Chapitre 3 : La proposition de l'Empereur.

Cela faisait bien maintenant une heure qu'Ichigo et l'Empereur discutaient de tout et de rien. La jeune fille se surprit même à apprécier la présence de cet homme qui, selon les rumeurs était un monarque impitoyable et cruel. Certes, Ichigo n'osait imaginer où le regard du souverain se posait quand elle faisait semblant de regarder dans un autre coin de la salle. L'Empereur la dévorait des yeux, il ressemblait à un fauve prêt à bondir sur sa proie. Le repas se termina et son altesse impériale et tous ses convives furent invités à rejoindre une autre immense salle pour un spectacle. C'était un spectacle de danse et musique d'Asie. L'Empereur aimait beaucoup ce genre d'évènements. Le souverain fut installé un peu à l'écart des invités. Il demanda encore une fois la présence de la jeune noble à ses côtés. Bien sûr, Ichigo accepta non sans réprimer une petite grimace qu'il ne montra à personne. Il vint s'installer aux côtés de l'Empereur, à sa gauche et l'ambassadeur se retrouva de l'autre côté. Une musique orientale retentit dans la salle et les feux qui servaient de lumière se firent éteindre pour tamiser la pièce. Seuls quelques-uns se firent épargner. Des danseuses firent leur apparition sur la scène en bois de grande qualité. Il fallait au moins cela pour la pièce à spectacle de l'Empereur. Elles étaient gracieuses et dansaient parfaitement au rythme de la musique faite par un orchestre en contrebas de la scène. Au bout de cinq minutes, des hommes masqués firent leur apparition pour rejoindre la danse des femmes. Leurs mouvements étaient gracieux, attrayants et élégants. Une heure venait de passer et Ichigo se mit à réfléchir. Une idée de génie venait de germer dans son brillant esprit. Il savait comment faire pour attirer l'Empereur seul dans une chambre. Il commença à bailler tout en mettant sa main sur sa bouche, sous l'œil attentif du souverain. Il ne fit aucune remarque à la jeune fille sur son état de fatigue. Ichigo recommença plusieurs fois son manège dans l'heure et fit semblant de s'endormir. Sa tête tomba doucement sur l'épaule de l'Empereur qui haussa un sourcil en sentant soudainement un poids sur son épaule. Quand il tourna la tête, il découvrit un magnifique visage endormie. La jeune fille était vraiment divine. Un valet vint voir son altesse impériale pour retirer la jeune fille mais l'Empereur l'arrêta d'un geste de main.

-Non…laissez, je vais m'en occuper moi-même.

-Mais, votre altesse impériale !

L'empereur lui lança un regard qui ne souffrait aucune rébellion face à son choix. Il fit attention en se déplaçant. Il plaça un bras en dessous des genoux de la noble puis un dans son dos. Il la souleva doucement et sortit en s'excusant auprès de son invité de marque qu'était l'ambassadeur chinois. Il mesurait chaque pas, chaque geste qu'il faisait, tentant de ne réveiller la déesse qui se trouvait entre ses bras. Il arriva devant une grande porte où étaient postés deux gardes. Les deux gardes s'inclinèrent en voyant l'Empereur puis ils haussèrent un sourcil en voyant le colis que portait le souverain. Un des deux soldats ouvrit la porte pour faciliter l'accès à la chambre de son altesse impériale. Il entra dans ses quartiers privés et vain déposer doucement et délicatement la jeune fille sur sa couche. Dès qu'elle fut couchée, il s'écarta un peu et la contempla.

-Tu es vraiment magnifique. J'ai bien fait d'inviter ton frère à cette soirée. A vrai dire, je commençais à m'ennuyer. Bien que j'ai de nombreuses concubines, tu es de loin ma femme préférée. Tu es tellement différente d'elles.

Ichigo entendait tout ce que l'Empereur disait et il fut troublé un instant. Puis soudain, poussé par une volonté d'acier, il retira vite sa tige d'or de ses cheveux et voulut la planter dans le cœur de l'homme en face de lui. Finis de jouer les jeunes vierges effarouchées, il était temps de passer à l'action ! Mais sa main ce fit arrêter en plein vol. Un peu plus et la tige atteignait son but.

-J'avais raison tu es complètement différente des autres…tu sens le danger à plein nez et c'est ce que j'adore !

Ichigo sourcilla et voulu donner un coup fatal à l'Empereur mais il bloqua son poignet d'une facilité déconcertante.

