Salut tout le monde,
Je vous propose aujourd'hui la suite de cette nouvelle fanfiction.
Je n'ai pas réellement le temps de toutes vous remercier individuellement, je pars dans vingt minutes pour un nouvel écrit de mes examens de fin d'année, mais je vous remercie très sincèrement pour l'accueil que vous avez réservé à The Ocean Under The Moon. Vous vous êtes dans l'ensemble interrogées sur l'identité du SDF du précédent chapitre, évidemment, je ne vous dirai rien mais... :) ^^ Sachez également que si mes fanfictions devaient être supprimées de ce site, vous pourrez toutes les retrouver à cette adresse : tiftouff19 (.) blog4ever (.) com . Mon blog n'est pas encore totalement mis à jour, mais les catégories de one-shots le sont !
Je remercie Marion pour sa correction expresse. N'hésitez pas à me laisser vos avis, vos spéculations. Vous allez sûrement avoir de quoi avec ce chapitre :)
Faites péter ma boîte à reviews, que j'ai de quoi me distraire en rentrant de l'examen lol
Prenez soin de vous.
Tiftouff19.
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Chapitre 2 : La nouvelle du journal
Carlisle.
La journée avait été longue à l'hôpital. Comme si tout le monde s'était donné rendez-vous pour se faire opérer en urgence. Je me demande parfois si j'ai bien fait de renoncer à ouvrir mon cabinet médical pour rester à l'hôpital...
Comme il était bon de retrouver son foyer chaleureux, le feu crépitant dans la cheminée, avec une douce odeur émanant de la cuisine. Esmé, ma chère épouse, affairée comme toujours à mitonner quelques délices qui me mettaient l'eau à la bouche. La radio tournait en fond sonore, diffusant des vieux tubes des années 70', nous rappelant notre jeunesse où nous nous courtisions sans relâche, durant les soirées bal du lycée et autres manifestations. Nous nous étions rencontrés très jeunes, à quatorze ans, pour ne plus jamais nous quitter.
Les photos encadrées sur la cheminée et sur les murs retraçaient ces trente-six années idylliques, de notre premier baiser à celui de notre mariage. Sans oublier notre bonheur le plus précieux : notre fils unique, Jasper. Il avait comblé le vide qui s'était installé à cause de la routine due à la précocité de ma relation avec sa mère, à nos vingt-cinq ans. Il était arrivé, après des mois insupportables d'attente. Notre bébé garçon, comme nous aimions l'appeler. Ce beau bébé garçon de maintenant vingt-cinq ans, presque vingt-six, tenait un garage à la sortie de la ville. Son affaire tournait plutôt bien, et cela relevait presque du miracle après ce qui s'était passé.
Les sensations étaient encore identiques, à la pensée de cet échec. Bien que le mot "échec" soit mal employé... Jasper se destinait, et était destiné, à une brillante carrière de médecin. Il avait toujours été un scientifique à l'école, plus penché sur la biologie que dans les livres de littérature. Aussi beau que brillant, je l'avais fait intégrer l'hôpital en tant qu'interne, où il avait rencontré Maria, la directrice de l'hôpital. Très vite, des bruits dans les couloirs aseptisés s'étaient répandus sur leur relation, même si je préférais attendre que mon fils m'en parle. Il ne l'a jamais fait mais les événements ont parlé pour lui. Au petit matin, le deux août exactement, la police a débarqué dans notre unité, passant les menottes aux poignets de Maria, deux infirmières et Jasper. En état d'arrestation. Après de longues heures de garde à vue, une mise en détention provisoire, une caution payée, Jasper avait tout avoué.
