais je ne recommencerai pas. Ceci dit, on n'est plus des gamins, ce n'est pas un bisou qui doit te bouleverser mon grand. Sur ce, j'habite ici. A un de ces jours.

Draco disparu dans l'immeuble le plus proche, sans laisser à Harry le loisir de lui répondre.

-Putain de Draco Malfoy.


Draco relisait ses notes de cours quand on sonna à la porte. Il haussa un sourcil : il n'attendait personne, et d'ailleurs, personne ne venait jamais le voir. Il jeta un coup d'œil à son téléphone : il était près de 21 heures et personne n'avait cherché à le joindre. Il alla ouvrir la porte, plus que sceptique.

-Potter… grinça-t-il en découvrant le jeune homme.

-Malfoy, j'ai su que tu habitais là parce que j'ai regardé sur la boite aux lettres.

-Je ne t'ai rien demandé. Qu'est ce que je peux faire pour toi ?

-Ça a l'air grand… Je peux entrer ?

Draco se recula à contre cœur et Harry alla échouer sur le canapé.

-T'as même une télé écran plasma. C'est la classe ça.

-Je sais. Qu'est ce que tu me veux Potter ? T'as l'air on ne peut plus défoncé mon pauvre garçon. Siffla Draco énervé au possible.

Harry l'ignora superbement et s'installa un peu plus confortablement dans le canapé, complètement stone.

-Tu me fais un café ?

Draco leva un sourcil septique mais tourna les talons sans broncher et revient de la cuisine un instant plus tard avec une tasse de café fumant entre ses doigts.

Harry pencha la tête en arrière et l'appuya derrière lui les yeux mi-clos.

-Je fume pas souvent, prononça-t-il tout bas en attrapant son café. Juste… Quand un bon copain m'en propose.

-Et quand tu as fumé tu te sens obligé de trainer ton corps chez la première personne innocente que tu croises ?

Un silence s'installa dans la pièce. La tension était palpable. Draco, debout devant le sofa, dévisageait le jeune artiste sans baisser les yeux, les lèvres pincées. Après ce qui sembla une éternité Harry répondit d'une toute petite voix d'enfant prit en faute :

-Non… Je pensais à toi.

Draco sentit sa gorge se serrer. Il étouffa un soupire.

-Je me demandais… Pourquoi tu avais toujours l'air si contrarié.

-Ça c'est uniquement quand je te vois Potter. Ça me file la gerbe.

Harry encaissa. Il bu son café d'une traite et reposa la tasse d'un coup sec sur la table basse en verre.

-Avec toi, c'est un pas en avant dix pas en arrière hein ? Je vais y aller. Je m'en voudrais de te rendre encore un peu plus malade.

Harry se leva et vacilla un instant. Draco ne bougea pas d'un millimètre.

-Je comprends pas ce que j'ai bien pu te faire pour que tu me haïsses autant.

Il s'avança vers la porte. L'ouvrit.

-Je te comprends pas. Vraiment. Tu as l'art de rendre tout tellement compliqué.

Il fit un pas en dehors de l'appartement.

-J'ai pas de leçons à recevoir de la part d'un mec complètement défoncé et qui n'a même pas eut les couilles de me répondre une deuxième fois.

Draco le fixait de son regard impénétrable, toujours debout à la même place. C'était la première fois qu'ils reparlaient des graffitis sur le mur à côté de la galerie.

-Merci pour le café.

Harry s'engouffra dans l'escalier et disparu du champ de vision de Draco.

Il entendit la porte claquer.


« Draco,

Tu dis que je n'ai pas eut les couilles de te répondre, mais je ne suis pas d'accord. Je n'ai rien écrit sur ce mur parce que ça n'aurait eu aucun sens. Je voulais te parler. Moi, je suis peut être pas le mec le plus courageux de notre foutue planète, mais j'ai au moins eu ce cran là. Je suis venu à la rencontre du type qui avait l'air de me haïr le plus au monde. Moi, au moins, j'ai provoqué un affrontement direct, quand tu te contentais de te cacher derrière des lettres noires sur un mur gris. Derrière des formules acides.