-Mais c'est que tu mordrais ?

-Ce n'est vraiment pas drôle !

-Qui es-tu vraiment ? Une tueuse à gage ? Ou tu essaie seulement de me tuer par simple vengeance ? Hum…j'avoue que je m'en fou. Tu as perdu…maintenant pour avoir perdu, donne toi à moi au lieu de vouloir te faire Hara-kiri comme le veut le code d'honneur des assassins.

-HEIN ? Il en est hors de question !

-Ah et pourquoi pas ?

-Il en est hors de question, répéta ichigo de façon plus sombre.

Le roux se dégagea de la poigne de l'homme et s'enfuit vers une autre pièce.

-Attends !

L'Empereur se mit à courir derrière l'assassin pour le rattraper. Ce même assassin était en train de baliser car la mission venait d'échouer. Le souverain réussi à le coincé dans un cul-de-sac. Il lui attrapa les poignets fermement. Ichigo fut surpris de la puissance de cet homme et de cette vivacité à lui prendre les poignets. Lui avait été initié depuis toujours à l'art de l'assassinat et possédait donc une force et une vivacité hors du commun acquises par cet entrainement. Et cet homme les possédait comme si c'était la chose la plus naturelle au monde. Son altesse les fit chavirer tous les deux sur un divan et Ichigo se retrouva écrasé sous la musculature puissante de l'homme aux cheveux bleu.

-Lâchez-moi ! Cria maintenant le plus petit.

L'homme plus vieux se mit à rire à gorge déployée et vint enfouir son nez entre les pans de Kimono, près de la nuque de l'être coincé dessous lui, pour le calmer. Il respira le parfum délicat de l'assassin. C'était un professionnel, il le savait parfaitement. Il l'avait vu à sa rapidité et ses mouvements. Il était l'Empereur du Japon après tout. Il était la cible de nombreux assassins et la menace de se faire assassiner planait sur lui constamment. Il se devait donc de pouvoir réagir et se défendre contre ses agresseurs qu'il faisait enfermer et exécuter le lendemain. Il retira son nez et vint plonger son regard bleuté dans celui ambré de l'assassin qu'il prenait encore pour une fille. C'est sans compter qu'en essayant de déshabiller la soi-disant jeune fille qu'il se rendit compte que sa favorite était en fait un magnifique jeune homme. Il avait baissé le haut du kimono, pensant y trouver une petite poitrine mais ce qu'il y découvrit n'était autre qu'un torse fin, délicat et imberbe de jeune homme. Il se recula quelque peu, refroidit par cette découverte plutôt surprenante. Ichigo se redressa pour s'assoir. Il avait été en quelques sortes humilié. Déjà par le fait d'avoir échoué dans sa tentative d'assassinat mais aussi parce que sa majesté impériale avait découvert qu'il était un homme.

-Alors comme ça t'es un homme ?

-oui, murmura le rouquin, la tête baissée sous l'humiliation.

L'assassin se redressa vite voulant quitter cette pièce, témointe de son échec plus que cuisant mais pouvoir aussi assurer son trépas comme le code d'honneur des assassins l'exigeait. Il alla près du lit du souverain et prit sa tige d'or qui était tombée tout à l'heure dans sa première tentative. Le haut de son kimono glissa sur ses épaules plutôt frêles, défaisant quelque peu dans leur course, les pans de celui-ci. Il prit la tige et la positionna près de sa gorge. Il ferma les yeux voyant sur ses paupières clauses, sa courte vie défiler. Il soupira puis au moment où il s'apprêtait à honorer le code et de se planter la tige d'or dans la gorge, une main puissante attrapa ses poignets pour le stopper dans son acte. Il eut à peine le temps d'ouvrir les yeux qu'il se retrouva allongé sur la couche de l'Empereur, lui-même surplombant le roux. Les poignets d'Ichigo étaient attachés précairement par les mains de son altesse impériale.

-Laissez-moi ! Hurla le plus jeune essayant de se débarrasser de son assaillant en gesticulant dans tous les sens, histoire de ne pas paraître plus misérable qu'il ne l'était à présent.

-Si tu crois que je vais te laisser faire, tu rêves !

-Mais cela ne vous regarde pas, laissez-moi faire ce que je dois faire !

- D'une, si ça me regarde vu que tu es un assassin qui a essayé de me tuer et de deux, j'ai un marché à te proposer.

