Update : 05/06/2014 ~ C'est l'anniversaire de ma grande sœur en plus.
MERCI du fond du cœur à Kolerego pour avoir relu ce chapitre, m'avoir donné son avis, et pour suivre cette histoire avec autant d'assiduité et de persévérance malgré mes absences répétées. Thanks to you jeune chaton.
MON BBY DWould ce chapitre aussi est pour toi. J'espère qu'il te plaira tout comme notre plat de sushis nous plaira ce soir (cette information n'a rien à faire là mais j'ai la dalle).
J'en profite pour dire à x-Lilo que je l'aime (oui oui je suis comme ça, je fais des déclarations d'amour au détour d'une note d'auteur).
Toutes vos reviews me bouleversent de joie (non mais on dirait que j'en fais des tonnes, mais je suis vraiment sérieuse, je veux pleurer quand je vous lis tellement vous êtes attendrissant). Je vous réponds dès que je peux (mais comme chaque action me prend environ 1 million d'années de plus que la normale, je vous laisse faire le calcul).
J'en profite pour répondre aux quelques personnes qui ont fait mention d'inquiétudes au sujet de la suite : OUI je vais finir cette histoire (un chapitre apparaitra toujours au moment où vous vous y attendez le moins, enjoy it) c'est une vraie promesse sacrée. Un serment inviolable ma gueule. Donc ne vous inquiétez pas.
Bonne lecture~
Chapitre 3 : S'accrocher
« On peine à oublier,
On surfe sur la vague.
On retient un nuage d'été quand l'hiver nous accable.»
Yseult – La vague
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Lucius Malefoy avait son air de circonstance : mine sombre, cravate serrée, dos droit. Draco déglutit. Ce traditionnel diner en compagnie de ses honorables parents ne sentait pas bon du tout. L'héritier Malfoy tira sa chaise bruyamment et se laissa tomber dessus. Paris était incroyablement ensoleillée pour un mois d'hiver, et, lorsqu'il s'était réveillé ce matin, ça l'avait presque mis de bonne humeur. Presque. Jusqu'à ce qu'il se souvienne qu'aujourd'hui devait avoir lieu la confrontation.
Draco consulta la carte des menus d'un œil distrait. Il avait envie d'un gros hamburger avec une double dose de cheese, mais ça n'était pas le genre de plat qu'on servait ici. La famille Malfoy se trouvait au deuxième étage d'un restaurant huppé avec vue sur la place de l'Opéra. Les façades des vitrines de luxes qui bordaient la place renvoyaient des éclats de rayons de soleil qui étincelaient dans les grands miroirs accrochés aux murs. Au plafond, un énorme lustre défiait les lois de la gravité tant il semblait improbable qu'il reste suspendu là, impassiblement. Draco finit par choisir un plat plus ou moins au hasard au moment où le serveur vint prendre la commande, en songeant que, de toute façon, rien ne serait meilleur qu'un plat préparé par Harry. Il se gifla mentalement devant la niaiserie de sa propre pensée. Il n'avait jamais compris les personnes qui, à partir du moment où ils partageaient leurs divers fluides corporels avec quelqu'un, se sentaient obligés de tout ramener à cette personne. Il trouvait cela remarquablement pathétique et il ne comptait surtout pas devenir ce genre d'être humain.
-Alors, fils… Que se passe-t-il de beau dans ta vie ?
Draco haussa les épaules.
-Rien.
Il vit distinctement la lèvre de sa mère se retrousser en une grimace de dédain. Elle sembla vouloir, pendant une fraction de seconde, dire quelque chose, mais son regard croisa celui de Lucius et elle se ravisa. Draco aurait préféré qu'elle dise ce qu'elle avait à dire. En réalité, il aurait préféré n'importe quoi que le regard de pitié que son père lui jeta.
-J'ai vu Monsieur Parkinson il y'a quelques jours.
Draco leva les yeux au ciel. Si Lucius avait décidé de le torturer ça marchait plutôt bien. Il savait qu'il craquerai à un moment où à un autre. Son père le connaissait trop bien pour se figurer qu'il resterait impassible devant ces pitoyables tentatives pour faire comme si de rien n'était.
-Oh, et comment va cette vieille branche ?
-Sois poli, Draco Malfoy. Il n'y a rien que je hais plus que cette façon vulgaire et faussement décontractée de se comporter.
Draco aurait voulu répondre quelque chose mais le serveur leur apporta leur plat. Il haussa un sourcil devant le sien : il ne se souvenait même plus avoir commandé ça.