Maintenant, si c'est une réponse que tu souhaites, je t'en fais une. Mais elle ne tiendra jamais entière sur un seul mur.

Je ne sais pas nager tu sais ? Je fais parti des gosses de riches dont tu parles. Ceux qui sont allés à l'école et qui ont pris des cours de natation à la con. Pourtant je ne sais pas nager parce que mon bateau n'a jamais fais naufrage. Alors je ne me suis jamais retrouvé enseveli sous les eaux en train d'essayer de me débattre.

Jusqu'à aujourd'hui je me suis contenté de regarder les autres tenter de remonter à la surface pour respirer cet air que moi je trouvais trop pollué pour mes pauvres poumons encrassés par la fumée du tabac.

Qui d'eux ou moi est le plus fort ? Qui saura le mieux s'en sortir face à cette chienne de vie ?

Toi et moi, on ne vaut pas mieux que tous les autres. On ne respire plus sous nos masques : on suffoque, on survit. Jeunesse décadente. On sourit. Tout va bien dans nos voix quand nos yeux crient à l'aide. Absurde. Comme le monde.

On est paumés dans une société qui ne nous convient pas. Un foutu labyrinthe dont on ne trouve pas la sortie. Et on peut juste crier notre mécontentement sans jamais apporter de solution.

Toi et moi, on a au moins ça en commun.

Etrangement tu me fascines.

Je crois que voir le monde par tes yeux doit être une chose extraordinaire.

Tout a l'air si différent. »

La lettre n'était pas signée mais elle n'avait pas besoin de l'être. Elle se trouvait dans une enveloppe non timbrée sur laquelle il y avait juste écrit « la réponse ».

Draco la fixait encore de longue minute après avoir fini de la lire, une cigarette coincée entre les lèvres, emmitouflé dans un peignoir blanc. Un mégot tomba sur le sol devant lui et des gouttes d'eau dégoulinaient de ses cheveux sur son front, mais il semblait ne pas s'en rendre compte. Les sourcils froncés, il était perdu loin dans ses pensées.

Il se demanda si Harry était venu la déposer là pendant la nuit. Après tout il avait des horaires complètement décalés alors ça n'aurait pas été très étonnant.

Où pouvait-il être actuellement ? Sans doute en train de dormir chez l'un de ses amis.

Il ne lui connaissait pas d'adresse.

Il soupira faiblement. Ce mec allait le rendre dingue. Il ne comprenait même pas pourquoi il s'acharnait à ce point. Pourquoi il continuait à essayer de tirer quelque chose de lui ? Il avait été détestable, comme il savait si bien le faire. Il avait du tout gâcher, tout détruire, comme Harry avait dit le redouter la veille. Une personne saine d'esprit fuirait aussi loin que possible, mais pas lui. Il ne faisait rien comme tout le monde visiblement.

Draco replia soigneusement la lettre et la glissa dans l'enveloppe avant de rentrer se réfugier dans la chaleur de son appartement.

Il mit en route la cafetière et surfa un moment sur le net. Il répondit à ses mails avant d'aller consulter ses actualités facebook.

Pansy se plaignait du mauvais temps, une de ses anciennes conquêtes lui envoyait un poke et Blaise l'avait encore invité à un vernissage prévu le soir même. Draco grogna et mis de la musique avant de retirer son peignoir pour s'habiller. Il opta pour un ensemble sobre : un jean noir coupe slim Givenchy et une chemise Lagerfeld très graphique blanche dont la ligne de boutonnière noire allongeait sa silhouette à merveille.

Il feuilleta rapidement son agenda tout en sirotant son café, pour vérifier s'il avait quelque chose de prévu dans la journée. A part un repas avec ses parents le midi, rien. Il tenta de trouver une excuse pour fuir la corvée de Blaise mais rien ne lui semblait assez crédible.

Lorsqu'il attrapa son blouson en cuir noir signé Armani, Draco ne pu s'empêcher de faire un rapide calcul de la somme qu'il portait sur lui. Il sourit d'un air satisfait devant le montant exorbitant. Avec ses chaussures Paul Smith –il avait craqué la semaine dernière pour leurs reflets bleus subtils qui faisaient ressortir la sobriété de ses tenues, assorties à sa montre il devait atteindre facilement le salaire mensuel de plus de la moitié des habitants de son immeuble, pourtant relativement huppé.