Le plus jeune cessa de bouger et regarda le visage aux traits durs mais séduisants de l'homme au-dessus de lui avec un air méfiant et interrogateur à la fois.

-Quel genre de marché questionna-t-il d'un ton suspicieux.

-C'est simple, deviens ma concubine.

-Hors de question, avez-vous oublié que je suis un garçon et non une femme ? demanda-t-il dédaigneusement à l'Empereur.

-Non mais peu m'importe que tu sois un homme, tu m'attires vraiment… répondit l'Empereur d'un ton bas et sensuel.

Le pauvre Ichigo rougit. Il recommença à se débattre.

-Arrête de bouger, tu réveilles quelqu'un…lança le souverain d'un ton moqueur et d'un air concupiscent.

Le roux s'arrêta net et regarda l'Empereur, outré et scandalisé.

-N'avez-vous pas honte de sortir de telles paroles ? lui demanda Ichigo gêné par ce qu'il sentait maintenant frotter sur sa cuisse libérée par le tissu écarté de son Kimono.

-Non, je suis l'Empereur je dis ce que j'ai envie de dire… lui répliqua celui-ci d'un ton tout aussi moqueur que précédemment mais avec beaucoup d'aplomb.

Son audace indigna encore plus l'assassin. Il fusilla d'un regard réprobateur le souverain face à lui. Leurs regards respectifs se croisèrent de concert et Ichigo sombra dans deux lagons bleus. L'Empereur eut un sourire carnivore qui prit place sur ses lèvres. Le jeune homme était tout à fait à son gout. Déjà en femme il l'avait attiré et là, le jeune homme l'attirait toujours autant. Il approcha son visage avec véracité, plus près encore, de sa future conquête. La dite conquête rougit mais ne protesta pas de ce rapprochement incongrue. Il se sentait bizarre. Aucune personne n'avait réussi à le troubler autant. C'était tout nouveau pour le plus jeune. Et tout aussi bizarre, il n'éprouvait pas de répugnance. Faire l'amour avec un homme était puni par la loi, une loi décidée par cet homme face à lui. Pourquoi diable cet homme avait décidé qu'une relation entre deux hommes était punie alors qu'il faisait exactement le contraire ? Ce n'était, en définitive, absolument pas logique. Il interdisait les relations entre homme et il lui demandait de se donner à lui. Voyant le silence perdurer, son altesse effleura les lèvres d'Ichigo des siennes. Il eut l'effet escompté, puisque le plus jeune sorti de ses pensées houleuses et brumeuses. Les mèches bleues de l'Empereur vinrent caresser le visage fin et encore un peu enfantin du jeune assassin. Pourtant, toute innocence s'était envolée de ce visage. Combien d'assassinats avait-il commis ? Combien de personnes avaient péri par ses mains sanglantes qui pourtant étaient à présent immaculé de toute trace de sang ? Ce jeune homme était une énigme à lui tout seul. Les yeux ambrés rencontrèrent encore une fois leur paire de couleur bleu. Ce visage poupin et légèrement maquillé à part, la position dans laquelle se trouvait ce tueur, était lascive et tentante. Les manches de son kimono lui arrivait à mi-bras et le tissus ne cachait que les flancs, laissant tout le loisir au bleuté d'observer en grande partie le torse délicat et parfait. La seule chose qui retenait le tissu menaçant de tomber à tout instant, était le obi coloré. Le bas de l'étoffe s'écartait pour laisser ses jambes à l'air dont ses cuisses exquises, vrai appel à la luxure. Ichigo ne devait son salut qu'à son obi qui tenait bon malgré toutes les maltraitances. Le tueur évitait soigneusement le regard qu'il devinait prédateur de son interlocuteur. A vrai dire, il sentait une étrange et doucereuse chaleur se propager au niveau du bas de son corps. N'y tenant plus, il essaya une nouvelle fois de se dégager de la prise du plus vieux dans une veine tentative d'évasion. L'Empereur l'en empêcha encore une fois. Il brûlait d'envie de le faire sien. Ironie du sort, il avait décrété que les relations amoureux entre deux personnes du même sexe, étaient interdites et punies en faisant les articles de la législation de son empire. Il devait changer cette loi dans les prochains mois à venir. Il décela un trouble dans le regard ambré du jeune homme. Le rouquin semblait se laisser faire. Ichigo lui, était plus que troublé. Il se sentait fondre devant ce regard ardent que lui lançait le souverain. Et honnêtement, il se posait la question s'il allait toujours autant garder son self-control face à la chose dur qui frottait, à chaque petit mouvement de sa part, contre sa cuisse. Peu importe ce qu'il lui arriverait, Ichigo n'aurait aucuns regrets à un détail près. Il regretterait seulement de ne pas avoir vu son père pour s'excuser de son échec.