Maria et lui avaient entamé une relation secrète, presque interdite. Maria n'avait seulement trois ans de moins que moi. Fille de l'ancien directeur, elle a pris sa place à son décès. Elle avait su mener l'hôpital à une grande réputation, ne recrutant que les meilleurs et seulement les meilleurs. Mon fils et elle, pour une raison que je ne m'expliquerai jamais, étaient devenus amants. Leur relation semblait si intense et profonde... Jasper, alors interne, était en charge de la surveillance d'un cas particulier, celui de Mrs Jawkins, quatre vingt-deux ans. Cette patiente, atteinte d'une tumeur généralisée, souffrait le martyre. Rien ne pouvait plus l'aider. Nous savions tous qu'elle avait mal, et impuissants, nous ne pouvions que tenter de l'accompagner pour réguler cette douleur infernale. Elle voulait mourir rapidement, "en dormant", disait-elle. C'est ce qui s'est produit. Le 2 août, elle ne s'est pas réveillée. Le choc nous a frappé, parce que la veille au soir, elle était encore pimpante, bien que profondément déprimée par sa maladie.
La famille a très vite soupçonné quelque chose. A demandé une autopsie. Qui a révélé un fort taux de sédatifs, et des produits létaux. Autrement dit, quelqu'un l'avait aidé à mourir... Et Jasper en a été accusé, après avoir été vu quittant la chambre vers 2h du matin, en compagnie de Maria. Deux autres infirmières, les ayant vu y entrer, se sont tues. Ont été arrêtées pour complicité de meurtre.
En prison, Maria a avoué avoir injecté la dose mortelle de produits dans le corps de Mrs Jawkins, pour l'aider à mourir. Elle a disculpé Jasper, assurant qu'il ne l'a suivie que parce qu'elle le lui a demandé. Et Jasper a juré n'avoir rien fait.
Après un passage devant un tribunal, de la prison avec sursis et une forte amende, il a pu reprendre sa vie. Bien sûr, il lui a été impossible de reprendre son cursus de médecine. Radié avant même d'avoir vraiment commencé. Terminé. Il avait été compliqué pour lui de retrouver un emploi, alors il avait fini par devenir son propre patron. Son adolescence avait été rythmée par la mécanique, et il a repris l'idée en rachetant un petit garage qui fermait. Depuis, il gère son emploi d'une main de maître, avec une solide réputation. Il a même pu engager une secrétaire qui s'occupe de ses papiers. L'administratif, ce n'est vraiment pas son domaine... Leah s'occupe de gérer ses factures et le budget, notre fils reste les mains dans le cambouis.
Il a voulu garder le contact avec Maria, et il allait la voir à chaque journée de visite. Puis, petit à petit, pour une raison qu'il ne nous a jamais justifié, il a espacé ses visites, ses lettres, pour ne finir par ne plus la contacter hormis quelques nouvelles rapides. Je sais qu'ils s'appellent de temps en temps, peut-être une fois tous les trois mois. Jasper est profondément désolé de ce qu'elle vit, mais elle doit payer. Emprisonnée à vie.
Ça avait été dur pour Esmé et moi de le voir jugé, avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête... tellement dur...
Surtout que Jasper n'était pas notre seule source de préoccupation...
Esmé quittait la cuisine, sa spatule à la main.
- Tu m'as l'air si songeur, Carlisle...
Je sentais sa douce main sur mes épaules, et je fermais les yeux un instant en sentant ses doigts contre ma nuque. Ma source de paix...
- As-tu eu une longue journée ?
- Oui... Un peu...
Elle embrassait ma joue.
- Je vais te chercher ton journal et te préparer un verre...
- Tu es un ange pour moi !
Elle passait sa main dans mes cheveux, me décoiffant, et je riais avant de l'embrasser. La porte s'ouvrait sur notre fils, qui avait encore les mains sales et le visage marqué par le cambouis.
- Salut !
- Bonsoir Jasper !
Esmé l'embrassait sur le bout du nez, pour éviter les saletés.
- Tu aurais pu te laver avant de venir !
- J'étais à cinq minutes pour réparer pour la sept centième fois le tacot de Rebecca, l'essence coûte cher maman !
- Tu vas quand même aller te doucher avant de dîner !
- Ouaip !