-Monsieur Parkinson va bien, rajouta Lucius tout en jetant un coup d'œil à la bouteille de vin que lui présentait le serveur. Il lui fit un signe affirmatif afin qu'il verse dans son verre le vin à la robe rouge sombre.
Lucius le gouta du bout des lèvres avant de hocher la tête.
-Il a toujours été un homme très correct pour qui j'ai énormément de respect.
Le serveur remplit les trois verres et déposa la bouteille au centre de la table. Il jeta un regard interrogatif vers Lucius qui lui indiqua d'un mouvement de tête qu'il pouvait disposer. Draco, pour se donner une contenance, saisit son verre et y trempa ses lèvres.
-Sa fille était avec lui.
-Pansy ? demanda-t-il comme s'il n'en avait rien à foutre. En réalité chaque parcelle de son corps lui hurlait qu'il était en danger.
-Il me semble qu'elle est fille unique, renchérit sa mère les lèvres affreusement pincées. Draco s'était toujours demandé comment elle parvenait à faire un truc comme ça. Lui-même s'était entrainé et c'était tout bonnement impossible : un être humain normal ne pouvait simplement pas parler sans desserrer les lèvres.
-Exact, susurra-t-il en plissant les yeux.
Il ne voyait pas où ses parents voulaient en venir et cela l'angoissait. Toute cette fausse tranquillité l'angoissait. Il pria pour que Harry l'appelle maintenant en lui disant qu'il avait urgemment besoin de le voir. Harry ou n'importe qui d'autre.
Lucius renifla bruyamment et rejeta sa chevelure blanche en arrière.
-Comment va ton petit-ami ? demanda-t-il sans regarder Draco.
-Pardon ?
Sa mère soupira bruyamment et serra nerveusement les poings.
-Harry Potter c'est cela ?
-Excuse-moi, père, mais je ne vois pas de quoi tu parles.
-Oh je t'en prie Draco, ne joues pas à ça. Pas avec nous.
La voix de Narcissa claqua comme un fouet.
Bien. Il n'avait plus faim. Il savait que ce moment arriverait Il le savait depuis que ses parents avaient vu Harry. Mais au fond de lui il avait espéré que ce ne serait pas aussi… douloureux ?
-Je ne joue pas.
-Pansy m'a parlé.
Elle semblait sur le point d'éclater en sanglots mais ce n'est pas cela qui affecta Draco.
Pansy.
Petite garce.
Il inspira profondément.
-Oh, Pansy t'a parlé ? Wahou. Comment se débrouille-t-elle avec le langage commun désormais ? Dans mon souvenir elle avait du mal.
-Arrête, susurra son père.
Draco leva les yeux au ciel.
-Quand comptais-tu nous le dire ?
-Vous dire quoi ?
-Que tu… Pour ce Potter.
-Hm… Laisse-moi réfléchir… jamais ?
-On peut t'aider Draco, chuchota sa mère.
Et cette phrase fut sans doute la pire. Draco eût la curieuse sensation qu'un truc venait de se briser à l'intérieur de lui. Quelque chose dont il n'avait même pas conscience jusqu'à ce que ça éclate en milliers de morceaux impossibles à rassembler. Délicatement il posa ses couverts de chaque côté de son assiette et essuya le coin de sa bouche avec sa serviette blanche. Puis il recula sa chaise et se leva lentement.
-Je n'ai pas besoin d'aide, susurra-t-il. Maintenant, si vous n'y voyez pas d'inconvénient, j'ai des choses à faire. Merci pour le repas.
Pour une fois, Lucius et Narcissa ne tentèrent pas de le rattraper.
-J'ai fait quelque chose de mal.
-Oh mon dieu, tu as tué quelqu'un ? Tu as besoin de mon aide pour cacher le corps ?
-Luna… Je suis sérieuse.
-Moi aussi Pansy. Tu sais que je t'aiderai hein ?
Pansy soupira et s'enroula dans la couverture. C'était la première fois depuis qu'elle la connaissait que Luna la voyait se comporter de cette étrange façon. Elle ne se connaissait certes pas depuis très longtemps mais elles avaient passé quelques moments toutes les deux. Pansy venait chez elle, ou l'invitait à boire un verre, et elle lui posait des questions sur sa vie, sur Harry, sur Blaise parfois aussi. Luna avait l'impression que la jeune fille avait été une sorte de nouveau départ pour elle. Elle l'avait rencontré après son escapade, et elle croyait au destin.
-Ok. Est-ce que ce que tu as fait implique quelque chose d'illégal ?