-J'ai quelque chose d'autre à te proposer.

Ichigo, leva un regard fiévreux à son altesse qui déglutit en le voyant. Il se retenait tant bien que mal de ne pas lui sauter dessus pour le faire crier de plaisir et le faire sien à tout jamais.

-Tu viens de rater ta tentative d'assassinat envers ma personne. Normalement, en temps qu'assassin, tu dois honorer le code des assassin en te faisant seppuku. Mais je t'offre une alternative à tout cela : devient ma favorite. Tu te déguiseras en présence des autres et cachera la vérité. Quand tu seras avec moi tu pourras redevenir un garçon. Tu seras toujours en ma présence quand tu iras quelques parts. Et si jamais on te pose la question « pourquoi tu n'as pas d'enfant ? » tu n'auras qu'a dire que tu es stérile et donc que tu ne peux pas concevoir.

-Hum, c'est vrai que ça me sauve la peau mais je fais comment pour mes partenaires ? S'ils savent que j'ai échoué, je devrais mourir.

-Et bien, j'ai des condamnés à mort dans la prison impériale. Je peux en prendre un, lui teindre les cheveux, mettre le kimono que tu portes et faire en sorte que tes partenaires le voient et le prennent pour toi. Ils verront que tu as échoué.

-Je ne peux pas faire cela. En plus, vous oubliez que d'autres assassins vont venir pour vous tuer.

-Justement…si tu es près de moi, tu pourras me défendre. Avait-il murmuré sensuellement à l'oreille du jeune homme.

-Je…je ne peux pas…

-Ah et pourquoi ?

Ichigo détourna les yeux dans une direction opposé, gêné pour répondre au bleuté.

-Laisse-moi deviner…tu ne veux pas car si tu deviens ma favorite du devra avoir des rapports avec moi ? Dis-moi, tu es encore vierge ?

Les yeux du tueur s'ouvrirent en grand et Ichigo vira au rouge pivoine.

-C'est bien ce que je pensais… alors tu n'as qu'à découvrir…

Son murmure finit engloutit. Il commençait à embrasser le cou du jeune homme et ses mains se baladaient sur le torse du roux.

-Ah attendez…ce n'est…ahh

Ichigo ferma les yeux malgré lui quand l'Empereur lécha l'un de ses tétons. Ces mains le caressaient divinement bien et savaient parfaitement quels gestes il fallait faire à quels endroits.

-Ichigo est bien ton nom ou est-ce un faux ?

-C'est… c'est mon vrai prénom…

-Moi je suis Grimmjow.

-Pourquoi me dire votre nom maintenant ?

-Pour que tu le cris quand tu prendras du plaisir. Ajouta-t-il sarcastique.

Le bleuté arracha presque l'obi d'Ichigo et se retrouva face un fundoshi blanc, immaculé. Grimmjow se lécha les lèvres à la vue du rouquin à demi-nu. Le souverain desserra lui-même l'obi de son propre kimono pour laisser apparaître un torse large dont la musculature était bien visible. Il revint s'attaquer à Ichigo. Il le déshabilla et l'assassin se retrouva nu sous l'œil gourmand de Grimmjow. Il embrassa sauvagement le plus jeune et celui-ci laissa passer des gémissements érotiques que vint cueillir l'Empereur dans un baiser sauvage. Ichigo sentait son cœur battre la chamade, ses joues le bruler ainsi que toutes les parties de son corps que touchait le souverain. Ses gémissements étaient une douce litanie aux oreilles du bleuté. Il laissa un sillon de salive sur le corps du plus jeune. Ce sillon partait de sa bouche qu'il avait « abandonnée » à contrecœur et il dirigeait maintenant sa langue vers le bassin du jeune tueur.

