Toutes mes plus plates excuses pour avoir énormément tardé à poster la suite ^^". Mais voilà, après avoir eu un élan d'inspiration pour écrire quelque chose que nous considérerons comme à peu près correct, voici enfin la suite. Bonne lecture à ceux qui continueront de lire.


Le lendemain, House daigna enfin venir travailler en fin de matinée. Cuddy l'attendait d'un pied ferme. Wilson, en retrait, escomptait une suite logique à cette mise en scène.

Alors qu'il n'était pas encore arrivé à la hauteur de la doyenne, House se mit à clamer.

« Non, désolé Docteur Cuddy, je ne suis actuellement pas disponible pour une séance de sexe. Mais réitérez votre demande dans l'après-midi; je serais alors tout disposé à vous combler. »

Deux infirmières soufflèrent brièvement, quelques patients se retournèrent, Cuddy étouffa un rire.

« Vous êtes en retard. Que faut-il donc que je fasse pour qu'enfin vous arriviez à l'heure ?
_ Un lap dance. Je m'occupe d'amener la cravache et les menottes. »

Elle tiqua. Certains événements de la soirée passée lui revinrent rapidement à l'esprit.

« Vous me ferez 5 heures de consultation.
_ Motif ? tenta t-il de s'informer.
_ Votre insolence et vos retards continuels. répondit-elle presque naturellement.
_ Promis, c'est ce que nous dirons à tout le monde. Je garderais la véritable raison pour moi.
_ Mon fondement était réel. contesta la doyenne.
_ Pure calomnie ! brailla le médecin. Vous savez parfaitement que grâce à moi votre ...
_ Dix heures de consultation ! cria t-elle encore plus fort pour le faire taire.
_ Pourquoi rallongez vous une peine que je ne purgerai pas ?
_ Peut-être parce que quoiqu'il advienne, vous serez contraint de faire votre pénitence.
_ Pénitence ... fit-il d'un ton mystérieux. En voilà un joli mot ! Quel est donc mon péché ?
_ Il me semble que vous avez du travail.
_ Mais m'man, je n'ai pas de cas ! rappela le diagnosticien.
_ Et alors ? Vous me devez des heures de ...
_ Oh, regardez, il y a Wilson là bas ! » la coupa t-elle tout en pointant son doigt dans une direction. A plus tard.

Elle ouvrit la bouche pour protester mais il clopinait déjà à toute vitesse dans la direction qu'il lui avait indiqué. En y regardant de plus près, elle distingua au loin un Wilson hilare qui - à moins de s'être fait assommer et d'avoir perdu la mémoire depuis hier - devait très clairement se souvenir de ce qu'il s'était passé.

« Grégory House, j'ai deux mots à te dire ! clama Wilson avant que son ami ne lui arrive à sa hauteur.
_ Deux mots seulement ? Moi qui m'attendais à un long sermon, je m'en tire plutôt bien.
_ Ne refais plus jamais de choses douteuses dans mon appartement.
_ Là ça fait plus que deux mots ... se moqua House.
_ J'ai mis un temps fou à tout ranger !
_ Moi et Cuddy dans un appartement fermé par tes soins. Tu voyais un autre scénario possible toi ?
_ Vous avez tout mis sans dessus dessous ! l'accusa l'oncologue.
_ Je passe enfin aux choses sérieuses avec Cuddy et tu trouves quand même le moyen de te plaindre. C'est fou ça ! contesta t-il.
_ Je dis juste que vous auriez pu faire un peu plus attention.
_ On n'était pas vraiment dans cet état d'esprit.
_ Et le lit. Non mais as-tu vu l'état du lit ?
_ Oh mais regarde, ce n'est pas ton ex là-bas ? tenta t-il sans certitude.
_ Je ... Quoi ? »

Après avoir lancé son regard à travers la foule qui s'activait dans le hall de l'hôpital, l'oncologue ne mit pas longtemps à découvrir que son ami l'avait dupé et tandis qu'il se retournait, il vit House qui avait profité de son inattention pour se diriger à toute vitesse vers l'ascenseur. Se maudissant pour sa crédulité, il se lança à la poursuite du diagnosticien.

House, qui lui tenait à échapper à une nouvelle discussion plate et ennuyeuse, s'acharnait sur le bouton de l'ascenseur, comme pour se convaincre que cela le ferait arriver plus vite.

« Allez, allez ... » murmura t-il pour lutter contre son impatience.

Lorsqu'enfin les portes daignèrent s'ouvrirent, il s'engouffra dans l'ouverture et après avoir gratifié Wilson d'un coup de canne dans la jambe, appuya sur le bouton magique qui lui assurait une fuite réussie.