Draco attrapa ses clefs avant de sortir précipitamment sans même prendre la peine d'éteindre la lumière. Il songea que Pansy serait scandalisée, elle qui était à moitié écolo. Elle n'achetait que du maquillage bio issu du commerce équitable.

Draco eut un rire narquois en dévalant les escaliers.

Il sorti son téléphone de sa poche et pianota dessus quelques secondes. Un instant plus tard le prénom d'Astoria s'affichait sur l'écran.

Il hésita avant de décrocher et laissa 2 sonneries retentir.

« Oui ? » se contenta-t-il de dire d'un ton polaire.

La jeune fille toussota un instant avant de prendre la parole.

-Draco, je viens de recevoir ton message.

-Etonnamment, je viens de l'envoyer.

-Ne sois pas désobligeant. Je suis libre tout de suite, on peut manger ensemble à midi si tu veux.

-Je vais devoir refuser ta proposition ma douce, je suis de corvée familiale.

-Très bien. Quand proposes-tu alors ?

-Un soir. Dans la semaine. Je ne sais pas. Je suis pas mal occupé en ce moment, mentit-il avec aplomb.

-Tu dis que tu veux me revoir mais tu n'as pas le temps ?

-On ne fait pas toujours ce qu'on veut Astoria.

Seul le silence lui répondit.

-Je dois te laisser j'ai un double appel. Je te tiens au courant. Dans la semaine, promit-il d'un ton tranquille en observant des chaussures hors de prix dans une vitrine.

-C'est ça.

Draco enfoui son téléphone au fond de sa poche en soupirant. Il ne savait même pas exactement pourquoi il lui avait envoyé un message disant qu'il souhaitait la revoir. Sans doute pour s'occuper les mains. Il aurait mieux fait de fumer une cigarette. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle réagisse aussi vite.

Au moins, songea-t-il dans un élan de positivisme, s'il avait besoin de tirer son coup, elle répondait présente.


Harry était allongé sur le canapé en cuir noir. Sa tête reposait nonchalamment sur l'accoudoir et il tirait nerveusement sur un fil qui dépassait de la manche de son sweat gris.

-Est-ce qu'il te plait ?

Il sursauta légèrement au son de la voix masculine à sa droite.

-Ce n'est pas… le verbe que j'aurai employé, répondit Harry la bouche sèche.

Il laissa un silence s'installer, le temps de formuler mentalement sa phrase.

-J'aurai plutôt dit qu'il m'attire. C'est exactement ça. Ca n'est pas… physique. Ou plutôt, si, ça l'est, mais entre autre chose. Je veux dire… J'ai l'impression de ne pas pouvoir m'empêcher de penser à lui, de le regarder, d'imaginer ce qu'il ressent ou comment il va réagir. Je ne le regarde pas parce que je le trouve beau, je le regarde parce que je le trouve fascinant.

Harry fixa le plafond blanc, y cherchant une tâche qui n'existait pas. C'était à croire que la femme de ménage récurait même les plafonds. Il soupira légèrement.

-Il est totalement différent de toutes les personnes que j'ai pu fréquenter jusqu'à aujourd'hui. Pour moi, il est une énigme. Un mystère à résoudre. Et quand j'ai l'impression que je vais enfin trouver la solution, un autre élément se rajoute à l'équation, plus complexe encore. J'ai la sensation qu'être près de lui m'apportera quelque chose, alors je l'empêche de s'échapper. Du moins j'essaie. Je refuse de perdre aussi je crois. Si j'abandonne, je lui donne raison.

-C'est un jeu pour toi ?

-C'est plus que ça. On se connait à peine lui et moi, mais quand je suis avec lui, je me sens tellement vivant. C'est étrange. Je voudrais comprendre ça. J'ai bizarrement envie de lui plaire, aussi. Pas qu'il me trouve classe, ou distingué ou… Je ne sais pas quoi. Je veux lui plaire moralement. Je veux qu'il pense que finalement, peut être que j'avais raison. Qu'il pense que je peux être mieux qu'un autre. Merde…

Harry étouffa un rire amer.