-Ahhh, vous …non arr…

Ichigo balançais sa tête de droite à gauche, essayant de ne pas gémir et de chasser ce plaisir qui prenait son corps d'assaut. S'il gémissait, c'était comme une victoire assurée au plus vieux et ça, il se le refusait. Mais ces gémissements, qu'il essayait vainement de retenir, retentirent dans la chambre. L'homme le plus important de tout l'empire était en train de le sucer. Ichigo aurait eu de quoi se venter mais là n'était pas son esprit. Son plaisir augmentait toujours plus. Son corps s'était recouvert d'une fine couche de sueur et il sentait son sang bouillir. Grimmjow s'occupait avec beaucoup d'attention de la verge de son nouvel amant. La colonne de chaire palpitait dans sa bouche et il sentait déjà le liquide séminal du jeune assassin se répandre petit à petit sur sa langue. Ichigo était la luxure incarnée, sa peau ni d'albâtre, ni ensoleillée était parfaite, son odeur était attirante, sa bouche était une invite, ses cris et gémissements une litanie sensuelle, ses yeux les miroirs de son âmes troublée, tourmentée par la nouvelle expérience qu'il vivait. Ichigo incitait à la débauche, aux plaisirs de la chaire. L'Empereur cessa son activité buccale juste avant que le roux ne jouisse. Il présenta deux de ses doigts sur les lèvres d'Ichigo, lui faisant comprendre ainsi ce qu'il voulait faire. Le tueur, perdu dans son plaisir nouveau, ouvrit quelque peu lentement, un passage entre ses lèvres malmenées par les baisers qu'elles recevaient de l'Empereur. Les doigts de Grimmjow passèrent entre les dents du rouquin pour venir titiller la langue de ce dernier. La dite langue ne répondit pas aux appels des doigts mais c'est sans compter sur le souverain qui ne tarda pas à faire plier les barrières du roux. La langue d'Ichigo était maintenant en train de s'enrouler fiévreusement contre les doigts du plus vieux. Son altesse les retira de la bouche chaude de l'assassin pour descendre ensuite entre les cuisses puis l'antre inexplorée, encore jamais utilisée. Grimmjow titilla l'entrée en passant et repassant dessus en cercle. Des soupirs et des gémissements de la part d'Ichigo retentirent dans l'immense chambre.

-Ah…c'est…c'est trop…

-Tu es vraiment sensible, fit le bleuté d'un ton à demi- concentré sur le plaisir et malicieux.

-Ah ! no..non…

Le bleuté venait d'entrer l'un de ses doigts dans l'anus du rouquin. Le fourreau de chaire était très étroit, preuve qu'il n'avait jamais encore servi mais il était aussi bouillant que la lave en fusion. Ichigo serrait très fort le drap sous lui sous la douleur lancinante de cet intrus incongrue. Il serrait les fesses pour faire fuir l'intrus non désiré de son antre et de le faire partir mais tout cela n'arrangea gère l'état de l'Empereur, qui essayait tant bien que mal, de garder tout son self-control pour éviter de prendre, sans plus de cérémonie, le plus jeune. Sentir la chaire se raffermir sur son doigt l'excitait au plus haut point. Grimmjow pénétra un second doigt dans les chaires serrées du rouquin. Celui-ci lâcha une plainte de douleur et des larmes commençaient à apparaitre au coin de ses yeux. Le bleuté vint récupérer les larmes maintenant coulante, sur les joues de son nouvel amant, en les léchant. Il embrassa de nouveau la bouche sensuelle d'Ichigo pour occuper le rouquin afin qu'il évite de penser à la douleur vive au niveau de son arrière train. Grimmjow commença à élargir l'antre d'Ichigo dans un mouvement de ciseaux lent et régulier, laissant un peu de temps au plus jeune de s'habituer un peu plus. Il devait bien le préparer, car il ne voulait pas blesser le rouquin sous peine qu'il n'apprécierait pas et qu'il tenterait par la suite, de fuir l'Empereur. Or ce n'était pas dans les plans du bleuté. Il devait amener devant le fait accompli, le jeune assassin pour ensuite, que ce soit le rouquin qui lui demande des baisers et de lui-même, demander qu'il lui fasse l'amour. Ce ne devait pas être l'Empereur qui réclame après une concubine mais l'inverse, tel était l'ordre des choses. Il entendit soudainement un long gémissement sortir du fin fond de la gorge du tueur.

-Je l'ai trouvé on dirait…

-Qu'avez…qu'avez-vous fait ? demanda le pauvre Ichigo en sueur et complétement étourdit par ce plaisir qui le dépassait.

-Ça ? demanda d'un air prédateur son altesse impériale tout en touchant un point bien précis dans son corps, renouvelant ainsi ce qu'il avait fait quelques instants plus tôt.