-Non, lui répondit la voix étouffée de Pansy depuis sous les draps.
-Alors tout va bien. Dis-moi ce que c'est.
-J'étais simplement en colère. Je… j'ai fait un truc con.
Luna attrapa une figurine de Batman qui trainait par terre au milieu du désordre de son appartement, et elle attendit patiemment que son amie veuille bien lui en dire plus.
-J'ai parlé de Harry aux parents de Draco, lâcha Pansy en soupirant.
-Et c'est mal ?
La jeune fille sortie la tête de sous les couvertures, les cheveux en bataille, et la regarda d'un air penaud.
-Oui.
Luna haussa les épaules.
-Je trouve ça bien. Moi aussi je parle de Harry à tout le monde tu sais.
-Tu ne comprends pas. Je veux dire que j'ai parlé de Harry ET Draco. Tu sais… ce truc qu'il y'a entre eux.
Luna lui sourit tendrement.
-J'avais compris. Ca n'est pas si grave. Ils l'auraient appris d'une façon ou d'une autre.
-Tu sais ton problème ? Tu es trop gentille. Tu me donnes raison alors que tu sais que ce que j'ai fait est mal. Tu donnes raison à tout le monde. Tu es trop faible. Tu as le droit de dire ce que tu penses réellement tu sais.
Luna haussa les épaules une nouvelle fois.
-Je dis ce que je pense. Je ne trouve juste pas que ce soit mal. Tant pis si tu crois que ça fait de moi quelqu'un de faible. Ceci dit, je n'ai pas dit que la raison pour laquelle tu l'as fait était une bonne raison.
-Tu ne sais même pas pourquoi je l'ai fait.
-Ca semble assez évident pourtant, déclara Luna comme si elle s'adressait à sa figurine de Batman. Tu es amoureuse de Draco n'est-ce pas ? Tu es jalouse.
-Non.
Luna leva les yeux au ciel et s'allongea sur le sol. Elle repoussa la ceinture sur laquelle elle venait de poser sa tête avant de poursuivre :
-En fait, je m'en fiche. Tu te sens coupable, et ça en dit assez long sur tes motivations.
-Tu crois qu'ils vont me détester ? demanda Pansy d'une petite voix.
-Non.
-Sincèrement ?
-Harry ne déteste personne et Draco… Tu es son amie. Il te pardonnera.
-Première erreur. Je suis son amie DONC il ne me pardonnera pas.
Luna se redressa sur ses coudes et sonda Pansy du regard.
-Tu es une fille bizarre.
-Attends JE suis bizarre ? Excuse-moi mais est-ce que ce ne serait pas un peu l'hôpital qui se fout de la charité ?
Luna rit. Elle se leva et vint s'assoir au bord du lit.
-Pourquoi est-ce que tu te sens coupable ?
-Parce que je sais que j'ai foutu la merde. Je sais… Je sais que les parents de Draco vont le faire chier avec ça.
-Pourquoi est-ce que tu l'as dit alors ?
-Sa mère m'a simplement demandé qui était Harry et je… J'en sais rien. Je suis une mauvaise personne. Foutre la merde, c'est ce que font les mauvaises personnes non ? J'ai toujours été comme ça. J'ai été élevée comme ça. Le pire, c'est que je le sais. J'en ai conscience. Je suis la méchante. Et après ? Il faut bien que quelqu'un accepte de jouer ce rôle. Ce doit juste être ce pour quoi je suis faite. Etre une mauvaise personne.
Luna posa ses lèvres au coin de celles de Pansy.
-Tu n'es pas une mauvaise personne Pansy. « Ce n'est pas parce que quelqu'un trébuche et se perd qu'il ne peut pas être sauvé ».
-Pardon ?
-Professeur X.
-Tu cites sérieusement X-Men dans ce genre de conversation ?
Luna haussa les épaules.
-Il n'y a pas de mauvaise conversation pour citer X-Men.
-Est-ce que tu viens d'essayer de m'embrasser ?
-Est-ce que tu viens seulement de le réaliser où est-ce que le fait que je cite X-Men passait avant dans l'ordre de tes priorités ?
Pansy ouvrit la bouche pour répondre quelque chose au moment où le téléphone de Luna sonna. Elle fit un clin d'œil à Pansy avant de s'éloigner pour décrocher.
Blaise reposa son smartphone sur le bord de la table de nuit.
-Alors ? demanda Théodore avec les yeux brillants.
-Luna n'a pas d'informations sur ce qu'il s'est finalement passé avec le vieux Lucius. Je suis sûr qu'elle ment.