« Désolé Wilson ! »

Arrivé à destination, il sortit de son abri pour se diriger vers son bureau, sachant pertinemment que le moment de répit ne serait que de courte durée. A peine cinq minutes après son arrivée, un Wilson un tantinet furieux débarqua dans son espace.

Il sourit gaiement en constatant un léger boitillement dans sa démarche. Peut-être un peu moins quand il croisa son regard un peu trop noir à son goût.

« L'infirmité est à la mode ? » lâcha t-il dans un sarcasme.

Sauf que l'oncologue lui, ne riait pas vraiment.

« Zut, le balai que tu as dans le cul est logé bien plus profondément que ce que je ne pensais ... »

Toujours aucune réponse. Il se contentait simplement de rester planter devant lui.

« Bon si tu veux me crier dessus, vas-y, parce que là vois-tu, tu accumules beaucoup trop d'énergie négative. Or un surplus risquerait de m'être fatal, alors si tu pouvais abréger, ça m'arrangerait. » l'informa House avant qu'il ne dise quoique cela soit.

Son regard accusateur commençant à devenir pesant, il décida de jouer la carte du suicide pour tenter de le faire réagir.

« Aweuh ! Non mais t'es malade ? » l'imputa l'oncologue.

Le diagnosticien venait de lui infligé un coup de canne dans l'autre jambe.

« Non, juste réfléchi. Je trouvais que tu penchais un peu trop d'un coté alors j'ai voulu rétablir un parfait équilibre. répondit House sur un ton moins sérieux que ce qu'il n'aurait voulu.
_ Rappelle moi pourquoi je ne t'ai pas encore étripé ? demanda l'oncologue en essayant de rester calme.
_ Parce que tu as trop besoin de moi. se justifia t-il. Au passage, tes foudres font beaucoup moins mal que celles de Cuddy.
_ A ton contact, j'ai pu apprendre à rester zen en toutes circonstances.
_ Toutes ? On parie ?
_ Stop ! protesta t-il. J'ai ma dose pour cette semaine et les prochains mois à venir. »

House élargit son sourire.

« C'était quoi ces joutes verbales avec Cuddy ? demanda l'oncologue d'un air curieux.
_ Oh tu sais le rituel, mon retard et son exaspération face à mes propos.
_ Je la trouvais quand même un peu trop remontée pour quelqu'un qui est censée avoir passé une excellente soirée. Qu'est-ce que tu lui as fait ? poursuivit-il.
_ Crois moi, tu ne veux pas entendre cette histoire.
_ Je t'écoute.
_ Il était une fois une doyenne en médecine attachée à un lit ...
_ Tu as raison, je ne veux rien connaître de cette histoire. lança t-il pour l'interrompre.
_ Tu as tort, le final est à t'en faire décrocher la mâchoire !
_ Et tu en conclus ... dit-il pour l'inviter à poursuivre.
_ Que mon emprise sur elle était absolue et qu'après coup, elle s'en est rendue compte. J'ai le droit à 10 heures de consultation pour ma peine.
_ Ce qui n'est pas cher payé. De toute façon tu ne les feras pas.
_ C'est ce que je lui ai dit. Mais elle m'a assurée que je les ferai, contre ma volonté s'il le faut. Et bizarrement j'ai été tenté de la croire.
_ Ah, l'amour et ses compromis ... se permit-il pour se moquer ouvertement de son ami.
_ Ton analyse frolait l'inutilité et le n'importe quoi. Maintenant elle leur est carrément rentrée dedans de plein fouet !
_ Simple constatation ...
_ Elle me tient par les couilles, nuances. rectifia t-il.
_ Je ne tiens même pas à savoir où tu veux en venir.
_ Dégonflé ! blama t-il. Ah et pendant que j'y pense, toi et Cuddy, surveillez bien vos arrières. Il se pourrait qu'une vengeance soit en train de se préparer. »

House fit semblant de réfléchir.

« Heum, attaquer Cuddy par derrière, ça c'est une idée ... »

Ne voulant pas en entendre plus, l'oncologue le coupa pour déclarer.

« Tu permets ? Je sors, comme ça tu pourras continuer tes allusions sexuelles sans faire siffler mes oreilles.
_ Mais voyons Docteur Wilson, je ne faisais en aucun cas ce genre d'allusions ! » s'offusqua le médecin.

Wilson leva les yeux au ciel mais préféra se diriger vers la sortie plutôt de ne chercher à lui répondre.

Se retrouvant de nouveau seul, House profita du silence reposant qui avait envahi la pièce. Pas de cris d'irritation, ni de leçons moralisatrices. Pas de plaintes. Aucun doute, il appréciait vraiment ce moment de calme, celui qui annonçait la future tempête à venir. Il prit cinq minutes pour se détendre, ce après quoi il consentit à se lever pour préparer ce nouveau plan diabolique qui allait très probablement lui valoir des cris d'irritation et des leçons moralisatrices. Des plaintes en somme.