-Je fais psychopathe non ?

-Tu a envie de coucher avec lui ? Demanda Blaise au lieu de répondre.

Harry haussa un sourcil.

-Il est hétéro non ?

-Si j'avais eu le même raisonnement quand j'ai revu Blaise cet été, ma vie sexuelle serait beaucoup moins excitante, crois moi.

Harry se releva à moitié, s'appuyant sur ses coudes, et tourna la tête pour observer Théodore, appuyé dans l'embrasure de la porte.

Blaise renversa la tête en arrière et aboya de rire.

-J'aime les femmes, dit-il à l'attention de Harry lorsque son fou rire fut passé.

Il s'installa un peu plus confortablement dans son fauteuil, et prit un air sérieux, comme si ce qu'il allait dire était très important.

-J'aime leurs formes. J'aime tenir un sein dans ma main, caresser la courbe d'une hanche, sentir leur parfum sucré, observer leurs jambes qui n'en finissent plus dès que les beaux jours reviennent, passer ma main dans des longs cheveux juste lavés…

Théodore, qui n'avait pas bougé de sa place comme si il hésitait à entrer pour de bon dans la pièce, l'observait les yeux brillants de malice.

Blaise lui, avait le regard perdu dans le vide et l'air rêveur.

-Lécher une chatte.

Harry grimaça et Théo éclata de rire.

-Bref. Je suis un hétéro, un vrai. Mais je crois que j'aime encore plus Théo. Il est grand, anguleux, puissant. Masculin. Mais je le préfère à n'importe quelle fille. Sérieusement, tu n'as pas idée de ses prouesses au lit.

-J'aurai presque pu te trouver attendrissant Blaise, lança Harry blasé.

-T'attendrir est bien le dernier de mes soucis Potter. Bon alors, que décides tu ?

-A propos de quoi ? Soupira Harry qui s'était rassis normalement sur le canapé.

-On va faire un deal Potter. Parce que, je t'aime bien, sincèrement, mais, sans vouloir t'offenser, Draco, c'est un vrai frère pour moi, et son bonheur compte à mes yeux plus que le tien. Alors voilà, je te passe son numéro, tu couches avec lui s'il le faut, mais quoiqu'il arrive tu le rends heureux.

-Tu crois qu'on peut faire le bonheur des gens sans leur accord ? Ricana Harry, dubitatif.

-J'en sais rien. Je m'en fous. Je voudrai juste le revoir sourire pour de vrai.

Harry soupira.

-Il m'a l'air tordu ton deal.

Blaise haussa les épaules.

-C'est toi qui vois. Mais si tu acceptes les termes du contrat et que tu échoues, je te jure que je saurais m'en souvenir.


Ses parents avaient choisis un restaurant coréen prisé, dans le 13ème. Draco haussa un sourcil sceptique devant la file d'attente à l'entrée du restaurant. Il se faufila à travers la foule et aperçu Lucius et Narcissa côte à côte près de la baie vitrée. Ni l'un ni l'autre ne parlait et ils affichaient l'air hautain des Malfoy. Draco sourit en coin.

Il poussa la porte et indiqua au jeune homme à l'entrée qu'il était attendu.

-Mes honorables pa' et man', s'exclama-t-il en s'approchant d'eux, parodiant le héros de Orange Mécanique. [1]

Lucius étouffa à peine un soupir consterné.

-Draco. Assieds-toi, répondis sa mère en indiquant la place libre devant elle. Comment vas-tu ?

Draco brûlait de répondre quelque chose qui les mettrait mal à l'aise mais il n'en fit rien. Ce repas promettait d'être aussi long qu'ennuyant : autant faire en sorte qu'il commence le mieux possible.

-Bien. Et vous, mère ? Minauda-t-il.

-Très bien, merci.