Théodore fit la moue.
-Naon ! C'est impossible. Je veux savoir. Je DOIS savoir.
-Je sais Théo, je sais. Je dépense des trésors d'énergie pour tenter de trouver cette information pour toi ? Tu réalises ? Ah… Les choses que je fais par amour.
Théodore haussa un sourcil.
-Sérieusement ? Tu es avachi dans le lit mec. Tu trouves que ça s'appelle « déployer des trésors d'énergie » ?
-Hey ! Tu m'as appelé « mec » ?
-Oui.
-D'habitude tu m'appelles « Dieu », c'est quoi ce surnom au rabais ?
Théodore leva les yeux au ciel.
-Peut-être que je ne suis plus satisfait sexuellement, déclara-t-il en regardant ailleurs.
Blaise aboya de rire.
-Tu trouves ça drôle ? susurra Théodore.
-Oui. Tu aurais pu dire n'importe quoi de plus crédible que ça.
-Oh ! Tu es tellement sûr de toi mon dieu…
-Ah, bah voilà un surnom qui me convient mieux.
Théodore frappa sur l'épaule de Blaise au moment où quelqu'un tapa à la porte de la chambre.
-Les garçons ?
Blaise soupira.
-Oui maman ?
Théodore ricana sournoisement en imitant silencieusement Blaise.
-Le repas de midi sera livré dans dix minutes, habillez-vous, je n'accepte pas d'hommes nus à ma table.
-Pas faim.
-Hey, moi j'ai faim, chuchota Théodore.
-Ok, j'ai rien dis on se prépare.
Les talons de sa mère claquèrent sur le sol lorsqu'elle s'éloigna.
-« Je n'accepte pas d'hommes nus à ma table » : ta mère est barrée.
-Parle pas de ma mère toi.
-Oups, désolé, j'oubliais ton complexe d'Œdipe.
-Haha très drôle. En réalité tu sais que c'est juste la plus belle et la plus intelligente des femmes vivant sur Terre. Œdipe n'a pas grand-chose à voir là dedans.
-Ouuuh. « La plus belle et la plus intelligente ». Tu me trompes avec ta mère ?
Blaise l'embrassa pour le faire taire.
-Habille-toi au lieu de dire des bêtises.
Théodore obtempéra.
-Hey, t'sais, un jour faudra que tu songes à ne plus vivre chez ta mère, déclara-t-il en enfilant son jean taille basse. Je suis un homme jaloux moi.
-D'accord. J'aime bien le 18ème arrondissement, ça te conviendrait ?
Théodore haussa un sourcil.
-Je suis sérieux.
-Moi aussi. Ça faisait un moment que j'y pensais alors ça tombe bien que tu en parles.
-Bon il faudra que tu songes à changer de lit, déclara Draco d'un ton solennel.
-Pardon ? demanda Harry en levant les yeux de la peinture sur laquelle il travaillait.
Draco était allongé sur son lit et jouait sur son smartphone. Il avait débarqué sans crier gare quelques minutes plus tôt, comme si de rien n'était.
-Je vais probablement venir habiter ici.
Harry le fixa en attendant le moment où Draco lui dirait que c'était une blague, mais ce moment ne vint pas.
-Heu, on peut savoir d'où vient cette décision ?
Draco soupira.
-Cette décision vient du fait que mes parents vont surement me couper les vivres.
-Oh.
-Donc je ne pourrai plus payer mon appart'.
-Ok.
-Ca devrait te faire plaisir non ? On va se voir plus.
-Non.
Draco se redressa sur le lit et le regarda pour la première fois depuis le début de la conversation.
-Pardon ?
-Non ça ne me fait pas plaisir.
-Ah ?
-T'aurais pu… j'en sais rien. T'aurais pu me dire « j'ai envie de passer plus de temps avec toi » ou encore « j'ai envie d'habiter avec toi ». T'aurais pu me demander mon avis aussi. Mais tout ça visiblement ça t'échappe. Pour toi c'est un truc acquis nous deux hein. Ça t'a jamais traversé l'esprit que peut être j'avais pas envie que tu… que tu te comportes comme ça avec moi putain ?
-Je me comporte comment ?
-Comme un parfait enculé. « Ca devrait te faire plaisir non ? On va se voir plus. » Sérieusement ?
-Woow, redescend golden boy. J'irai chez Blaise si tu veux pas de moi ici.
Harry soupira. Super. Il avait encore réussi à se disputer avec Draco en un temps record. A croire qu'il ne parviendrait jamais à rester calme devant ce mec.