-Ah !...oui… ça.

L'Empereur sourit un peu sadiquement et daigna enfin répondre après avoir réentendu quelques soupirs en plus du pauvre assassin.

-Je viens de toucher ta prostate. C'est elle qui te fait gémir comme ça.

Ichigo ne répondit rien à l'affirmation, seuls ses gémissements et soupires perçaient dans le silence presque religieux de la pièce.

-Je crois que c'est bon…tu es assez préparé pour me recevoir…

-Non, attendez s'il…Ahhh

Grimmjow insérait lentement le bout de son pénis dans le fourreau de chair d'Ichigo. Il sentait parfaitement les parois se contracter dans une veine tentative de repoussement.

-Si tu te crispe tu auras encore plus mal…

-Ah…ça fait si…mal gémit le plus jeune, la voix serré et voilée par la peur et l'appréhension.

La verge tendu de l'Empereur s'enfonçait toujours plus loin en lui, faisant tressaillir le pauvre Ichigo qui se mordait la lèvre inférieur, jusqu'à ce qu'un filet mince de sang coule sur son menton. Le bleuté enfonça son phallus jusqu'à la garde. Il se sentait divinement bien. Cette douce chaleur à fleur de peau, mais aussi cette moiteur…il n'avait jamais connu pareille étroitesse. Même ses concubines, lui semblaient bien fades -comparé au jeune assassin-quand il s'enfonçait en elles. C'est vrai il était bien quand il se retrouvait dans le corps d'une femme mais là c'était encore meilleur, un sentiment de satisfaction pleinement remplis. Il gémit bien malgré lui en sentant l'étau de chaire se raffermir autour de son membre palpitant. Il regarda le jeune homme sous lui, notamment son visage un peu crispé. Son regard s'arrêta sur le filet de sang qui coulait sur son menton. Il vint le lécher comme un chat laperait du lait puis il reprit d'assaut les lèvres rougies et gonflées par les baisers ardents précédents. Un petit sanglot traversa les lèvres du rouquin.

-Ah…tu es si serré…essaie de te détendre un peu.

-Ah…no…non pas plus… j'ai mal. Geignit-il.

-Détends-toi et la douleur disparaitre petit à petit.

Ichigo souffla plusieurs fois pour tenter de se décrisper. Sentir comme ça, le corps chaud et humide de cet homme de grande importance, ainsi que le sexe de celui-ci en lui, le bouleversait plus que nécessaire. Il ne pouvait le nier mais il avait aimé quand l'Empereur avec titillé sa prostate. Une décharge avait circulée dans tout son corps allant même jusqu'au bout de ses doigts, passant par tout son réseau sanguin. Ichigo passa malgré lui ses bras autour de la nuque de l'Empereur. Celui-ci calcula le geste et se promis de le taquiné plus tard. Il attrapa les jambes de son partenaire maintenant vierges de tous tissus, pour les poser sur ses épaules et attrapa doucement mais fermement les fines hanches de l'assassin. Il s'enfonça plus profondément encore dans le corps chaud du plus jeune. Ichigo eut un cri non contrôlé qui sortit de sa gorge nouée.

-ah…

-Aller, dis-le…

-No…non….

-Aller, dis-le, demande moi ce que tu désires.

L'assassin mordit sa lèvre inférieur, honteux de ressentir pareils plaisirs alors qu'il venait tout simplement d'échouer lamentablement à la mission qui lui avait été confiée. Il sentit les lèvres affamé du bleuté reprendre d'assaut les siennes. Ni tenant plus, il demanda honteux, confus et troublé :

-S'il…s'il vous plait...bougez…

-Hum…il va falloir être plus convainquant…

-Ichigo sentit en lui les dernières barrières s'affaisser. Ses yeux s'emplirent doucement de larmes.

-S'il vous plait prenez-moi et faites-moi crier de plaisir ! Pleurnicha-t-il

-ok alors prépares-toi mon joli tu vas apprécier la suite, scanda le bleuté.

Sur ces derniers mots, l'Empereur commença un grand coup de butoir frappant de plein fouet la prostate du jeune Ichigo qui ne se retint absolument pas pour crier et en redemander au plus grand bonheur du souverain. Le bleuté fut surpris en constatant que son jeune amant était très « vocale ». A chaque coup de butoir de sa part, il criait, gémissait voire hurlait d'une voix devenue plus aigu sous l'effet du plaisir.