Elle feuilleta la carte des plats un instant mais son regard fixe la trahissait. Draco était en retard d'un bon quart d'heure : elle avait déjà choisi son plat depuis longtemps.

Son père fut moins poli que sa mère.

-Leur plat du jour sera parfait, dit-il froidement en prenant sèchement le menu des mains de Draco.

Celui-ci haussa les épaules, songeant que c'était de bonne guerre.

Une fois leur commende passée ses parents firent admirablement semblant de s'intéresser à sa vie.

-Comment se passent tes études Draco ?

-Vous me posez la question tous les samedis mère.

-Et tu me fais cette remarque à chaque fois. Contente-toi de répondre.

La remarque avait été faite sur le ton de la discussion mais il était impossible de se méprendre. Les yeux froids de Narcissa lançaient des éclairs.

Draco aspira ses nouilles bruyamment, en s'aidant maladroitement de ses baguettes, et tritura un morceau de chou avant de répondre.

-Bien je pense.

-Tu penses ? Questionna Lucius en arquant un sourcil. Tu en doutes ?

-Non. Mais je ne vends pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué.

Un silence s'éternisa un peu trop longtemps.

-Tes examens sont bientôt non ? Tenta Narcissa.

-Non. J'ai des partiels en janvier.

-Tu te sens prêt ? S'informa Lucius sans pour autant qu'on sente dans sa voix le moindre intérêt.

-C'est dans plus de 2 mois.

Tous trois se concentrèrent sur leur repas, bien conscients du malaise évident.

Les premières notes de 'Somebody that I used to know' brisèrent le silence. Draco grimaça en sortant son téléphone de sa poche. Le numéro qui clignotait sur l'écran lumineux n'était pas enregistré dans son répertoire.

-Ne répond pas.

Il leva la tête pour croiser le regard sévère de son père. Pendant une fraction de seconde, Draco prit conscience que ses parents tentaient juste, maladroitement, de conserver un infime lien avec lui. Ils le voyaient s'éloigner de plus en plus et ne savaient simplement pas comment le retenir. Ce repas, qui avait lieu pratiquement tous les samedis midi, était pour eux un moyen d'entretenir le contact avec leur fils unique. Ils n'avaient jamais été doués pour exprimer ce qu'ils ressentaient, et Draco était leur digne fils. Il affronta le regard de son père et décrocha, effrontément.

Lucius grogna.

-Draco Malfoy, lança-t-il sèchement en guise d'accroche.

-Salut Draco. C'est Harry. Blaise m'a filé ton numéro.

- Rappelle-moi de le rayer de mes fréquentations.

Le rire de Harry dans le combiné serra anormalement le cœur de Draco. Lui avait l'air de tout trouver amusant ou intéressant. Lui supportait ses sarcasmes et cherchait à nouveau à entrer en contact alors qu'il été sensé avoir tout gâché. Draco se demandait ce qui s'était passé dans leurs deux vies, pour qu'ils en arrivent à de telles différences.

-Je voulais savoir si tu venais ce soir au vernissage ?

Draco jeta un regard en coin à ses parents avant de se lever.

-Une minute.

Il parcouru la salle bondée, trouva les toilettes, et s'y refugia pour parler tranquille.

-Oh. Je te dérange ?

-Non non. Je suis au restaurant avec mes parents. Tu me sauves d'un ennui mortel.

-Je vois… Crise d'adolescence qui prend son temps ?

-Je t'en pris Potter… Tu ne les connais pas. Ils sont insupportables.

-Ca explique beaucoup de choses.

Au son de sa voix, Draco sut que Harry souriait.

-Comme quoi ?

-Je ne t'appelle pas pour parler génétique mais pour savoir si tu viens ce soir. Tu te souviens ?

-Je ne sais pas encore… J'ai peut être un truc à faire.

Il pensa à Astoria.

-Allez. Tu me dois une faveur : je t'ai tiré de ton repas.

-Pas faux.

-Donc c'est oui ?

-Je n'ai pas dis ça !

-Parfait ! A ce soir Malfoy.

Draco voulu protester mais Harry avait déjà raccroché. Il observa l'écran noir de son téléphone un instant, l'esprit ailleurs. Au bout de quelques minutes, il pianota pour trouver l'historique de ses appels et enregistra le numéro.