-Ce n'est pas ce que j'ai dit. Je veux bien de toi ici. Mais premièrement je ne suis pas seul à en décider, j'habite en colocation. Deuxièmement, ce serait vraiment aimable à toi de m'expliquer pourquoi est-ce que tes parents te foutent à la porte.
-Ils savent pour nous.
-Oh. Comment est-ce qu'ils ont réagi ?
-Exactement comme je l'avais prédit. Tu vois tes beaux discours en mode « c'est comme ça les parents », la team Malfoy chie dessus.
Harry grimaça.
-Et donc tu es obligé d'être désagréable avec moi ?
-Non, ça je le suis naturellement, déclara Draco en se concentrant à nouveau sur son smartphone.
Harry lui adressa une grimace qu'il ne put pas voir et tenta de se concentrer à nouveau sur sa peinture. Ron lui avait trouvé un acheteur et il fallait absolument qu'il finisse cette commande rapidement.
-Est-ce que… ton oncle et ta tante savent que tu préfères les hommes ?
Harry sursauta.
-Pourquoi tu me parles d'eux ?
-J'en sais rien. T'as pas de parents alors…
-J'ai des parents, corrigea Harry, mais ils sont décédés. Et non, mon oncle et ma tante ne savent pas.
-Pourquoi est-ce que tu ne leur en as pas parlé ?
-Parce que je ne leur parle de rien. Pourquoi est-ce que je devrais leur parler de ça ?
Draco haussa les épaules.
-Tu ne t'entends pas avec eux ?
-Pas vraiment non.
-Pourquoi ?
-C'est compliqué. Ils n'ont jamais vraiment eut envie de s'occuper de moi. Je ne peux même pas vraiment leur en vouloir pour ça. J'étais un poids. Je l'ai toujours été. Tu sais, mes parents sont morts alors que j'étais tout petit et heu… Je suppose que je rappelais ma mère à ma tante. Il parait que j'ai ses yeux.
Draco fronça les sourcils.
-Et donc ? Si tu lui rappelais sa sœur, elle devait te chérir non ?
Harry haussa les épaules.
-Ca c'est ce qui se passe dans ton monde honey. Pas dans le mien. Au début elle était juste incapable de me regarder dans les yeux sans fondre en larme alors elle a fini par ne plus me regarder du tout. Elle a fait comme si je n'existais pas et mon cousin, leur fils, a profité du manque de réaction de sa mère pour faire de mon enfance un vrai cauchemar. Mon oncle n'a jamais rien dit parce qu'il refuse d'imaginer que son fils puisse être autre chose qu'un gamin parfait. Je ne leur en veux même pas, ils se sont protégés à leur manière. Mais ça a contribué à faire en sorte qu'on ne soit pas proches.
-Tu les vois toujours ?
-Rarement. Tu sais, je donnerai tout pour que mes parents soient encore en vie et qu'on puisse se disputer comme une famille normale. Mais c'est un truc impossible.
-Et heu… cette Molly ? Tu m'as dit qu'elle était comme une mère pour toi.
-Ouais. Ouais c'est vrai c'est le cas. Mais ça ne remplacera jamais une vraie mère.
-Viens là, déclara Draco en écartant les bras.
Harry vint se blottir contre lui.
-Qu'est-ce que je devrais faire d'après toi ? Chuchota Draco en lui caressant les cheveux après quelques minutes de silence.
-Je ne les connais pas Draco, je ne sais pas comment ils peuvent réagir. Mais tu devrais essayer de parler avec eux. Ce sont tes parents. Tu peux croire tout ce que tu veux, je suis persuadé que la seule chose qu'ils souhaitent, c'est ton bonheur.
-J'essaierai. Je suis pas… C'est con à dire et je veux pas que tu le prennes mal mais je ne suis pas homo. Vraiment pas. Alors ça me ferait chier que ce soit un truc comme ça qui m'éloigne d'eux.
-Comment tu peux dire que t'es pas homo alors qu'on couche ensemble ?
- C'est différent avec toi.
Toi je t'aime, rajouta Draco mentalement.
ET VOILA LOLILOL OMG j'ai honte de finir sur cette note de guimauve mais heu… Bon… Un peu de joie ne fait pas de mal (je dis ça à chaque fin de chapitre depuis le début du livre II trololol). J'espère que ça vous a plu. Je vous dis à dans 1000 ans pour le prochain chapitre (JUST KIDDING je tenterai de faire de mon mieux pour que l'attente ne soit pas trop longue).
BESOS
Sam