-Encore ! Plus fort ! Criait-il.

L'Empereur accélérait ses coups de reins à la demande du rouquin. Ce qu'il aimait l'entendre crier de plaisir, le sentir tout contre lui, sentir son odeur. Ichigo, de son côté n'était plus que plaisir, luxure et magma en fusion. C'était la première fois qu'il ressentait cela. En fait, c'était ça première fois tout court et il aimait. Non il adorait sentir sa prostate en ébullition, sentir les mains du souverain sur ses hanches, griffer les épaules de son partenaire de couche, ressentir ce sexe s'enfoncer en lui, lui donner un plaisir incommensurable. Sentant les coups ralentir quelque peu, il en profita pour renverser la situation à son avantage. La honte et l'embarra avait déserté dans son esprit. Seul comptait maintenant ce plaisir lacérant son être tout entier, nouant ses entrailles, les déchirant, les entaillant, les tailladant jusqu'au plus profond de son âme ravagée par les volutes de plaisir diffuses. Le souverain suprême se trouvait maintenant dos sur les draps, son amant sur lui, assit sur son membre qui tâtait les parois palpitantes et serrées du rouquin. Ichigo perdu dans cette félicité euphorique commença à le chevaucher, fermant les yeux pour éprouver plus de sensations qu'il était possible d'avoir, laissant sa bouche entre-ouverte pour laisser des soupirs d'aise, des gémissements puis des cris de jouissance. Il s'était élancé d'abord lentement pour ensuite augmenter sa vitesse enfonçant toujours l'objet de son plaisir plus loin dans son corps. Il jouissait et se sentait proche de sa délivrance.

-Ah je… je vais…

-Hug…

Grimmjow ferma un œil tellement le plaisir l'assaillant le prenait aux tripes. Il n'avait jamais ressenti pareille félicité dans sa libido. Lui aussi se sentait proche de sa fin, il accéléra de concert ses va-et-vient à ceux d'Ichigo puis il se sentit atteindre le nirvana, le paradis, le septième ciel. Il jouit à l'intérieur de l'antre chaud, dans un râle d'extase. Ichigo quant à lui se déversa sur son torse et celui de son amant dans un « Grimmjow ! » tellement fort que c'était presque sûr que les gardes de la porte devaient avoir entendu. Leurs corps s'étaient serrés dans une dernière étreinte durant l'orgasme puis ils se desserrèrent et furent pris de soubresauts. Grimmjow fut le premier à « redescendre » de son orgasme. Il regarda le rouquin encore assis sur son membre, les yeux fermés avec une expression post orgasmique très érotique peinte sur son visage. Ichigo finit par « redescendre » lui aussi sur terre en sentant le souverain suprême bouger sous lui. Il se leva délicatement pour retirer le membre devenu amorphe de son amant d'un soir, de son anus devenu luxurieux. Il s'écroula de tout son long à côté de l'Empereur qui lui, s'était assis sur le bord du lit. Le rouquin reprenait son souffle et essayait de remettre de l'ordre dans ses idées. Il venait de coucher avec l'Empereur du Japon. Il avait échoué à sa mission et devait mourir mais tout était partit en sucette. Le bleuté se pencha au-dessus de lui.

-Maintenant tu es miens… susurra-t-il avec un ton suffisant.

Salut à tous mes lecteurs et lectrices,

Comment allez-vous ? Moi j'avoue que je suis plutôt de bonne humeur vu que je viens juste de terminer ce chapitre et de le corriger. J'espère qu'il aura plut ^^ En tout cas je tiens à vous annoncer une nouvelle qui vous rendra content je pense... Après mûres réflexions, avoir pesé le "pour" et le "contre" ainsi que de nombreuses heures à changer mon scénario initiale, je tiens à vous annoncer que cette fiction sera un peu plus longue que prévu. Elle devait faire 3 chapitres mais je viens de passer à 4 voire 5 chapitres. Bon voila c'est tout ce que j'avais à dire pour le moment.

J'espère de tout coeur que ce chapitre vous aura plut et qu'il vous a donné envie de lire la suite ^^ Je ne sais pas encore quand je vais m'atteler à écrire le chapitre 4. Donc je ne sais absolument pas quand je le posterais. Voila, je vous laisse et vous embrasse très fort.

A Bientôt pour un nouveau chapitre.

Review si le coeur vous en dit ^^.

Seya-chan