Le vernissage avait lieu dans une galerie du 11ème. La galerie était bondée et pour voir les photos exposées, il fallait se tordre le cou. Près de l'entrée, un buffet proposait des choses à manger et à boire. Dehors, sur le trottoir, des groupes de personnes fumaient en discutant bruyamment. Il faisait déjà sombre dans la rue.

A l'intérieur, Harry, Draco, Blaise et Théodore profitaient plus de la boisson que des photos exposées.

Un garçon à l'air candide et aux yeux clairs s'approcha d'eux en saluant Harry avec un grand sourire.

-Seamus ! Comment vas-tu ?

Sans attendre la réponse, Harry continua en se tournant vers les trois autres :

-Je vous présente Seamus, ou la preuve vivante qu'on peut en avoir une grosse et s'en servir n'importe comment.

Draco arqua un sourcil : il avait mis quelques secondes à comprendre ce qu'Harry voulait dire.

Théodore pouffa derrière sa main. Il suivait Blaise comme son ombre depuis le début de la soirée, et Draco ne cessait de leur jeter des coups d'œil qu'il imaginait discrets.

-Dieu devrait me remettre ce qui est inutile aux autres hommes, déclara Blaise solennellement, une main sur le cœur.

-Je croyais que tu étais gâté par la nature ? Questionna Harry en riant.

-Et que je m'en servais pour biser les noix de coco et transporter mes enfants ? [2]

Draco roula des yeux.

-Il est réellement gâté, cru bon de préciser Théodore.

-C'est plutôt toi qui l'est, ricana Harry dans sa barde, faisant du même coup rougir violement Théo.

C'en fut trop pour Draco qui préféra s'éloigner discrètement plutôt que subir l'étalage sexuel de ses amis.

Il fit un tour dans la galerie, se faufilant à travers les gens pour observer les photos exposées. Elles étaient réellement belles. Il se surprit à en apprécier quelques unes.

-Tu sais, je sais m'en servir en vrai, marmonna Seamus dans son dos en sirotant son verre de vin.

-Jure ? demanda Draco, qui n'en avait sincèrement rien à faire et souhaiter parler de tout sauf des performances sexuelles des amis de Harry.

-Je t'assure. Harry dit ça parce qu'avec lui ça a été vraiment… bizarre. Mais ça ne venait pas forcement de moi n'est-ce pas ?

Draco hésita entre lui rire au nez, lui conseiller d'aller se pendre, ou lui expliquer que, si, sans doute, vu sa façon de se justifier le problème devait venir de lui.

-Par forcément, répondit-il à la place en cherchant Harry du regard –où ce petit con pouvait-il bien être ? Bien la peine de lui demander de venir si c'était pour le planter là…

Ses yeux croisèrent ceux, rieurs, de Lee Jordan. Il ne le reconnu pas immédiatement, mais après quelques secondes à le fixer, il se souvint qu'il avait participé au graff à la soirée du Terrier.

Jordan se fraya un chemin à travers la foule pour venir lui susurrer à l'oreille :

-Besoin d'aide ?

Draco esquiva son regard un peu trop entendu à son goût, en faisant mine de lire ses messages sur son téléphone.

-Je ne vois pas en quoi.

Le grand métis ricana.

-Bonne soirée Seamus ?

-Pas mal, ronchonna-t-il. Mais Harry me fait encore chier avec cette vieille histoire. Tu sais bien à propose de… Enfin tu vois.

Draco leva les yeux au ciel complètement blasé.

Lee souriait de toutes ses dents.

-Ouais je vois. Qu'à-t-il dit exactement ?

-Que je ne sais pas m'en servir… C'est faux. Je veux dire, il n'a testé qu'une fois. Et c'était une erreur pour nous deux… Nous n'aurions pas du.

Lee lui donna une tape affectueuse sur l'épaule.

-T'as raison vieux, faut pas te laisser faire par cette grande folle de Potter.

-Je ne me laisse pas faire, mais ça m'ennuierai que Draco, par exemple, croit ça de moi. Harry abuse.