Il grimpait à l'étage, et Esmé soupirait en souriant. Je ne l'ai jamais vu aimer quelqu'un d'autre comme elle aime notre fils... Parfois, ça en était déroutant mais j'avais fini par accepter cette façon si protectrice qu'elle avait de le regarder.
Esmé revenait avec deux whisky, un au coca pour moi, un au jus d'orange pour Jazz. Elle se préparait un martini blanc, et amenait quelques biscuits apéritifs.
Je récupérais le journal et parcourais les grands titres quand Jasper descendait, enfin propre. Il s'affalait sur le canapé et buvait son verre.
- Quoi d'neuf dans le monde, p'pa ?
- Les idioties habituelles...
Esmé croquait dans un toast.
- As-tu vu Edward ces temps-ci ?
Je levais les yeux vers mon fils. Notre neveu se faisait de plus en plus rare ces temps-ci.
- Pas depuis un bout de temps... Des fois il passe au garage, mais ça fait un moment que j'l'ai pas vu...
Mon épouse soupirait. Elle s'était très attachée à Edward également, elle l'aimait autant que Jasper, et avait été très blessée quand il avait rejeté en masse ma dernière offre pour l'aider et qu'il avait décidé de ne pas rester ici.
S'enfonçant un peu plus...
- A-t-il eu les derniers sandwichs que j'avais préparé ? demanda-t-elle, une pointe d'espoir dans la voix.
Jasper soupirait.
- J'ai dû les jeter m'man... ils s'abîmaient sur le rebord de la fenêtre et ça attirait un tas de bestioles...
Esmé reposait son verre, et je savais que cet acte la blessait. Elle s'entêtait à préparer des sandwichs pour que Jasper les dépose devant son garage, au cas où Edward passerait et aurait faim. Parce qu'il a forcément faim... s'il est encore en ville... Jasper tapotait le dos de sa mère et l'attirait dans ses bras.
- Ça me réjouit pas plus que toi...
Esmé levait les yeux vers lui.
- Est-ce que tu lui mets quelque chose, toi ?
- J'essaie, mais tu sais, c'est une vraie tête brûlée... s'il a décidé qu'il ne voulait pas notre aide, on ne pourra pas y changer grand-chose...
- Pourtant, je sais qu'il a mangé le dernier que j'avais déposé sur le pilonne devant la maison... il est venu... je sais que c'est lui qui est venu...
Elle avait posé deux sandwichs au jambon et au fromage emballés dans du cellophane il y a trois semaines sur le pilonne en bas du chemin, à côté de la boîte à lettres. Deux jours après, le papier était au sol, vide. Il y avait quelques miettes au sol. Mais ça pouvait être n'importe qui, pas forcément Edward... il y a quelques SDF en ville qui rôdent la nuit...
Je passais aux informations régionales quand un petit article interpellait mon attention.
"Anthony Cullen bientôt libre ?
Anthony Cullen, condamné il y a dix ans à vingt ans de prison pour l'homicide de son épouse Elisabeth Masen, pourrait bientôt quitter la prison d'État de Seattle où il était incarcéré depuis le verdict. Anthony Cullen avait été jugé puis condamné pour le meurtre avec préméditation de son épouse. Son avocat plaide actuellement une sortie anticipée de la prison, pour bonne conduite.
La jeune mère de famille avait été rouée de coups, et avait été projetée contre un mur. L'autopsie avait conclu à une mort par rupture de la nuque. De nombreuses traces de coups ont été découvert sur son corps, témoins d'une rare violence. Son cadavre avait été découvert trois jours après son décès par la police, alertée par les voisins qui n'avaient plus vu la jeune maman hors de son domicile.
Son fils était auprès du corps de sa mère quand la police est intervenue, couché dans la mare de sang. Il avait été placé sous l'autorité de son oncle, le docteur Carlisle Cullen, à Forks, qui a toujours refusé de communiquer sur l'état de santé de son neveu."
- Carlisle ? Qu'est-ce qui se passe ? Tu es si pâle tout à coup...
Une sueur froide parcourait ma nuque, me glaçant le corps.
- Anthony... Anthony va sortir de prison...