Il fit passé un message à Brenda - sur un ton qui se voulait étonnement poli - puis se dirigea vers la bureau de la doyenne. Il arracha presque la porte en l'ouvrant d'un geste brusque et manqua pour un peu de la fracasser en la refermant aussi violemment. Il scruta ensuite la pièce de tous les cotés.

« Stores fermés. Intéressant. constata t-il en voyant qu'elle restait de marbre.
_ J'ai du travail.
_ Dérobade. Captivant.
_ Illusions. Exaspérant ?
_ Oui ! Exaspérante à m'en faire débander, c'est pour dire.
_ Ah oui ? fit-elle, pleine d'espoir.
_ Non. Il m'en faut bien plus que ça !
_ Si c'est la seule condition pour que vous me fichiez la paix, je peux arranger ça.
_ Vous osez menacer mini-Greg ? s'offensa le médecin. Ce n'est pas très gentil après ce qu'il a fait pour vous hier soir.
_ Je n'estimerais même pas le temps qu'il a mis à me satisfaire.
_ Ce peu de frustration valait bien votre pacte avec Wilson ! tenta House afin de se justifier.
_ Je n'ai fait que prendre en considération les conseils d'un ami.
_ Et mère Thérésa a répondu à l'appel de l'âme en détresse. Ça, c'est exaspérant. »

Elle replongea dans ses papiers en poussant un long soupir.

« Vous comptez sortir dans combien de temps ?
_ Sortir ? Ce mot m'est totalement étranger, sauf s'il est associé à entrer. Rappelez-vous hier; entrer, sortir, entrer ...
_ Je pense avoir saisi l'idée. » le coupa t-elle en se levant.

Elle se leva, contourna son bureau puis se dirigea vers lui.

« Je vais donc vous apprendre à l'employer dans un autre sens et à le dissocier des autres mots pour éviter d'en faire un usage assez douteux.
_ Douteux. fit-il d'une voix suspicieuse. Heum ... Résumé bref et précis des événements d'hier. J'aime beaucoup. »

Elle le tirait désormais par le bras, tentant en vain de le diriger vers la sortie.

« Si vous n'y mettez pas un peu du votre, je ne pourrais pas vous apprendre grand chose.
_ L'apprentissage ne m'intéresse pas. » affirma t-il pour son information.

Devinant qu'elle n'en tirerait rien, elle capitula pour tenter de s'éloigner avant de ne voir la situation déraper et lui échapper. Trop tard si elle en jugeait par la main qui entourait son poignet.

« Fuite, caractéristique du Ô combien brillant Docteur House, visiblement entrain de devenir l'une des activités favorites du fessier suprême.
_ Lâchez-moi. ordonna Cuddy.
_ Un peu plus de conviction et je me pencherai sur votre demande. Mais en attendant, je préfère pencher sur votre décolleté.
_ Lâ-chez-moi ! articula t-elle en haussant la voix.
_ Il y a de l'idée ... mais non, ce n'est pas encore ça.
_ Fermez la ! fit-elle presque en hurlant.
_ Ah, là par contre, vous m'avez convaincu. »

Elle s'apprêtait à répliquer, mais les lèvres qui vinrent se poser sur les siennes lui firent rapidement abandonner cette idée. Elle préféra simplement se laisser dépasser, bravant ces états-d'âmes qui eux continuaient de lui crier de ne jamais rien faire de tel. L'antre de Satan était décidément vraiment très attrayante.

Voyant qu'elle ne protestait pas, il approfondit son baiser, prenant de nouveau possession de sa bouche, puis la saisit par la taille pour l'obliger à reculer jusqu'à son bureau. A peine venait-elle de le heurter que d'un geste rapide, il lui retira son chemisier pour l'envoyer valser à l'autre bout de la pièce, d'un mouvement de la tête, il s'inclina pour la parsemer de baisers. Elle laissa basculer sa tête en arrière, fuir de légers gémissements, tout en laissant ses mains partir à l'assaut de ses cheveux.

Tandis qu'elle laissait désormais ses mains s'attarder sur sa nuque, il releva la tête, affichant un sourire sarcastique qui échappa à la doyenne puisqu'il replongea sans attendre en direction de ses lèvres. Et pendant qu'il mettait toute l'audace dont il était capable pour la rendre folle, il s'attaqua à la fermeture éclair de sa jupe et s'invita à passer ses mains dans l'ouverture qu'il venait de se faire. Alors que ses mains épousaient parfaitement les formes des fesses de sa patronne, un bruit vague résonna derrière la porte qui s'ouvrit quelques instants plus tard. Wilson venait encore une fois de se manifester au mauvais moment.

TBC...