Draco serra si fort son verre dans sa main qu'il se brisa, répandant son contenu sur le sol et laissant des traces de sang dans sa paume. Lee du se mordre les joues pour ne pas rire.

-Oups, grinça Draco en fusillant Lee du regard.

-Heu, désolé Seamus, je vais amener Draco nettoyer sa main. On revient vite, s'empressa de dire Lee en tirant le blond par la manche jusqu'à l'extérieur.

-Tu trouves ça drôle sérieusement ?

Draco tempêtait.

-Te voir te débattre contre toi-même pour ne pas lui dire à quel point tu n'avais rien à faire de sa vie ? Oui terriblement drôle.

-Je ne te parle pas de ça. Je te parle du fait de te moquer ouvertement de lui.

-Je ne me moquais pas, je le taquinais, détends toi… Bon allez viens on va soigner ça.

-C'est rien, juste une égratignure…

Lee haussa les épaules.

-Viens j'te dis.

Et, sans se soucier de vérifier si Draco le suivait bien, il remonta la rue mal éclairée jusqu'à un petit parc visiblement fermé. Il escalada la barrière rapidement et, de l'intérieur, actionna le loquet pour ouvrir la grande grille de fer.

Draco l'observa faire sans dire un mot.

Lee le conduisit jusqu'à une fontaine et s'assit sur le rebord de pierre.

Draco l'imita, toujours silencieusement. Son cœur battait anormalement vite. Il avait parfaitement conscience qu'il était encore en train de se fourrer dans une situation qu'il regretterait plus tard, mais il était absolument incapable de s'en empêcher.

Lee lui prit la main et remonta délicatement la manche de sa chemise hors de prix jusqu'à son coude. Il entreprit alors de rincer les plaies, qui n'étaient effectivement vraiment pas profondes. Son visage était un masque de concentration, comme si cette tâche était particulièrement compliquée.

Draco avait la gorge sèche. Il voulait s'enfuir.

-Tu as de très belles mains, murmura Lee Jordan sans le regarder.

Il ne pouvait pas faire plus prévisible.

-Merci.

La voix de Draco était beaucoup plus faible qu'il ne l'aurait voulu.

Les mains de Lee remontèrent sur son bras jusqu'à son coudes, jouèrent un instant avec le tissu de sa chemise puis se dirigèrent droit sur son cou.

Draco se tendit imperceptiblement.

Lee lui caressa la mâchoire tendrement en le regardant enfin dans les yeux et Draco su que dans quelque secondes il ne pourrait plus reculer.

-Je voudrais sentir tes lèvres sur moi.

Sa voix n'était qu'un murmure déjà rauque d'excitation.

Draco compta mentalement jusqu'à 5, entendit une voix artificielle du style de celle dans les fêtes foraines dire dans sa tête « attention au départ, veuillez garder vos mains à l'intérieur du véhicule et rester calme », pensa qu'il avait oublié de nourrir Pif son poisson rouge aujourd'hui.

-Où ? demanda-t-il enfin.

Lee lui saisit la main et la posa sur son propre cou.

-Là.

Il lui fit effleurer ses lèvres du bout des doigts.

-Ici.

Il parcourut son torse lentement et déposa la main, qui semblait affreusement pâle à cet instant, sur son entrejambe déjà légèrement éveillé.

Draco déglutit.

En dehors de son corps, il s'observa s'approcher lentement de Lee et poser farouchement ses lèvres sur son cou.

En suçotant la peau brune, il pensa à Théo et Blaise.

Lee gémit de bien être.

Draco suivit avec sa bouche le chemin qu'avait emprunté sa main, guidée par celle de Lee, précédemment. Les yeux fermés, il percevait nettement les mouvements de l'autre garçon, et savait pertinemment qu'il était en train de se déshabiller. Puis, deux mains froides se glissèrent sous sa chemise en même temps que, d'un coup de langue, il lui réclamait l'accès à sa bouche.

Draco entrouvrit les lèvres, songeant que la dernière fois qu'il avait fait ça, c'était avec Harry. Et qu'il ne s'en souvenait pas.

Lee le déshabilla précipitamment. Draco tentait, de toutes ses forces, d'oublier ce qui était en train de se passer.

Le sol sous lui était dur et froid.

'Oh mon dieu, il va me prendre sur de la pierre comme une catin' railla-t-il dans sa tête avant de se donner un claque mentale : il était en train de vivre ce qui serait surement sa première fois- et sa dernière, avec un homme, et il ne faisait même pas semblant d'être sérieux.

Lee décolla sa bouche de la sienne. Il haletait déjà.

-Ne t'arrête pas en si bon chemin, chuchota-t-il contre ses lèvres, les yeux brillants de malice.

Draco comprit le message, et se laissa glisser du rebord de pierre de la fontaine pour se retrouver sur le sol devant Lee. Il déposa des baisers sur le torse face à lui.

Un torse d'homme.

Bizarrement, il ne trouvait pas cette idée aussi gênante que ce qu'il pensait.

Son nez se perdit dans une fine lisière de poils sombres. Lee avait ouvert son pantalon.

Draco inspira bruyamment, pour se donner du courage, et cela fit bander Lee encore un peu plus.

Il pensa à toutes les fois où la situation avait été inversée, une fille assise entre ses jambes. Une fois, il avait dit à Astoria, qui se refusait à «ce genre de pratiques dégradantes » que c'était la première fois la plus dure et qu'après on buvait ça comme du petit lait. Elle l'avait giflé.

D'une main plus sûre que ce qu'il pensait, il sortit le sexe de Lee et l'entoura de sa bouche. Celui-ci gémit puissamment, ses mains fermement accrochées dans les cheveux blonds.

Draco ne sut pas exactement combien de temps il fit mine de savoir parfaitement ce qu'il faisait et de maîtriser totalement sa première fellation.

Lee finit par repousser sa tête et l'allonger sur le sol.

Il retira son pantalon maladroitement, le souffle court, et finit de déshabiller Draco.

Il s'allongea sur lui, reprenant ses lèvres, caressant presque tendrement son sexe. Lorsqu'il le jugea assez dur, Lee suréleva son bassin et s'empala sur lui sans prévenir, dans un long gémissement plaintif.

Draco se mordit la lèvre sous le coup de la surprise.

Bizarrement il s'était attendu à être celui qui serait 'passif'. Il grogna légèrement : au vu de leur position, et même si sa virginité anale était intact, il était effectivement le passif des deux. Lee le baisait clairement sans lui demander son avis, ne se souciant que de son propre plaisir.

Draco se força à se ressaisir et à donner des coups de hanches maladroits.

-Touche-moi, ordonna plus qu'il ne demandait Lee.

Draco se dit qu'il lui apprendrait qui était le chef plus tard, et se contenta d'obéir, attrapant son sexe d'une main pour laquelle la masturbation n'avait plus de secrets.

Lee éjacula sur son ventre.

Au même moment, une dame du voisinage les fit brutalement revenir à la réalité :

-Non mais vous n'avez pas honte ? C'est un scandale ! Un scandale.

Elle s'époumonait de l'autre côté des barrières.

Lee se releva précipitamment en riant bêtement. Il ramassa ses vêtements et s'enfuit en courant dans la direction opposée.

Draco mit quelques secondes de plus à réagir mais il finit par le suivre, en tentant maladroitement de se rhabiller. Lee l'attendit pour escalader la barrière. Dans leur dos, la femme criait toujours.

Lorsqu'ils se furent assez éloignés d'elle, Draco accompagna Lee dans son rire.

Ils redescendirent la rue en s'arrêtant régulièrement, en proie à un fou rire monumental.

Ce ne fut qu'une fois devant la galerie, lorsque Draco aperçu Harry qui discutait joyeusement avec des personnes qu'il ne connaissait pas, un verre à la main, qu'il arrêta brusquement de rire.


Et voilà o/ hahahahaha 8D
Merci d'avoir lu mes bichons, à très bientôt dans les réponses aux reviews. Merci de me suivre malgré mes retards continuels. Vous êtes des anges.

Sam'